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 — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)

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MessageSujet: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Mer 4 Oct - 3:55

Deuxième fois cette semaine, deuxième fois que Nova se faisait poser un lapin suite à un stupide rendez-vous planifié via des applications de rencontre. Elle avait beau swiper comme si sa vie en dépendait, aucune des femmes avec qui elle avait des affinités n’était visiblement prête à réellement s’engager. Pourquoi s’inscrire sur des sites du genre si ce n’était que pour discuter un peu, regarder des images de l’autre, rêvasser peut-être en idéalisant l’autre avant même de l’avoir rencontré ? Aux yeux de Nova, si ça n’aboutissait jamais à quoi que ce soit d’autre, c’était une perte de temps. Ce n’était pas son imagination qui manquait de contenu, d’abondance, non, c’était sa vie sentimentale, sa vie affective et, ne tournons pas autour du pot : sa vie sexuelle qui était inexistante depuis maintenant vingt-trois ans. Nova en avait assez de prendre du temps pour se mettre jolie, de passer des journées entières à nager dans un océan de nervosité, de se rendre plus tôt au lieu de rencontre pour être certaine de ne pas faire attendre l’autre, pour finalement se ramasser seule, assise comme une âme perdue et surtout abandonnée, avant de rentrer bredouille chez elle après s’être rendue à l’évidence que l’autre personne ne viendrait pas. Heureusement que ce soir, ce n’était pas au bar où Marvin travaillait qu’elle avait décidé de se rendre, parce qu’il aurait eu bien pitié d’elle. Il avait été témoin de la première fois où elle avait attendu, pendant une bonne heure, en vain. Leur relation n’était pas assez rabibochée pour qu’elle se permette de se foutre la honte à répétition devant lui. Après avoir pris un verre en tête-à-tête avec la télévision qui passait un match de football américain, Nova avait décidé de rentrer à l’appartement, où elle savait que Joan était. À moins que ses plans aient changés, ce qui allait décevoir Nova, la jeune femme devait rester au logement pour toute la soirée. Elle passa donc par le magasin d’alcool où elle acheta une bonne bouteille de vin – bonne, c’était relatif. Disons, une bouteille entre 10$ et 20$. À son arrivée en bas des escaliers de leur logement, elle fit un crochet par le Urban Vintage, café au-dessus duquel elles habitaient, afin d’acheter deux cafés lattés. Autrement, Nova savait qu’elle s’endormirait au bout de deux coupes de vin. La rouquine monta les escaliers, la bouteille de vin sous les aisselles et les cafés dans chacune de ses mains, et en transféra un contre sa poitrine qu’elle retint contre elle de son avant-bras libre alors qu’elle tournait la poignée de la porte. Elle poussa cette dernière de son pied, reprenant le café dans sa main droite et rentrant sans faire de dégât – échappé belle ! « C’est moi ! Oui, je suis rentrée tôt. Non, ça n’a pas bien été. En fait, ça n’a pas été du tout, once again, alors pas trop de trucs à raconter. » Elle referma la porte d’un coup de pied, enleva ses chaussures à talons en titubant un peu, et se rendit au salon où Joan se trouvait. « Alors, pour compenser, j’suis arrêtée nous acheter un Pinot Grigio et du café. Dis-moi que tu m’abandonnes pas, toi. » Elle souhaitait juste passer une soirée tranquille, avec sa colocataire, et oublier à quel point elle était un échec total quand il en venait à avoir une vie sociale.


Dernière édition par Nova Hawkes le Mer 25 Oct - 19:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Ven 6 Oct - 15:58

Après avoir joué de ses talents en art pendant la moitié de la journée, peinturant les toiles avec les enfants, collant des morceaux arrachés de livres, retentissant des mélodies dans la salle pour les plus avares de musique, elle n'avait pas mis longtemps à retrouver sa compagne qui l'accompagnait depuis des mois ; sa télévision. Techniquement, elle appartenait plus à Nova, mais elle était une professionnelle quand il s'agissait de racketter des affaires électroniques, de voler des télécommandes pour être la seule à pouvoir profiter du son et de l'image. Seulement, ce soir, elle se retrouvait seule en compagnie d'un carton accompagné d'un demi-cavadre de pizza, tel le plus gros cliché que l'on pouvait voir dans les séries. Une accro à la télévision qui ne savait pas se faire à manger ou qui n'en avait pas la foi. Quand son ex-fiancé et elle habitaient toujours ensemble, elle se plaisait à se perdre derrière les fourneaux, à faire des choses des plus simples au plus complexe, se loupant bien trop souvent, mais il lui souriait en lui disant que c'était bon, alors que son regard criait pour s'enfuir et aller manger ailleurs. Après avoir fait défiler les chaînes, revenir sur des choses qui lui semblaient intéressantes, mais qui ne l'étaient pas vraiment, chanter sur une chaîne consacrée à la chanson et avoir rêvé devant une interview d'un acteur qu'elle aimait, elle se décidait d'aller sa console. Des heures de jeu l'attendaient, des moments où elle s'énerverait parce qu'elle n'y arriverait pas, d'autres où elle serait un peu trop fière d'elle. À chaque fois elle bloquait sur le choix du jeu, parce qu'elle en avait trop, qu'elle n'avait jamais d'idées. Il n'y a pas longtemps elle avait fait l'acquisition d'un jeu nommé The Last Guardian, si elle était si en retard pour se l'approprier, c'était uniquement parce qu'elle avait été dégoûtée par Youtube, les milliards de vidéos qui parlaient de ce jeu. Même si elle n'avait jamais cliqué sur ces vidéos, elle en avait été pas moins compresser par cette popularité et avait peur qu'on dise d'elle qu'elle suivait le mouvement tel un mouton, bien que parfait ça pouvait se révéler vrai. Alors quasiment un an après sa sortie, elle voulait juger d'elle-même. Mais son envie fut rapidement avorter par le vacarme que produisait la porte d'entrée. « AU VOLEEEUR ! » Hurlait-elle en se retournant, ne laissant dépassé que sa tête du canapé où elle s'était affalée quelques heures plus tôt. Crier ne servirait pas à grand-chose, seulement se faire repérer, mais elle pouvait toujours espérer qu'une personne l'entende et même en voyant le visage de sa colocataire, elle doutait, plissant les yeux. Un long soupir s'échappait d'entre ses lèvres lorsque la voix de Nova chantonnait à ses oreilles. Pas de problème, toujours le même problème de sa prosopagnosie. Ça avait beau faire huit mois qu'elles se côtoyaient, qu'elles partageaient le même appartement, Joan n'arrivait pas à retenir un élément chez-elle qui pourrait la différencier des autres, qui l'aiderait à ne pas paniquer. Sa couleur de cheveux pourrait aider, mais si elle se fiait à ce détail, chaque rousse qu'elle risquait de croiser dans les rues de New-York pourraient s'appeler Nova. « Tu sais que ce n'est pas drôle si tu réponds à mes questions avant que j'les pose. » Piaffait-elle de son côté la regardant se déplacer avec les mains pleines d'affaires. « Pinot Grigrio ça sonne un peu comme le nom d’un acteur porno, tu trouves pas ? J’ai presque cru que tu me proposais un plan à trois. Puis je ne sais pas si je t’abandonne, à cause de toi, j’suis tombée dans le jeu et je dois recommencer toute cette partie. » Un rire résonnait dans l’appartement, elle le ferait plus tard, elle posait la manette sur le côté avant de se redresser un minimum pour aller éteindre le tout et remettre la télévision comme bruit de fond. « Plus sérieusement, qu’est-ce qu’il y a eu encore ? » Son regard brun se tournait vers sa colocataire aux cheveux de feu. « Enfin, si tu veux pas en parler je ne vais pas me mettre à pleurer, de toute manière je dois essayer de te faire penser à autre chose ! »
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MessageSujet: Re: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Dim 8 Oct - 4:20

Elle retrouva sa colocataire devant la télévision dont elles faisaient désormais garde partagée – sauf que, dans leur scénario à elles, Nova était clairement le papa un peu rejeté qui n’avait les enfants qu’un week-end sur deux pour leur assurer une certaine stabilité. Comme si la télévision avait des sentiments et se rendrait compte du fait que c’était Nova qui avait les yeux rivés sur elle, et non pas Joan. La pauvre télévision se sentirait violée. Surtout que les programmes que regardait Nova s’apparentaient davantage aux Kardashians et autres émissions débilitantes plutôt que des jeux vidéo qui demandaient une participation active. Elle pouvait la comprendre, la télévision, de préférer Joan. « Je préfère les clore tout de suite comme ça j’ai pas besoin de m’étaler davantage sur mes échecs de vie. » Parce que, qui sait, peut-être que si elles y allaient de la traditionnelle méthode question-réponse, en chaîne, alors Joan l’emmènerait peut-être vers des réflexions que Nova n’était pas prête à affronter. Elle déposa les deux cafés et la bouteille de vin sur la table de basse du salon, enlevant sa veste pour ensuite la déposer sur le dossier de l’une des chaises de la table à manger. À la remarque de Joan sur le Pinot Grigio, Nova éclata d’un rire lumineux et intense. « Et je nous aurais acheté l’acteur porno ? J’suis bien généreuse tout d’un coup ! » Elle continua à rire, amusée par sa colocataire. Elle alla rapidement dans la salle de bain pour chercher un élastique à cheveux, et elle attacha sa longue tignasse rousse en un chignon bien négligé au-dessus de sa tête, avant de revenir chercher un ouvre-bouteille dans la cuisine, ainsi que deux coupes. Elle s’assit à côté de Joan et jeta un regard au jeu vidéo dont elle lui parlait. « Aw, un gros chat ! » Puis, elle s’attarda sur son visage et inclina légèrement la tête, avant de grimacer. « Ew, on dirait qu’il y a une infection aux yeux, tu ne prends pas bien soin de tes animaux, Jo. » Nova avait complètement ignoré le fait que Joan avait relevé sa défaite au cours de sa partie, en raison de l’arrivée de la rouquine. Elle passa surtout par-dessus l’éventuel abandon qu’elle subirait si jamais Joan se décidait à recommencer sa partie. Honnêtement, elle n’avait pas tellement envie d’aller dans sa chambre et de Netflix & Chill toute seule jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Et puis, elles avaient du café tout chaud. Joan avait de toute façon posé la manette sur la table, à côté de leurs victuailles, et s’était redressée pour lui parler. Pendant ce temps, Nova ouvrait l’acteur porno et leur servait de son tendre élixir. « Y’a eu que j’ai attendu tout ce temps comme une belle cruche et qu’elle ne s’est jamais pointée. » Elle soupira, attrapa les deux coupes et en tendit une à Joan avant de s’installer plus confortablement sur le fauteuil, les jambes repliées sur sa gauche. « Veux-tu bien me dire ce qui cloche avec moi et qui fait en sorte que je me fais poser un lapin à chaque fois ? Ou alors c’qui fait que j’suis physiquement repoussante au point où dès qu’elles franchissent la porte du bar et me repèrent, elles font demi-tour ? » Nova ne pouvait qu’interpréter le tout à sa façon, et se faire un tas de scénarios, parce qu’elle était à court d’idée.
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MessageSujet: Re: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Mar 10 Oct - 22:16

L'irlandaise soufflait aux paroles de sa colocataire, elle ne pensait pas qu'une vie puisse être ruinée et devenir un échec à cause de l'amour. Nova finirait par trouver celle qui la comblerait comme elle le voulait, si elles ne se pointaient pas aux rendez-vous, alors c'est qu'elles n'en valaient pas la peine. Si elle n'avait eu de date personne depuis que son fiancé avait disparu du jour au lendemain, elle n'était pas contre un jour, retrouver quelqu'un pour se perdre dans ses bras et passer des bons moments, se marier et avoir une belle famille. C'était le film qu'elle se créait quand elle se sentait seule, mais maintenant, elle était plus proche de finir sa vie avec pour compagnie sa propre personne, elle pourrait retourner en Irlande et avoir une petite maison perdue dans la campagne, où elle s'occupait de chèvres naines, parce qu'elle avait toujours vénéré ces animaux. Tant qu'il y avait du wifi, elle était contente. Le plan semblait bon, quand elle aurait quarante-cinq ans et qu'elle serait mariée à elle-même, elle finirait par l'étudier de plus près, calculer la douleur que ça engendrait de quitter ses proches. Si elle riait pour elle-même au moment de sortir sa remarque sur le nom du vin, Nova la rejoignait vite, riant de bon cœur. « Trop généreuse ! Rectification, tu m'aurais acheté l'acteur porno, parce que j'suis pas certaine que toi, ça t'aurais intéressé, à moins que tu sois tellement désespérée que tu acceptes de donner ton corps à un mâle. Un mâle. » Elle accentuait le mot une deuxième fois, donnant un ton grave à sa voix, comme si c'était le pire crime que Nova puisse faire, de coucher avec un homme. Alors qu'au fond, Joan était pour l'ouverture des deux sexes, alors que sa colocataire décide de s'amuser avec un homme ou une femme, elle s'en fichait bien.Son attention se portait sur l'écran où le jeu s'affichait toujours, elle posait sa manette de côté, puisqu'elle n'allait pas jouer égoïstement alors que sa colocataire était en détresse sentimental. « C'est peut-être pour ça que je n'ai eu que des poissons. » C'est faux, elle avait déjà eu un gros chat aux poils longs durant son enfance, mais il était resté chez sa grand-mère lorsqu'elle avait déménagé à New-York, ce qui lui avait brisé le cœur à l'époque, se dire qu'un animal qu'elle chérissait tant allait rester loin d'elle pour le restant de ses jours. Finalement, la jeune femme quittait son jeu pour remettre une chaîne de télévision en route, elle s'en fichait de ce qui s'affichait à l'écran, parce qu'elle finirait par parler avec Nova et se désintéresser complètement de ce qui se passait dans cette boite. « Elle avait peut-être la trouille, peut-être que ta beauté l'a fait fuir ! Hunhun, je tiens une piste. » Elle faisait des mouvements positifs de la tête avant de caler deux doigts sur mon menton, comme si elle menait une enquête. Même si elle n'était pas arrivée au point où elle retrouverait cette personne pour l'accuser de haute trahison envers une de ses amies. Elle s'installait ensuite sur le canapé en sa compagnie, alors qu'elle attrapait une coupe de vin, elle ne perdait pas une seconde pour tremper ses lèvres dedans pour voir si cet acteur porno valait le coup ou non. Quand elle lui posait ses questions, Joan la regardait avec un air désolé. Elle était peut-être conseillère, ancienne psychiatre, mais elle n'avait pas les réponses à tout, elle pouvait simplement offrir son écoute et tenter de la rassurer.« Déjà, arrête de te sous-estimé et dire que tu es repoussante. Ce qui cloche, ce sont ces femmes, pas toi. Peut-être qu'elles n'assument pas d'être vu en compagnie d'une autre femme, elles n'ont pas fait leur coming-out ou je-ne-sais-quoi. Sans doute qu'il faut que vous vous voyez dans des endroits … moins peuplé. » Même si elle ne savait clairement pas où elle donnait rendez-vous à ses prétendantes.
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MessageSujet: Re: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Jeu 12 Oct - 0:26

Nova était un drame à elle-même, parce que c’était ce à quoi elle se réduisait elle-même. Elle exagérait tout, se donnant des airs mélodramatiques à chaque fois que quelque chose n’allait pas comme elle le voulait. Sans doute était-elle exubérante, aux yeux de bien des gens. C’était peut-être pour cette raison qu’elle avait autant de mal à se lier aux autres, ou à entretenir des relations. Ils finissaient par comprendre l’être confus qu’elle était. Et ne parlons pas d’une Nova en amour, ou qui rêve de l’amour. Elle courrait tellement après que l’amour lui-même commençait à la fuir. Pourtant, l’impression qu’elle donnait était à l’opposé, elle qui se voulait indépendante et libre. Au final, quand la nuit arrivait, elle aurait préféré avoir quelqu’un contre qui se blottir plutôt que de sentir le vent s’engouffrer sous ses draps vides pour lui rappeler à quel point son cœur l’était ; vide. Elle compensait avec la poignée de belles amitiés qu’elle avait, et Joan figurait sans doute au sommet de la liste. Nova doutait constamment que ce soit réciproque, parce qu’elle doutait toujours de tout et surtout d’elle-même, mais elle ne pouvait qu’espérer ne pas être qu’une personne de passage dans la vie de Joan et dans l’appartement qu’elles partageaient. Peu importait ce soir, la rouquine s’imposait à la brunette, parce qu’elle avait besoin de sa compagnie, elle avait besoin de ses blagues, de ses remarques légères mais hilarantes. Exactement comme celle du cépage et de l’acteur de pornographie. Quand Joan insista sur le mot mâle, Nova imita une grimace de dégoût. « Désespérée, je le suis, mais … Autodestructrice, pas encoooore. » Parce que, clairement, le jour où Nova laisserait un homme pénétrer son innocence, elle imploserait. Un peu comme Voltorb dans Pokémon – merci Joan. « J’espère que j’aurais eu un beau cadeau de Noël en retour. Genre … Un Cabernet-Syrah. Ça fait un peu danseuse de cabaret. » Seulement parce que cabernet et cabaret riment, mais tant pis. L’effort était là. Nova était clairement moins douée que Joan en humour. La jeune femme s’approcha finalement du fauteuil pour y rejoindre sa colocataire et leur servir le maintenant très fameux vin. Au passage, elle remarqua l’animal étrange à l’écran, et passa un commentaire. « On devrait avoir un chat. Ce serait le premier d’une longue lignée, pour moi. » Parce qu’elle allait mourir avec ses chats, tout ça. Elle était chiante, Nova, à force de s’apitoyer sur son sort comme ça. « Ok, ok, je m’excuse. J’arrête. » Mais elle n’arrêterait pas, c’était plus fort qu’elle, à force elle ne réalisait même plus qu’elle le faisait. Auprès des gens qu’elle connaissait moins, elle passait son temps à jouer l’indifférente, alors quand elle se trouvait face à des amis qui la savaient un peu plus vulnérable, elle s’en donnait à cœur-joie. La preuve, elle recommença directement mais d’une manière détournée, en demandant ce qui clochait avec elle pour qu’on lui fasse constamment faux bond. À son hypothèse et surtout face à la tête qu’elle fit ensuite, Nova eut un rire cristallin. « Tu tiens rien du tout, madame la fausse détective ! J’ai mis mes meilleures photos avec les plus beaux filtres Instagram, sur mon profil. Après ça, elles peuvent pas dire qu’elles savaient pas que j’étais pouchonne. » Alors peut-être que c’était le contraire qui arrivait : Nova se mettait tellement en valeur sur ses photos qu’une fois devant elle, on réalisait que c’était un peu stagé. Mais elle ne commencerait quand même pas à mettre des moins belles photos d’elle juste pour éblouir une fois sur place ! Finalement, quand Joan parla d’endroits moins peuplés, Nova eut comme une révélation. Enfin, c’est Joan qui la lui donna. « Mais … là, là tu tiens peut-être bien quelque chose ! C’est quand même très possible. J’donne toujours rendez-vous dans des cafés très hips ou alors des bars bondés. Ça me gêne moi-même alors c’est probable que ce le soit pour elles si elles s’assument pas trop, comme moi … ! » Elle soupira excessivement, en penchant sa tête vers l’arrière, manquant de renverser du vin sur elle au passage en raison du déséquilibre. « Bon, on met ça derrière nous. Et on s’fait un château digne d’une vraie soirée de fille ! Allez, lève-toi ! » Elle fit des mouvements de main comme si elle balayait l’air, pour accélérer le processus, en se levant elle-même. Elle prit les coussins du fauteuil et les renversa sur le côté, accoté sur les accoudoirs. Sur la surface plane, elle étendit la jetée et, au-dessus, comme pour créer un toit à leur château, elle alla chercher une couverture qu’elle plaça d’un bord à l’autre des coussins surélevés. Elle retourna s’asseoir en-dessous, protégée par les trois murs autour, et jeta un œil à Joan toujours debout devant l’entrée. « Quoi ? » Demanda-t-elle innocemment.
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MessageSujet: Re: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Mar 17 Oct - 23:44

Joan cherchait l'amour comme tout le monde, elle voulait trouver la bonne personne pour vivre, mais elle ne se sentait pas désespérée. Peut-être parce qu'elle ne cherchait pas réellement, qu'elle attendait que son prince charmant tombe sur elle ou que son ex-fiancé finisse par frapper à sa porte, revenir de lui même après avoir réfléchie. Elle n'avait jamais eu d'explication sur son départ, elle n'avait eu qu'un mot, ça n'avait fait naître qu'un sentiment de frustration mélangée à la tristesse. Si elle savait ses relations éphémères, celle-ci, elle y croyait réellement, elle pensait qu'elle finirait sa vie en compagnie de son ancien amant. Elle ne perdait pas espoir, de voir quelque chose de magique arriver. Et pour le moment, elle s'amusait et regrettait, parce qu'elle ne se sentait pas tout à fait célibataire, elle avait l'impression que son histoire ne s'était pas terminée correctement alors qu'elle ne pouvait pas considérer ça comme une rupture. C'était étrange, mais elle l'était aussi. « Huuum. J'allais dire quelque chose, mais je préfère le garder pour moi. » Elle lui parlait alors d'un cadeau de Noël, d'un nouveau vin. « C'est vrai ! Je te ramènerais une danseuse, tu seras ravie de pouvoir danser avec. » Elle hochait la tête, s'imaginant une bouteille de vin danser dans le Moulin Rouge, parce que Paris était la ville du romantisme et qu'elle s'imaginait bien Nova de la sorte. Sauf que se balader avec une bouteille de vin sous le bras faisait plus pochtron que passionnée.

D'amour, d'hommes et de vin, elles passèrent à parler d'animaux à cause de Tricot dans son jeu vidéo qui s'affichait en large sur l'écran. Un mélangé entre un oiseau, un fennec et … elle n'en savait rien. Elle ne savait pas donner de description à ce qu'il était cet animal. Lorsque sa colocataire venue à parler d'adopter un chat, elle clappait des mains pour montrer son excitation, des animaux dans son appartement, elle ne pouvait refuser, elle passerait sa journée à les embêter, à vouloir les caresser et les prendre en photo. « Oh, à fond, j'suis pour le chat ! Ceux qui ont la face écrasée sont les plus drôles ! » L'irlandaise pourrait adopter un animal parce qu'il était drôle, parce qu'il avait une tête hors du commun, puis elle ne pouvait s'empêcher à un chat connu d'internet pour sa tête pas heureuse. « Oh quoi, ce n'était pas sérieux ? » La brunette croisait les bras, faisant une moue, comme une gamine qui pourrait faire un caprice. « Je me contenterais des bars à chats alors, en m'imaginant qu'un jour, moi aussi je pourrais boire le café dans ma maison avec un matou qui tournerait autour de ma tasse. » Elle baissait ses yeux jusqu'à sa tasse, gardant sa mine défaite en parlant avec une voix des plus moroses. Les secondes passaient et elle eut comme un déclic, elle n'arrêtait pas pour les chats, elle arrêtait de s'apitoyer sur elle, sur ses histoires qui n'étaient vouées qu'à l'échec avant même d'avoir un commencement. Joan relevait la tête en riant doucement pour elle, buvant une gorgée par la suite pour se faire oublier. La rousse continuait de parler de cette déception ce soir alors qu'elle cherchait qu'est-ce qu'il pouvait faire en sorte d'éviter par la suite des fuites de demoiselles. Parce qu'au fond, ça la peinait un peu, Joan, de voir sa colocataire toujours déçue de ses rendez-vous, parce que les filles ne venaient pas ou pour autre chose. Comme toute amie, elle voulait qu'elle finisse par trouver la bonne personne et peut-être même qu'elle l'a connaissait déjà la femme de sa vie, qu'elle n'avait pas cherchée à fouiner assez profondément. « T'as qu'à foutre une photo de toi dégueulasse, comme ça il n'y aura que les vraies intéressées à venir te parler. J'suis sûre ça marche pour certaines personnes. » Elle lui lançait un clin d'œil, ça donnait moins envier de parler, mais pour les personnes qui ne s'occupaient que de l'esprit, alors ça fonctionnait peut-être. Puis peut-être qu'on pourrait dire qu'elle avait de l'humour, si elle montrait une photo d'elle avec un faux double-menton, des yeux qui partaient dans tous les sens et le reste. Joan ne saurait pas dire si elle zappait ce genre de personne ou non. Elle finissait par se montrer plus sérieuse, chercher une vraie raison au problème, qui semblait aussi concluant pour Nova. Ce qui la faisait sourire plus que ce qu'elle faisait déjà. « Bah voilàààà ! La prochaine fois sera la bonne ! » Même si aller dans ce genre de bar faisait bonne impression, pour ce qui était de l'homosexualité non assumée, c'était plus compliqué. C'est ce qu'elle en déduisait, parce qu'elle, ça ne la dérangerait pas de se balader avec une femme à ses côtés. Enfin, c'est ce qu'elle pensait. Elle terminait par être rejeté du canapé, se plaçant à l'entrée en fronçant les sourcils après l'initiative de Nova de créer un château de filles. Les meubles finissait par danser dans le salon, s'envoler pour s'écraser au sol alors que sa colocataire faisait des choses étranges avec le canapé et que Joan ne voyait pas où elle voulait en venir.  Son regard restait le même, elle était perplexe jusqu’au bout, avant de voir le résultat final. « Euh … Nova ? » Son regard captait le sien, elle plissait des yeux avant d’avoir comme une illumination dans le visage. « Mais c’est trop génial ! Pourquoi est-ce que j’ai jamais fait ça avant !? » Quand elle était petite, ses cabanes se faisaient plus à base de chaises et de draps. Puis, elle avait même une cabane dans les arbres, alors elle n’allait pas chercher à déménager le canapé. « Par contre, on rentre comment dedans à deux ? » Puis elles faisaient quoi à l’intérieur surtout ? Elles n’étaient plus des enfants à jouer. « On devrait s’acheter un canapé cabane, comme ça, ça irait directement plus vite. Je passerais mes journées à sortir ma tête de là. » L’irlandaise finissait par se glisser dans cette cabane que sa colocataire avait pris soin de créer, puis elle s’installait confortablement, prenant sans doute trop ses aises, trop de place. « Hop, t’as interdiction d’y rentrer maintenant. » Elle riait une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Mer 25 Oct - 16:05

Ah non, avec Nova, on ne commençait jamais une phrase par j’allais dire quelque chose, mais, sans se faire tirer les vers du nez. Ça lui donnait toujours la désagréable impression qu’on s’apprêtait à parler en mal d’elle, à lui reprocher quelque chose ou à lui dire un commentaire vexant qui la mettrait dans tous ses états. Et même s’il aurait été préférable qu’elle accepte donc le silence, ne serait-ce que pour se préserver, Nova ne pouvait pas se taire de la sorte. Les non-dits rôderaient dans sa tête, prenant la forme de divers scénarios tous plus désagréables les uns que les autres. Elle repasserait la conversation dans sa tête, encore et encore, tentant de compléter les paroles de Joan sans jamais mettre le doigt sur la vérité. « Je ne croirais pas, madame ! Tu vas me dire tout de suite ce que t’avais en tête ou bien … je ne t’adresse plus la parole ! » Tout de suite les grandes menaces. En même temps, Joan savait ce qu’elle risquait : Nova était un enfant, et si elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait, surtout quand il pouvait s’agir d’une information la concernant, alors elle devenait boudeuse. Elle aurait très bien été capable de reprendre son Pinot Grigio et d’aller s’enfermer dans sa chambre pour le boire seule jusqu’à ce que l’alcool l’endorme. Et ce serait triste, considérant qu’elle planifiait vivre une belle soirée avec Joan. Changement de sujet, que ce soit parce que Nova avait enfin terminé sa recherche de la vérité ou juste parce qu’elle avait changé d’idée, les eux femmes parlèrent alors de ce Cabernet-Syrah qu’elle attendrait maintenant impatiemment sous le minuscule sapin de Noël qu’elles allaient décorer dans quelques mois. Elle pouffa de rire, Nova, juste à s’imaginer danser avec une bouteille de vin. « Ce serait … d’une tristesse. » Ça la qualifierait bien, par contre, comme scène. Un peu comme l’histoire de sa vie, et le pire dans tout ça, c’était qu’elle n’aimait même pas vraiment l’alcool. Elle aimait l’effet que ça lui faisait, mais si ça avait pu goûter le jus de pommes plutôt que le fort, elle aurait pris. Bref, le chat malade dans la télévision lui donna l’idée d’adopter un chat, un vrai, un beau, dont elle prendrait soin bien plus que celui dont les yeux étaient infectés, dans son jeu. Nova aurait pu sauter de joie en voyant l’enthousiasme de Joan. Enthousiasme qui fut bien vite disparu quand elle sembla mal interpréter les paroles de la rousse, qui disait qu’elle allait arrêter, non pas l’idée des chats, mais le fait de s’apitoyer sur son pauvre sort. Nova se reprit donc : « Maaaaais, moi j’étais sérieuse ! Faudra juste demander à Riley, hein. MAIS, pas de chat à la face écrasée, c’est peut-être drôle mais … c’est tout ce que c’est. Et j’ai pas envie de juste rire en voyant mon chat, je veux le trouver mignon et avoir envie de le cajoler ! » Argumenta Nova, comme si sa propre vie en dépendait. Elles reparlèrent alors des rendez-vous ratés de la rousse – comme quoi, elle était vraiment incapable de cesser d’en parler -, et l’idée de Joan ne fut pas du tout notée. « J’aurais bien trop honte. Déjà que j’hésite pendant trente minutes à poster une photo potable de moi, je crois que je regretterais tout de suite l’envoi si j’étais dégueulasse dessus. Ça ne respirerait pas la confiance en soi, ça sentirait l’awkwardness à plein nez ! » Il n’y avait que Joan pour être aussi légère, aussi détachée de ce qu’on pensait d’elle. Si ce n’était pas le cas, en tout cas, elle cachait bien ses doutes, ses inquiétudes sur elle-même. Nova l’admirait, pour ça, mais elle savait que c’était un objectif inatteignable pour elle. Le regard des autres lui importait trop, elle voulait trop la perfection. Elles conclurent toutefois cette conversation sur un conseil plus positif, qui sembla ravir Nova, au point où elle fêta le tout en construisant un château avec les coussins du divan, sur le divan lui-même. Quand elle eut terminé son chef-d’œuvre – ahem -, Joan la regarda d’abord avec suspicion, avant de déclarer que c’était génial. Nova éclata de rire en sautant sur place. « Quelle enfance malheureuse t’as dû avoir ! » Lança la rousse sans trop penser que si c’était le cas, alors elle venait de toucher une corde sensible sans trop de tact. Mais elle n’en avait pas, de tact. Elle pénétra donc à l’intérieur de leur petite cabane secrète, sa coupe de vin toujours à la main, et la bouteille dans l’autre, mais Joan prenait toute la place. « Ramène un peu tes jambes sur toi, au moins ! C’est moi qui l’ai construit, j’ai un droit universel d’y rentrer. » Ça ne voulait rien dire, ça, mais elle dirait n’importe quoi pour arriver à ses fins. « Et le plaisir c’est justement de le construire selon nos envies passagères, s’il était déjà tout monté, ça deviendrait rapidement lassant. » Est-ce qu’un château de meubles pouvait réellement devenir lassant ? Probablement pas. De toute façon, Nova doutait fortement qu’un divan-cabane se trouve facilement chez Ikea, à moins de se trouver dans le rayon pour enfants. Alors qu'elles étaient "confortablement" installées dans leur cabane de coussins, la porte s'ouvrit, faisant sursauter Nova qui manqua de renverser tout le liquide rouge sur elle. « STOP. RILEY, C'EST TOI ? » Oui parce que si c'était un voleur, comme Joan l'avait cru à son arrivée à elle, clairement elles n'étaient pas en position pour défendre l'appartement au complet. 
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MessageSujet: Re: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Mer 25 Oct - 20:57

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que Riley avait eu une journée épouvantable, vous savez le genre de journée où tout commence par une voiture en panne qui vous force à prendre les transports en commun, chose dont vous avez une sainte horreur à cause des odeurs de transpiration et des hommes qui vous reluquent de haut en bas comme si vous étiez une œuvre de Boticelli. Certes, Riley était particulièrement canon, mais elle détestait que l’on appuie le regard sur elle comme si elle n’était qu’un morceau de viande sur le comptoir d’une boucherie. Non pas qu’elle était friande de défense de la femme et autres conneries de ce genre, mais c’était sa personnalité, elle détestait qu’on ne la prenne que pour une femme. Elle était bien plus que ça, comme n’importe quelle femme d’ailleurs.
Une fois descendue de son métro à quelques enjambées de l’hôpital où on l’attendait de pied ferme, l’infirmière lui annonça la situation, lui présenta tous les éléments afin qu’elle évite de faire une bourde. Les cheveux attachés en un chignon un peu négligé, son bloc-notes dans les mains accompagné de son téléphone, la jeune femme était fin prête à passer à l’action. La mission avait pourtant bien commencé, une maman célibataire, dont le mari venait de se barrer en lui laissant ses dettes, sa maison dans un triste état et ses trois enfants, ainsi qu’un quatrième qui devait bientôt les rejoindre, venait d’arriver à l’hôpital avec de fortes douleurs. Il fallait tenter de placer les trois enfants chez une grand-mère, qui était prête à les accueillir avec une joie non-dissimulée. Riley avait eu l’occasion de rencontrer la mamie en question, encore très jeune dans sa tête, elle avait une relation unique avec ses trois petits-enfants, qu’elle couvrait de baisers et de cadeaux. Bref, une formalité, le temps que la maman se remette de sa grossesse difficile et essaie de trouver un moyen pour régler les histoires avec le papa des enfants.

Mais pendant la journée, les choses s’étaient compliquées pour la maman à la clinique. L’accouchement avait dû être déclenché et malheureusement, les choses ont mal tourné. Elle avait fini par perdre trop de sang, et avait malheureusement perdu la vie, ce qui compliquait fortement la tâche de Riley. Maintenant, il n’était plus question de laisser les quatre enfants chez leur grand-mère, qui serait incapable d’assumer autant à si long terme, mais de leur trouver une bonne famille d’accueil, de préférence une famille qui accepterait de les prendre tous les quatre, ce qui relevait de l’impossible. Les enfants allaient devoir être séparés et c’était justement tout ce qu’elle avait voulu éviter auparavant. Après de nombreuses rencontres, d’interminables coups de fil, et après avoir permis à la grand-mère de voir sa fille une dernière fois, Riley avait décidé de rentrer, acceptant que les enfants dorment chez leur mamie en attendant le lendemain matin. Elle avait besoin de réfléchir à tout ça à tête reposée, et un verre de vin allait sûrement l’y aider. Elle devait trouver une solution, mais laquelle ?

Enfonçant sa clé dans la serrure de l’appartement, Riley fut surprise par l’étrange calme qui régnait dans le logement qu’elle partageait avec ses deux colocataires, qui étaient d’ailleurs devenues des amies. Mais ce calme fut vite brisé par un cri strident qui demandait si c’était bien elle. Un léger sourire en coin, Riley répondit, sur un ton las mais néanmoins amusé :

Non, c’est le grand méchant voleur, mais j’ai troqué mes baskets noirs contre des escarpins de créateur qui font un mal de chien.

Elle eut un nouveau sourire avant de déposer ses clés à l’entrée et de pénétrer dans le salon, son sac et son bloc-notes toujours à la main, pour découvrir… un immense château de coussins dans leur divan. Fronçant les sourcils, la belle croisa les bras et constata :

Donc, la dernière fois que j’ai vérifié, je vivais avec deux jeunes femmes adultes de vingt-trois et vingt-six ans et voilà que je me retrouve avec… moi quand j’avais six ans.

Elle avait souvent joué à se construire des châteaux de coussins, derrière lesquels elle ne pouvait pas entendre les disputes de ses parents. Un endroit à elle où elle n’entendait rien, elle était dans son monde. C’était tellement plus facile comme ça.

Il y a encore de la place ? J’ai eu la pire journée de ma vie je crois, sur un plan professionnel… Et pour ma voiture aussi, faudra que je pense à régler ça aussi.

Un million de trucs à penser, et seulement vingt-quatre heures dans une journée. D’ailleurs, où avait filé sa journée ?



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MessageSujet: Re: — we watch as our young hearts fade into the flood (joan&riley)   Jeu 2 Nov - 17:35

Dans un geste, elle scellait ses lèvres jetant les clés par la fenêtre. Pas un mot sortirait de sa bouche, Nova resterait dans l'incompréhension alors que la brunette garderait ses idées étranges pour elle-même. Elle savait que même si elle ne disait et malgré les menaces, elle continuerait de lui parler, pas parce qu'elle était prétentieuse et se sentait indispensable, uniquement parce qu'elle connaissait un minimum sa colocataire et aussi parce qu'elle espérait qu'elle ne partirait pas avec l'acteur porno dans une autre pièce. De toute façon, en y repensait bien, sa petite remarque ne devait pas être drôle, ça l'aurait juste ennuyé. Parce qu'elle était plus du côté des femmes que des hommes, qu'elles étaient toujours sur le délire de prénom pour des vins, alors Joan proposait à son amie de lui ramener un jour une ‘danseuse', elle s'imaginait la voir danser en compagnie de sa bouteille de vin, à défaut de ne pas pouvoir danser avec une vraie femme. L'idée était triste, de devoir remplacer la présence humaine par ce qui pouvait lui faire oublier celle-ci. « Tu trouves ? Avec un peu d'alcool dans le sang, tu trouveras ça sûrement plus rigolo. » Elle affichait un sourire fier, gigotant en mimant une danse sur son canapé, avec comme compagnon de danse son verre de vin qu'elle tentait de ne pas faire déborder pour ne pas tâcher ses vêtements ou le canapé. En parlant de la télévision, du jeu qui s'affichait en grand écran, elles se mirent à parler de chat, d'en adopter un. Ce qui emballait la jeune femme, puisqu'elle rêvait d'avoir un animal de compagnie, qu'elle s'inquiétait juste de ne pas savoir comment gérer une nouvelle vie. Sans doute qu'il mourrait étouffer par l'amour, des papouilles qu'elle lui offrirait à longueur de journée, les seuls moments où il aurait du repos serait quand elle irait au boulot et encore, il y avait encore deux colocataires. Joan comprenait mal parce qu'elle réfléchissait trop, finalement son histoire de chat ne tombait pas à l'eau, parce que Nova semblait plus enchantée qu'elle à l'idée avoir un matou dans l'appartement. « Quoiiii ? Mais c'est trop mignon comme chat ! Moi je rigolerais et tomberait en amour à chaque fois que je poserais les yeux sur lui ! J'suis certaine qu'on peut montrer une photo à Riley et elle accepterait de l'adopter tout de suite ! » Ils avaient les yeux tout globuleux les persans, comment ne pas tomber amoureuse ? Peut-être qu'elle se faisait plus d'idées. En plus, elle disait montrer une photo, mais elle n'avait pas commencé les recherches, alors ça ne rimait à rien son discours. « De toute façon … c'est soit ça, soit un chat à poils très longs ou alors j'en prends un de mon côté et ce ne sera que le mien. » Elle levait la tête, la déviant sur le côté avant de croiser les bras. Elle finissait par l'écouter parler suite à sa proposition de mettre une photo horrible d'elle pour attirer les femmes intéressées par l'âme d'une personne et non pas le physique. Sa réponse la faisait rire. « Imagine la tête des gens avec qui j'ai rendez-vous, sur un site de rencontre, j'ai foutu une photo de moi qui date d'il y a quatre. » Une photographie d'elle lorsqu'elle allait sortir à un rendez-vous important, avec un beau maquillage, une coiffure magnifique et un beau décolleté, ses prétendants étaient tous étonnés en voyant une petite femme, les cheveux sur le visage, arriver. Elle faisait parfois des efforts, mais généralement pour ne pas se mettre en retard, ils étaient minimes ou alors il fallait qu'elle prenne des rendez-vous les jours où elle n'avait pas boulot, comme ça elle n'était pas dérangée par le temps : impossible.

Pas le temps d’ouvrir la bouche une nouvelle fois pour dire des stupidités, elle se faisait expulser à l’entrée, ne pouvant rien faire que regarder Nova s’affairer à la tâche de construire quelque chose à partir des coussins du canapé. Une sorte de château stylé, quelque chose qu’elle n’avait jamais vu ou pensé avant ce jour, ce qu’elle ne manquait pas de lui dire. « Ouais, enfin j’avais quand même une cabane dans les arbres, hin hiiin ! » Elle faisait semblant de se donner un air de star, se passant une main dans les cheveux. Quelque part, elle n’avait pas à se plaindre de son enfance, mais ça l’amusait. Avec son verre de main entre les mains, elle ne perdait pas de temps pour rentrer à l’intérieur et s’affaler avant de sa colocataire lui dise quoi faire. « D’accord, d’accord, tu peux rentrer. » Elle rabattait ses jambes contre elle-même, la regardant rentrer tout en trempant ses lèvres dans sa coupe de vin. Après quelques secondes, la brunette se mettait à l’affût, n’osant pas regarder autre chose que sa colocataire, si c’était réellement un voleur, alors elle ne saurait pas comment réagir mit à part lui jeter ce qui lui restait de vin à la gueule et hurler comme une gamine en faisant du surplace. « Bouuuh, ce voleur qui manque de style ! » C’était faux, généralement, elle aimait toutes les tenues et affaires que pouvaient porter Riley, si elle pouvait, elle irait les voler ; drôle de remarque pour une kleptomane. « Pour ma défense, c’est une idée de Nova. » Elle la pointait du doigt avant de lever les mains pour se rendre innocente. Et même si l’idée était cool, elle n’allait pas se l’approprier et elle laissait Nova briller de ses idées. « La pire ? Tu as perdue ton boulot !? » Joan, toujours dans l’extrême, elle ne pouvait pas s’imaginer autre-chose parce qu’elle n’avait aucune idée à quoi une journée dans la peau de Riley pouvait ressembler et c’était la même chose pour Nova, bien qu’à elle, son métier était plus glauque.
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