AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Christmas
Deux intrigues et le génial flood de Noël.
Afin d'en savoir plus sur le festival, rendez-vous .
Voter & Aider
On a besoin de vous, continuez à voter régulièrement .
Et n'oubliez surtout pas de remonter les pubs bazzart & prd.
Oubliez pas, ça rapporte des points et surtout ça aide le forum!

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 Sad night... (Oswald)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
"Our lovelies"

date d'arrivée : 24/09/2017
déclarations envoyées : 77
pseudo (prénom) : Lily
faceclaim : Emma Stone ♡
multinick : Nop

MessageSujet: Sad night... (Oswald)   Mar 3 Oct - 18:27




Sad night
Ft. Oswald
 
Au fil de la vie, le chemin s’ouvre sur des visages nouveaux, des visages qui sont destinés à croiser notre chemin, à tel point qu’aucun d’entre eux ne réussit vraiment à nous toucher. Et, puis, un jour, on en rencontre un seul avec qui on ressent une connexion immédiate. Ce visage, cette personne, partageait ma vie depuis maintenant cinq années. Tout, pourtant, ne peut se partager : les souffrances et certaines expériences sont parfois impossibles à partager. Nietzsche écrirait que nous partageons le fait d’être vivants, de participer du mouvement de la vie, mais qu’être à la hauteur de cette vie exige de nous que nous nous singularisions au point de ne pouvoir tout partager. C’est justement ce que je n’arrivais pas à faire avec Oswald ou, plutôt, que je n’arrivais plus depuis ces derniers mois. Ce n’était pas sa faute, les choses n’étaient plus ce qu’elles étaient. J’étais différente. La femme qu’il avait épousée n’existait plus. Elle est morte le jour où le cœur de son bébé s’est arrêté…

Il est un temps où le regard se perd dans l’infinité des étoiles. Les souvenirs sont censés être nos forces mais lorsque la nuit revient, ils étaient mes faiblesses et il faut alors allumer les grandes dates comme on allume des flambeaux. Aujourd’hui serait l’anniversaire de notre petite fille… Alors qu’Oswald dormait paisiblement, je n’arrivais pas à trouver le sommeil, comme pratiquement chaque nuit. Je me levai et me dirigeai discrètement dans la cuisine pour prendre un somnifère. Mais, au lieu de cela, j’eus une bien meilleure idée. Et si je préparais un gâteau ! Même si Lily n’a que quatre mois et qu’elle ne peut pas encore croquer, un gâteau est une façon symbolique de fêter dignement un anniversaire. Quatre mois déjà, comme le temps passe vite ! Je me souviens encore lorsque nous l’avons ramené à la maison, que nous lui avons donné son premier biberon, son premier bain… Depuis son arrivée, Oswald et moi étions les parents les plus heureux du monde, nous étions tellement comblés.

Alors que je mélangeais la pâte, je m’aperçus qu’il manquait encore un peu de farine. Le nez dans le meuble haut, je pris ce qu’il me fallait mais j’entendis quelque chose se briser sur le sol. C’était une assiette *quelle maladroite*. Alors que je ramassai les morceaux de verre, j’entendis des bruits de pas et vis Oswald :

« Salut mon chéri ! Excuse-moi, je t’ai réveillé ? » L’embrassant d’abord, je repris, le sourire aux lèvres : « Comme je n’arrive pas à dormir, je suis en train de vous préparer une petite surprise pour toi et la petite. Au fait, j’espère que je ne l’ai pas réveillé elle aussi... Ça te dérange pas d’aller vérifier ? »

Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
"Our lovelies"

date d'arrivée : 22/09/2017
déclarations envoyées : 73
pseudo (prénom) : .plùm
faceclaim : andrew garfield (av : hey jude)
multinick : none

MessageSujet: Re: Sad night... (Oswald)   Mar 3 Oct - 20:47




Sad night
Emily & Oswald
Lily aurait eu quatre mois à présent. Il avait beau tout faire pour penser à autre chose, l’idée là, toujours ancrée au plus profond de lui. Il l’imaginait, toute petite encore, des yeux verts ouverts sur le monde, les mêmes que ceux de sa femme. Pourtant, elle n’était pas là, et sa chambre, juste à côté, demeurait close, comme un tabou qu’ils n’avaient pas encore le courage d’affronter. Il ignorait s’ils sauraient se relever de cette épreuve, mais faisait tout son possible pour les tenir debout, tous les deux. Emily ne lui avait pas encore souri depuis cet événement, du moins pas comme elle le faisait autrefois. Lui-même n’était plus la même personne. Il s’efforçait de se donner contenance, de cacher ses états d’âme du mieux qu’il le pouvait pour se concentrer à sauver son couple. Ils s’étaient jurés de s’aimer pour toujours, de se soutenir quelle que soit la situation, et il comptait bien tenir cette promesse. Sa femme, il l’aimait plus que tout, et il était déterminé à revoir son sourire, peu lui importait le temps que cela prenait.

Il avait du mal à trouver le sommeil, comme chaque nuit, et finissait toujours par tomber d’épuisement, sachant pertinemment que sa femme, elle non plus, ne dormait pas. Il la voyait se transformer, peu à peu, en cette étrangère qui l’effrayait. Elle était perdue, déboussolée, son monde s’était effondré autant que le sien, et aujourd’hui, c’était comme si elle survivait plus qu’elle ne vivait réellement. Ca le détruisait, ça les détruisait tous les deux. Leur couple ne tenait plus qu’à un fil, et pourtant, il y avait tant d’amour entre eux. On disait souvent que la mort d’un enfant était le chose la plus atroce qui puisse arriver dans la vie, et que cette perte pouvait déchirer deux personnes qui s’aimaient profondément, et c’était bien le cas.

Au milieu de la nuit, alors qu’il avait finalement réussi à trouver le sommeil, il fut réveillé par un bruit sourd provenant de la cuisine. Craignant immédiatement le pire, comme il le faisait depuis quelques mois, il se leva et se précipita vers la source du son, apercevant alors Emily ramassant des bris de verres. Il resta un instant sans bouger, puis s’agenouilla à son tour pour aider sa femme à ramasser les morceaux. Elle était différente, bizarre. Elle souriait, comme une femme comblée, une fatigue extrême se lisant pourtant sur son visage. Elle le salua gentiment, puis l’embrassa spontanément, chose qu’elle n’avait pas faite depuis longtemps. « Emily… qu’est-ce que… » Il n’eut pas à continuer sa phrase, puisqu’elle lui donna tout de suite une réponse à sa question. La petite ? Elle en parlait au présent, comme si elle était là, comme si elle était rentrée de l’hôpital. Il la regarda un moment sans bouger, choqué par son comportement, doutant presque de la réalité de ces derniers mois. Etait-il en train de rêver ? Ou alors, ces derniers mois avaient été les rêves, et cette nuit, la réalité ? Il en vint à douter, et fit un geste pour se relever, avant que son regard ne se pose sur la bougie qu’ils avaient posée à l’entrée, en hommage à leur petite fille. Il comprit alors que c’était Emily qui divaguait.

Il prit alors doucement sa main, tandis qu’elle débarrassait les bouts de verres, et la regarda dans les yeux. « Em’… Elle n’est pas là. Lily n’est plus là, mon amour. » Son cœur saignait de le lui dire, il avait presque envie de lui cacher la vérité, encore quelques instants, la voir rayonner à nouveau, même si ce n’était qu’une simple illusion. Avec sa main libre, il caressa délicatement la joue d’Emily, un triste sourire au visage, des larmes dans le creux de ses yeux qu’il s’efforçait de cacher. « Reviens te coucher, s’il-te-plaît… » Il avait mal de la voir comme ça, il ne savait pas quoi faire, comment agir, comment la sortir de là. Elle était prise au piège dans son mal-être, et même s’il voulait la libérer, il n’était pas tellement dans un meilleur état qu’elle.


_________________
Never let you fall
When the rain is blowing in your face and the whole world is on your case, I could offer you a warm embrace To make you feel my love. When the evening shadows and the stars appear And there is no one there to dry your tears, I hold you for a million years To make you feel my love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
"Our lovelies"

date d'arrivée : 24/09/2017
déclarations envoyées : 77
pseudo (prénom) : Lily
faceclaim : Emma Stone ♡
multinick : Nop

MessageSujet: Re: Sad night... (Oswald)   Sam 7 Oct - 16:06




Sad night
Ft. Oswald
 
Rien n’est plus dur et plus affreux à supporter pour des parents que la perte d’un enfant. J’avais l’impression d’avoir perdu une partie de mon identité, de mes attentes, de mes rêves et ambitions que j’avais nourris pour l’avenir, et, surtout, j’avais le sentiment d’avoir perdue la meilleure partie de moi-même… Un enfant qui a perdu ses parents est un orphelin, une personne qui perd son(sa) conjoint(e) devient veuf ou veuve. Mais qu’en est-il des parents à qui la mort a arraché leur enfant ?! Il n’existe malheureusement aucun nom qui décrit cette réalité, ma réalité dorénavant… C’était comme si j’avais été amputé d’un membre, je ressentais une culpabilité sans fond et un profond sentiment d’injustice. Pourquoi Lily et pas moi ? J’étais littéralement plongée dans le non-sens et la vie n’avait plus aucun intérêt à mes yeux désormais sans elle…

Oswald était si gentil avec moi et faisait preuve d’une extrême patience depuis… et l’était encore aujourd’hui. Etait-ce pour sauver les apparences ? Je l’ignorais... Nous n’avions plus de réelles discussions mais je savais qu’il souffrait lui aussi. Je me demandais parfois comment faisait-il pour puiser toute cette force pour lui et moi. Et, surtout, comment faisait-il pour me supporter encore alors que je ne pouvais même plus le faire moi-même. Je ne pouvais même plus me regarder dans une glace sans voir le reflet de mon bébé. C’était égoïste ce que je faisais. Il avait besoin d’une épouse, pas d’une femme brisée qu’il avait l’impression de devoir réparer. Et, pourtant, je l’aimais encore. Son amour et son soutien, j’en avais besoin et même si je refusais de me l’avouer à haute voix, je vivais encore grâce à lui et pour lui…

Alors qu’une assiette s’était brisée au sol, réveillant alors Oswald qui s’approcha vers moi pour m’aider à ramasser les morceaux. J’étais si contente. Aujourd’hui, on allait fêter les quatre mois de notre petite puce. Il fallait que tout soit parfait ! Mais lorsqu’il prit ma main et me dit que Lily n’était pas là, mes sourcils se froncèrent immédiatement à ses mots à tel point que je le dévisageai pendant quelques secondes :

« Comment ça plus là ? Tu l’as ramené quelque part ? Chez ses grands-parents ? »

La voix de plus en plus tremblante, j’enlevai d’un geste sec et rapide sa main qu’il avait alors déposée sur ma joue. L’angoisse m’envahit :

« Comment est-ce que tu veux que j’aille me coucher alors que tu me dis que notre fille n’est plus là ! Où est-elle Oswald ? Où est Lily ? »

Je me relevai rapidement, montant les escaliers pour me précipiter vers sa chambre : « Lily ma chérie ? Maman arrive, n’aie pas peur ! »

J’ouvris alors doucement la porte, espérant ne pas la réveiller mais lorsque j’entrai dans la pièce, ma fille avait disparu ! Je me tournai alors vers Oswald qui m’avait suivi :

« OU EST NOTRE BEBE ? REPOND-MOI ! »

Un poids dans ma gorge, un caillou dans le ventre, nulle respiration, je me tenais devant le berceau de Lily, attendant qu’Oswald daigne bien me dire où se trouve notre enfant…

Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
"Our lovelies"

date d'arrivée : 22/09/2017
déclarations envoyées : 73
pseudo (prénom) : .plùm
faceclaim : andrew garfield (av : hey jude)
multinick : none

MessageSujet: Re: Sad night... (Oswald)   Jeu 19 Oct - 21:18




Sad night
Emily & Oswald
Pour le meilleur comme pour le pire, c’était ce qu’ils s’étaient promis en échangeant leurs vœux, et c’était ce pourquoi il se battait de toutes ses forces. Il n’aurait jamais pensé que le pire arriverait si vite, et que ce serait si cruel, mais il était prêt à tout pour sauver leur couple et tout l’amour qu’ils se portaient. Parce qu’il l’aimait déraisonnablement, et toute sa vie durant, peu importaient les événements. Son état empirait, il le voyait très bien. Il espérait naïvement que les choses pouvaient redevenir ce qu’elles étaient, tout en sachant pertinemment qu’il y avait peu de chances pour cela arrive. La blessure était trop grande, le trou laissé trop béant, il était impossible d’oublier cette tragédie, ou de la laisser de côté, elle faisait partie de leur vie désormais, et il n’y avait plus qu’à vivre avec. Il ignorait comment il arrivait encore à se lever le matin, il le faisait pour elle, dans l’espoir de revoir un jour son sourire, de la retrouver.

En entendant le bruit dans la cuisine, il ne put qu’imaginer le pire, bien trop conscient de la fragilité de sa femme, il craignait parfois de ne pas arriver à temps pour la sauver de son désarroi. Elle lui semblait imprévisible, en équilibre sur une corde fragile tendue entre deux rives, sur laquelle le moindre geste brusque pourrait lui être fatal. S’il le pouvait, il resterait constamment avec elle pour veiller à ce qu’il ne lui arrive rien. Il la vit alors nager en plein délire, comme si leur bébé était là, comme si Lily avait un jour franchi les portes de l’hôpital pour rentrer chez eux, et qu’elle dormait paisiblement dans le berceau qu’ils avaient fait pour elle. La voir ainsi le déchirait, le désarmait. Il finit presque par y croire avant d’être brusquement ramené à la réalité. Il aurait tant voulu qu’elle ait raison, que tout ceci ne soit qu’un terrible cauchemar dont il se réveillait enfin. Il aurait tant voulu entendre pleurer sa fille à quelques mètres de là, réveillée par le fracas elle aussi, mais il n’en était rien. Il tenta alors de raisonner Emily, mais elle ne le laissa pas faire, clamant qu’il lui était impossible de dormir sans savoir où se trouvait sa fille. Une larme roula malgré lui le long de sa joue en la voyant paniquer, il la chassa d’un geste de la main, les yeux fermés, avant d’entendre Emily se relever pour monter les escaliers. Il savait parfaitement où elle allait, et il ne put que la suivre, même si la seule idée de franchir la porte de cette chambre lui brisait le cœur. Elle n’était plus très loin de la pièce, et il ne parvenait pas à le retenir d’ouvrir la porte. « Emily, arrête… » Lorsqu’elle découvrit le berceau vide, il vit son visage se décomposer en horreur. Elle ne se souvenait pas. Elle restait plongée dans son illusion, absolument persuadée que sa fille était là quelques heures plus tôt.

Lorsqu’elle se retourna en lui demandant où se trouvait Lily, il n’eut pas le courage de la regarder en face. Il était aussi détruit qu’elle, une moue terrible au visage, prêt à exploser, à se briser en sanglots à la moindre occasion. Lorsqu’il croisa enfin son regard, il la prit brusquement par les bras comme pour la réveiller. Sa réaction lui était insupportable. C’était comme revivre cette horrible journée une nouvelle fois, à l’instant précis où on lui avait annoncé que son bébé ne survivrait pas. « Lily est morte, Emily ! Elle n’est jamais rentrée à la maison ! Elle n’a jamais dormi dans son berceau, elle n’a jamais quitté l’hôpital !! » Il la secouait en lui avouant la terrible vérité, laissant les larmes couler sans plus pouvoir les retenir. Et à l’instant où les mots furent prononcés, ses jambes le lâchèrent, comme un trop plein qu’il n’avait pas encore eu l’occasion d’évacuer. « Elle ne fêtera jamais son quatrième mois… Elle n’est plus là… » Il ne savait pas comment ils pourraient survivre à tout cela, comment gérer tout ce poids. Il regarda Emily et la prit immédiatement dans ses bras pour la réconforter elle aussi. « Je suis désolé… Je suis tellement désolé… » Ce n’était la faute de personne, ni de la sienne, ni de celle de sa femme, ni même celle des médecins. Il s’excusait de ne pas avoir su les protéger, de ne pas avoir su sauver sa fille, comme une faute qu’il aurait commise sans le vouloir, mais le mal était fait. Il la serrait fort contre lui, passant sa main dans ses cheveux d’un geste frénétique en lui embrassant le front. Il fallait qu’ils survivent, il fallait qu’ils restent ensemble, qu’ils se battent. Sans elle, il n’avait plus aucune raison d’exister.


_________________
Never let you fall
When the rain is blowing in your face and the whole world is on your case, I could offer you a warm embrace To make you feel my love. When the evening shadows and the stars appear And there is no one there to dry your tears, I hold you for a million years To make you feel my love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
"Our lovelies"

date d'arrivée : 24/09/2017
déclarations envoyées : 77
pseudo (prénom) : Lily
faceclaim : Emma Stone ♡
multinick : Nop

MessageSujet: Re: Sad night... (Oswald)   Jeu 26 Oct - 16:32




Sad night
Ft. Oswald
 
Il existe différentes formes de maladies ; celles qui touchent le corps sont plus ou moins faciles à déceler, c’est plus difficile lorsqu’il s’agit de maladies cachées qui dévorent notre cœur, des maladies que l’on nie et qui semblent s’éterniser. Pour survivre, nous devons trouver cet être exceptionnel qui saura nous guérir. Pour ma part, je l’avais déjà trouvé mais le déni m’empêchait de reconnaître et d’accepter la réalité. C’était une douleur beaucoup trop grande qui équivalait à un coup de massue en plein milieu de la tête. Une part de moi continuait d’espérer un miracle, un impossible retour dans cette maison et, silencieusement, je cherchais ma petite fille… Mais l’absence était trop longue, infiniment longue. Les heures n’en finissaient pas. Les jours puis les mois s’écoulaient les uns après les autres, semblables, sans mon bébé. Plus le temps passait ainsi et plus son absence se faisait déchirure.

Lorsqu’Oswald me dit que Lily n’était plus là, la terreur s’empara de moi, je ne pouvais en croire mes yeux. « Ce n’est pas vrai ! » C’est ce que je me répétais sans arrêt dans ma tête à chacune de ses paroles que je refusais d’entendre. Pourquoi me faisait-il endurer cela ? Pourquoi disait-il qu’il m’aimait alors que la seule chose qu’il était en train de faire en ce moment était de me faire souffrir et de jouer avec notre enfant. Cela ne lui ressemblait pas. Mais tant pis, s’il refusait de me le dire, j’allais vérifier par moi-même. Debout devant le berceau vide, je sentais mes émotions me rattraper et qui commençaient à me submerger, surtout lorsqu’Oswald me serra contre lui en me dévoilant la pire des horreurs.

« Non, non, non… Qu’est-ce que tu racontes STOP ! TAIS-TOI ! Tu mens ! J’ai franchi le seuil de cette maison avec notre enfant dans les bras, c’est moi qui l’ai bordé la première fois, qui lui donnais son lait et qui l’ai mise dans ce berceau, qui la couvrait pour ne pas qu’elle prenne froid… Comment oses-tu me faire ça ? Nous faire ça ? »

C’était si cruel de sa part. Je ne pouvais plus retenir mes larmes qui n’en finissaient plus de couler sur mes joues qui rougissaient à cause de l’énervement. Je ne savais que faire de mon désespoir, je ne voulais qu’une seule chose :

« Je veux qu’on me rende ma fille ! Je t’en supplie, rend-la moi… C’est ma faute, tout est ma faute… »

Je l’appelais, ma petite fille et je suppliais Oswald qu’on me la rende, à crier à l’aide tant les émotions me débordaient. J’essayais de me débattre, qu’il me lâche mais il répétait sans arrêt qu’elle n’était plus là et qu’elle ne fêterait jamais son anniversaire…

Tout à coup, tout prenait une autre importance. Certaines pensées étaient harassantes, comme celles qui avaient trait à ce que j’aurais dû dire, ne pas dire, faire, ou ne pas faire comme protéger ma petite fille. J’aurais tant voulu remonter le temps, effacer certains épisodes et recommencer autrement mais il était trop tard, tout était écrit, définitivement. Pourtant, je passais et repassais en revue les derniers instants à l’hôpital, les dernières semaines, les derniers mois et je culpabilisais des actes et des paroles que je n’avais pas su poser et qui auraient pu changer le destin. A cet instant, toutes mes pensées convergeaient vers Lily. Ma respiration devint plus lente, c’est alors que je réalisais que j’étais dans les bras de mon mari. Je me relevai doucement en regardant tout autour de moi, sans rien dire. C’est alors que j’aperçus une photo posée sur la commode où nous avions l’air si heureux, Oswald, moi et mon bébé à l’intérieur de moi. Une utopie… Je renversai le cadre qui alla se briser en plusieurs morceaux sur le sol et m’adressai à Oswald avant de sortir de cette pièce :

« Il faut qu’on se débarrasse de cette chambre… »

Je descendais ensuite les escaliers, le cœur vide, pour faire la vaisselle et remettre de l’ordre.


Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
"Our lovelies"

date d'arrivée : 22/09/2017
déclarations envoyées : 73
pseudo (prénom) : .plùm
faceclaim : andrew garfield (av : hey jude)
multinick : none

MessageSujet: Re: Sad night... (Oswald)   Jeu 2 Nov - 16:42




Sad night
Emily & Oswald
Il aurait préféré lui mentir, la laisser s’imaginer que leur fille était encore là, qu’elle avait survécu, et qu’ils étaient heureux, tous les trois. Il aurait pu la voir sourire comme autrefois, et quand bien même il s’agissait d’une illusion, elle aurait été heureuse dans sa chimère. Seulement, il avait également conscience que la laisser rêver ne l’aiderait nullement à avancer. Ainsi, aussi cruel que cela ait pu paraître, il lui dévoila la vérité, tout aussi brisé qu’elle, à peine capable de tenir debout tant la peine était grande. Ils auraient dû rentrer avec Lily dans les bras, la bercer pour la première fois dans ce berceau qu’ils avaient trouvé pour elle, ils auraient dû être une famille heureuse, se réjouir du premier sourire de leur fille et fondre à son premier rire. Ces moments volés qu’ils ne pourraient jamais expérimenter, il les voulait. Il voulait s’en sortir, que la peine s’amenuise, qu’Emily redevienne cette femme qu’il aimait tant. Elle avait changé, elle n’était plus vraiment là, et s’il se battait pour la retrouver, il n’était pas certain d’en sortir victorieux.

Il la voyait se décomposer à chaque fois qu’il lui répétait que leur fille n’était plus de ce monde, et cette vision le détruisait. Elle ne voulait pas y croire, le suppliant encore de lui rendre son bébé comme s’il était celui qui le lui avait enlevé. Les larmes aux yeux, il secouait la tête pour lui faire comprendre qu’elle se trompait, impuissant face à la folie passagère de sa femme. Il finit par la serrer fort dans ses bras, aussi fort que possible, pour lui signifier qu’il était là, qu’elle n’était pas seule, mais elle se débattait, refusant même sa présence. Il avait tellement peur de la perdre, et dans un tel moment, il crut un instant qu’elle en arrivait à le détester. Il refusait pourtant d’imaginer une fin à leur histoire, l’aimant beaucoup trop pour la laisser tomber.

Et puis, finalement, il vit son visage se transformer à nouveau. Elle reprenait conscience, petit à petit, se remémorant les moments les plus douloureux de sa vie. Elle s’était calmée, et ce ne fut qu’à cet instant qu’il la lâcha. Elle fit quelques pas, alors qu’il était encore à terre, totalement abattu, et s’arrêta sur une photo d’eux, à l’époque où tout allait encore bien. Quelques secondes plus tard, le cadre se retrouva brisé sur le sol, et les derniers mots d’Emily, juste avant de quitter la pièce, finirent de l’achever. Elle avait raison. Garder cette chambre avait été une erreur. Il aurait dû s’en débarrasser dès le départ, retirer toutes les décorations, les cadres photos, vendre les meubles, et faire de cette pièce une toute autre chose, ou bien la condamner totalement. Il resta un moment là, à terre, après que sa femme soit partie, puis il releva enfin et inspecta la pièce. Son regard se posa sur la photo qu’elle avait jetée et il l’attrapa pour mieux la regarder. Ils étaient si heureux, avant tout ça. Il passa son doigt sur le visage d’Emily, puis son ventre, couchés sur papier, lâcha un petit sourire et mit la photo dans sa poche, avant de se tourner à nouveau vers l’ensemble de la pièce. Il détestait cet endroit. Ils avaient mis tant d’efforts dans son aménagement, et maintenant, il haïssait tout ce qu’il y voyait. Pris d’une rage soudaine, il attrapa le berceau et le projeta contre le mur, le brisant sous le choc. Il s’en prit ensuite à la table à langer, qui vint s’écraser au sol, puis à la petite commode, et tout ce qu’il y avait dans cette chambre.

A la fin de cette crise, il ne restait plus qu’un tas de débris, qu’il examina quelques minutes avant de sortir de la pièce et de redescendre auprès d’Emily. Il s’en voulait de lui avoir avoué la vérité, même s’il savait que c’était encore la meilleure chose à faire, sans quoi la chute aurait été bien trop brutale. Après quelques instants passés à la regarder, il s’approcha finalement d’elle et la prit une nouvelle fois dans ses bras, plus tendrement cette fois, comme un besoin de la sentir tout contre lui, pour se rassurer. « On va s’en sortir, toi et moi. » Il cala sa tête tout contre son cou et la serra un peu plus fort. « Tu as raison, il faut qu’on se débarrasse de cette chambre. Peut-être même qu’il faudrait qu’on déménage. Qu’est-ce que tu en penses ? Prendre… un nouveau départ. » Il se sentait presque coupable de prononcer ces mots, mais il n’en pouvait plus de la voir ainsi, il avait conscience qu’aujourd’hui, il leur fallait se reconstruire. « Je ne veux pas te perdre. » Il finit par lui embrasser le cou, peut-être qu’ils pourraient tourner la page en vivant ailleurs, en quittant cette maison pleine de souvenirs, passés, mais aussi espérés.


_________________
Never let you fall
When the rain is blowing in your face and the whole world is on your case, I could offer you a warm embrace To make you feel my love. When the evening shadows and the stars appear And there is no one there to dry your tears, I hold you for a million years To make you feel my love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Sad night... (Oswald)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sad night... (Oswald)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Wednesday Night Raw # 60
» Perfect night ♪
» Snow Night [F, Clan de Glace]
» Monday Night Raw #46 - Carte
» Friday Night Smackdown - 23 Décembre 2011 (Carte)

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
❊ quiet little lovers :: SOMEWHERE IN BROOKLYN :: Brooklyn Heights-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: