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 Tear in my heart | Olivia ♥

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Elijah Brydger
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MessageSujet: Tear in my heart | Olivia ♥   Jeu 17 Jan - 3:28


Je n’étais pas du genre à me morfondre, rester bloqué dans le passé. Pourtant, s’il y avait bien une époque où je ne cessais de retourner, c’était bien celle où Olivia et moi étions ensemble. Il y avait de cela longtemps, c’était vrai. Mais si certains souvenirs s’émoussent, deviennent peu à peu de plus en plus flous, il n’en était rien, de ma vie avec Olivia et je prenais un malin plaisir de me replonger dans ces moments que l’on passait ensemble, peu pouvaient importer les circonstances. Bonnes ou mauvaises, on se soutenait, on profitait de notre présence mutuelle. On était ensemble, c’est tout.

Certains diraient que s’attacher autant au passé était malsain, voire dangereux. Mais j’avais si peur d’oublier, que je ressassais, encore et encore. Je refusais que les traits de son visage ne s’effacent, que la douceur de sa voix ne s’envole. Que son parfum se dissipe. Pire encore. Que sa caresse sur mon épaule ne disparaisse. Alors peu pouvait importer la raison, je ramenais Olivia à moi, à chaque fois que l’occasion se présentait. Et l’espace d’un instant, je me revoyais là, 8 ans plus tôt. Sans même m’apercevoir que j’étais prisonnier de ma mémoire.

Comme tous les matins, je soupirais à l’idée de devoir bouger de mon lit. Je me souvenais encore de ces matins où déjà, me lever était un véritable calvaire. Seulement, j’avais une excuse pour ne pas vouloir sortir du lit : Olivia, là, dormant paisiblement tout contre moi. Sa respiration calme, son air détendu, comme si rien ne pourrait arriver, jamais. Et le silence qui régnait, rassurant, comme si la pièce était hors de danger. En réalité, je ne me suis plus senti en sécurité ainsi, depuis que nous nous sommes séparés. Et pour éviter de sombrer dans la folie, j’ai redoublé d’efforts, passant ma vie à dessiner plus que jamais, sans relâche, quand bien même l’inspiration n’était pas toujours là… Souvent, c’était son visage, que je redessinais, encore et encore.

Enfin levé, j’ai fini par bouger, devant absolument aller faire deux trois courses. Mais ce que je n’avais pas prévu, c’était sans doute que je la rencontrerais là, au hasard des rayons. Après tout, je ne l’avais pas revue en sept ans, alors pourquoi maintenant ? Était-ce un rêve ? Rien n’était moins sûr. Mais après quelques instants à me frotter frénétiquement les yeux, convaincu d’être victime de ma fatigue, j’ai fini par me rendre à l’évidence : mon hallucination était bien réelle. Sans perdre de temps, j’avais proposé, après quelques minutes, d’aller prendre un café, histoire d’effectuer une session de rattrapage. C’est qu’il s’en passaient, des choses, en sept ans, on avait sans doute des tas de choses à se raconter…

Et ça n’avait pas loupé. Toujours sous son charme, je l’étais. Je ne pouvais pas lutter, visiblement, ne tardant pas à l’embrasser, comme avant, avant de l’emmener à l’atelier, où nous pourrions être plus tranquilles. Et puis… je mourrais d’envie, de lui montrer ce que j’avais fait. Cet atelier était l’aboutissement de mes projets, il permettrait toutes les folies, toutes mes envies. La seule limite était ma créativité.

Alors c’était ce qu’on avait fait. Terminant nos cafés respectifs, nous n’avions pas mis longtemps avant d’arriver dans mon repaire. Seulement… la situation prit un tout autre tournant, lorsqu’elle m’avoua tout ce qu’elle avait sur le coeur. Perdu, réalisant qu’elle ressentait la même chose que ce que j’avais au plus profond de moi, j’ai mis du temps, à réaliser. Mais au fur et à mesure que l’on discutait, tout devenait clair : il était évident que l’on allait se revoir…

******

J’avais proposé à Olivia d’aller faire un tour, ce soir là. Pas particulièrement du style à minauder et mettre mille ans dans ma salle de bains, j’y avais pourtant passé un peu de temps, en profitant pour me laver, me changer, et tailler ma barbe, juste ce qu’il fallait… Une fois près, j’avais pris la route, envoyant un message à Olivia :

- Je suis sur le chemin, prépare toi, j’arrive !


Quelques minutes plus tard, je frappais à sa porte, attendant patiemment que l’on vienne m’ouvrir...
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Olivia Harper
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Jeu 17 Jan - 16:40

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...
Je me souviendrais toujours de cette période où Elijah et moi étions ensemble. J'étais si heureuse et comblée à ses côtés comme jamais ça ne m'était arrivé. Elijah, c'était l'amour d'une vie pour moi alors imaginez la surprise en faisant un test de grossesse un fameux matin. Il est clair qu'avoir un enfant n'était pas vraiment au programme pour nous mais j'étais encore plus heureuse. Sauf que, vous la voyez venir de loin, tout ne s'est pas passé comme je l'aurais espéré. Alors que j'étais dans la cuisine en train de préparer un gâteau, mon père qui me rendait visite s'est permis de fouiller dans mon téléphone et est tombé sur différents messages qu'Elijah et moi nous étions envoyés. Il est parti aux toilettes, désagréablement surpris que son meilleur ami ait osé se taper sa fille.

Sauf qu'aux toilettes, il est tombé sur ce fameux test de grossesse que j'avais rangé dans une armoire, n'ayant pas imaginé une seule seconde qu'il se permettrait de fouiller chez moi. Furieux et en colère, on a eu une altercation verbale qui s'est pas bien passée du tout. Mon père m'a dit qu'il n'hésiterait pas à le détruire et à ruiner sa carrière d'une manière ou d'une autre, qu'il hésiterait pas non plus à se charger de lui. Il m'a poussée à rompre alors qu'intérieurement, j'en avais pas du tout envie. Mon bonheur face à cette relation et cette grossesse a dégringolé à une vitesse monstre, je n'aurais jamais soupçonné ça. Ne voulant pas prendre un quelconque risque pour Elijah, je ne lui ai rien dit de ce qu'il s'est passé et j'ai rompu à contre coeur. Ça m'a brisée, détruite. Je n'ai jamais pu aimer un autre homme que lui et je ne parviens surtout pas à l'oublier.

J'ai vécu ma grossesse seule, ma relation avec mon père se dégrade progressivement. Lui agit comme si de rien était mais moi ? Je n'ai pas oublié ce qu'il m'a fait faire. Je lui en veux terriblement et Dieu sait à quel point je suis rancunière. C'est en étant seule que j'ai donné naissance à un magnifique petit Adam qui va avoir sept ans cette année, au mois de juin. Je me suis laissée aller une seule fois dans les bras d'un homme depuis cette rupture qui ne sont autres que les bras de mon meilleur ami. Difficile de nier quand on voit le petit être qui prend de la place dans mon ventre bien arrondi pour cinq mois de grossesse.

Je n'avais certainement pas imaginé que j'allais le retrouver un jour, tôt ou tard. Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller lui parler et une chose en entraînant une autre, nous sommes allés boire un café avant d'aller voir son petit atelier où il est sérigraphie. Voir qu'il a réussi à trouver quelque chose qui puisse le rendre heureux me réjouit sincèrement. Après le mal que je lui ai fais, je ne pouvais que lui souhaiter du bonheur. On a énormément parlé, discutant tous les deux et je n'ai pas pu résister face à mon envie de lui dire que quoi qu'il se soit passé, je l'aime toujours et je n'ai jamais cessé. Cependant, je ne lui ai pas encore expliqué ce qui m'a poussée à rompre avec lui ni ce qu'il s'est passé avec mon père. Il ne sait pas encore qu'il est père et j'avouerais ne pas non plus savoir comment lui dire mais je devrais bien trouver les mots justes, tôt ou tard... À voir ce que l'avenir nous réserve.

****

On avait prévu de se voir aujourd'hui. Une amie devait venir s'occuper d'Adam et j'attendais patiemment qu'elle arrive. Je reçois d'ailleurs un message d'Elijah me disant qu'il arrive tout en me disant de me préparer. Ce qu'il ne savait pas, c'est que j'étais déjà prête depuis une demi heure. Eh oui, lissage de cheveux, maquillage et me décider sur la tenue que je vais porter m'a demandé du temps, surtout que je voulais me sentir bien et belle. Je tiens à mettre toutes les chances de mon côté après tout. Je me contente de lui répondre tout simplement.

- Je t'attends sagement, je suis déjà prête.

Il ne tarde pas à arriver. Je vais lui ouvrir la porte avec le sourire, la babysitter n'est pas encore arrivée mais ça ne saurait tarder. Je lui fais donc un bisou sur la joue, n'ayant pas réfléchi au fait que par conséquent, il allait croiser Adam. Je lui avais menti sur l'âge de mon fils, disant qu'il allait avoir six ans et non sept. Je sais qu'il aurait comprit, sauf s'il pensait que je le trompais mais ce n'est pas ce que je souhaite qu'il s'imagine non plus.

Hey, comment tu vas...? Entre donc, la babysitter doit arriver.

Je me décale d'ailleurs afin de le laisser entrer le temps que la demoiselle arrive pour s'occuper d'Adam. Je pense qu'on avait sincèrement besoin de se retrouver tous les deux vu les événements qui nous unissent.
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Aujourd’hui, nous disons au revoir à tout ce qui était familier, tout ce qui était confortable. Nous avançons. Mais simplement parce que nous partons, et que ça fait mal, il y a des gens qui sont tellement une partie de nous, qu’ils seront avec nous quoi qu’il arrive. Ils sont notre terrain solide. Notre étoile du Nord. Et les petites voix claires dans nos cœurs qui seront toujours avec nous. Toujours.


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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Jeu 17 Jan - 18:00

J’aurais du aller de l’avant. C’était d’ailleurs ce que je m’efforçais de faire depuis maintenant sept années interminables. Seulement j’étais resté bloqué à cette époque, incapable de construire quoique ce fut de sérieux. Fonder une famille ? Ça aurait pu être envisageable, il y avait longtemps. Mais maintenant ? Il en était hors de question. Je ne voulais pas de Virginie, ni de Patricia, ou encore de Nina. C’était « elle », avec qui je voulais faire ma vie. « Elle », et personne d’autre. Et puisqu’elle était partie, alors mon choix était tout fait. Je préférais être un célibatard, véritable connard avec certaines, prêt à tout pour arriver à mes fins, pour un coup d’un soir, deux grand maximum, plutôt que de me caser parce que c’était ce que les gens faisaient, parce que sans ça, le reste du monde nous jugeait. Mon avantage ? Je n’en avais jamais rien eu à faire, de ce que pouvaient penser les gens de moi. Après tout, ce n’était pas pour les autres, mais pour soi, que l’on restait en vie, avant tout, et je n’avais besoin de personne d’autre pour me dire quoi porter le matin ; j’étais maître de moi même.

En revanche, je cherchais la réponse à cette fameuse question. Pas « quel est le sens de la vie, de l’univers et tout le reste », non. Ça, tout le monde savait que la réponse était quarante-deux. Mais tout simplement… pourquoi Olivia était-elle partie, là, tout à coup, sans explication ? J’avais beau avoir retourné la question mille fois, j’avais pourtant été incapable de répondre. Pour autant, je m’interdisais de sombrer, jouer mon avenir à pile ou face. Conscient que j’aurais des hauts et des bas, je décidais de devenir champion d’escalade, d’arrêter d’esquiver les discussions sérieuses en feintant par une vanne, laisser une trace, laisser une marque, vivre pour ceux qui étaient là. Savoir pleurer dire « je t’aime tellement » apprendre à profiter du présent...

Particulièrement aujourd’hui, d’ailleurs. Car si j’étais conscient que la probabilité de me remettre un jour avec Olivia avoisinait les zéros, je savais aussi que passer du temps avec les gens auxquels on tient était un cadeau précieux, comme cette journée que l’on s’apprêtait à passer ensemble, histoire de rattraper le temps perdu… bon, ok. On n’arriverait jamais à rattraper sept ans en quelques heures. Mais ce n’était pas ça, le plus important.
Son visage apparaissant alors qu’elle m’ouvrait la porte, j’ai souri, presque surpris de la voir, alors qu’au fond, ce n’était pas si surprenant… C’était sans doute de ne pas l’avoir vue depuis ce qui s’apparentait à une éternité, qui faisait ça. Enfin soit. Embrassant à mon tour sa jour, je suis rentré, répondant par la même occasion à sa question :

-Je vais bien, merci. Et toi ? Pas de souci, on a le temps. Ai-je conclu à sa remarque. Après tout, rien ne pressait, sa baby-sitter aurait pu avoir une demi heure de retard que ça ne m’aurait pourtant pas dérangé. Paradoxal, pour quelqu’un d’aussi impatient que moi, en temps normal…

Et baissant les yeux, j’ai vu le petit homme de cinq ans, dont Olivia m’avait parlé, mignon comme tout, avec ses bouclettes. Pas particulièrement attiré par l’idée d’avoir des enfants, je devais bien admettre qu’il aurait pu me faire revoir mes positions sur le sujet… M’accroupissant, je lui ai adressé un sourire :

- Salut toi ! j’m’appelle Elijah, je suis un ami de ta maman.
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Olivia Harper
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Jeu 17 Jan - 20:27

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...

Je n'avais jamais pu ressentir une envie sexuelle pour un autre homme pendant des années tant il hantait mes pensées, tant je pensais à lui. Je n'ai jamais pu oublier ses mains sur mon corps, nos lèvres scellées dans un baiser, ces moments où on rigolait et même les fois où on a fait l'amour. Je lui appartenais corps et âme, j'étais sienne et je ne me posais pas de question parce que la réponse coulait de source, tout simplement. Fonder cette famille avec lui était imprévu mais j'osais imaginer qu'il serait aussi heureux que moi. Si seulement j'avais pu le lui annoncer, voir son visage lorsqu'il aurait su qu'on allait avoir un enfant. Mon père a tout gâcher et je ne pourrais jamais lui pardonner, le voyant comme responsable du malheur de ma vie sentimentale. S'il ne m'avait pas poussée à quitter Elijah en me menaçant et en me manipulant, mon fils aurait connu son père et je n'aurais jamais connu ce déchirement de devoir le quitter alors que je n'en avais pas du tout envie.

Même si nous nous sommes revus, même si j'ai eu le courage de lui admettre à demi mot que mes sentiments étaient toujours présents, même si nous avons besoin de temps, je n'ai pas eu le courage de lui avouer la raison de mon départ. Je n'ai pas pu lui avouer comme ça qu'il était papa, pas de cette manière. Je lui ai donc menti sur l'âge de mon fils et j'en suis pas fière mais sans ça, je sais qu'il aurait comprit. Il n'est pas bête, nous étions toujours ensemble lors de sa conception et s'il savait son âge, il aurait comprit. Il sait que je n'aurais pas pu le tromper. J'ai préféré le laisser croire de manière temporaire que j'avais eu une aventure, menant à cette grossesse peu de temps après notre séparation. Si seulement il savait la vérité... De toute manière, je devrais bientôt lui cracher le morceau parce que je ne veux pas lui cacher ça indéfiniment. Il a le droit de savoir et le droit de connaître mon fils. Mon père ? Qu'il brûle en enfer s'il tente quoi que ce soit en apprenant qu'on s'est revu. De toute manière, s'il tente quoi que ce soit, une place l'attendra en Enfer. Lui qui est si catholique...

On a finalement l'occasion de se revoir et ça me fais plaisir, j'en avais réellement besoin. Le plus important est surtout de ne plus perdre de temps pour des futilités. La vie est assez courte et je ne veux plus de cette souffrance et de ces secrets. Je veux y aller en douceur mais ça me pèse sincèrement de devoir lui mentir... Je lui ouvre même la porte après qu'il ait frappé, lui souriant de plus belle. C'est sincère, je suis réellement contente de le voir. Après qu'on se soit salués, je le laisse entrer à la maison puisque la babysitter n'est pas encore arrivée à la maison. Elle va sûrement avoir un quart d'heure de retard mais c'est déjà bien gentil de sa part de s'être libérée en dernière minute.

Je vais bien, merci à toi. Je suis vraiment désolée, elle ne va sûrement pas tarder... Je m'excuse surtout parce que je voudrais pas qu'il s'imagine que je lui fais perdre son temps ou je sais pas trop. Adam va saluer Elijah, étant très poli et adorable. J'ai eu peur qu'il ne lui lance un "Papa !" puisqu'il a vu des photos de lui mais heureusement, il n'a pas du le reconnaître. Peut-être parce qu'il a changé en sept ans et que les photos datent un peu ? Il va aussi de soi que je lui en ai parlé, je voulais qu'il sache que son père est formidable.

Bonjour ! Adam lui répond plutôt bien, il faut dire qu'il a déjà six ans ce petit bout et il s'exprime plutôt bien, on comprend ce qu'il raconte. Même si c'est adorable de les voir ensemble, j'avoue que ça m'angoisse un peu en même temps...

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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Ven 18 Jan - 0:06



Je me souviens encore de mon état d’esprit, lorsque l’on était ensemble, Olivia et moi. A vrai dire, ce n’était pas vraiment difficile, de se souvenir que moi, ce mec d’apparence froid, distant, mettant un point d’orgue à ne pas m’attacher, s’imagine soudain… Finir sa vie là, avec la même personne, vieillir à ses côtés, pourquoi pas même un gamin, un pavillon, un chien. Pour elle, j’aurais arrêté les conneries. Fini les sorties, fini l’herbe. Finie ma carrière de lieutenant, si elle avait jugé trop dangereux. C’était ainsi. Lorsqu’elle demandait la lune, je n’y pouvais rien, je rappliquais, hululant comme le hibou moyen, attiré par la clarté de l’astre… Elle était tellement pure ; un concentré de femme idéale, qu’en la diluant dans l’eau,on aurait obtiendrait dix filles normales. Encore aujourd’hui, il m’arrivait de penser à elle ainsi. J’avais besoin d’elle, c’était dans mes tripes. Besoin de la sentir contre moi, de s’avoir que tout était encore possible, et qu’ensemble, on aurait pu tout affronter : c’était nous deux contre le reste du monde.

Seulement voilà. On a beau se penser plus fort que tout, on a beau avoir ce sentiment de pouvoir escalader des montagnes, on en oublie trop facilement que tout est éphémère. Alors forcément, lorsqu’Olivia m’avait annoncer vouloir arrêter, sans me donner plus d’explications qu’un simple « je suis désolée », ma vie s’est écroulée, à la façon d’un château de cartes…

Mais aujourd’hui, tout était différent. Je n’attendais rien, mais j’étais simplement heureux, de pouvoir la revoir, tout simplement. Je n’en demandais pas plus, ni moins.
Ses excuses face à l’attente de la baby-sitter me firent sourire. Et d’un geste rassurant, j’ai posé ma main sur son épaule, avant de lui adresser un sourire amusé, la regardant d’un air malicieux :

- Y’a pas mort d’homme, on a le temps, vraiment !


Et l’air de rien, j’ai également salué le petit bonhomme qui, haut comme trois pommes, me rappelait étrangement ma façon d’être à son âge. Et l’espace d’un instant, je me revoyais, là. Jouant aux petites voitures, courant dans les rues avec Aedan, jouant à cache-cache, détallant comme des lapins lorsque les commerçants s’apercevaient de nos stupidités… On était sans doute stupides. Mais à cet âge là, on a la naïveté pour avantage, l’imagination sans bornes qui vous feraient passer des voitures pour des carrosses et des chateaux d’eau pour des tours impossibles à escalader. Aujourd’hui, tout était différent. Et il m’arrivait d’ailleurs de de regretter ces bons vieux jours où tout était si facile…

Adressant un sourire bienveillant à Adam, j’ai ébouriffé ses cheveux dans un geste amical, avant de lui demander

- Alors, t’as quel âge ?

Bon. Olivia m’avait déjà mis au parfum. Mais ce n’était rien faire de mal, que de le faire parler un peu, histoire de faire connaissance. Qui savait, avec un peu de chance, peut être qu’on s’entendrait bien après tout, rien ne nous en empêchait, en tous cas…
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Olivia Harper
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Ven 18 Jan - 1:02

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...
Je ne pourrais pas oublier ces moments de bonheur que j'ai vécu aux côtés d'Elijah. J'ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie, il est le seul avec qui j'envisageais à nouveau de fonder ma vie. Après la perte de mon fiancé et de mon bébé quand j'avais vingt ans, j'avais abandonné tout espoir de me mettre à nouveau en couple avec quelqu'un, encore plus d'avoir des enfants. Pourtant, Elijah m'a fait goûter au vrai bonheur. J'étais à lui, j'avais ce sentiment un peu dingue de lui appartenir corps et âme. Pour moi, c'était lui et personne d'autre. Encore aujourd'hui, je donnerais tout pour pouvoir revivre quelques uns de ces si beaux moments. Personne n'a pu me rendre si heureuse, personne n'a réussi à me faire éprouver de telles choses, surtout aussi intenses que ce que j'ai vécu avec lui. Il est irremplaçable et je ne peux rien y faire...

Devoir le quitter a été la chose la plus dure que j'ai eu à faire. Je venais tout juste d'ouvrir mon cabinet d'avocats quand j'ai su que j'étais enceinte, quand j'ai été forcée de rompre avec lui sous les menaces et les manipulations de mon père. Bien que je ne doute pas de son amour pour moi, je sais qu'il est capable du meilleur comme du pire. C'est un fait que je ne remettrais jamais en doute et je ne voulais pas prendre le risque qu'il blesse Elijah, qu'il fasse quelque chose qu'il pourrait regretter. Je ne lui pardonnes pas pour autant son geste, je lui en veux toujours d'ailleurs. Depuis ce jour là, nos relations père-fille sont devenues extrêmement tenues, si bien que je vais leur rendre visite moins souvent. Pour l'annonce de ma seconde grossesse, je me suis contentée de leur envoyer une carte et une vidéo par message. Pour dire à quel point je refuse de voir mon père si je n'y suis pas forcée...

Finalement, aujourd'hui, il est là et c'est pour moi l'occasion de ne pas perdre davantage de temps avec des futilités. On a déjà perdu un peu plus de sept ans de notre vie avec ces conneries, surtout moi puisque lui s'est fait largué. C'est pas vraiment lui qui y a perdu d'ailleurs, c'est surtout moi. Enfin... ! J'ai juste hâte de passer ce moment avec lui mais malheureusement, la baby sitter n'est pas encore arrivée et on doit l'attendre pour partir puisqu'Adam ne vient pas avec nous. Heureusement, il adore sa baby-sitter donc il ne râle pas quand elle vient à la maison pendant que je m'absente.

Tu es adorable, merci beaucoup. Lui répondis-je sincèrement après l'avoir laissé entrer. Évidemment, mon adorable petit garçon vient saluer notre invité, il est très poli et c'est une réelle fierté pour moi d'avoir un fils comme lui. C'est d'ailleurs un point qui me rassure énormément pour cette seconde grossesse. Je suis bien plus à l'aise et aussi moins paniquée.

Elijah se montre très adorable avec Adam. Je m'estime chanceuse de pouvoir assister à une telle scène entre eux deux. Ça me touche énormément d'ailleurs. Elijah s'intéresse d'ailleurs à lui, il aurait pu ne rien dire et en avoir rien à faire mais loin de là. C'est là que j'ai un pincement au coeur de me dire qu'il aurait pu faire partie intégrante de nos vies si mon père n'avait pas foutu son nez dans cette histoire qui ne le concernait pas.

Alors qu'Elijah lui demande quel âge il a, je jurerais prête que mon coeur a louper un battement et même que je deviens pâle. C'est là que ça me revient, que je lui ai menti sur l'âge d'Adam et mon fils, n'étant pas au courant, lui répond la vérité. Je vais avoir 7 ans en juin ! Lui dit Adam, tout fier. Il a l'impression d'être un grand maintenant. Concernant Elijah, je sais qu'il va comprendre, qu'il réalisera que c'est lui le père avec un rapide calcul sauf si je l'avais trompé mais il sait que je n'aurais jamais pu lui faire ça.

Comme si ça ne pouvait pas mieux tomber, la babysitter sonne à la porte. Je pars lui ouvrir sans rien dire, la laissant entrer tout en la remerciant. Je récupère ma veste tout en regardant Elijah. Je sais qu'on va devoir parler de cette histoire donc autant le faire à l'extérieur, une fois qu'on sera rien que tous les deux. Je n'oserais pas tout avouer si Adam est là, pas ce qu'il s'est passé avec mon père. Elijah a le droit de savoir pourquoi j'ai rompu, pourquoi il n'a pas fait partie de la vie de son fils. Après avoir laissé les instructions à la babysitter, je sors de chez moi en attendant Elijah.

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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Ven 18 Jan - 17:18

De longs mois s’étaient écoulés, avant que je ne réalise réellement que notre histoire était finie. J’en avais été malade. Dépité, déprimé, lessivé, comme passant ma vie dans une machine à laver, regrettant presque que la lobotomisation, ça ne se fasse plus, m’obligeant à rester là avec mes états d’âme et mes souvenirs, j’ai dessiné, inlassablement, ce visage que je n’oublierais pas, je m’en faisais la promesse. Et peu à peu, insidieusement, je me suis réinventé, créant ainsi ce qui me manquait et dont j’avais besoin : la fantaisie et la créativité, il n’y avait que ça, qui pourrait me sauver, j’en étais convaincu.Et je n’avais peut être pas tort, à en voir l’atelier que j’avais fait naître il y avait de cela presque un an maintenant…

Aujourd’hui, je n’étais plus aussi fragile qu’à notre séparation. J’étais à nouveau bien dans mes baskets, ouvert. Et si j’avais pris quelques rides au coin des yeux, je n’avais pourtant pas changé. J’étais toujours le même Elijah que j’étais quelques années auparavant… peut-être même mieux ! Et si j’avais pris du plomb dans l’aile, je n’en avais toujours pas dans la tête, désolé de vous décevoir.

A discuter avec ce gosse, j’en aurais presque oublié la peur que j’avais des enfants, jusqu’à maintenant. Enfin. Pour remettre les choses en contexte, je n’avais pas peur des enfants à proprement parler. Mais plutôt de devoir m’en occuper. Comprenez-moi : je n’étais qu’un gamin, plus petit qu’Adam, encore, lorsque ma mère m’avait laissé aux bons soins de madame Rosa. Quant à mon père… ah. Mon père. Parlons-en. En réalité, il n’y avait pas grand-chose à en dire. Je ne l’avais jamais connu, et il n’avait pas cherché à me connaître non plus. Ca s’arrêtait là. Seulement… est-ce que l’absence de modèle ferait de moi un véritable manche ? Serais-je capable d’éduquer, faire grandir, élever un petit d’homme, ou prendrais-je le même chemin que mon paternel, une vague ombre au tableau, une légende, au même titre que le père Noël ou le respect ; vous savez, toutes ces choses dont on sait qu’elles existent, mais qu’on n’a pourtant jamais vues ? Je me refusais de courir ce risque, ou de faire courir le risque à un enfant qui n’aurait rien demandé, préférant encore rester comme je vivais aujourd’hui… Mais lorsqu’il répondit à ma question, ce fut mon monde tout entier, qui s’effondra. Était-ce possible ? Pourquoi Olivia m’aurait-elle menti ? Mon coeur rata un battement, peut être deux. Intérieurement, j’étais déchiré. Car si ce qu’Adam disait était vrai… j’avais, sans le vouloir, été un père aussi absent que le mien, envers qui j’avais une rage immense, une aversion violente. Les larmes me montèrent aux yeux. Mais je luttais, pour ne rien laisser paraître face à ce petit bout qui n’avait rien demandé à personne, et qui ne comprendrait pas pourquoi soudainement « l’ami de maman » se mettait à pleurer comme une fillette. Mine de rien, je me suis relevé, lui adressant un grand sourire :

- Waw ! t’es un grand, dis moi !

Adressant un regard lourd de sens à Olivia, je suis resté légèrement en retrait, à l’arrivée de la baby-sitter, tentant de digérer la nouvelle. Une fois la jeune femme partie avec Adam, j’ai suivi Olivia à l’extérieur, allumant fébrilement une cigarette, et lui demandant, d’un ton plein de reproches :

- Tu m’expliques ? C’est quoi l’embrouille avec Adam, là ?

Avec le recul, je m’en voulais, de lui parler ainsi. Mais merde, je ne comprenais rien à cette histoire, j’avais besoin de savoir, besoin de comprendre ce qu’il s’était passé, en sept foutues années...

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Olivia Harper
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Jeu 24 Jan - 13:33

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...
Depuis que mon paternel m'a forcé à quitter Elijah, nos relations sont devenues beaucoup plus tendues. Si, auparavant, nous étions fusionnels, la réalité en est désormais bien loin. J'évite à tout prix de le voir sauf si je n'en ai malheureusement pas le choix, je ne le laisse jamais seul en compagnie d'Adam parce que s'il n'avait pas pointé son nez dans cette histoire, mon fils aurait grandit avec son père à ses côtés. Je n'aurais pas vécu ma grossesse seule, je n'aurais pas accouché seule non plus. Je n'ai pas eu le choix que d'agir si je ne voulais pas que mon père tente de s'en prendre à Elijah, oubliant toute définition de ce que représentait leur amitié auparavant. Pourtant, pour moi c'était lui et pas un autre. Je n'ai jamais pu retomber amoureuse d'un autre homme depuis notre séparation. Bien que je me suis laissée aller dans les bras de Nathanaël l'espace d'une soirée, il n'a jamais pu quitter mon esprit, mes souvenirs, mon coeur, tout simplement. Il était présent de manière constante, bien qu'il n'était physiquement pas à mes côtés.

Quand je regarde un peu mon passé, ma vie a quand même changé sur certains points. J'ai donné naissance à un adorable petit garçon, je suis enceinte de mon second enfant, mon cabinet s'est fait une très belle place en ville mais il y a certaines petites choses qui n'ont pas changé. Côté caractère, je me suis un peu endurcie pour éviter de souffrir mais sur le font, je suis toujours celle que j'étais sept ans auparavant. En plus d'être une femme, je me devais d'être une mère hors pair et une avocate tenace. Tout ça en une seule personne. C'est loin d'être une chose facile mais j'estime que je m'en sors pas trop mal en fin de compte. Puis, l'avantage est que je peux toujours compter sur mon frère adoptif quand rien ne va. C'est un pilier dans ma vie, je ne sais pas ce que je ferais sans lui.

Adam et Elijah discutent ensemble et, forcément, ce qui devait arriver ne tarde pas à se produire. Elijah lui demande quel âge a-il et, évidemment, Adam lui répond avec honnêteté. Rien qu'à la tête qu'il fait, j'ai confirmation qu'il a comprit. C'est une discussion à laquelle je ne pourrais certainement pas échapper. De toute manière, je lui dois des explications et je ne vais pas m'enfuir devant les difficultés. Je ne veux cependant pas faire ça ici, pas maintenant. Elijah semble l'avoir comprit puisqu'il ne relève aucune information devant Adam, malgré le regard lourd de sens qu'il m'adresse. Impossible de passer à côté, cette fois.

L'arrivée de la baby-sitter ne pouvait pas mieux tomber, je suis presque heureuse de la voir débarquer d'ailleurs. Je lui laisse quelques directives, comme j'en ai l'habitude, avant de sortir de chez moi pour attendre Elijah. J'ai aussi besoin de prendre un peu l'air en sachant ce qui va m'attendre. Il ne tarde d'ailleurs pas à me rejoindre, ne se gênant pas pour me parler d'une manière qu'il n'en a jamais eu l'occasion avant. D'un côté, il a ses raisons et je peux comprendre, bien que ça fait mal. Je veux pas ignorer le sujet, je lui dois une réponse honnête.

J'ai paniqué, quand on en a discuté la dernière fois. Crois-moi que j'avais aucunement l'intention de te tenir à l'écart de sa vie. J'étais si heureuse quand j'ai appris que j'étais enceinte. Je nous voyais déjà avec ce bébé, bien que ce n'était pas prévu. Puis mon père a débarqué. Quand j'ai eu le dos tourné, il a lu quelques messages qu'on a pu s'envoyer. Et encore, si ça s'arrêtait là... Il a vu le test de grossesse que j'avais jeté dans la poubelle de la salle de bain. Il était en colère comme je ne l'avais jamais vu. Il m'a menacée de s'en prendre à toi, amitié ou non. Il m'a manipulée pour que je te quittes, il savait comment s'y prendre. Ça ne m'aurais jamais traversé l'esprit de me séparer de toi, sinon. J'étais tellement heureuse avec toi, tellement épanouie...

Lui avouais-je, le coeur lourd en ayant en même temps cette impression de me libérer d'un énorme poids qui me pesait sur les épaules. Le coeur qui pèse parce que j'étais sincèrement heureuse avec lui comme je ne l'avais jamais été. Il me comprenait, il savait ce dont j'avais besoin et il parvenait toujours à me faire sourire même quand je me sentais pas bien. Ce poids en moins vient du fait que désormais, il est au courant de pourquoi je l'ai quitté. Pourquoi je suis partie ainsi alors que tout allait bien entre nous.
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Dernière édition par Olivia Harper le Dim 3 Fév - 11:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Dim 3 Fév - 0:16

Destabilisé, dégouté, déphasé, j’avais envie de pleurer, hurler, mettre un coup de poing dans un mur. Bordel, je ne comprenais rien à ce qui se passait. Je restais là, perdu. A me demander pourquoi Olivia avait pris le parti de me cacher l’existence de mon propre fils. J’avais un mal de chien. Pourtant convaincu jusqu’à aujourd’hui de ne jamais vouloir de gosse, pas par dégout des enfants, mais par peur d’être un père aussi mauvais et inexistant que le mien ; je m’aperçois maintenant que finalement, je n’aurais peut être pas été contre. Ou du moins, j’aurais aimé qu’on m’en laisse le choix, tout simplement. Savoir que même si pour le moment je ne me pensais pas prêt, l’éventualité était là. J’aurais du avoir des obligations envers mon fils. J’aurais du… apprendre à lui changer les couches, évitant les éventuelles tentatives de sa part de m’arroser par la même occasion. Lui apprendre que non, il ne fallait pas écrire sur les murs. Mais aussi lui montrer à quel point le monde est beau ; lui apprendre à se défendre. A ne jamais laisser qui que ce soit le faire douter de lui même et de ses capacités. Et puis pouvoir le serrer dans mes bras, l’emmener jouer au foot ; et fonder avec lui nos meilleurs souvenirs pour les années à venir. J’étais malade. Pourtant, je n’arrivais pas non plus à en vouloir a Liv. Tout ce que je demandais en réalité, étaient de simples explications. J’en avais besoin. Après tout, elle m’avait évincé de la vie de notre gamin, ce n’était tout de même pas quelque chose d’anodin…

Perdu dans mes pensées qui turbinaient à mille à l’heure, ma gorge se serra, lorsqu’elle commença à m’expliquer. Me dire qu’elle n’avait pas eu l’intention de me mettre à l’écart de la vie d’Adam. J’étais perdu, ne comprenant pas un seul mot de ce qui se passait. Si elle n’en avait pas eu l’intention, c’était pourtant ce qu’elle avait fait. Je nageais dans l’incompréhension, incapable à cet instant de peser le pour et le contre. Nom de dieu. J’en venais d’ailleurs à regretter de me retrouver là, ici et maintenant avec cette femme dont pourtant, je pouvais affirmer avec certitude que j’étais fou. Pas du genre à fuir, c’était pourtant là l’envie que j’avais. Partir loin, ne jamais revenir en arrière. Prendre la poudre d’escampette direction un autre pays, n’importe lequel, et ne jamais me retourner. Et alors que j’allais lui dire de laisser tomber ses explications, je les ai revus, le sourire et la bouille innocente d’Adam. Sa petite voix m’annonçant avec fierté son âge de grand garçon. Soupirant, terminant ma cigarette que je lançais fébrilement sur le trottoir d’une pichenette bien sentie, j’en ai rallumé une à la volée, nerveux. En réalité, je crois que j’aurais pu me taper tout un paquet, là tout d’un coup, tant j’étais anxieux. J’ai fermé les yeux quelques micro-secondes, fronçant les sourcils, tentant de rassembler mes idées, pour ne pas craquer. Soufflant légèrement afin de faire redescendre la pression, j’ai tenté de l’écouter jusqu’au bout. Mes mâchoires se serraient ; mes yeux se remplissant de larmes que je refusais de laisser tomber.
Et une fois ses explications faites, je suis resté stupéfait. M’asseyant sur le perron de sa maison plutôt que de me laisser tomber lourdement, accablé par le poids de ces révélations, j’ai pris ma tête dans mes mains. Je savais, bien évidemment, que son père aurait eu énormément de mal à accepter une relation entre sa fille et moi. D’ailleurs, c’était l’une des principales raisons pour laquelle nous avions décidé de garder tout cela pour nous. Mais jamais je n’aurais pensé qu’il puisse être capable d’en arriver là… Comme quoi ce qu’on dit est vrai : on pense connaître les gens, mais au final, on est souvent loin du compte.

- J’comprends plus rien… je… pourquoi ? Enfin… Je savais qu’il aurait du mal à accepter tout ce qu’il y avait entre toi et moi mais… j’aurais jamais pensé que… enfin… Tu aurais du m’en parler, Liv. De nous deux, j’suis le plus âgé, c’était mon rôle de te protéger… Et de protéger Adam, aussi. Tu aurais du me le dire.

Chassant les larmes qui roulaient sur mes joues, je regardais mes chaussures, tentant de les faire filer au plus vite. Pas que j’aie honte de pleurer, c’était humain. Mais en toute franchise, je n’en étais pas particulièrement fier non plus...

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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Dim 3 Fév - 18:15

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...
Prendre une telle décision s'est avéré très difficile pour moi. J'ai toujours eu du mal à vivre avec et je n'ai jamais vraiment pu l'accepter. Mon père qui était une figure de confiance auparavant ne m'inspirait désormais que haine et méfiance. Je lui en ai toujours voulu de m'avoir imposé ça, de m'avoir menacée ainsi et de me retrouver dans une telle situation alors que je devais être heureuse. Heureuse d'attendre un bébé, heureuse d'être avec l'homme que j'aime, heureuse que ce soit lui le père. Sauf que pour moi, le choix était évident entre mon bonheur et sa sécurité, ma décision en est une preuve parfaite. Je n'aurais pas pris le risque que mon père s'en prenne à lui alors que je le sais capable du meilleur comme du pire lorsqu'il s'agit de moi. Peut-être, qu'il pensait bien faire, ou peut-être était-ce juste une question d'égo ? J'en sais strictement rien mais nos relations ne seront plus jamais pareilles, surtout pas après m'avoir imposé d'élever mon fils sans son père. Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas prendre le risque de le perdre d'une manière encore plus grave, ou même prendre le risque de le mettre en danger, tout simplement. Il a toujours compté plus que quiconque, j'ai jamais aimé quelqu'un comme lui et je ne pourrais probablement plus jamais ressentir des sentiments aussi intenses pour quelqu'un d'autre.

Bien-sûr, je ne comptais pas l'empêcher de faire partie de la vie de son fils avant que mon père débarque et mette son nez dans cette situation qui ne le regardait pas, avant qu'il ne se mette à me menacer. Non, j'espérais qu'on puisse vivre heureux, ensemble à élever cet enfant ensemble. C'est ce dont je rêvais bien que ni lui ni moi n'avions en tête d'avoir des enfants, surtout pas dans l'immédiat. On était plutôt du genre à profiter pleinement de notre vie ensemble, vivant chaque moment dans sa globalité et sans se prendre la tête. Évidemment, il allait l'apprendre tôt ou tard et c'était plus qu'évident maintenant que nous avions repris contact dans vraiment le chercher. J'espérais retarder un peu le moment, voulant pouvoir me rapprocher de lui et essayer de le mettre en sécurité, loin de ce tyran qui me sert de figure paternelle ou plutôt d'exemple à ne jamais reproduire. C'est un peu égoïste, je sais. Le voir dans cet état me brise le coeur, entendre ses reproches aussi. D'un côté, j'aurais dû m'y attendre, j'aurais dû le savoir. C'était presque évident qu'il allait me le reprocher, ça coulait même de source à vrai dire, il est clair qu'aucune des décisions qui s'offraient à moi n'était la bonne à ses yeux, comment j'ai pu m'imaginer le contraire ?

Oh ça c'est certain qu'il n'a pas pu accepter cette relation dès qu'il l'a su, encore moins le fait que j'étais enceinte de toi. Tu n'aurais jamais pensé quoi ? Qu'il oserait en arriver là, aux menaces et au chantage ? Crois moi que si, il est capable du meilleur comme du pire et je n'aurais jamais supporté qu'il s'en prenne à toi. Franchement, tu penses que je suis heureuse d'avoir élevé Adam en étant seule ? D'avoir accouché sans avoir pu te demander d'être à mes côtés ? D'avoir dû te cacher une nouvelle pareille alors que j'étais si heureuse en l'apprenant ? Tu penses aussi que j'ai été heureuse de quitter l'homme que j'ai aimé, que j'aime et que j'ai jamais pu oublier ? Clairement pas, j'ai jamais été aussi malheureuse. Tu es peut-être le plus âgé mais c'était à moi de te protéger cette fois parce que t'aurais rien pu faire face à lui. Je t'assure que l'âge n'aurait rien changé, je ne l'avais jamais vu dans un tel état. C'est peut-être mon père mais même moi, il me terrifie. J'ai eu autant peur en sa présence que ce jour là. Désolée de pas avoir pris les décisions que tu aurais voulu que je prennes, désolée de ne pas avoir assuré, désolée de tout.

Je lui tourne finalement le dos, essuyant quelques larmes que j'ai retenu tant bien que mal et surtout, je ne sais pas par quel miracle j'y suis arrivée. Trop fière, j'ai toujours été trop fière que pour oser pleurer devant les gens, trop pudique face à mes sentiments. Cette situation me torture, ça fait mal mais je l'admettrais jamais à haute voix pour autant. Je fais les cent pas, hésitant à partir marcher un peu seule pour lui laisser le temps d'assimiler une telle nouvelle. De toute façon, je suis pas certaine d'être prête à affronter une vague de reproches venant de lui. Je me sens tellement mal à cet instant précis, j'ai cette étrange sensation que peu importe la décision que j'aurais pu prendre face à une telle situation, elle aurait quand même été mauvaise. J'ai cette envie un peu étrange de m'en aller, de fuir loin de tout et de mettre ma vie sur pause. Comme si le perdre une fois n'étais pas suffisant, je vais probablement le perdre une seconde fois en plus d'entendre des reproches. Quel merdier, j'ai probablement jamais autant regretter de ne pas pouvoir disparaître en claquant des doigts. Je suis à cran, à bout d'énergie, à bout de tout pour être sincère avec moi-même. J'aimerais tellement que tout ça cesse, j'aimerais ne plus rien éprouver à cet instant précis, surtout pas la douleur que ça m'inflige.
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Dim 10 Fév - 2:38

Perdu, le coeur déchiré, j’avais pour seule envie de crier, pleurer, prendre la fuite pour ne jamais revenir. Dans le fond, ça n’aurait pas du être difficile, pour moi. Je n’aurais qu’à partir, sans me retourner, sans même faire mes adieux à Olivia pour ce que j’aurais pu qualifier de trahison de sa part. La boule au ventre, la tête dans le vague, je n’arrivais pas à y croire, tentant tant bien que mal de me convaincre que j’étais en train de faire un cauchemar. En réalité, c’était là la seule explication que je pouvais me donner, pour tout ce qu’elle venait de me dire. Ce gosse était le mien, elle me l’avait caché. Pire encore ! c’était son père, mon meilleur ami, qui l’avait menacée. J’étais perdu. A deux doigts de partir, les phalanges crispées sur ma cigarette, j’ai soudain pensé à Adam. Qu’allait il devenir ? qu’allait elle décider ? Mon dieu, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser ainsi, sans père. Ne pas reproduire les erreurs de mon père, ne pas finir par le faire souffrir lui, sans lui laisser aucune chance de pouvoir vivre comme tous ses petits camarades, en ayant mille questions en tête, s’il ne se les posait pas déjà. Se demandait-il à quoi son père ressemblait, ou pourquoi il avait pris le parti de ne jamais revenir, à sa naissance ? J’espérais tellement, qu’il ne se mette pas en tête que je l’avais abandonné…

Il était vrai que je n’avais pas été, jusqu’ici, pour avoir un enfant. Par peur de ne pas savoir assurer, de reproduire les mêmes erreurs que mon père. Parce que j’étais bien trop prisonnier de mes peurs d’enfant, encore aujourd’hui. L’abandon, je ne connaissais que trop bien. Toute ma vie j’avais du me battre ; me construire seul, espérant que, peut être un jour, celui grâce à qui j’étais venu au monde ne se souvienne de moi…
Les yeux dans le vague, le regard brouillé, je ne pouvais plus entendre un mot de plus, c’en était trop. En colère, attristé, en pleine incompréhension, j’ai finalement lancé, d’un ton froid, assuré, sec, de ceux que je n’avais jamais adressés à Olivia.

- Tais-toi !

La gorge serrée, les larmes qui roulaient sur mes joues se transformaient maintenant en ruisseaux, dévalant les courbes de mes joues, redessinant les rides au coins de mes yeux, creusées par les nombreux fous rires et regards amusés que j’avais pu avoir tout au long de ma vie… Fou de colère, je me suis brusquement levé, faisant les cents pas, comme un lion en cage. Prisonnier de mes propres pensées, de mes souvenirs, je pestais, marmonnant dans une langue incompréhensible, tant je parlais entre mes dents. Passant une main sur ma nuque que je sentais tendue comme jamais, j’ai tenté de desserrer les mâchoires, souffler… Mais n’ai pas pu dire plus que :

- Je crois que… J’ai besoin de prendre l’air.

Tremblant, mon regard déviait honteusement, comme incapable de soutenir celui d’Olivia… Allumant une nouvelle cigarette, j’ai tourné les talons, et suis parti, tentant de ne pas me retourner… pourtant, mon corps tout entier me hurlait son besoin de serrer Olivia contre lui. Je crus devenir fou, incapable de passer outre ma colère. Vide, j’avais l’impression que je ne pourrais plus jamais ressentir quelque sentiment que ce fut, comme mort à l’intérieur. Et dieu savait qu’au fond, je ne voulais plus rien ressentir, plus jamais.
L’amour… c’était quand même un drôle de sentiment. Il pouvait vous élever, vous faire grandir, apprendre sur vous même et faire de vous une personne meilleure, une version 2,0 de ce quidam que vous avez toujours été. Mais il savait aussi se montrer destructeur, un vent violent, dévastateur. Un feu incandescent vous consumant doucement, insidieusement, ne laissant en vous que les cendres de ce qui fut, autre fois, un havre de sécurité, rassurant…

Perdu dans mes pensées, j’ai marché, jusqu’à ce que je me retrouve enfin seul. Olivia loin de moi, j’avais mal, je bouillonnais. Incapable d’expliquer comment ou pourquoi, j’aurais voulu me briser en deux, afin de laisser les mots s’épanouir, sortir de mes entrailles et s’élever dans les airs… N’ayant pas les mots, je me suis mis à hurler, au hasard des rues. A la ronde, pas un chat. J’entendais mes cris résonner, me rappelant combien j’étais seul… Ce n’étaient peut être que des coups d’épée dans l’eau, mais l’espace d’un instant, je me sentais libéré du poids de sa culpabilité.

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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Lun 11 Fév - 0:30

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...
Cette situation me détruit, elle me consume à petit feu jusqu'à ce qu'il n'en restera plus rien. Je suis déjà à bout émotionnellement, je suis fatiguée physiquement. J'ai juste envie de fuir comme je le fais si bien, prendre toutes mes affaires et fuir loin mais la fuite n'est pas une réponse à tous les problèmes. De toute manière, est-ce qu'il y avait une bonne décision à prendre face à cette situation ? Je ne pense pas, je dirais plutôt qu'il y avait des choix moins pires que d'autres, tout simplement. Ça ne m'a pas empêcher de parler à mon fils de son père, de l'homme formidable qu'il est et de la raison faisant que son père n'était pas dans sa vie. Je ne voulais pas être cette mère évitant toutes les questions qu'il pourrait se poser, ou lui répondre un "on en discutera quand tu seras plus grand". Il avait le droit de savoir, d'obtenir des réponses aux questions qu'il se posait. Comme s'il semblait s'imaginer que cette décision me convenait et que j'en étais ravie, quelle blague. Je peux comprendre que cette annonce est choquante, surprenante, qu'il s'y attendais certainement pas mais ce n'est pas non plus de bon coeur que je lui ai caché ça tout en me disant que c'est une très bonne idée. Si c'est ce qu'il s'imagine... C'est peut-être qu'on ne se connait pas si bien, en fin de compte.

Il me demande froidement de me taire, je ne cherche pas à en placer une non plus à vrai dire. Il est énervé, je le sais et je le sens. Je ne veux pas empirer la situation qui est déjà loin, très loin d'être toute belle et toute rose. Je me sentais déjà au plus mal, il m'enfonce un peu plus. J'éprouve toujours cette envie de fuir loin de tout. De toute manière, la babysitter a toute sa soirée et je compte la payer en rentrant, à voir ce que je décides de faire ensuite... Chose qui ne tarde pas lorsqu'il me dit qu'il a besoin de prendre l'air, juste avant de partir. J'essuie les larmes qui pouvaient couler sur mon visage avant de chercher les clés de la maison ainsi que mes clés de voiture dans mon sac à main une fois qu'il est parti, ça m'évitera de les chercher plus tard. Je réfléchis quelques instants, ayant décidé de partir quelques jours sans prévenir, sur un coup de tête. Simplement parce que j'en ai réellement besoin, et aussi parce qu'il faut que je m'aère l'esprit pour revenir en meilleur état. J'ai toujours eu cette habitude de tout garder pour moi mais vient toujours un moment où ça explose. Ce moment là? C'est aujourd'hui. Impossible de retarder davantage ce moment, de nier et d'agir comme si de rien était.

Je rentre donc, signalant à la babysitter qu'elle peut rester jusqu'au lendemain si elle le désire puisque je sais que c'est compliqué pour elle en ce moment, lui laissant un supplément pour le dérangement. Elle décide de rester là ce soir, m'assurant qu'elle fermerait la porte. Cette babysitter est devenue une amie avec le temps, je lui fais donc pleinement confiance. Je prépare une valise avec des affaires m'appartenant ainsi qu'une autre valise plus petite pour les affaires d'Adam qui se prépare, lui ayant simplement dis qu'on allait partir quelques jours hors de la maison. Sauf que je le connais, cet enfant n'est pas dupe et il a dû comprendre que ça n'allait pas. Je place les valises dans le coffre de ma voiture avant d'attacher Adam dans son siège auto. Je prends place côté conducteur, démarrant la voiture tout en mettant un peu de musique en fond sonore tout en discutant un petit peu avec mon fils sans aborder ce sujet encore assez lourd. Il faudra que je le fasse, je le sais mais pas ici. Ce n'est ni le lieu, ni le moment. Je me sens juste pas capable de rester chez moi dans cette situation, dans l'état où je me sens à l'heure actuelle. Adam est assez calme, il profite du trajet qui dure approximativement deux heures à partir de chez moi. Il est environ vingt heures  lorsque j'arrive finalement à destination : dans les Hamptons.

Il faut savoir que mes parents ont, depuis ma plus tendre enfance, une villa dans les Hamptons. On y allait chaque année pour les vacances, c'était un endroit très agréable et j'en garde de merveilleux souvenirs. Il y a aussi cette plage où j'allais toujours jouer où il n'y avait jamais personne appart ma famille et aussi cette grande piscine où je prenais toujours tant de plaisir à nager. Je laisse donc Adam rentrer à l'intérieur de la villa, rentrant les valises malgré mon ventre bien arrondi vu que j'en suis à cinq mois de grossesse. Je range nos affaires dans nos chambres respectives, situées pas trop loin l'une de l'autre pendant que je le le jouer tranquillement dans le salon. Il est certain que ces quelques jours loin de tout vont nous faire énormément de bien. Une fois que tout est rangé, je décide ensuite d'avoir une petite discussion avec mon fils afin de lui expliquer qui est "cet ami" de maman qu'il a vu tout à l'heure et qu'il n'a pas reconnu. Je souhaite garder ce lien de confiance que j'ai établi avec mon fils, je veux rester honnête avec lui. Il a sept ans, mais il reste en âge de comprendre que cet homme était tout simplement son père. J'essaie aussi de me détendre et de rester calme, étant encore relativement très à fleur de peau après cette histoire. J'ai clairement besoin de me changer les idées, de sourire et de me sentir bien. J'ai besoin de mon fils, tout simplement.

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Elijah Brydger
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Lun 11 Fév - 1:41

Perdu, dévasté, j’avais comme une envie de prendre la fuite, ne plus rester dans le quartier, ni en ville. En réalité, je n’avais qu’une envie, celle de disparaître de la surface de la Terre.
Proche du mental breakdown, je paniquais, incapable de décerner le vrai du faux, le bon du mauvais. Je me sentais faible, abominable. Incapable de me souvenir de qui j’étais vraiment, incapable de me souvenir de toutes ces choses que j’avais pu vivre et qui m’auraient procuré un tant soit peu de bonheur : l’espace d’un instant, je me débattais contre mes démons intérieurs ; mais ils étaient plus forts que moi, frêle, fragile, rejeton chétif, ombre au tableau de la vie déjà bien remplie d’une prostituée qui manquait de chance. Mon monde s’effondrait, et j’étais là, impuissant, perdu, incapable de faire le tri dans ces sentiments qui me sautaient en plein visage et dont je ne savais pas reconnaître les attraits.
Tirant frénétiquement sur ma cigarette, faisant les cents pas, sanglotant comme un enfant qui aurait perdu sa mère, je pestais. Contre ce mensonge, d’abord. Mensonge de ma vie, la solitude que j’avais toujours connue et qui était devenue pour moi une amie, tant elle m’avait toujours suivi, dans chacun de mes pas. Je m’étais forgé sans père, j’avais fait de mon mieux pour devenir la personne la plus correcte possible. Mais… la vie avait un sens de l’humour qui n’appartenait qu’à elle. Ainsi, je passais mon temps dans l’errance et l’erreur, blessant ceux que j’aimais, donnant un tout autre aspect à ce que je chérissais dans un clin d’oeil. Mais aussi contre le père d’Olivia. C’était vrai, je l’avais trahi. J’avais osé poser les yeux sur sa fille, sa princesse. La chose qu’il avait probablement de plus cher, droiture et fiabilité incarnée alors que moi… je n’étais pas de ceux là. C’était plutôt tout le contraire ; avant de rencontrer le chemin d’Olivia,j’étais versatile, je n’accordais ma confiance à aucune femme qui passait entre mes draps. Je me refusais de montrer de telles faiblesses. Elles étaient toutes les mêmes, j’en étais convaincu, allant même jusqu’à m’interdire de m’attacher. Instable, méfiant, irrationnel, j’étais ce qu’il se faisait de pire dans le game, loin de l’image de gendre idéal dont son père pouvait me rebattre les oreilles. Olivia devait, selon les veux de celui ci épouser quelqu’un de riche, bon sous tous rapports. Il voulait le meilleur pour elle, et le meilleur, ce n’était pas moi.

Le regard dans le vague, spectateur de l’explosion que je sentais jaillir en moi. Je me dégoûtais, à l’image de cette cigarette sur laquelle je me forçais à tirer, convaincu qu’elle finirait bien par me détendre… Je me détestais de l’avoir laissée là sur le péron, seule, alors qu’elle avait probablement besoin de moi plus que jamais. Je l’imaginais, tout comme moi, éperdue, pleine de tristesse, de détresse. Ou peut être que c’était tout le contraire. Peut être avait elle la rage contre moi et mes réactions stupides. Moi et mes mots froids, distants, pleins d’une colère passive que je ne comprenais pas encore lorsque je les avais prononcés. Et à cet instant précis, je les regrettais amèrement.
Essuyant les larmes qui embuaient mon regard, je me suis mis à courir. Il n’y avait plus une minute à perdre, je devais la retrouver, m’excuser. Lui dire à quel point je l’aimais, à quel point j’étais un con et que chaque jour passé à ses côtés me rendait moins con, plus tolérant, et me ramenait petit à petit vers celui que je tendais à être un jour : un homme meilleur.

A bout de souffle, redoublant d’efforts, j’ai couru jusqu’à chez elle, constatant, surpris, qu’elle était partie. J’ai tout de même frappé à la porte. Après tout, même si elle n’était plus là, la babysitter devait encore se trouver à l’intérieur avec Adam, et, qui sait, peut être Olivia également. A ma grande stupeur, elle était seule. Olivia était partie sans laisser d’adresse, sans se retourner, notre enfant dans les bras.

Remerciant la jeune femme, je suis parti désemparé, paniqué. Elle était une partie de moi ; la perdre était inconcevable. Si je ne la retrouvais pas, j’en mourrais.
Titubant légèrement, abattu par le flot d’information qui m’étaient arrivées en l’espace de quelques minutes, j’ai récupéré ma voiture, roulant d’abord sans but, dans l’espoir d’une idée de génie, pleurant de plus belle. Je nous revoyais, quelques années auparavant, beaux, heureux et pleins d’avenir. Je pouvais encore sentir l’odeur de ses cheveux, la caresse de sa main sur ma joue, sa peau contre la mienne. Nos discussions, nos aveux, nos souvenirs, nos histoires d’enfance. Et peu à peu, ces souvenirs laissèrent place à ceux que j’avais pu avoir avec son père. Nos filatures interminables, coincés dans la voiture à se raconter des histoires… dont celle de cette villa dans les Hamptons, où Olivia adorait jouer lorsqu’elle était enfant, même villa où j’avais du le retrouver, lorsque j’avais eu besoin de soutien et que j’étais au plus bas, alors qu’il était en vacances avec sa famille…J’ignorais pourquoi, mais mon intuition me hurlait de faire demi-tour, d’aller à cet endroit. Maintenant, j’avais au moins une destination à mon escapade….

Terrifié à l’idée de ce que j’y trouverais, ou plutôt de qui il risquait de manquer dans cette fameuse villa, mon coeur se serrait. Il faillait que je la retrouve, peu en importait le moyen.
Tremblant, lorsque je me suis retrouvé sur le pas de la porte, j’ai longuement hésité, avant de sonner, bien trop peureux de la suite des évènements. Mais il fallait que j’en aie le coeur net, et que je continue mes recherches, s’il s’avérait que j’avais fait fausse route.
Toute ma vie j’avais fait le souhait de mourir avant d’être vieux, mais à cause d’elle, j’y repensais à deux fois...

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Olivia Harper
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Lun 11 Fév - 23:17

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...

Une part de moi lui en veut de m'avoir traitée de cette manière, me faisant me sentir comme une mauvaise ex-petite amie, une femme incapable de prendre les bonnes les décisions, me pensant capable de prendre une décision pareille de mon plein gré alors qu'on était bien et heureux ensemble. Ses paroles ont eu l'effet d'un coup de poignard en plein coeur, il a su viser là où ça fait mal. Ce soir ? Je me sens brisée, détruite et j'en veux au monde entier ou presque, à commencer par mon paternel. Je peux comprendre que ce n'est pas ce qu'il espérait, qu'il en veuille à Elijah d'avoir posé ses mains sur moi et même qu'il soit en colère contre moi parce que j'étais pleinement consentante, mais est-ce que ça valait réellement la peine de me priver de mon bonheur ? Est-ce que ça allait la peine de priver mon fils de son père ? Non, certainement pas. J'en veux à Elijah de m'avoir traité ainsi. J'ai donc décidé sur un coup de tête de fuir loin de Brooklyn, loin de ma maison et ce qui m'est familier pour quelques jours sans prévenir quiconque, décidant même d'éteindre mon téléphone afin d'être injoignable. Je me coupe un peu du monde pour me retrouver avec mon fils, ce que j'ai de plus précieux sur cette terre. Ça ne peut que me faire du bien et ça m'évitera de faire une bêtise quelconque, telle que me pointer chez mon père pour couper les ponts, me laisser couler dans le vin pour oublier l'espace d'une soirée, ou autres idées de ce genre. Je ne suis pas prête à faire part de ma détresse, à assumer que ça me blesse profondément. Je me dois d'être forte et de renaître de mes cendres tel un phénix.

Cette petite escapade entre mère et fils s'est rapidement clôturée, juste le temps de préparer nos valises et de lui laisser le temps de se préparer que je mets déjà nos affaires dans la voiture. Ça nous a prit approximativement une petite quinzaine de minutes grand maximum. Mon fils est installé dans son siège auto, attaché et moi de même mais du côté conducteur de la voiture. Je mets un peu de musique en fond sonore, papotant un peu avec Adam, évitant de parler de ce sujet pour l'instant. J'ai besoin de digérer, de profiter de ce trajet dans le calme avant d'aborder ce sujet si prisé qu'est son père. Je ne lui ai jamais caché qu'il avait un papa, qu'il existe bien et que c'est un homme formidable mais que son grand-père (mon père donc) nous a empêché de nous voir pendant très longtemps, trop longtemps même. Je ne voulais pas rendre cette histoire tabou, lui donner cette impression qu'il ne pouvait pas m'en parler parce que je veux garder cette confiance qu'il a toujours eu en moi. Ce petit garçon, c'est toute ma vie et bientôt, je devrais savoir m'occuper d'un deuxième enfant. Si la confiance n'est pas là pour les deux, je ne sais clairement pas ce que je ferais en étant mère célibataire. Enfin, heureusement, les deux heures de trajet touchent rapidement à leur fin, nous voilà finalement arrivés aux Hamptons, dans cette villa que j'ai toujours tant apprécié au long de ma vie et que je sais inoccupée à cette période de l'année. Puisque j'ai un double des clés, y entrer n'est pas difficile. Puis, mon père m'a toujours dit que j'étais libre d'y aller quand bon me semble et que c'était aussi chez moi. C'est le moment d'en profiter un peu, surtout que changer d'air me fera le plus grand bien.

Adam rentre donc et s'installe pour jouer au salon, pendant que je m'occupe de nos valises dont je range le contenu dans nos chambres respectives afin qu'on prenne un peu nos marques ici, tous les deux. Je n'ai prit que le strict minimum, inutile de se surcharger pour quelques jours après tout. Je rejoins ensuite mon fils afin de parler de cette histoire, de son père tout essayant de ne rien laisser paraître par rapport à mes états sentimentaux alors que je le garde dans mes bras pour lui faire quelques câlins. Je ne souhaite pas lui donner l'impression d'être moins important que le reste, ou même qu'il se sente oublié alors qu'il compte beaucoup trop pour moi. Je profitais d'ailleurs de ces instants de calme quand j'entend qu'on sonne à la porte. Bizarre, en sachant que je n'ai laissé d'adresse à personne et que la villa est généralement inhabitée. Je regarde donc de qui il s'agit grâce au judas, étant très surprise de voir qu'il s'agit d'Elijah. Je suis départagée entre la tristesse, la déception, la colère, un peu de joie de voir le trajet qu'il a pu faire bien que ce n'est certainement pas pour moi. Adam m'attend au salon et, même si j'ai hésité à le laisser croire qu'il n'y avait personne, je décide finalement d'ouvrir la porte, me montrant malgré tout assez froide et distante envers lui.

Qu'est-ce que tu veux ?! Je pense qu'on s'est dit tout ce qu'on avait à se dire.

Osais-je finalement lui cracher sans même lui proposer d'entrer pour l'instant gardant ce système d'auto-défense afin d'éviter de souffrir un peu plus, voulant éviter une douleur supplémentaire à mon coeur déjà bien meurtri par mon passé assez tumultueux. Passé dont Elijah fait d'ailleurs bien partie et je ne peux rien y faire... Je croise les bras devant ma poitrine, ayant de nouveau cette envie de pleurer rien qu'en repensant aux paroles qu'il a pu me balancer tout à l'heure et j'ai un peu de mal à le cacher même si j'essaie de garder mes distances malgré tout. D'habitude, je suis loin d'être aussi émotive que ça mais je pense que les hormones y jouent un rôles. Fichues saletés.
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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Ven 15 Fév - 15:45

Devant sa porte, je me posais cent mille questions. Pris en sandwich entre mes envies et la pudeur, j’étais tiraillé, terrifié à l’idée de l’avoir perdue encore une fois ; à jamais cette fois-ci. Je ne savais ni quoi dire, ni quoi penser. Et si elle ne voulait plus me voir, après ma réaction épidermique ? Et si elle décidait que finalement, je ne serais pas un bon père ? qu’il vaudrait mieux pour Adam qu’il n’aie pas de père, plutôt qu’un médiocrement mauvais ?

Un frisson glacé parcouru mon dos et soudain, je me sentis fragile, à deux doigts de partir pleurer dans les jupes de ma mère. Pourtant, je me devais de rester ici et attendre : c’était ainsi, qu’un homme devait se conduire. Pas en fillette fragile.

Les yeux dans le vague, j’attendais, suppliant le ciel qu’elle ne fasse pas perdurer l’attente plus qu’elle n’avait déjà duré, si elle était bien ici, ce dont au fond de moi, je n’étais plus si certain, à en juger par le manque de réponse des hypothétiques habitants de cette maison…
Mais alors que je commençais à perdre espoir, pesant le pour et le contre avant de me décider à partir, un son me retint. C’était celui de la clé dans la serrure de la porte, celui qui confirmait mes soupçons, celui aussi qui me redonnait à nouveau espoir. Je n’avais aucune idée de ce qui pourrait bien se passer, mais ce dont j’étais en revanche certain, c’était que tout allait se jouer maintenant.

Tentant de mettre mes questions de côté, conscient qu’elles ne feraient que m’embrouiller, et que je devrais, pour les prochaines minutes, garder les idées au clair ; j’ai inspiré un grand bol d’air avant de souffler un coup, prêt à entrer dans la bataille.

La porte s’ouvrit enfin, sur le visage d’Olivia. Le regard rougi, je l’imaginais avoir pleuré, alors que j’étais parti, sans chercher à comprendre. J’espérais seulement qu’elle savait au fond d’elle que ce n’était pas à elle, que j’en voulais. Mais à son père. A la vie. Peut-être à moi, aussi, de n’avoir pas su voir que notre rupture comportait de sacrées zones d’ombre, de n’avoir pas creusé plus que ce que j’aurais du. Le regard noir, de petites cernes sous ses yeux dans lesquels je m’étais perdu tant de fois. Je savais que ça ne devait pas être facile pour elle. Et la voir aussi éprouvée me faisait mal, tellement mal qu’un feu dévastateur détruisait tout sur son passage, à l’intérieur de moi, réduisant à néant le moindre sentiment qui pouvait pointer le bout de son nez, se nourrissant des idées fausses ou peut être exagérées que je pouvais me faire…

D’abord, je fus pétrifié. Pas que j’aie peur ; après tout, je connaissais Olivia depuis des années, et la seule chose dont je pouvais avoir peur,c’était de la perdre. Mais j’avais ce sentiment étrange, comme si j’étais surpris de la voir ici, alors que pourtant, cela coulait de source, à mon sens… Ma bouche s’entrouvrit doucement, incapable de prononcer le moindre mot ; ce qu’elle ne tarda pas à faire à ma place. Pourtant, elle avait tort. On ne s’était pas tout dit. Loin de là. Au contraire : on ne s’était rien dit, et c’était peut être là le drame dans l’histoire. Apeuré qu’elle ne referme la porte me laissant à tout jamais seul avec ce que j’avais sur le coeur, j’ai fini par articuler :

- Non. Attends. C’est là où tu te trompe. J’suis désolé d’être parti tout à l’heure. Mais c’était juste… trop à encaisser, tu comprends ? J’suis désolé. Pour autant, ça ne veut pas dire que je ne suis pas content, au contraire. Seulement… tu connais mon histoire, tu sais que je n’ai pas que de bons souvenirs, avec mon père. Et j’avoue avoir eu peur sur le coup. Imagine une seconde que je reproduise le même schéma ? Que je sois odieux ou pire encore, le grand absent dans l’histoire ? Je n’ai pas été là pour ses premiers pas, ses premiers mots, changer ses couches. Et dans le fond, j’ai sans le vouloir agi comme mon paternel, en n’étant pas là pour tout ça. Mais en y réfléchissant tout à l’heure lorsque je suis parti… Je n’ai pas réussi à me faire à l’idée. Je n’arrêtais pas de penser à toi, à tout ce que tu avais du vivre avec ton père, t’occuper d’Adam toute seule… et je n’imagine même pas le courage que ça a du te demander… Et injustement, je te laissais seule, encore une fois. Avec tout ce bordel et ces mots que j’ai pu te lancer. Je ne voulais pas te faire mal. Mais je ne pouvais pas en entendre plus non plus, ça faisait trop d’informations à assimiler.
Tout comme je n’ai pas hésité à partir, je n’ai pas non plus hésité une seule seconde à me mettre à courir pour te retrouver, m’excuser. Seulement lorsque je suis arrivé chez toi, il ne restait plus personne, seule la babysitter. Je n’ai pas mis longtemps à me douter que tu serais là, bien que si tu me le demandais, je serais incapable de t’expliquer comment. Je savais, c’était tout.
Alors voilà, je suis là. Je ne sais pas si tu veux toujours me voir. Peut être d’ailleurs que tu meurs d’envie de m’arracher les yeux à l’instant où je te parle. Mais saches que je n’ai jamais cessé de t’aimer, du jour où l’on a décidé de se mettre ensemble il y a sept ans, jusqu’à aujourd’hui. Tu auras toujours une place particulière pour moi.


Baissant les yeux, regardant fixement mes chaussures, j’avais l’impression d’être vidé. J’avais dit tellement de choses, lancé tellement de bouteilles à la mer, que j’avais l’impression que je n’aurais plus jamais la force de dire autre chose. Pourtant, j’ai relevé la tête, m’approchant doucement d’elle, un léger sourire se dessinant sur mon visage.

- Oh et… une dernière chose…

Prenant doucement son visage entre mes doigts, mes lèvres se posèrent doucement sur les siennes. Je n’étais pas du genre à dire aux gens que je les aimais, préférant amplement les gestes aux paroles.
Je savais, que si elle en avait envie, elle me mettrait probablement un coup de tête, me casserait le nez. Mais franchement, c’était le cadet de mes soucis à l’heure actuelle...

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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Ven 15 Fév - 17:05

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...
Tout me paraissait plutôt clair désormais. J'ai vécu ma grossesse seule malgré moi, j'ai donné naissance à Adam en étant toute seule dans cette foutue salle d'accouchement avec les médecins, je l'ai élevé seul et maintenant qu'il sait, ça va changer... strictement rien. En plus, le schéma se reproduit puisqu'il se passe une situation similaire... Sauf que là, plutôt que de quitter le père, c'est plutôt lui qui m'as laissée tombée du jour au lendemain. J'ai vécu deux grossesses et il y en a pas une seule des deux où j'aurais été accompagnée, où j'aurais vécu ça avec le père de l'enfant que j'attend. Bien qu'on était pas ensemble, nous étions supposé être des amis mais apparemment, il semblait plus partant à vider ses couilles plutôt qu'à en assumer les conséquences. Une chose est sûre, les hommes ? Très peu pour moi. L'amour ? Pareil. Je ne veux plus de tout ça, de tous ce qui peut me faire souffrir et me rendre mal. Même en le voyant à ma porte, ça ne change que très peu ce que je pense de cette situation. Pour moi, on s'est tout dit et ça s'arrête là. Qu'il rentre chez lui, qu'il me laisse souffler un peu avant que je pète les plombs, je pense que ça vaut mieux pour tout le monde à l'heure actuelle...

Malgré tout, j'essaie de lui cacher que j'ai pleuré, que je me sens mal, au plus bas de mon moral, que je me sens épuisée physiquement et moralement aussi, que je vis avec cette haine à l'égard de mon père depuis notre rupture. J'essaie de faire bonne figure, d'avoir l'air forte mais faut pas se leurrer non plus, ça en devient presque évident maintenant. Je l'écoute cependant me déblatérer tout ce qu'il souhaite me dire, l'écoutant sans prononcer un seul mot. Là encore, j'ai envie de pleurer, de hurler à plein poumon mais à la place ? Je reste devant lui, à l'écouter jusqu'à ce qu'il ait terminé par respect pour lui. Ah, l'éducation... C'est encore bien l'une des rares choses positives que mon père a pu m'apporter dans la vie, tiens. L'envie de lui fermer la porte au nez pour qu'il se taise un peu m'a traversé l'esprit, je dois l'avouer. Ça fait beaucoup à entendre, ça fait mal aussi de l'entendre me dire qu'il n'a jamais cessé de m'aimer. Ça me fait aussi mal que ça me rend heureuse en réalité, c'est assez ironique quand on y pense... Je me décide finalement à lui dire ce que je pense, moi aussi. À m'ouvrir un peu à lui malgré tout.

Le mien n'est pas beaucoup mieux, de père. La preuve. Un égoïste qui a beaucoup trop de mal à voir sa fille heureuse, même si c'est avec son propre meilleur ami. Qui a préféré la laisser malheureuse, qui a préféré voir son petit fils grandir sans une figure paternelle dans sa vie. À l'heure actuelle, nos relations sont très tendues. À vrai dire, on ne se parle plus vraiment. Je fais un efforts pour les réunions familiales mais ça s'arrête là. Faut pas imaginer que je me suis laissée faire sans rien dire, j'ai essayé tu sais... Je ne voulais pas, mais il ne m'a pas laissé le choix. C'est un grand manipulateur, il sait comment obtenir ce qu'il désire par tous les moyens possibles et inimaginables. Concernant Adam... Je lui ai toujours parlé de son père, il sait que tu es là et que tu existes. Je lui ai dis que son père était un homme formidable, que ce n'est pas de ta faute si tu n'as pas pu être là. Il ne t'as pas reconnu tout à l'heure mais il sait qui tu es, il a mit un visage sur tout ce que j'ai pu lui dire concernant son père.. Te concernant toi. Tu sais, je nourrissais tellement cet espoir de t'annoncer être enceinte, même si ce n'était clairement pas prévu, j'aurais aimé que tu sois là, à mes côtés le jour de mon accouchement, que tu sois là pour ses premiers pas, ses premiers mots mais aussi pour ma grossesse. Tu sais, avec le temps, j'ai fini par prendre l'habitude d'être seule, c'est un peu devenu mon quotidien même si j'ai la chance d'avoir Adam.

Je marque une courte pause, ayant déjà beaucoup parlé. Je souhaite surtout lui expliquer ce que je veux dire par "prendre l'habitude d'être seule", même si ce n'est pas tant sa faute concernant ma grossesse avec Adam. Loin de là, il n'a même pas eu la chance de pouvoir être là, il n'a pas eu la chance de pouvoir prendre cette décision par lui même. Je me décide finalement à reprendre, souhaitant lui détailler un peu plus ce que j'entends par là. Je pose une main sur mon ventre arrondi que je caresse doucement, redescendant un peu en pression. Je le regarde droit dans les yeux, m'apprêtant à continuer ce monologue que je viens de lancer. Quitte à parler, autant dire tout ce que j'ai sur le coeur ou presque. Je pense que ça nous fera du bien de tout se dire, de ne pas garder autant de truc pour soi. Ça ne finira que par nous détruire, les non dits.

Tu n'as pas idée comme c'est difficile d'assumer un enfant en étant toute seule... Sauf que je m'apprêtes à en élever un deuxième. Le père a fuit en apprenant la nouvelles. Toi t'as pas eu la chance d'être là, lui le savait et il a fuit. Quand je te dis que c'est devenu une habitude... Je ne te mens pas. J'ai préféré m'en aller quand tu es parti, ce soir. J'avais besoin de prendre l'air, de quitter Brooklyn, de quitter mon chez-moi pour quelques jours. Ça m'a fait mal, et c'était peut-être pas ton but mais ça m'a quand même fait mal, je ne peux pas le nier. Je pensais que ça me ferait du bien de prendre un peu de recul. Malgré tout, tu es là, tu n'as pas lâché l'affaire et tu m'as trouvée. Enfin, non. Tu nous a trouvé plutôt, Adam et moi. Saches que si je voulais pas te voir, je ne t'aurais pas ouvert la porte, j'ai vu que c'était toi grâce au judas et pourtant, on est en train de discuter. Donc si, j'ai envie de te voir. Je n'ai jamais pu cesser de t'aimer non plus, pas un seul instant. J'ai toujours été incapable d'entamer une relation sentimentale avec un autre homme parce que t'étais toujours là. Dans ma tête, dans mon coeur, dans les yeux de notre fils, t'étais toujours là... Il n'y a pas un jour où j'ai pu cessé de t'aimer, pas un jour où j'ai pu t'oublier.

Je baisse la tête, m'étant mise à nue devant lui. Pas dans un sens littéral, bien-sûr. C'est plutôt mon coeur que j'ai mit à nu devant lui, qui je suis dans ma globalité, avec mes forces et mes faiblesses. Je lui ai dis tout ce que je peux ressentir, tout ce que je peux penser sans omettre un détail quelconque. D'un côté, j'ai autant peur de sa réponde que je me sens libérée. Je me sens être moi, je me sens un peu plus libre, comme si on venait de me retirer un poids énorme de mes épaules. Il me dit finalement qu'il a une dernière chose à dire... Préférant ne rien dire, je le regarde d'un air interrogateur en attendant la suite. Je ne suis pas déçue, étant plutôt agréablement surprise par ce geste venant de sa part. Je pourrais le repousser, éviter un tel contact avec lui après tout ça. En même temps, on est encore sous le coup des émotions. Vu l'état dans lequel j'étais avant qu'il arrive, j'aurais bien été capable de lui mettre un coup de genou dans le service trois pièce qu'il possède dans le pantalon. J'aurais aussi pu lui coller une gifle en lui lançant un tas de jurons divers et variés d'ailleurs mais rien de ça. Je pose ma main droite sa joue gauche, prolongeant son baiser avec douceur et délicatesse. J'ai tellement imaginé, désiré et espéré ce moment et pourtant, je n'aurais jamais pensé que ça puisse se reproduire un jour... Quel rêve.

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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Sam 16 Fév - 23:39

Je me sentais seul à crever. Anéanti, perdu. Pourtant, j’avais la certitude qu’il ne fallait pas que j’abandonne. Sans savoir pourquoi, sans savoir comment. Tout ce que je savais, c’était qu’il fallait que je retrouve Olivia et Adam quoi qu’il m’en coute. Car pour moi, vivre sans eux était inconcevable. Bien évidemment, c’était déjà une évidence en ce qui concernait Olivia. Mais pour Adam, ça aurait pu être plus compliqué ; n’ayant appris son existence que récemment, pour finalement savoir qu’il était mon fils il n’y avait que quelques minutes ni plus ni moins. Pourtant, apprendre que j’avais des responsabilités envers lui n’avait que renforcé ma volonté de faire des efforts, de me donner corps et âme, si Olivia voulait toujours bien de moi. Ensemble, j’étais convaincu que nous pouvions créer des choses incroyable, devenir une famille formidable, et peu à peu, peut-être avec le temps, soigner ces blessures qui jusque là, avaient été pour moi comme des plaies ouvertes, fraîches, comme si elles n’allaient jamais se refermer.

Le regard dans le vague, convaincu que j’allais me faire jeter, peut être même insulter, j’ai tenté le tout pour le tout, dans un long monologue où j’ai fini par vider mon sac, face à Olivia. Si l’on m’avait dit que je finirais par faire une tentative si désespérée, je ne l’aurais probablement jamais cru, tant il me semblait difficile d’ouvrir mon coeur à qui que ce fut. Et Olivia le savait, d’ailleurs. Elle me connaissait mieux que personne, et j’espérais qu’elle comprenait que j’avais pris sur moi, dans cet essai que j’espérais, au fond de moi, fructueux.

Surpris de ne pas finir avec le nez cassé, mais plutôt avec Olivia dans mes bras, j’ai senti mon coeur comme apaisé, ma tête libre, légère. Bien sûr, le problème n’était peut-être pas réglé, mais je n’avais plus cette peur de la perdre… Je ne la prenais pas non plus pour acquise, ça non. Je savais qu’il allait falloir être prudent. Mais je me contentais pour l’instant de profiter de ce moment de tendresse, rien qu’elle et moi, espérant qu’Adam n’arriverait pas à cet instant : J’avais certes, envie de le voir, mais que penserait-il, s’il nous voyait, là, à nous rouler des patins comme des adolescents ? Et avait-il entendu notre dispute auparavant ? Je n’avais qu’une peur, celle de le brusquer, de le traumatiser par je ne savais quel geste que je n’aurais pas du avoir, ou au contraire, devoir agir, mais m’en rendre compte trop tard… Après tout, les actes manqués étaient monnaie courante, dans la vie de tous les jours, et pourraient avoir des conséquences dramatiques, sur un enfant… Je ne voulais pas être celui qui laisserait une marque indélébile, ou du moins pas dans le mauvais sens. Et je ferais tout ce qui était en mon pouvoir afin de lui donner le meilleur de moi-même, de l’espoir, peut-être quelques leçons de vie, une main tendue, des bras dans lesquels se nicher lors d’un bobo… bref, tout ce que mon père n’avait jamais jugé utile de m’offrir, en somme…

Alors qu’Olivia tentait de me rassurer, m’expliquant qu’Adam savait qui j’étais, je commençais à me sentir mieux. Comme si finalement, je n’avais pas été ce père indigne que je m’étais convaincu d’avoir été par omission… Elle avait raison. Dans cette histoire, on ne pouvait en vouloir qu’à son père. Moi qui pensais le connaître, je m’étais malheureusement trompé sur toute la ligne, et il avait préféré rendre son entourage malheureux, plutôt que de rester incertain. Pourtant, la vie était faite d’incertitudes. C’était d’ailleurs pour ça, qu’elle valait d’être vécue ! Après tout, si tout était déjà écrit, connu d’avance, ça n’aurait que peu d’intérêt, non ?
Mordillant doucement ma lèvre inférieur, tentant de ne pas pleurer à cause de ces mots qui me touchaient bien plus que ce que j’aurais voulu lui montrer, j’ai hésité, avant de lancer :

- C’est… c’est vrai ? Tu lui as parlé de moi ? Il sait tout ?


Je me sentais stupide. Mais putain, j’avais tellement de mal à réaliser ! Ce petit homme dont je ne savais rien, dont je n’avais vu que le visage, entendu que la voix, avait appris des souvenirs que j’avais en commun avec sa mère, connaissait mon visage, s’était peut être imaginé des histoires… alors que moi, je ne connaissais rien de lui, avant aujourd’hui…
Mes jambes avaient du mal à me porter. Pourtant, je tenais bon, rêvant d’un siège sur lequel m’asseoir pour enfin digérer toute cette histoire…
Et écoutant Olivia poursuivre, mon coeur se déchira. Elle avait du traverser toutes ces choses seule, sans personne pour la soutenir, ou lui dire que tout se passerait bien. Personne pour prendre soin d’elle, demander de ses nouvelles, l’aider. Elle avait été seule du début à la fin.
La serrant doucement contre moi, j’ai fini par lui dire tout bas, d’un ton sincère et rassurant :

- Tu n’es plus toute seule Olivia… Et si tu veux bien de moi… je serais là.

Lui adressant un léger sourire, je me suis contenté de laisser mon regard se noyer dans le sien, que je n’avais jamais pu oublier, qui hantait mes jours et mes nuits inlassablement depuis de trop nombreuses années maintenant, soulagé et infiniment reconnaissant à son coeur d’avoir, lui aussi, déraillé autant que le mien… Pourtant, je regrettais, qu’elle n’aie pas pu refaire sa vie sans moi. J’avais beau l’aimer, elle ne méritait tout de même que le meilleur. Et avoir quelqu’un dans sa vie après tout cela aurait pu, peut être, rendre plus vivable l’invivable, respirable l’irrespirable. Elle aurait mérité d’avoir une bulle d’oxygène dans sa vie… Et aujourd’hui, j’étais prêt à endosser ce rôle, si elle m’acceptait à ses côtés…

Ma main vint doucement caresser son dos afin de la rassurer, alors que la seconde, elle, se perdait dans ses cheveux. Je restais silencieux, réfléchissant à tout ça. Je n’avais aucune idée de ce qu’il adviendrait de nous par la suite, de ce qu’il pourrait bien arriver, des décisions que l’on pourrait prendre, mais à vrai dire, tout cela n’était que secondaire à mes yeux.J’avais l’agréable sensation que nous étions figés dans le temps. Et avec elle, j’aurais pu rester ainsi une éternité….

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Dans des contextes inadaptés ! Quand je fais dodo J'effectue le dab, j'effectue le dab.
Ou bien quand je fais popo;Je dispose mes bras de manière à faire le dab.

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MessageSujet: Re: Tear in my heart | Olivia ♥   Hier à 0:44

Tear in my heart
Le problème, c’est que même si tu me disais « je t’adore » je te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. Je suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi que tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu...
J'étais loin d'espérer obtenir quelque chose de positif de ma soirée après ça. Je me sens mal, déprimée, quelque peu désespérée aussi mais surtout remplie de haine envers mon père. Après plus de sept ans, je ne comprends toujours pas comment il a pu me demander de faire ça histoire de faire bonne figure, histoire de ne pas devoir dire à ses amis que son meilleur ami a osé poser ses mains sur le corps de sa fille. J'étais heureuse, comblée et je rayonnais de bonheur aux côtés d'Elijah. Bien que cette grossesse était complètement imprévue, je nourrissais le rêve d'avoir ce bébé avec lui. De le voir devenir un père meilleur que celui qui a été bien trop absent dans sa vie, un père meilleur que celui auquel j'ai eu droit après qu'il ait apprit ma grossesse. Je nourrissais ce petit bonheur dans lequel j'ai nagé pendant quelques mois, petit bonheur qui s'est concrétisée par le fait qu'un petit être s'était logé à l'intérieur de mon corps. S'il y a quelque chose que mon père n'a pas pu me retirer, c'est que cet enfant a été conçu dans l'amour et l'intimité la plus totale. Bien-sûr, en quittant Elijah, j'aurais très bien pu me faire avorter afin d'éviter les responsabilités qui me tombaient dessus alors que j'étais désormais seule mais ça ne m'a aucunement traversé l'esprit. Je me devais d'être forte, de garder cet enfant qui était devenu synonyme d'espoir et pour qui j'éprouvais déjà cet amour inconditionnel. J'ai toujours ressenti cet instinct maternel envers les enfants mais lorsqu'il s'agit de son enfant ? C'est encore une toute autre affaire. La décision coulait de source pour moi : j'allais donner naissance à l'enfant que j'attendais, cet enfant qui a aujourd'hui six ans et qui en aura sept en juin.

Mon père n'a jamais su qu'Adam savait qui était son père, qu'il savait que cet homme existait et qu'il était là, quelque part. Que c'est de sa faute s'il n'a pas de père parce que je n'ai tout simplement pas eu le choix. Bien-sûr, dénigrer mon paternel ne m'a pas fait plaisir mais il doit assumer ses responsabilités, ne pouvant pas se cacher éternellement derrière cet apparence d'homme fort que rien ne touche, qui préfère frapper sa victime par derrière quand elle a le dos tourné. C'est ce qu'il a fait avec Elijah, avec moi. Mon père et moi ne nous parlons plus, nous faisons des efforts aux réunions de famille mais il sait que je lui en voudrais toute ma vie. Pour moi, il était primordial que mon fils sache qu'il a un père, qu'il sache que cet homme que j'ai aimé et que j'aime toujours n'est pas parti volontairement comme d'autres papas d'élèves de sa classe, qu'il n'aurait jamais voulu ça. Mon fils devait avoir des réponses à ses questions et il devait savoir que son père est, à mes yeux, cet homme fort et courageux, cet homme qui n'a jamais abandonné devant les obstacles. Je ne voulais pas briser cette relation de confiance qui s'est installée en nous, me voyant comme ce modèle qui lui dira toujours la vérité sans jamais lui mentir, même si la vérité est parfois difficile à entendre. Je caresse doucement sa joue, souriant très légèrement avant de répondre à la question qu'il me pose.

Bien sûr que c'est vrai, je lui ai parlé de toi. Il sait beaucoup de choses oui. Il a vu des photos, il a entendu de belles histoires, il sait que ses parents s'aimaient. Il sait aussi que tu n'as pas prit des jambes à ton cou comme les géniteurs d'autres enfants, comme celui qui m'a mise enceinte avant de partir. Il devait savoir que son père était quelque part, qu'il a un papa fort et courageux, un papa qui aurait aurait jamais voulu que ça se termine ainsi surtout. Et puis je lui ai dis que "l'ami de maman" n'était pas qu'un ami, que c'était son père. Tu aurais dû voir son regard s'illuminer...

Je ne l'avais jamais vu aussi... heureux ? Oui, mon fils était heureux à l'idée de savoir qu'il a vu son papa, qu'il ne tarderait pas à le revoir tôt ou tard et qu'il ferait peut-être partie de sa vie, maintenant. Pour moi, ça coulait de source qu'il devait savoir et que l'existence d'Elijah ne devait pas être tabou pour lui, qu'il ne devait pas avoir peur à l'idée de m'en parler. J'ai énormément de chance d'avoir un fils aussi compréhensif, aussi génial... À l'image de son papa, entre autre. Oh oui, ils ont tellement en commun tous les deux, c'est indéniable. Il finit par me serrer contre lui lorsque je lui dis avoir tout vécu seule, ce qui est vrai dans son entièreté. Je ne voulais pas d'une autre main que la sienne à broyer lorsque je donnais naissance à Adam, je ne voulais pas d'un autre homme auprès de mon fils pour voir ses premiers pas, entendre ses premiers mots ou autre. Non, c'était la place d'Elijah et celle de personne d'autre, aucun autre homme ne lui arrive à la cheville et ne peut le remplacer, c'est tout bonnement impossible à mes yeux. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'autres hommes sympathiques et agréables mais aucun d'eux ne valent Elijah pour moi.

"Si tu veux bien de moi" ? Lui dis-je pour reprendre ses mots d'un ton interrogatif. N'as-tu donc pas encore compris que c'est toi ou personne pour moi ? Que si je ne peux pas t'avoir à mes côtés, je préfère rester seule ? Bien évidemment que j'ai envie que tu sois là, que je ne veux pas être seule et que c'est toi que je veux.

Je n'aurais jamais été capable d'entamer une autre relation après lui, ça aurait été voué à l'échec. Je n'ai jamais pu tomber amoureuse d'un autre, mon coeur étant resté avec lui. J'avais encore cette merveilleuse chance d'avoir Adam, ce petit ange qui me rappelle si souvent son papa dans ses mimiques et autres. Je n'ai pas pu le repousser lorsqu'il m'a embrassée, je n'ai pas ressenti l'envie de garder mes distances non plus à vrai dire. Ces lèvres contre les miennes m'ont renvoyée des années en arrière, faisant renaître l'espoir que je puisse être heureuse, que je puisse l'avoir à mes côtés même si ça signifie que mon père coupera probablement les ponts s'il apprend ça. Enfin, ça ne sera pas une grosse perte vu ce qu'il m'a fait endurer.

Je me rapproche légèrement de lui, venant poser ma tête contre son torse. Entendre son coeur battre me rassure. Bien évidemment, je sais qu'il est vivant puisqu'il est là mais... ça a le don de me rassurer quand même, de savoir que tout ça est bien réel, que ce n'est pas uniquement le fruit de mon imagination et que je ne vais pas me réveiller de ce rêve bien trop réaliste et bien trop beau à mon goût. Je finis par relever la tête afin de le regarder, sachant pertinemment qu'Adam est à l'intérieur et qu'il voudra voir son père. Même si je me sens extrêmement bien, je ne peux pas me montrer égoïste. Puis, rentrer pour discuter nous fera certainement du bien maintenant que la pression est descendue. En plus, passer du temps avec lui me fera le plus grand bien même si je n'oserais jamais lui dire ça à voix haute dans l'immédiat. Trop pudique face à mes sentiments, sans doute. Si seulement il savait que je ne vois personne d'autre que lui à mes côtés, que c'est avec lui que je me voyais faire ma vie et avoir des enfants... Enfin, je me décide quand même à lui proposer de rentrer et, potentiellement, lui demander de passer ces quelques jours avec nous s'il l'accepte.

On devrait sûrement rentrer, si tu es d'accord ? Ça nous évitera de rester debout, surtout vu l'heure. Et puis... Adam va être heureux de te voir, il en a certainement besoin aussi. Mais j'aimerais beaucoup que tu passes ces quelques jours avec nous, sauf si tu penses que c'est trop rapide pour toi... mais au moins ce soir, que tu ne refasses pas deux heures de route pour rentrer. Après tout, il y a largement assez de place pour nous trois et tu ne nous déranges pas, loin de là. Je marque une légère pause, le gardant avec un léger sourire. Sur la continuité de ce qu'on a commencé, je m'ouvre encore à lui. Moi qui ressens parfois cette difficulté à parler de mes sentiments et de ce que je ressens, je me sens étonnamment à l'aise face à lui ce soir. Je t'avoue qu'après tout ce qui s'est passé ce soir, t'avoir à mes côtés et même si ce n'est que ce soir, je pense que ça me fera beaucoup de bien mais je ne te forcerais à rien. Je le regarde en attente d'une réponse, gardant l'espoir qu'il accepte, qu'il souhaite aussi rester quelques jours à nos côtés sans non plus lui en vouloir s'il préfère rentrer.
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