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 arella ♡ Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit. Nous sommes ce que peu de gens trouvent. Et que peu, très peu comprennent.

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MessageSujet: arella ♡ Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit. Nous sommes ce que peu de gens trouvent. Et que peu, très peu comprennent.   Ven 12 Oct - 22:25


Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit.
Aaron Adler & Arabella Vícente

« Sa vie n’est-elle pas passée brusquement d’un sombre crépuscule à une aurore éclatante et redoutable, depuis qu’elle lui a fait connaître la tendresse et le brutal frisson de cette rencontre ? » @Aaron Adler
Même si j’avais voulu me perdre, au fond de moi j’avais le sentiment que dans un cas comme un autre je me serais retrouvé à flâner dans le coin. J’étais rentré depuis plusieurs jours en faisant mon grand retour dans la vie new-yorkaise auprès de mes amis et plus récemment depuis la veille entre les murs de l’hôpital mais dans mes grandes salutations, il restait encore une personne à qui je n’avais pas rendue visite.
Pendant quelques instants, j’étais resté planté devant la devanture où était inscrit en grandes lettres « Le Tambour », c’était peut-être un peu bête mais dans l’instant il y avait eu pleins de souvenirs qui avaient refaits surface et qui me décrochèrent un léger sourire. Je n’oublierais jamais les moments passés en petit comité et les plus intimes qui maintenant n’étaient plus que souvenir. Une petite appréhension néanmoins subsistait, au fond espérant que les choses ni même les personnes à l’intérieur n’aient changées et finalement enfin, je me décidais à pousser la porte.
L’intérieur à cette heure étant très animé, je n’eue pas beaucoup de mal à me faire passer pour une petite souris et me faufiler entre les tables, les unes après les autres jusqu’à prendre le chemin de la cuisine. Le calme de la salle malgré ces occupants n’avait rien à voir avec l’effervescence qui se présentait en cuisine. Un vrai ballet s’exerçait et les cuisiniers semblaient être animés de la même manière, évoluant dans l’espace comme si chacun de leurs gestes étaient chorégraphiés. Réflexion sans doute fauté par mon expérience d’ancienne danseuse étoile qui réussissait à percevoir dans la banalité du quotidien, une beauté que les autres n’arrivaient pas à comprendre.

« ATTENTION ! » Je manquais de rentré dans l’un d’entre eux et immédiatement j’étais ramené à la réalité. Mes yeux cherchaient une silhouette toute particulière que je ne tardais pas à décelé après bref analyse de l’espace et un sourire malicieux se dessinait sur le coin de mes lèvres alors qu’une idée me passait par la tête.
Aaron. Concentré sur le montage de l’un de ses plats, semblait imperturbable et tournait le dos à la scène qui venait tout juste de se produit, ayant manqué de peu de provoquer un accident, éternelle malchance. Un pas après l’autre pour ne pas me faire remarquer – bien qu’avec le bruit ça aurait été difficile – je m’approchait du français et une fois à hauteur, levait mes bras pour couvrir ses yeux avec mes mains. « Devine qui c’est ? » Marquant un arrêt, je jugeais tout de même bon d’inclure un indice. « Et non, ce n’est pas une belle rencontre faites ces derniers jours. » Je plaçais ça évidemment sur le ton de la plaisanterie, loin de me mêler de ses histoires de cœur. Quand Aaron devina enfin – sans grand mal – mon identité, je libérais son visage, le temps de le laisser me faire face et sans l’ombre d’une hésitation le prendre dans mes bras. « SURPRISE ! » Mon étreinte dura quelques instants, sans gêne ni ambiguïté non, ce genre de geste avait toujours été naturel et en rien il ne fallait que cette habitude change.

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Dernière édition par Arabella Vícente le Mar 13 Nov - 18:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: arella ♡ Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit. Nous sommes ce que peu de gens trouvent. Et que peu, très peu comprennent.   Dim 14 Oct - 19:42

Je l’aimais ce boulot. J’aimais être de retour en cuisine. Ça faisait un an maintenant que j’avais réellement retrouvé le métier de cuisinier et plus celui d’homme d’affaire seulement. Et ça faisait du bien. Je mentirais si je ne gardais pas un œil sur mes autres restaurants, que je ne me réjouissais pas en voyant que la plupart avaient gardé toutes leurs étoiles grâce aux chefs qui y travaillaient. Mais quand certains avaient perdu une étoile, ça ne m’avait pas affecté autant que je l’aurais cru et c’était bon signe. Je relâchais la pression et me concentrait sur le plus important.

Et le plus important à cet instant précis, c’était le dressage de ces deux assiettes qui allaient bientôt ravir les papilles de mes clients. Trop concentré je n’avais pas entendu arriver la tornade – il n’y a pas d’autre mot pour la décrire – qui arrivait dans mon dos. J’avais stoppé ma main juste avant que la surprise ne me fasse faire de dégâts. Main sur les yeux, il avait suffi d’entendre savoir pour être en mesure de répondre à la question. Et quelle surprise !

« Pourtant… J’en ai fait de nombreuses… C’est dommage. » Et j’avais étouffé un rire et m’étais redressé quand elle avait libéré mon visage et je me retournais, pas forcément prêt à recroiser le regard d’Arabella. Certes nous nous étions séparés en décidant de rester amis, mais nous ne nous étions pas vus depuis. Huit longs mois. « Je confirme, c’est une sacrée surprise ! » Et je la serrai contre moi, avec affection, mais un étrange soulagement en réalisant qu’il n’y avait aucun malaise. C’était deux amis ravis de se retrouver. La distance et le temps avaient peut-être permis de rendre le moment moins étrange.

« Comment tu vas ? Neela ne m’a rien dit la cachottière ! » Et en voyant le serveur s’approcher, je m’excusais auprès de Bella. « Attends… » Et je terminais de dresser les deux assiettes avant de laisser un de mes collègues prendre la relève. Je me retournais mais Bella avait disparu. « On va sortir d’ici avant que tu fasses n’imp… » Mon regard la cherchait dans la cuisine et elle était déjà en train de se pencher au-dessus des casseroles. « Ah non non ! Tu ne commences pas hein ! » Elle avait cet air de chipie qu’elle partageait si bien avec Neela Une chance qu’elles ne soient pas venues ensembles. J’attrapais doucement son poignet et lui lançais un regard sévère mais devant sa bouille, je levais les yeux au ciel. « Ok, goûte… Mais après on sort d’ici ! » C’était trop dangereux une italo-russe au regard de glace et au caractère de feu dans une cuisine. Croyez-moi !

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MessageSujet: Re: arella ♡ Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit. Nous sommes ce que peu de gens trouvent. Et que peu, très peu comprennent.   Ven 19 Oct - 22:05


Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit.
Aaron Adler & Arabella Vícente

« Sa vie n’est-elle pas passée brusquement d’un sombre crépuscule à une aurore éclatante et redoutable, depuis qu’elle lui a fait connaître la tendresse et le brutal frisson de cette rencontre ? » @Aaron Adler
C’était étrange. Cette plénitude qui avait envahi mon corps quand j’avais retrouvé le contact d’Aaron après tout ce temps passé loin de l’autre. Inhabituel surtout. Parce-que je m’étais rendue compte à retardement que nous n’avions jamais réellement fait la transition physique de notre ancien statut à celui que nous avions actuellement mais, il y avait cette aura. Ce truc naturel qu’Aaron baladait avec lui et qui rendait les choses aussitôt plus simples, plus naturelles et j’avais arrêté de me poser des questions, profitant seulement de l’instant comme il était fait : notre étreinte brève mais pleine de joie. D’un geste silencieux mais qui voulait pourtant dire milles mots. Mon sourire qui se profilait de chaque côté de ma bouche pour dévoiler lentement mes fossettes et mon petit air intrigué mais à la fois faussement boudeur. « Quoi ? T’es pas content de me voir ? » Bras croisés sur ma poitrine, j’arquais un sourcil prête à régler des comptes de la manière habituelle, aussi enfantine soit-elle. « J’ai fait promettre à Neela de garder le secret… Alors oui, c’était hyper dur pour elle de le faire mais je suis contente qu’elle ait réussie, sinon je n’aurais pas eu le droit à voir cette tête-là. » Et je faisais une moue étonnée qui devait le désigner avant de reprendre. « Je suis contente d’être rentré en tout cas, puis ça a l’air de bien marcher pour toi ! J’ai vu le monde en salle tout à l’heure. » J’allais lui faire la remarque selon laquelle j’étais rentré en douce et sans autorisation dans les cuisines quand un serveur s’approchait. Poliment, je m’écartais du français pour le laisser passer. J’aurais pu rester sagement là oui. Sauf que mon petit diable intérieur m’empêchait souvent de faire ce qui était habituellement raisonnable et je me retrouvais donc, poussée par je ne sais quel manette tirée par le diablotin à avancer plus loin, près d’un cuisinier au-dessus de sa casserole. « Salut… » Je lui décochais un sourire malicieux, lèvres pincées avec cet air machiavélique maquillée en petit ange. « Ça à l’air bon qu’est-ce que c’est ? » « Une ratatouille. » « Mh, est-ce que je peux goûter ? » Ne sachant pas vraiment si mes charmes avaient marchés ou non, voilà qu’il commençait à lever sa cuillère vers moi que j’entendais résonner dans un air de réprimande la voix d’Aaron. J’étais à un cheveu de réussir et voilà que j’étais prise sur le fait. « Mais… Aaron… » Pour autant je ne m’avouais pas vaincu. Lèvre plissée et moue abattue, je jouais maintenant la carte de la pitié en essayant de ne pas trépigné de joie quand le chef fini par céder à ma petite pantomime. Mon regard revenait sur le second, le même air de chien battu, battant des cils avec un sourire jusqu’aux oreilles. « Il a dit que je pouvais ! » Le cuisinier me tendait la cuillère dont je ne fis qu’une seule bouchée. « Merci ! C’est délicieuuuux. » Cuillère rendue, plus propre que les bijoux de la couronne, voilà que j’étais déjà conviée à quitter la cuisine qui n’était rien de plus que mon endroit favoris. Oui, parce-que derrière mes apparences de grande tige j’étais un gouffre sans fond. « Où est-ce que tu m’emmènes ?! » J’attrapais le bras d’Aaron comme si je le suppliais qu’on reste entre les plaques de cuissons débordantes de poêles et de casseroles pleines de mets délicieux. « Ah je sais ! J’ai une table déjà toute prête avec ton meilleur plat, c’est ça ?! Hein ? » Le pauvre qui avait dû vivre les huit mois les plus tranquilles de toute sa vie n’était pas au bout de son calvaire.

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MessageSujet: Re: arella ♡ Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit. Nous sommes ce que peu de gens trouvent. Et que peu, très peu comprennent.   Sam 20 Oct - 16:29


Arabella pouvait avoir cet air auquel il était impossible de dire non. Elle le savait. Elle savait également l’utiliser. Et c’est ce qu’elle avait fait avec l’un de mes cuisiniers. J’étais arrivé juste avant qu’il se laisse embobiner et qu’elle puisse goûter la ratatouille qui était en train de cuire. Mais ne valant pas mieux que mon cuisto, je m’étais laissé embobiner et j’avais levé les yeux avant de lui donner l’autorisation de goûter. Cette fille aurait ma perte, c’est certain. C’est simple, si Neela et Bella venaient manger dans mon restaurant, il faudrait refuser les autres clients parce qu’elles seraient capable de tout manger. J’exagère à peine. « Voilaaaa… on y va maintenant hein ! » Parce que la tornade en cuisine, ça me donnait des sueurs froides. Et puis ça distrayait mon équipe, suffisait de voir leur yeux dévorer Bella. Je les comprenais, c’était une très belle femme, mais je préférais largement qu’ils s’occupent des plats. « Retour au boulot les gars ! » avais-je scandé avant de sortir de la cuisine avec Bella.

Elle s’était accrochée à mon bras et je l’avais entraînée avec moi. « Et comment j’aurais pu te préparer ça puisque je ne savais pas que tu venais, patate ! » Et j’avais affiché un sourire malin. « Mais je veux bien essayer de contenter ton estomac sans limite en échange d’un récit détaillé de tes aventures en Afrique. » Et je l’interrogeais du regard pour voir si on avait un deal. « J’ai plus de table de libre, mais un tête-à-tête au bar, ça te conviendra ? » Et j’en rajoutais une couche. « De toute façon tant que tu manges tu t’en fiche hein ? » Et j’affichais un large sourire en coin. J’aimais bien jouer au ronchon pas si heureux que ça de la voir débarquer alors que c’était tout le contraire. Je ne voudrais pas forcément l’avouer à voix haute mais elle m’avait manqué. Ses petits messages envoyés à travers ses cartes pour Neela m’avaient fait plaisir. Ça avait aidé à cicatriser quelque part. Des petites touches prouvant qu’on était encore amis et la distance pour aider à convertir l’amour en amitié. On s’était pas trop mal débrouillés finalement.

« Je vais nous chercher de quoi manger. Je t’abandonne 5 minutes. Essaye de ne rien chambouler d’ici là… » Et je ne sais pas pourquoi mais j’étais certain qu’elle trouverait un moyen de faire le clown pendant mon absence. Pas vraiment rassuré, j’étais parti nous chercher deux assiettes d’un plat qui plairait sans aucun doute à Bella. Je n’avais pas oublié ses goûts en huit mois. De toute façon, c’était difficile d’oublier quelqu’un comme Bella. Personnalité bien trop marquante. Je revenais déposer les deux plats sur le bar et me glissais à côté d’elle. « Tu me sers au moins d’excuse pour prendre une pause. » avais-je lancé avec un air taquin, comme si elle n’était bonne qu’à être une excuse. « Bon alors, comment ça va ? » et j’étais prêt à l’écouter me raconter de long en large toute sa vie de ces derniers mois.

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MessageSujet: Re: arella ♡ Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit. Nous sommes ce que peu de gens trouvent. Et que peu, très peu comprennent.   Dim 11 Nov - 16:09


Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit.
Aaron Adler & Arabella Vícente

« Sa vie n’est-elle pas passée brusquement d’un sombre crépuscule à une aurore éclatante et redoutable, depuis qu’elle lui a fait connaître la tendresse et le brutal frisson de cette rencontre ? » @Aaron Adler
Ma fantaisie m’avait emmené à imaginer un repas déjà tout préparer pour mon estomac insatiable mais ma raison – surtout conduite par les propos du français – m’amenait à me donner une claque imaginaire derrière la tête à sa réponse alors qu’il me traînait en dehors des cuisines. « Je pensais que tu l’aurais senti, tu sais un peu comme un sixième sens… » Le sixième sens de la connerie. Je laissais se dessiner sur mes lèvres un sourire rempli d’innocence qui s’illuminait par un grand sentiment de satisfaction quand Aaron m’annonçait que mes envies culinaires allaient être exaucées, même s’il fallait monnayer cela contre quelques histoires de voyage. « C’est un deal convenable selon moi, j’ai plus à y gagner que toi… J’entends par là, le gouffre financier suite à mon passage ici bien évidemment. » Je pouvais me montrer parfois extrémiste dans ma façon de considérer mon appétit mais ces simples paroles m’enchantaient une fois dites parce-que je pouvais recevoir en échange une petite réplique parfaitement choisie. C’est en partie l’une des choses qui m’avait manqué le plus, je devais me montrer honnête. « Au bar… Non vraiment Aaron là tu veux faire couler ton restaurant ? » Subtile référence au démon intérieur des nuits New-Yorkaises qui sommeillait en moi sur le ton angélique de mes paroles et de mon sourire qui fendait mes fossettes jusqu’à mes oreilles. « Mais oui c’est parfait. Tu me connais trop bien. » J’hochais la tête en suivant le français. Cette réponse ne pouvait pas être mieux choisie parce-que c’était réellement le cas. Aaron me connaissait trop bien. Tellement, que parfois ça m’avait fait peur. Quand j’avais pensé à ce moment, à mon retour. Et au final, je me disais que mes pensées avaient été injustifiées parce-qu’il s’agissait d’Aaron et qu’il n’y avait pas à se poser de questions quand on était en sa présence, tout simplement.
Une fois qu’il m’avait conduite devant le bar, je posais naturellement mes fesses sur l’un des tabourets en enlevant grosse écharpe et manteau. Aussi peu significatif que ce soit, je devais être la plus couverte dans l’établissement. Les périodes fraîches de la saison laissaient au vestiaire les tenues plus légères mais dans tout ça, mon corps lui, n’avait pas supporté le brutal changement de températures entre les deux continents. J’en gardais néanmoins ma coquetterie attention, jamais sans une paire de stiletto à la non méconnue semelle rouge mais je demeurais noyée dans une immense robe pull noir qui se fondait avec mes cheveux lâchés et ondulés par le port de mon chignon durant toutes mes heures de garde.

Je faisais un petit mouvement positif de la tête quand Aaron m’annonçait revenir sous peu, sans bien-sûr omettre une petite remarque dans son sillon. « Pfff… » Ma moue d’enfant mécontente avait pris le pas sur l’ange précédent, une main cachée sous ma manche que je nichais sous ma joue. « La confiance règne à ce que je vois. » Roulement d’iris, je faisais mine de le chasser d’un mouvement de main même si l’air de son visage me témoignait qu’il restait hésitant quand à me laisser seule. Je lui répondais avec un froncement de sourcils et le français fini enfin par partir en cuisine. Moi, honorant ma soi-disant promesse, j’observais sagement – oui, pour une fois – le barman établir certains cocktails commandés à table. J’avais cette fascination depuis que j’avais découvert les bars et passé des heures et des heures à Little Italy quand je n’avais nulle part où aller.
Aaron revenait enfin et toute fière, je lançais « Sage comme une image. » Avant que bien évidemment mon estomac prenne la relève de mon cerveau en incitant mes yeux à se focaliser sur les assiettes qu’il avait dans les mains. « Mhhh ça a l’air trop bon, j’ai TELLEMENT faim. » J’évitais de dire à haute voix en connaissant le français que j’étais sortie de 36h de garde et que je n’avais réussi qu’à ingérer ma fameuse compote pour enfant que je traînais toujours avec moi.
« Je suis ravis d’être ton motif d’excuse… » Je lui adressais un petit clin d’œil rempli de sous-entendus à sa phrase avant de me mettre à rire. Trop tôt peut-être ? C’était tellement devenue instinctif ce genre de choses que je n’y avais même pas réfléchis sur le moment. Vilaine habitude de parler sans réfléchir, oops.
« Froidement ? Nostalgique ? » Je pinçais mes lèvres, l’air hésitante en marquant une pause. « C’était merveilleux, tu n’as pas idée ! Tous ces enfants surtout, je pense que je ne les oublierais jamais et que si ça n’avait tenu qu’à moi, je les aurais tous ramenés dans l’avion mais ce n’est pas possible… » Frapper par la dur réalité, ça fait mal parfois. « J’ai l’impression quand même au fond de moi que notre aide était importante mais pas totale, tu vois ? Comme si ça n’était qu’une toute minuscule goutte d’eau dans le désert, ça m’a brisé le cœur alors avant de partir j’ai fait un gros don à l’association. » Personne n’était au courant qu’il s’agissait de moi, on avait juste évoqué un versement d’un demi-million de dollars dans les actualités. Des dons ils en avaient tous les jours alors Aaron ne se douterait sans doutes pas lui non plus que j’étais la donatrice de cette somme. « Enfin bon, il a beaucoup de tristesse mais ils semblent être tellement plus positifs que nous, alors qu’on a tous, ça m’a beaucoup fait réfléchir. J’aimerais bien servir une cause en dehors de l’hôpital, j’ai vu qu’ils allaient relancer la bourse aux jouets cette année encore ! » J’aimais les choses matérielles oui, ça ne changement sans doute jamais et j’avais l’amour de la récompense du travail bien accomplie mais je voulais être plus humble, donner plus à ceux qui ne peuvent pas vivre leur rêve à cause de leurs moyens. « Je t’aurais bien aidé aussi mais je vois que tu n’en as pas réellement besoin… » Petite taquinerie sous un grand fond de réalité, mes yeux qui étaient jusqu’à l’ors plongé dans les siens balayaient la salle rapidement. « Ça à l’air de bien marcher ici, encore plus qu’à mon départ même ! » Aaron avait toujours eu sa réputation le précédant, mais il n’avait jamais eu besoin d’étoiles pour un être un grand chef. « Je suis fière de toi. » C’était sincère. Comme le sourire qui avait dessiné mes traits masqué ensuite par la bouchée que je prenais dans mon plat. On ne pouvait qu’acclamer son mérite, qui était d’avantage honorable après l’année de dingue qu’il avait, que nous avions traversés en 2017.


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MessageSujet: Re: arella ♡ Nous ne sommes pas exactement ce que tout le monde voit. Nous sommes ce que peu de gens trouvent. Et que peu, très peu comprennent.   Mar 13 Nov - 17:10


Je l’observais, un sourcil arqué. « Bah oui… J’avais bien senti que New York avait changé depuis quelques jours… Comme si une tornade se préparait. » Je marchais à l’instinct mais de là à sentir qu’Arabella était de retour… Je lui rendais son sourire en coin avant de lever les yeux au ciel face à la suite. « Il faut que je t’avoue… » Je prenais un air très très sérieux. « J’ai fait des provisions pendant les 8 mois de ton absence pour le jour où tu reviendrai… Je savais ce que ça me coûterait cher… » Et j’éclatais de rire en me protégeant de la riposte violente qui ne tarderait pas. « Je plaisante ! je plaisante ! » Et je baissais les bras. « A moitié. » Et j’esquissais un pas en arrière au cas où. « T’façon, je sais que ce que tu préfères c’est les paquets de gâteaux, enroulée dans ta couette… » Et je riais à nouveau, peut-être un peu trop heureux de retrouver la jolie brune. Cette histoire de nem de couette resterait à tout jamais dans les mémoires.
Installés au bar, j’esquissais un sourire en coin. « Je vais te servir à manger, pas à boire. Je ne suis pas complètement fou ! » Et après m’être assuré qu’elle ne ferait pas de bêtises, je l’avais abandonnée pour aller nous chercher deux assiettes gourmandes.

De retour, j’avais glissé l’assiette devant elle et c’est avec un sourire amusé que je l’observais afficher son innocence jusqu’à ce que la gourmandise la remplace. « Mange déjà tout ça, et y’en a encore s’il faut. » Je m’en voudrais si elle repartait d’ici le vendre à moitié vide. Alors tant pis pour les stocks, tant pis si je n’avais plus rien à servir aux autres clients – j’exagère à peine – mais elle en aurait pour sa faim. « Bon appétit, chère mademoiselle Vícente… »
Je m’étais hissé sur le tabouret à côté d’elle, me tournant légèrement pour lui faire au moins à moitié face. J’étais prêt à entendre le récit de toutes ses aventures. A son sous-entendu, je l’avais observé sans rien dire avant de me mettre à sourire. Trop tôt. Trop tôt pour que ça ne me perturbe pas un petit peu.

Je l’écoutais avec attention, non sans faire honneur à mon assiette en même temps. Je dînais toujours après le service alors pour une fois que je pouvais manger plus tôt. J’observais Bella, le regard pétillant, l’air enthousiaste. Je n’avais jamais douté de son cœur énorme, de sa sensibilité, de sa générosité. Elle était le vilain petit canard dans une famille de mafieux mais c’est un cygne que j’avais juste devant moi. « Une goutte d’eau, plus une goutte d’eau, plus une goutte d’eau… ça peut faire déjà beaucoup. » J’avais souris, touché par l’aventure humaine que venait de vivre la jolie médecin.
« C’est vrai qu’il y a des leçons qu’on devrait retenir de leur force… » Et je retrouvais le sourire en la voyant déjà prête à s’engager à droite, à gauche. « Peu importe la ou les causes que tu choisiras, ils auront de la chance. » C’est qu’elle avait une volonté de faire l’ancienne ballerine, de quoi déplacer des montagnes.  

« Oui, je suis vraiment heureux. Ça marche encore plus que je n’aurais imaginé. » Et je balayais la salle des yeux, la scène où se produisait un groupe. « Merci Arabella… » Son regard sur moi avait toujours beaucoup compté. 8 mois loin l’un de l’autre n’avait rien changé à ça. « Mais puisque tu parles de servir une cause, je viens de lancer les démarches pour participer à « Too good To go. » » Je l’interrogeais du regard avant de reprendre, content de parler de ce projet pour la première fois à quelqu’un. « Je ne sais pas si tu connais mais ça permet de lutter contre le gaspillage alimentaire. C’est surtout les commerçants qui font ça, tu sais, les boulangerie, certaines épiceries, mais je veux tester avec le restaurant. Les invendus à la fin d’un service ou d’une journée, sont distribué à bas coût. Les gens vont sur l’applis, ils choisissent le magasin qu’il veulent, payent un panier admettons 5 dollars. Tu ne peux pas vraiment choisir le contenue par contre, c’est un peu comme un panier surprise. Mais admettons que tu ne manges pas tous mes plats ce soir » Petit sourire taquin « Je pourrais distribuer le reste. Et les gens sur l’appli peuvent même choisir de payer un panier pour un sans-abri… Souvent moins cher encore que pour eux » ça éviterai de balancer les restes de préparation et d’aider des gens dans le besoin. J’affichais un sourire enthousiaste, fier d’avoir l’impression de faire quelque chose d’utile. « Rah je suis désolé, je te bassine avec tout ça. Mais t’es la première personne à qui j’en parle alors je m’emballe… » Et après un petit sourire, je retournais à mon assiette.

« Tu as déjà repris le boulot ? » Si elle était fière de moi, j’étais tout aussi fier d’elle et de son parcours. J’espérais vraiment qu’elle puisse continuer de s’épanouir, sans que sa famille et leurs activités douteuse ne viennent bousiller tout ce qu’elle construisait.

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