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 Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]

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MessageSujet: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Dim 23 Sep - 21:38


Nouveau départ. Je n’avais jamais envisagé de m’installer pour de bon quelque part mais avec le décès de Anna puis d’Henri, ceux qui avaient fait office de figures parentales depuis le décès de mes parents, je me retrouvais à poser mes valises à New York. Le vieil homme et sa femme m’avaient légué leur maison, l’ancien local de couture d’Anna et de quoi vivre et faire les travaux. Dans la lettre qu’il m’avait écrite, Henri me demandait de lui faire confiance. « Fuir le passé ne sert à rien Ana si tu n’essayes pas de construire le futur et de vivre le présent. » Et il m’avait encouragé à choisir un projet pour le local, à m’installer dans leur maison et à arrêter de fuir. Ce n’était pas facile, je n’avais d’ailleurs pas défait ma valise complètement, comme si à tout moment je pouvais prendre mes affaires et partir sur un coup de tête.

En cette fin de journée, au lieu de rentrer, faire ma valise et quitter New York, j’avais cherché un groupe de parole. C’était rare, mais à quelques reprises dans ma vie d’adulte, j’avais tenté d’aller à ces réunions. Mais je ne m’y exprimais jamais et la fois d’après, je n’y allais pas. Fuir le passé ne servait à rien, en parler me faisait peur. Et pourtant, ce soir, j’avais récidivé.

Il y avait du café, du thé, des jus de fruit. Des choses à grignoter. Je ne m’étais pas mêlée aux gens déjà présents même si je leur avais rendu leur salut d’un signe de tête. Un gobelet de thé entre les mains, j’avais pris place au dernier rang. Je regrettais déjà d’être venue.

L’homme qui animait la réunion était monté sur la petite estrade. Il avait commencé à parler et certains membres s’étaient exprimés après lui. L’animateur m’avait regardé et j’avais secoué la tête, ne souhaitant pas prendre la parole. Ce ne serait pas cette fois que les réunions de groupe me feraient parler. Je préférais rester là, à écouter les histoires des autres même si certaines étaient particulièrement difficile à entendre.


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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Jeu 27 Sep - 3:00


Je débarrassais les dernières tables et nettoyais l'ensemble des comptoirs quand ma collègue m'annonça qu'elle allait elle-même faire la fermeture. Je rangeai donc mon tablier avant de sortir le sourire aux lèvres. La journée avait été difficile et longue, je n'ai pas eu le temps de me reposer et j'avais même eu le plaisir d'avoir plusieurs clients désagréables. Je savais que non loin de là se tenait un groupe de parole, cela faisait longtemps que je n'y étais pas allée du coup je me décide à y faire un tour.

Il y avait déjà du monde lorsque j'arrivai et la réunion allais bientôt commencer. Je salue l'animateur de cette réunion, habitué à présent de me voir. Alors que plusieurs personnes prirent la parole pour raconter leurs histoires plus douloureuses les une que les autres. Je me remémore la mienne qui m'avait été traumatisante. Violer et battu par mon père jusqu'à mes dix ans, je n'avais pas eu une enfance facile. Aujourd'hui je me sentais mieux mais, je venais souvent à ces réunions pour pouvoir en parler parfois ou tout simplement pour essayer de conseiller les gens ou tout simplement être une oreille attentive.  

Pendant, j'avais été intriguée par une jeune femme. La seule n'ayant pas pris la parole. Elle avait un regard vide, comme de ceux qui avaient vécu un moment difficile dans leur vie et pourtant elle n'avait pas partagée son expérience. Elle était restée là, assise, sans rien dire. Je voulais faire connaissance, c'est donc avec détermination et surtout discrétion que je me dirige donc vers elle et m'assois sur la chaise à côté de la sienne. « Bonjour. » chuchotais-je essayant de ne pas trop attirer l'attention vers nous. « Première fois ? » Je marque un léger temps de pause avant de reprendre. « Je veux dire, dans ce genre de réunion. » J'essaye d'esquisser un sourire sans pour autant y arriver complètement. Pour ne pas paraître trop folle et envahissante ce n'était pas gagner.

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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Ven 28 Sep - 0:44

Quelqu’un s’était faufilé pour s’asseoir juste à côté de moi. Je lui avais lancé un rapide coup d’œil mais avait reposé mon regard sur l’estrade où une des personnes racontait son traumatisme. Et puis la petite brune m’avait salué et j’avais tourné la tête vers elle avec un léger sourire. « Bonjour » tout en chuchotant pour ne pas déranger le déroulement de la réunion.

J’ignorais si j’avais envie de faire la conversation ou non. Mais l’attitude de la demoiselle était empreinte d’une certaine délicatesse et si j’avais décidé de ne pas parler devant tout le monde, je pouvais au moins faire l’effort de ne pas agir comme une sauvage. D’habitude, j’étais hyper sociable mais ici, je me sentais vulnérable. Ma seule présence dans cette pièce indiquait que j’avais vécu quelque chose dont je ne parlais absolument jamais. Les gens ne se doutaient pas de ce que j’avais pu vivre dans mon enfance. Sauf rare exception. « Oui et non. » Et je reprenais tout bas. « Oui pour ici, mais non, j’ai déjà tenté l’expérience. » Et ça n’avait pas été plus fructueux que ce soir.

« Je ne pense pas que je reviendrai… C’est pas fait pour moi. » Et j’avais applaudis car la personne venait de terminer son récit. Le temps de la transition, je lançais un nouveau regard à ma voisine. « Et vous ? » Je pouvais lui retourner la question, ce n’était pas être forcément indiscrète.

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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Dim 30 Sep - 21:02

Elle avait l’air très sympathique. Je n’ai pas été étonnée d’entendre qu’elle avait déjà participer à ce genre de réunion auparavant.  J’avais juste lancer un simple « oh d’accord » à chacune de ces affirmations. « Oh et bien moi je viens très souvent, mais ce n’est pas pour partager mon expérience. » Je repensais alors as toute ces fois où j’ai été présente à ce genre de réunion . Parfois on y revoit les mêmes personnes, parfois cela change, la plupart du temps certaines histoires ce ressemblent, d’autre peuvent paraître “unique”. « Disons que j’ai été guéris de mes blessures mais j’aime venir aussi pour apporter du réconfort au autres. »

Je marqua un léger temps de pause, ne serais ce que pour applaudir la personne venant de terminer son histoire. Aussitôt, l’animateur de la soirée interrogea une autre personne qui se mit aussitôt à narrer son histoire. « Je n’aimerais pas paraître indiscrète mais, pourquoi penser que ce n’est pas fait pour vous ? » Ce n’était pas la première personne que je voyais rester de côté et n’osant pas prendre la parole. La plupart du temps ce genre de personnes ont peur, peur peut-être d’en parler et ainsi risquer de faire remonter de mauvais souvenirs ou encore des sentiments jusque là refouler.

Je me souvins avoir déjà fait face à ce genre de choses. C’était douloureux mais, je me souvins avoir été extrêmement soulager. « Si je peux me permettre, je ne sais pas ce que vous avez vécu mais je pense que d’une certaine manière, en parler vous fera du bien. » j’essayais de paraître le plus polie possible. Ne pas paraître trop agressive ou curieuse. En réalité je n’avais aucune envie de la bousculer ou quoi que ce soit. « Et je pense que c’est plus facile quand vous ne connaissez pas les personnes. » dit-je un sourire dans le coin.
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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Mar 2 Oct - 11:30


Je l’avais écouté en silence. Elle était habituée de ce genre de réunion. Mais elle ne venait plus par besoin de s’exprimer mais pour aider. Je trouvais cela très noble de sa part. Je n’étais pas sûre de vouloir lui faire perdre son temps avec moi. J’avais détourné le regard de l’estrade pour le poser sur elle quand elle avait parlé de guérison. Est-ce que c’était vraiment possible, ça ? Guérir de ses blessures. Jusque-là, tous ceux qui avaient parlé avaient raconté des histoires terribles et la mienne était du même acabit. En guérir, je n’étais pas sûre d’être capable. « C’est très généreux de votre part… » Des tas de gens seraient passé à autre chose une fois libéré du besoin de venir parler.

A sa question, je me redressais, prenant une grande inspiration comme si ça pouvait m’aider à mettre en ordre mes pensées. « Je n’aime pas parler de ce que j’ai vécu. Ça a toujours mis les gens mal à l’aise. » Et je reprenais avant qu’elle ne puisse commenter. « Je sais. Ici on ne me jugera pas. Et on ne me prendra peut-être pas en pitié mais… » Et je me surprenais à mettre des mots sur mon silence dans ce genre de groupe. Elle était douée cette jeune demoiselle. « J’ai encore peur. Et en parler, ça ne ferait qu’attiser cette peur. Ça la rendrait réelle, concrète. » L’homme qui avait tué ma famille n’avait jamais été arrêté et parmi tous mes cauchemars, il y en avait dans lesquels il revenait achever son « œuvre ». C’était aussi pour ça que je ne m’étais jamais arrêtée trop longtemps au même endroit. M’installer à New York pour honorer la mémoire d’Henri et Anna, c’était chargé en émotion pour ça.

Son conseil, je comprenais qu’elle le donne. Mais je n’étais pas sûre qu’il puisse s’appliquer à moi. Pourtant je regardais autour de moi, puis l’estrade. L’histoire précédente se terminait et je croisais à nouveau le regard du « maître du jeu ». Je hochais la tête. « J’ai déjà prévu de ne pas revenir alors je peux bien essayer… » et je m’étais levée en adressant un faible sourire à la jolie brune. Pourtant je savais bien que ce n'était pas une bonne idée.

Tous ces gens devant moi. Tous avec un regard bienveillant. Encourageant. Je ne savais pas par quoi commencer mais tout le monde avait respecté mon silence. Je me cramponnais au pupitre tout en cherchant mes mots. « Je m’appelle Anabella. » C’était un bon début je suppose. « Ma famille… » Jamais. Je ne le disais jamais à voix haute. En tout cas, cela faisait au moins 20 ans que je ne l’avais pas formulé. « Mes parents, mon frère et ma sœur ont été assassinés quand j’avais 10 ans. » J’avais relevé les yeux mais c’est la petite brune que j’avais cherché du regard. Je sentais les larmes monter aux yeux et la peur. La peur était revenue et je serrais encore plus fort le pupitre entre mes doigts. « Je suis désolée, je ne peux pas… » Et je quittais le pupitre, manquait de trébucher dans les petites marches de l’estrade et j’avais remonté l’allée jusqu’à la sortie. De l’air, il me fallait de l’air. Je me sentais paniquer. J’étouffais. Je m’appuyais au mur du bâtiment, cherchant désespérément mon souffle et je réalisais seulement maintenant que je m’étais mise à pleurer. Dieu que c’était douloureux de parler. J’étais prise d’une nausée et me précipitais vers la poubelle pour soulager mon haut le cœur. Nan. Guérir. Ce ne serait jamais pour moi.

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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Jeu 4 Oct - 10:38


Je ne souhaitais pas la bousculer, quand elle me parlait. Je ne voulais pas la couper, aussi, je n'avais rien dit lorsqu'elle me parla de ces craintes de rendre les personnes mal à l'aise mais, au fond je me disais à ce moment-là que chaque histoire ici rendaient tout le monde mal à l'aise et on était tous là pour se soutenir entre nous. Elle me disait qu'elle avait peur, peur que tout ça soit réelle, que cette idée se concrétise. Je ne comprenais pas tout ce qu'elle me disait, parlait elle des conséquences de ce qu'elle dirait ? est-ce qu'en parlé lui ferait du mal ? ou du mal à autrui ? Je ne souhaitais pas la contraindre à faire une chose qu'elle ne voulait pas et si elle n'était pas prête je n'allais pas la pousser à raconter son histoire.

Elle esquissa un sourire lorsqu'elle se leva pour rejoindre l'estrade. À la fois étonnée et contente, je me disais que c'était peut-être grâce à moi qu'elle allait enfin « se libérer ». Anabella. C'était son nom. Elle avait du mal à parler, du mal à s'exprimer et cela pouvait se comprendre. Moi-même la première fois que j'avais parlée des violences que j'avais subis, j'avais éclatée en sanglot. Ma tante a été la première à m'entendre et même si je vivais avec elle depuis tant d'année, j'eu le courage de le lui raconter uniquement à la mort de mon père.

J'avais été abasourdie par l'annonce qu'elle venait de faire, toute sa famille avait été assassinés, je ressentis à ce moment-là, une profonde douleur pour elle. Je me mettais à sa place. Je me disais à quel point ce moment dans sa vie a dû être terrible et je compris enfin pourquoi elle émettait autant de réticence à en parler. Je me sentis coupable et à la fois attristée. Je sentais qu'elle me cherchait alors j'essayais de paraître neutre pour éviter de la déstabiliser. Je voulais sourire mais, ce n'était pas la bonne chose à faire. Elle eu un moment d'hésitation et balance un simple « je ne peux pas » avant de courir vers la sortie. Je restais là à la regarder traversée la salle et il me fallut cinq secondes pour reprendre mes esprits et courir après elle. Lorsque je la trouvais, elle vomissait dans la poubelle. Je sortis un mouchard et le lui tendit lorsque j'arrivais à sa hauteur. Je décide de lui laisser un moment avant de parler. « Je suis vraiment désolée, je sais à quel point c'est dur de ... » Je ne savais pas quoi dire en fait. J'essayais de ne pas la fixer du regard pour éviter de la mettre mal à l'aise. « Je n'aurais pas dû te bousculer, désoler. »

Pendant longtemps j'avais écoutée les gens parler, je les avais poussées à s'exprimer et malgré toutes les histoires horribles que j'avais entendues, celle d'Anabella était de loin la pire. Perdre son père, sa mère et son frère à cause d'une personne mal intentionné et cela à un si jeune âge. Je n'avais seulement pas les mots pour le décrire. « Si ça peut te consoler, moi la première fois, j'ai vomis devant tout le monde et je me suis totalement tapée la honte devant plein de beau gosses. » évidemment c'était faux mais j'essayais seulement de lui rendre un peu le sourire et quoi de mieux que l'autodérision ? Nous étions à l'extérieur du bâtiment, du coup je descendis les marches de l'entrée et entrepris de m'asseoir au milieu des escaliers. Je sortis de ma poche une cigarette et un briquet, je l'allume et aspira une bonne bouffée de nicotine avant de la souffler dans le vent. Je me retourne et tendis l'une de mes cigarettes à Anabella. « Ce n'est peut-être pas la meilleure solution mais, je t'assure que ça détend. » Je lui esquissais un petit sourire lorsque je me rappelais avoir pris une petite bouteille d'eau dans mon sac. « J'ai de l'eau sinon. Paraît que ça résout tous les problèmes aussi, l'eau. » Et c'est quand elle arrivait près de moi que j'entreprends de me présenter. « Je m'appelle Rosalía. Mais tu peux m'appeler Rosie. Ou comme tu veux, je suis le genre à accepter tous les surnoms du monde. » dit-je avant d'émettre un petit rire. Je savais qu'elle n'était peut-être pas d'humeur à rire ou même à sourire mais, il fallait bien essayer. Je n'étais pas la meilleure pour consoler les gens. Mais ma tante m'a dit une fois que le malheur disparaissait facilement lorsque le rire est présent. Et à chaque fois, elle avait raison.
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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Jeu 4 Oct - 22:14


Je n’avais pas entendu la porte s’ouvrir derrière moi. Honnêtement, la tête au-dessus de la poubelle, j’étais complètement dans un triste état. Je cherchais mon souffle, espérant que la nausée finirait par passer et j’attrapais le mouchoir qu’on me tendait. C’était la brunette qui m’avait parlé à l’intérieur et je prenais le temps d’essuyer ma bouche avant de me redresser, les yeux humides. Je n’arrivais pas encore à parler mais j’avais fait « non » de la tête. Ce n’était pas sa faute, vraiment pas. Personne ne m’avait forcée à monter sur cette estrade. C’était MA décision. La jeune femme avait voulu m’aider et je ne la considérais pas comme responsable du fiasco. Je prenais une nouvelle grande respiration, les hauts le cœur étaient passé même si j’étais toujours en proie aux angoisses. « Merci. » avais-je répondu en montrant le mouchoir qui finissait à son tour dans la poubelle. C’était assez pathétique.

J’avais relevé les yeux vers elle alors que je m’appliquais à retrouver une respiration normale. J’avais souris en comprenant ce qu’elle cherchait à faire et ça n’avait pas trop mal réussi car j’avais esquissé un petit sourire. Je l’avais suivi, les jambes encore un peu comme du coton et m’étais assise à côté d’elle. ça m’aiderait sans doute à reprendre mon souffle. « non merci… » Je ne fumais pas. Je ne fumais plus. Plus jeune, entre l’adolescence et l’âge adulte j’étais tombée dans ce travers et même si ça avait été difficile d’arrêter, je ne le regrettais pas. « Je veux bien pour l’eau par contre… Merci… » Et je m’étais relevée pour pouvoir prendre une gorgée pour faire disparaître le gout acide sur ma langue, recrachant dans la poubelle. Tant pis pour le glamour, la brunette avait vu pire. Je pouvais enfin boire quelques gorgées et revenait m’asseoir à côté d’elle. J’avais l’impression d’avoir courru un marathon sans pourtant avoir bougé d’ici.

« Rosie, c’est joli comme surnom… » Et j’avais esquissé un nouveau sourire. Malgré ces sourires, la tristesse restait tenace même si les tentatives de la brunette parvenaient au moins à m’ancrer à nouveau dans la réalité et à reprendre pied. « Ce n’est pas ta faute, tu sais… Je voulais essayer. J’ai cru… » Et je secouais la tête. « Maintenant je sais que ce n’est pas une bonne idée de parler devant tout le monde. » Encore qu’en tête à tête, tout aurait peut-être été différent. Mais j’allais être refroidie pour un bon moment et parler de mon histoire n’arriverait surement pas de si tôt.

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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Lun 22 Oct - 20:41


Elle avait accepté de l’eau et était partit se nettoyée la gorge avant de s’asseoir près de moi. Lorsque je me présenta elle complimenta mon surnom. Rosie. C’était un surnom que ma tante m’avait donner. Certaines personnes aime m’appeler « Rose » tout simplement mais parfois ce surnom me donne du mal. Mon père m’as toujours appeler de cette manière et jusqu’à aujourd’hui ça me trouble toujours autant.

Anabella m’expliqua que ce n’était pas de ma faute si elle avait craquer, qu’elle avait essayer et qu’elle n’y étais pas arriver. Ce sont des choses qui arrivent. Je sais à quel point c’est dure de se confier. Il y as toujours cette peur et cette tristesse qui reste ancrée en toi. Lorsque tu veux en parler tu ne peux pas. Tu as l’impression de perdre pieds, tu craque, tu n’arrive pas à te lâcher. C’est trop dure. Un trop plein d’émotion t’envahit et tu explose. J’ai longtemps éviter ça. J’ai longtemps vécu dans le déni. Avoir des personnes auprès de moi m’as énormément aider dans le processus de guérison.

« Ce n’est pas une bonne idée si tu n’as pas vu quelqu’un auparavant. » Je parlais bien évidemment d’un psychologue. Les groupes de soutien ne m’as pas été d’une grande aide au tout début. Quand je me suis confié à ma tante elle m’as envoyer chez le psychologue, qui m’as orienter ensuite dans ma vie. Aujourd’hui je vais beaucoup mieux. Je continue toujours à la voir et c’est quelqu’un de formidable qui m’aide énormément. « Je pourrais te conseiller ma psy’ c’est quelqu’un d’extraordinaire, elle as fait des miracles avec moi. » Je lui souriais. Je fumais là ma dernière taff’. J’écrase ma cigarette sur le sol et m’assure qu’elle soit bien éteinte avant de fourrée le mégot dans la poche de ma veste. Je le jèterais dans une poubelle plus tard. [i]« Ou sinon tu peux tout simplement te confier à moi. Si ça te mets plus à l’aise. »[/i Je lui souris.
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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   Lun 22 Oct - 21:53


Rosie avait quelque chose de rassurant. Juste en étant là, assise à côté de moi. Je comprenais tout à fait son conseil de parler, pour mieux extérioriser. Mais mettre des mots était trop difficile. Ça réveillait des angoisses. Et je tournais la tête vers elle avant de lever les sourcils, un peu perplexe et résignée. « Si tu savais le nombre de psy qu’on m’a fait voir quand j’étais gamine… » Je haussais les épaules. « ça n’a jamais été très concluant. » J’étais restée une gamine perturbée et en colère, ingérable. Il n’y a qu’Henri et Lise qui savaient gérer mes humeurs. En grandissant, je m’étais plus assagie même si aujourd’hui, parfois, il suffirait de craquer une allumette pour que le bidon d’essence que je peux être à certains moment s’enflamme.

« C’est gentil mais de toute façon je préfèrerai que ce soir quelqu’un que personne ne connaît. » Et je tournais la tête vers elle avec un sourire. « Et je ne veux pas en parler. » Je baissais les yeux et prenais une grande inspiration. L’odeur de tabac dans l’air chatouillait mes narines. Je laissais un silence passer, ne répondant pas tout de suite à la proposition de Rosie. Et ça avait duré de longues secondes.

« Ils ne l’ont jamais arrêté. » Je fixais le bitume du parking devant nous. « C’est aussi pour ça que je n’en parle pas. J’ai passé ma vie à voyager à quitter chaque ville ou je m’installais après seulement quelques mois. » Je fronçais les sourcils. « Après ma famille, il n’a plus jamais tué. En tout cas pas d’autres famille… » C’était étrange d’en parler, mais j’y arrivais parce que ça ne demandait pas à évoquer ce que j’avais vécu cette nuit-là. « Et si un jour il venait me trouver pour terminer ce qu’il a commencé ? » C’était quelque chose qu’on ne pouvait pas écarter. En tout cas, moi, je n’arrivais pas à me détacher de cette angoisse, même plus de 20 ans après. « Je dois avoir l’air parano à parler comme ça. Mais c’est pour ça aussi que je n’en parle pas. Je veux plus qu’on me surnomme « la survivante » comme l’ont fait les journalistes. Je veux pas qu’on me regarde avec pitié. Je veux pas que ça me définisse. » Je savais qu’entre victimes, Rosalia ne me regarderait pas comme ça mais au moins elle comprendrait pourquoi je ne voulais pas évoquer les évènements de cette nuit tragique.

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MessageSujet: Re: Il y a des maux sur lesquels on est incapables de mettre des mots... [Rosalia]   

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