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 In politics, nothing happens by accident ( Dorian )

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MessageSujet: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Jeu 9 Aoû - 21:43


In politics, nothing happens by accident
Solveig Becker & Dorian Hayes

Une nouvelle fois Solveig se retrouvait entraînée dans les rêves de grandeur de ses parents. « Juste cette fois là ma chérie » C’est avec ces mots là qu’ils l’avaient eue. Elle était à la limite de les envoyer chier puis ils l’avaient eu avec les sentiments. C’était pour cela qu’elle se trouvait dans cette chambre d’hôtel à regarder les deux robes hors de prix que sa mère avait choisi. Bleu et rouge, les couleurs du parti. Dans son sac, une robe deux pièces, beaucoup plus simple, beaucoup plus passe partout, prête à être portée. Alors bien sure elle n’était pas signée d’un grand créateur et n’était pas faite sur mesure mais au moins, la jeune femme savait qu’elle se sentait à l’aise avec. Avec un soupir Solveig considéra une énième fois ses options. La rouge avait le vote de sa mère, la bleue n’était qu’un plan de secours dans le cas ou sa terrible fille ferait preuve d’un manque de sens fashion. Mais, si Solveig détestait de se voir ainsi forcer la main elle ne pouvait qu’apprécier les choix de sa mère en terme de robe. Car Solveig Becker avait beau détester être utilisée par ses parents elle ne pouvait nier adorer porter les robes choisies pour elle. C’était peut être la seule chose qu’elle partageait avec sa génitrice. Se décidant finalement pour la robe rouge décidément beaucoup trop belle pour être laissée de côté elle alla ensuite s’installer devant l’immense coiffeuse de la chambre d’hôtel louée pour elle par son père. Malgré le fait que la réception se passe à New-York, Becker père avait refusé que sa fille se prépare chez elle préférant l’avoir sous la main et avait donc réservé non pas une chambre mais une suite.Non pas par affection pour sa fille unique non, mais par calcul comme toujours. Il était de notoriété publique que les réceptions sur fond de politique attirait les paparazzis et journalistes en tout genre et pour Blake Becker il était impensable qu’une Becker se fasse photographier à la sortie d’un hôtel de seconde zone. Il avait donc tout naturellement réservé une suite au Nomo Soho et avait ensuite fait fuiter l’information. C’est ainsi que Solveig s’était retrouvé assailli par les flashs des appareils photos en sortant de l’hôtel. À peine surprise par la situation elle se dirigea vers la limousine mise à disposition par son père sans oublier de saluer les photographes.

Assise dans la limousine la jeune femme se mit à imaginer les unes des journaux du lendemain. « La famille Becker toujours plus unie pour la victoire », sans oublier les commentaires sur sa tenue. Au bout de 28 ans Solveig savait comment vivre avec les paparrazzis. Elle s’était aussi aperçu qu’ils ne s’intéressaient à elle que quand le cadre était choisi par son père, jamais une photo d’elle en jogging pantoufle n’était paru dans un magazine. Dans sa vie privée elle était tranquille mais dans sa vie publique, orchestrée par son père elle devenait l’esclave des journalistes. Au fil du temps la demoiselle avait remarqué que son cas n’était pas singulier, il s’appliquait à la majorité des enfants de politiciens influents. Leur nom les rendaient célèbres mais leur seul intérêt était de pouvoir transposer leurs fautes sur leur politiques de parents. Heureusement pour elle Solveig n’avait jamais fait de faute hormis celle d’être toujours célibataire à l’approche de la trentaine mais bon, le paternel semblait s’être fait à cette idée. Le chauffeur interrompit ses pensées en lui annonçant qu’elle était arrivé, elle le remercia d’un sourire aimable et lui glissa un pourboire généreux avant de s’avancer vers l’entrer du bâtiment abritant la salle de réception, un sourire figé sur son visage. Une fois la porte passée un membre du personnel vint lui prendre son manteau et un autre la conduisit dans l’immense salle drapée aux couleurs du drapeau américain pour l’occasion. Avant d’oublier elle épingla sa broche en forme d’âne, symbole des démocrates, remit ses cheveux en place, épousseta sa robe et fit son entrée. À peine avait-elle poser le pied dans la salle qu’un cris de joie qui aurait pu sembler sincère à n’importe qui, la fit tourner la tête. « Solveigh ma chérie, vient ici il faut que je te présente ! » Contenant son envie de lever les yeux au ciel la jeune femme se dirigea vers son père qui était en compagnie d’un jeune homme sensiblement du même âge qu’elle. Elle afficha son plus beau sourire et vint embrasser son géniteur avant de poliment saluer celui qu’elle avait reconnu comme étant @Dorian Hayes. Ils ne s’étaient jamais rencontrés mais grâce aux journalistes elle savait qui il était et ce qu’il faisait . Elle savait donc qu’il se présentait pour le poste de représentant et que son père devait lui apporter son soutient financier et publique. « Mon jeune ami, je vous présente ma plus belle réussite, ma fille Solveig. Elle travail elle aussi dans l’humanitaire. Solveig je te présente Monsieur Hayes, je te laisse en sa compagnie et je compte sur toi pour lui montrer que les Becker savent recevoir ». En disant qu’elle travaillait dans l’humanitire son père faisait référence au virement qu’elle faisait tous les mois à l’association, moyen pour lui de ne pas mentionner le véritable métier de la jeune femme. Elle lui adressa un sourire presque franc et se retourna vers son nouvel interlocuteur. Tout en lui transpirait la confiance en sois, de son petit sourire nonchalant à la manière dont il était habillé. Mais, bonne joueuse Solveig décida de ne pas se fier à sa première impression. « Je ne fais pas d’humanitaire, je suis illustratrice. » Autant remettre les points sur les i immédiatement. « Papa a tendance à oublier le nom de métier. » Affichant le même sourire qu'à son entrée dans la salle, elle profita du passage d'un serveur pour attraper une coupe de champagne sans quitter le nouveau protégé de son père des yeux. Elle pouvait comprendre ce qu'il lui trouvait, sans même parler il dégageait exactement la même chose que Blake Becker, une sorte de charisme innée qu'il semblait pourtant contrôler, un mini Becker.  

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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Jeu 23 Aoû - 2:09



Dorian ajusta naturellement, habilement, sa cravate devant le miroir. Dernière inspection avant le départ. Ajustement des boutons de manchettes, l’air sérieux. Car malgré cet habit enfilé, d’un beau vert profond, l’envie d’aller à cette soirée n’était pas étouffante. L’envie de faire des efforts pour les gens, récemment, pas omniprésente. Ironique et problématique pour un politicien. Il avait toujours eu un certain mépris masqué à l’égard de la majorité des gens - ça avait empiré. Le départ de Lily de chez lui. Il était comme blasé. Il fallait qu’il se secoue, novembre courrait dans sa direction.
Il roula calmement, silencieusement, jusqu’à la salle de réception réservée par Becker pour cette soirée, qu’il devait considérer comme plus que spéciale. Comme la majorité des soirées qu’il organisait, en réalité. L’homme politique n’était pas particulièrement désagréable, mais pas particulièrement sympathique non plus. Dorian voyait en lui un bon allié. L’homme lui inspirait un respect certain, car motivé par le même genres d’ambitions que lui-même. Mais immanquablement, cette ressemblance de caractère créait chez lui une certaine antipathie - dissimulée -, comme toujours. Cette conscience de l’hypocrisie de l’autre. Il s’était souvent fait la réflexion, récemment, que les gens stupides, naïfs et inconscients, étaient probablement plus quotidiennement heureux que lui ne pourrait jamais l’être.
Il laissa ses clés au valet de l’entrée - Becker ne faisait jamais les choses à moitié - avant de passer la grande porte. Légèrement en avance, comme il aimait l’être. Ayant ainsi un moment privilégié avec les autres quelques têtes présentes, souvent importantes. Bénéficiant également d’un premier coup d’oeil sur toutes les nouvelles entrées - étant ainsi certain de ne rater personne. Aussi bien rentabiliser sa présence ici.
Et il se mit d’ailleurs à rentabiliser, dans les minutes qui suivirent.

« Oui, évidemment, je comprends l’importance de ce travail. Mais il vous faudra éventuellement le laisser de côté malgré tout. Vous savez aussi bien que moi que la politique demande une implication à temps plein. » Becker et ses grandes vérités. Dorian ouvrit une main, mince sourire aux lèvres, signe tout naturel dans cette discussion qui battait son plein. Champagne en main. « C’est quelque chose de difficile à ignorer. » Et tous deux se regardèrent avec un sourire légèrement amusé. Quelle belle complicité purement intéressée. « Mais tant que je pourrai continuer d’allier les deux, je le ferai. Ça me garde au fait de tous les dossiers, et l’international, c’est l’une de mes forces. » Il eut un léger mouvement de tête, un petit sourire en coin, cet air de révélations non-dites au creux des yeux. « Et puis je pense qu’on peut encore bénéficier de mon aide un petit moment là-bas … » Si les premiers mois avaient été difficiles, très pauvres en reconnaissance, il cueillait, depuis janvier, les fruits de toutes les bonnes idées et les nuits blanches à travailler, semées dans l’année. Il s’y plaisait, somme toute, à l’ONU. Y serait probablement resté, si il n’avait pas cette obsession du pouvoir et de la maison blanche au fond de son imaginaire, depuis absolument toujours. C’était un travail utile. Qui se perdait souvent au travers de tout un tas de tâches inutiles, futiles, de paperasses, de discussions ne menant à rien, de frustrations et de bonnes idées non écoutées. Mais qui, après maintes péripéties, était utile. Pertinent. Il savait qu’il pourrait aussi faire tout un tas de choses utiles à Washington. La marche supérieure.
Becker posa une main qu’il voulait probablement presque paternelle sur son épaule, un sourire aux lèvres. « Aaaah, je peux comprendre … Profitez, tant que vous n’avez pas de famille. » Et voilà, il ramenait encore sur la table ce fameux sujet. « Croyez-moi, la femme et les enfants, ça change un emploi du temps ! » Il laissa échapper un léger rire, auquel se joignit Dorian, retenant un regard vers le bas et un commentaire mesquin. Pas vraiment dans votre cas, malheureusement pour eux. « Je n’ai aucune difficulté à vous croire ! » Et il but une gorgée de champagne, préférant ne pas s’étendre sur la question. Il avait déjà suffisamment entendu parler des enfants Becker par le passé.
Pensa d’ailleurs se sauver du bon père de famille à ce moment, jusqu’à ce que l’une des enfants en question pénètre dans la salle de réception.
« Mon jeune ami, je vous présente ma plus belle réussite, ma fille Solveig. Elle travaille elle aussi dans l’humanitaire. Solveig je te présente Monsieur Hayes, je te laisse en sa compagnie et je compte sur toi pour lui montrer que les Becker savent recevoir. » Allez, un effort. Il avait évidemment déjà entendu parler de l’ainée des Becker par le père. Et les médias. Reconnu d’ailleurs son visage, pour l’avoir précédemment vu dans maints articles de journaux et de magazines. Il en savait toutefois assez peu sur elle. Rarement, voir jamais de détails sur sa vie privé. Son père, seule chose à laquelle elle soit systématiquement associée. Ah non, c’est vrai, parfois on commentait ses robes aussi, pardon. C’est qu’elles manquaient rarement de beauté, ce soir ne faisant pas exception.
« Je ne fais pas d’humanitaire, je suis illustratrice. » Dorian se laissa légèrement surprendre par cette entrée en matière. Souleva subtilement un sourcil, sans pour autant délaisser son sourire. C’est qu’elle faisait abstraction des politesses de base cette Becker. Pas qu’il en soit réellement choqué, mais ça sonnait un peu inhabituel. Qu’importe. « Je tâcherai de m’en souvenir pour lui dans ce cas, pour une prochaine fois. » Un coin de ses lèvres se souleva légèrement, malin sans trop l’être. « Illustratrice donc. » Il hocha doucement la tête, glissa sa main libre dans l’une des poches de son élégant pantalon. « Dans le roman illustré ? Les journaux ? Le web ? » Un petit brin de curiosité, peut-être, mais également une volonté évidente de bien paraitre au milieu de cette foule, tous amis des Becker. Et puis bon, la paternel lui avait si souvent parlé de sa fille - plus ou moins subtilement - qu’il n’était pas s’en savoir que ce dernier souhaitait qu’il s’y intéresse. Elle le serait peut-être réellement, intéressante, qui sait. Et en attendant, lui tenterait d’être agréable malgré son humeur intérieure plus que fracassante. Heureusement qu’il avait l’habitude de l’auto-censure.


@Solveig Becker
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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Dim 26 Aoû - 15:14


In politics, nothing happens by accident
Solveig Becker & Dorian Hayes

Tout dans le monde politique actuel énervait Solveig. Elle qui avait tant aimé enfant porter de belles robes avait même perdu ce petit plaisir. Elle savait pertinemment que le lendemain son apparence serait scrutée dans les moindres détails par la presse et que le moindre faux pas lui vaudrait des critiques féroces. Mais ce qu'elle détestait plus que tout au monde c'était ces fausses rencontres instiguées par son père. Elle n'était jamais prise par surprise car Blake Becker ne jouait que dans la cour des très grands. Hors de question pour lui de laisser passer un de ces descendant pour un sombre crétin sans discussion alors généralement Solveig avait droit à un briefing sur la personne à approcher une ou deux semaines avant la rencontre officielle. Elle savait qu'elle était le pion favori de son paternel car selon ses propres dires, qui pourrait résister au charme de la vingtaine ?  Et puis bien que Solveig soit perçu comme n'étant qu'un boulet que se trainaient ses parents par ces derniers, son paternel avait au moins la décence de lui reconnaître quelques qualités qu'ils jugeaient utiles dans le onde publique. Car si sa fille n'était pas un garçon et ne possédait pas toujours selon ses dires le mental pour faire de la politique elle ne manquait en revanche pas d'esprit et était capable de charmer ses interlocuteurs quand elle voulait bien y mettre du sien. Car le plus gros problème de Solveig Becker, en dehors de son existence même était son caractère. Pour ses parents, une jeune femme se devait d'être douce et docile et ce n'était absolument pas le cas de la jeune femme. Têtue comme une mule elle avait le don de prendre des décisions à l'exact opposé de ce que lui suggérait ses géniteurs. De ce fait, Solveig savait qu'en mettant les pieds dans cette salle elle allait devoir discuter avec Dorian Hayes. Elle savait même que son père rêvait déjà de les voir mariés. Sauf que Solveig n'était pas du genre à suivre les plans de son père et, si Dorian avait été comme tous les politiciens avec qui elle avait eut à discuter jusqu'à maintenant c'est à dire approchant la soixantaine elle aurait surement fait un effort pour être courtoise mais sa jeunesse et sa prétendu assurance l'exaspérait. Cela ajouté au fait qu'il représentait tout ce que son père pouvait apprécier, le jeune homme ne partait clairement pas du bon pied. Elle s'apprêtait à lui envoyer une nouvelle pique quand il la surprit de sa réponse. Généralement, son interlocuteur aurait balayé sa précision sur son activité professionnel d'un mouvement de la main mais lui faisait au moins semblant de s'y intéresser.

" Le roman. Je fais les couvertures et les illustrations. De temps à autres je m'occupe de Bandes dessinées mais c'est plus rare. " Elle le toisa du regard, sans chercher à se dissimuler. Prenant une gorgée de champagne elle continua sans la moindre gêne son inspection. Les journaux lui rendait plutôt justice même s'il lui avait paru un peu plus blond lors de ses recherches. " Je vais être franche avec vous, nous savons tous deux pourquoi mon père nous a laissé tous les deux, vous n'êtes pas idiot et moi je ne suis pas hypocrite. Je sais déjà ce que vous faites professionnellement parlant, mon père me l'a expliqué en long en large et en travers alors je ne vais pas jouer à la jeune fille mignonne et maladroite qui fait semblant de ne rien savoir pour avoir l'attention du beau politicien que papa à choisi pour elle. "
Sa propre amertume surprit la jeune femme. Habituellement, elle se pliait de bonne grâce aux demandes de son père même si cela impliquait de se faire passer pour ce qu'elle n'était pas, dans le seul but de le satisfaire et d'obtenir son approbation si cher à ses yeux mais ce soir là elle ne pouvait pas. Elle avait du abandonner tous ses plans prévus depuis des mois pour être présente à cette soirée qui ne l'intéressait pas le moins du monde. À la place, elle aurait du être au gala annuel de la maison d'Édition Simon&Schuester ou elle travaillait mais papa en avait décidé autrement. " Je pense que cela nous fera gagner du temps à tous les deux qu'en pensez vous ? "

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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Lun 3 Sep - 22:35



Elle offrait au moins une certaine originalité. Illustratrice, ce n’était certainement pas commun, pas quand l’on appartenait à une famille politique. C’est un domaine qui avait tendance à tuer toute créativité. Ou du moins, toute saine créativité, vous savez, celle qui sert à faire sourire, à émerveiller. Probablement la raison pour laquelle Dorian avait toujours apprécié, toujours sut s’entourer de personnes avec la fibre artistiques. Ils comblaient quelque chose que lui ne possédait pas. Son esprit divagua un court moment vers les souvenirs de la silhouette élancée et gracieuse d’une ballerine qu’il avait bien connu, en mouvement sur scène. Mauvais moment.
« Ma soeur travaille également dans le domaine des arts visuels, en peinture principalement, mais je suis certain que votre nom lui dirait quelque chose. » Il esquissa un léger sourire en coin, se voulant complice. « Et pas à cause de votre père, je vous rassure. » Penny avait cessé de s’intéresser à la politique quand son frère y avait fait irruption. Une manière de se préserver, d’éviter de s’inquiéter pour son frère, évidemment. Reste que c’était aujourd’hui l’une de ses qualités; discuter avec elle permettait réellement de décrocher.
Alors qu’il s’attendait à la poursuite de cette banale, mais somme toute correcte conversation, l’ainée Becker le pris par surprise. Il se félicita de sa capacité à maintenir un air à peu près impassible, malgré son agacement grandissant à chaque nouveau mot sortant de ces lèvres impolies. À qui profitait vraiment une telle franchise, sérieusement ? À la fin de ses propos, tout de même, bien malgré lui, ses sourcils s’étaient légèrement froncés. En se croyant rebelle, Solveig gâchait tout.
Se donnant le temps d’évaluer la meilleure approche à avoir face à un tel discours - franchement difficile à trouver - il prit une gorgée de champagne dans le silence. Hocha doucement la tête. Finit par relever le regard vers elle, soulever légèrement un sourcil. « Vous savez donc certainement également pourquoi je me prête à cette discussion ? » Puisque madame savait tout. En politique, par moment, on ne fait pas les choses pour soit, on les fait pour les autres. Si cette discussion pouvait faire plaisir au père Becker, tant mieux. Si c’est tout ce qu’il lui fallait pour signer un nouveau chèque au profit de la campagne de Dorian, tant mieux. Si c’est tout ce qu’il fallait pour qu’il soit à peu près fier de sa fille ce soir, tant mieux pour elle. Le blond ne voyait aucun perdant dans toute cette histoire. C’était un surplus d’orgueil de la part de la jeune Becker. Mais puisqu’elle voulait jouer la carte d’un brin trop d’honnêteté, c’est quelque chose que Dorian savait également manier. Il s’approcha très légèrement, un regard doux accroché au sien, malgré son ton sérieux. Il avait subtilement baissé le ton de sa voix. « Écoutez, je ne suis pas là non plus pour vous séduire ou même devenir ami. » Certainement pas. « Mais ça fait plaisir à votre père qu’on discute un moment, hm ? » Il avait relevé un sourcil. « Vous me semblez être une femme intelligente, avec au moins un minimum de bon sens; il y a certainement moyen que l’on trouve un sujet de conversation qui ne soit pas trop souffrant pour vous. » Son ironie un brin tranchante s’était-elle trop fait sentir dans cette dernière phrase ? Il le craignait. Merde. « Ce que vous voulez. » Ça rattrapait certainement un peu. Au moins.
Il se re-décala un brin vers l’arrière, avala une petite gorgée de champagne.  Conclut. « Rendez-nous service à tous les deux; prolongez cette discussion, aussi futile soit-elle pour vous. Personne n’en ressortira perdant. » Il ouvrit  légèrement, brièvement, une main, en signe de bonne volonté. « Dix minutes, c’est tout ce que je vous demande. » Et un mince sourire prit place sur ses lèvres. Même pas vraiment forcé, étonnement.
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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Jeu 6 Sep - 18:24


In politics, nothing happens by accident
Solveig Becker & Dorian Hayes

Elle venait de laisser tomber sa première résolution : lui laisser une chance en ne se basant pas sur ses aprioris à son sujet. Et bien cette résolution lui était vite passée. Il lui avait fallu moins de deux minutes pour se brusquer et ainsi refuser toute forme de communication. La mention de sa soeur la détendit légèrement, peut être n'était-il pas aussi égocentrique qu'elle le pensait. Cela la détend assez pour qu'elle se laisse aller à un sourire autre que l'éternel sourire de politesse qu'elle affichait depuis le début. Le nom de Penélope Hayes ne lui était pas inconnu non plus, de part ses propres recherches dans le cadre de la soirée, Solveig aimait aussi dans un cadre plus personnel se renseigner sur l'actualité du monde artistique. " Son travail m'est familier. J'aime beaucoup "  Le fait de partager son nom de famille avec le nouveau protégé de son père avait aidé à soulever la curiosité de la jeune femme. En temps normal, elle aurait noté le nom sur un post it pour ensuite s'y intéresser plus tard mais le nom de famille l'avait poussé à approfondir immédiatement ses recherches.
Tout aurait pu bien continuer, peut être même aurait-elle pu apprécier sa soirée et la conversation du jeune homme mais elle ne pouvait s'ôter de la tête l'idée qu'elle aurait pu se trouver à un tout autre endroit. Son père n'était même pas assez proche pour prendre note de la situation, autant pour gagner son affection. Car la seule raison qui habituellement l'empêchait de tout jeter en l'air était l'espérance de voir un éclat d'affection ou de fierté dans les yeux de Blake Becker mais ce soir tout lui paraissait sans importance. Peut être était-elle enfin arrivé à la conclusion que rien ne serait suffisant pour son père ? Après tout elle avait abandonné tout espoir de relation saine avec sa mère alors pourquoi s'accrochait-elle à son père ?
Elle regarda son interlocuteur ne cherchant plus à cacher son amertume. Pourquoi était-il là ? Pas pour mes beaux yeux. " Parce qu'avoir le soutient public et financier de Blake Becker est un atout non négligeable que même un fou ne pourrait refuser " Elle ne comptait plus les jeunes politiciens qui l'avaient approchée dans l'espoir de se faire remarquer du démocrate. Peu étaient ceux qui réussissaient et encore moins nombreux étaient ceux qui étaient directement choisis par le gouverneur Becker comme l'était Dorian. Elle l'écouta répondre, d'un ton encore plus tranchant que celui qu'elle avait elle même employé. Inconsciemment elle recula d'un pas. Mais ça fait plaisir à votre père qu’on discute un moment, hm ? Elle n'était pas la seule à penser tout savoir apparement. Elle le laissa continuer, se retenant de lui tourner le dos et de sortir de la salle. À ce stade elle n'en avait plus rien à faire. Pendant trop longtemps elle avait été persuadée que son père observait ses moindres faits et gestes mais elle comprenait à présent qu'il n'en avait rien à faire. Elle n'était qu'un divertissement, un moyen de faire valoir sa petite entreprise à défaut de lui assurer un futur. Son verre de champagne s'étant soudainement retrouvé vide, elle le déposa sur un plateau porté par un serveur pour en reprendre un nouveau. Avec le temps elle s'était aperçu que le champagne l'aidait à mieux supporter les discussions et fausses politesses. Elle se dépêcha d'en avaler une gorgée avant de répondre au politicien. " Quoi que vous pensiez il y a beaucoup plus en jeu pour vous que pour moi. Je ne vais rien gagner alors que vous, vous partiez sûrement avec la promesse d'un chèque. " Sois belle et tais toi étais la règle d'or instauré par les parents Becker concernant leur fille. Elle n'était rien d'autre qu'une belle statuette dans une vitrine. Elle se mordit la lèvre pour s'empêcher d'aller plus loin. Elle ne souhaitait pas causer de scène . Alors elle poussa un soupir discret. " Mais si vous souhaitez discuter, va pour 10 minutes. Sur quoi travaille votre soeur en ce moment ? "  

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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Jeu 13 Sep - 2:14



Il lui semblait avoir été de bonne foi. Il lui semblait que, malgré son ton un peu sec - qui ne faisait que concurrencer celui de la brune, caractère pour caractère - il avait proposé un bon compromis. Il lui semblait que c’est ce qu’elle voulait elle aussi, faire plaisir au père Becker. Pourquoi serait-elle ici ce soir, autrement ? Pourtant, sa réponse, son attitude fermée, son visage agacé, disait tout le contraire. Et ça irrita d’autant plus Dorian.
POURQUOI certaines personnes faisaient-elles semblant d’être prêtes à jouer le jeu quand, vraiment, elles n’en avaient aucunement l’intention. Désiraient simplement encourager leur espèce d’esprit de fausse rébellion, en se faisant croire qu’elles agissaient avec fougue et caractère. Ça avait toujours énervé le politicien, cet espèce de confrontation avec les autres, simplement parce qu’on ne sait pas prendre sa propre vie et ses propres intentions en main. Mais Dorian était particulièrement sévère envers les gens. Parfois ça changeait en apprenant à les connaitre. Parfois, non.
Vous vouliez être ailleurs ce soir mademoiselle Becker ? Vous saviez que, vous ici, on discuterais mademoiselle Becker ? Vous n’en aviez pas envie ? Alors que faites-vous ici ?

« Mais si vous souhaitez discuter, va pour 10 minutes. » Une victoire. Mais c’est lui désormais, qui avait envie de tourner les talons. Prends sur toi Dorian … C’est lui qui avait voulu prolonger cette conversation, il aurait été stupide de se laisser aller à une impulsion désormais. Ou même de montrer d’une quelconque façon que son antipathie avait décuplée. La bonne foi Dorian, la bonne foi … Et puis parler de sa soeur, ce serait facile. Il tenta de poursuivre sur la lancée de ce dernier sourire qu’il avait esquissé - vous savez, avant d’être profondément agacé par la mention d’une perdante et d’un chèque. Laisser derrière eux cette désagréable conversation, faire semblant quelques minutes, en bons adultes bien élevés, partir. « Elle fait une collaboration avec un artiste de rue, Kriever, vous devez connaitre. » Dorian était peut-être vexé, mais il savait malgré tout reconnaitre l’intelligence de la jeune femme. Elle semblait bien connaitre son domaine, pour avoir déjà entendu le nom de sa soeur, vu son travail. « C’est un projet de murale, Penelope travaille sur le concept et lui l’exécution. » Elle lui avait montré quelques croquis, ça allait être bien, très éclaté, coloré, comme elle en avait l’habitude. « Elle prépare aussi différentes choses avec des compositeurs, mais je ne suis pas au courant de tous les détails. » À travailler sur soixante choses à la fois, on finissait forcément par perdre tout le monde … Il ne pouvait pas la blâmer, il était pareil. « Elle devrait être à New-York jusqu’en décembre, au moins. » Avant de repartir vers San Francisco. Ou dieu seul savait où.
Voilà, de manière prévisible, parler de sa soeur avait su l’apaiser un brin. Il esquissa de nouveau un mince sourire, releva un sourcil. « Et vous, beaucoup de projets en cours ? » Sans pouvoir s’en empêcher - et se disant que ça ne pouvait pas empirer la situation, de toute façon - il se permit d’ajouter, sur un léger ton de blague. En avançant très légèrement la tête vers. À voix un peu basse, confidente. « Et vous n’êtes même pas obligée de me dire la vérité, si vous ne pensez pas que je la mérité. » Il se redressa, esquissa un sourire qui aurait pu être ironique, mais qui fut plutôt … amusé. Mieux valait en rire. Et puis de loin, ça paraitrait beaucoup mieux.
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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Ven 14 Sep - 20:17


In politics, nothing happens by accident
Solveig Becker & Dorian Hayes


Elle se sentait stupide. Idiote. Irréfléchie. Généralement ce sentiment lui tombait dessus une fois rentrée chez elle alors qu'elle prenait enfin conscience de sa solitude. Mais ce soir là spécifiquement, elle s'était retrouvée submergée par la sensation d'abandon quelques minutes à peine après le début de son numéro de charme. Le temps que son père la présente à vrai dire. Dans ces moments là, Solveig se retrouvait dans sa peau d'enfant de huit ans questionnant sa grand mère un samedi soir ou le diner hebdomadaire avait été annulé.
" - Ils ne m'aiment plus ?
 - Mais si ma chérie. Ils sont juste occupés. Tu les verras la semaine prochaine.
"
Il pouvait se passer plusieurs semaines avant qu'elle ne soit de nouveau convoquée au manoir parental et, malgré les promesses se voulant rassurantes de ses grands parents, la petite fille d'hier s'endormait toujours après avoir pleuré toutes les larmes de son corps, persuadées que ses parents l'avaient abandonnée. Alors quand enfin elle recevait la précieuse lettre l'invitant à se rendre au manoir Becker le samedi soir, elle exultait de joie et mettait tout en oeuvre pour leur plaire, enfilant sa plus belle robe, préparant sa meilleure posture et son plus beau sourire dans le seul but de décrocher un signe de leur approbation. L'adulte d'aujourd'hui avait beau se dire qu'elle avait changé, sa manière d'agir n'était pas beaucoup différente. Les pleurs et la tristesse avaient juste été remplacés par l'amertume et la lassitude. Le manège pourtant restait le même. Les samedis soirs étaient remplacés par les réceptions et autres évènements publiques et la carotte était restée la même. Toujours dans l'optique d'obtenir un sourire sincère ou une marque d'affection Solveig se forçait à venir à chaque réception même si au fond d'elle même elle savait que cela ne servirait à rien.

Alors que Dorian lui expliquait les derniers travaux de sa soeur, Solveig ne pu s'empêcher de tourner la tête en direction de son père, le cherchant des yeux. Elle ne chercha même pas à se cacher. " Elle fait une collaboration avec un artiste de rue, Kriever, vous devez connaitre. C’est un projet de murale, Penelope travaille sur le concept et lui l’exécution.Elle prépare aussi différentes choses avec des compositeurs, mais je ne suis pas au courant de tous les détails. Elle devrait être à New-York jusqu’en décembre, au moins. " Elle entendait. Chacune des informations arrivait à elle mais elle était trop absorbée par ce qu'il se passait sous ses yeux pour réagir ou encore répondre. Même la mention de Kriever, artiste qu'elle suivait activement ne la sorti pas de sa concentration car devant elle, son père tenait son frère par les épaules, un sourire fier sur les lèvres. Après 28 ans d'existence et 26 de coexistence avec ce frère presque inconnu, Solveig pensait s'être habitué à n'être qu'un choix de seconde zone pour ses parents mais la scène qui se déroulait sous ses yeux lui prouvait le contraire. " Et vous, beaucoup de projets en cours ? " La question la ramena à la réalité. Elle tenta de se construire un nouveau visage impassible malgré l'envie de pleurer qui s'emparait lentement d'elle. La fatigue des derniers jours ajoutée à la deception la rendait beaucoup plus sensible qu'elle ne l'était normalement " Et vous n’êtes même pas obligée de me dire la vérité, si vous ne pensez pas que je la mérite ". À la suite de sa déclaration elle se forçait à reporter son attention entièrement sur Dorian. S'il faisait un minimum d'efforts alors qu'il était certain qu'il ne l'appréciait pas plus que ça, en même temps vu ce qu'elle lui avait montré d'elle même elle aurait été surprise qu'il l'apprécie, Solveig pensait qu'il était quand même un minimum correct qu'elle fasse autant d'efforts que lui. ( Désolé pour cette phrase alambiquée qui ne veut certainement rien dire ). " Désolé, j'étais .. Ailleurs. " Elle lui adressa un sourire espérant qu'il ne lui tiendrait pas rigueur de son absence. " Je connais Kriever. Et vu le travail de votre soeur j'ai hâte de voir ce qu'ils vont réussir  à créer tous les deux. Si jamais une exposition a lieu, je serais au rendez-vous. " Elle élargit son sourire et lui répondit sur le même ton de confidence qu'il avait employé " C'est plutôt calme en ce moment, mais je travail sur un roman illustré traitant de la mythologie expliquée aux enfants."

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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Dim 16 Sep - 21:40



C'était triste, au fond. Dorian s’était souvent imposé la solitude de lui-même, mais sa famille n’était jamais allé bien loin, surveillant le moment où il changerait d’avis. Il n’y avait d’ailleurs aucuns liens plus importants que ceux-là à ses yeux. Surtout pas depuis le départ de Lily de sa vie.
C’est visiblement quelque chose que Solveig ne ressentait pas. Ou plutôt, si. Mais sans réciprocité. Ce qui était certainement encore bien pire.

Il avait amorcé cette banale discussion. Dix minutes, elle lui accordait dix minutes. Lui les prendrait. Devoir fait par la suite, d’avoir parlé à l’ainée Becker. De s’être montré aussi sympathique que possible - ce qui aura été moins réussi, malheureusement. De pouvoir complimenter la brune ensuite, quand Blake Becker l’interrogerait. Brillante, un bon caractère, l’air créative, magnifique dans sa robe. Ce qu’il souhaiterait entendre. Mais c’était triste, au fond. Pour lui autant que pour elle.
D’autant plus pour elle, qui n’écoutait pas vraiment.
Il l’avait vu - alors que lui étalait les projet de sa soeur - le regard de Solveig, dévié plus loin. Il ne pouvait voir dans son dos, mais il avait plus ou moins deviné. Son père, son frère. Dorian avait d’ailleurs eu l’occasion de parler à ce dernier, un peu, lors d’un précédent événement. Définitivement plus doué que sa soeur pour ce genre de carnaval. Certainement mieux entouré également. Il était donc peut-être un peu injuste de comparer.
Dorian aurait aimé resté sur son amertume initiale à l’égard de Solveig, vraiment. C’était un sentiment qu’il trouvait - de loin - plus simple à gérer que bien d’autre. Mais parler de sa soeur l’avait calmé. Et il éprouvait désormais une vague pitié. Une sorte de compassion, à laquelle il préférait ajouter un léger pendant négatif. Désagréable. Mais c’est que dans d’autres circonstances, ils auraient pu bien s’entendre.
« Désolé, j'étais .. Ailleurs. » Il esquissa un mince sourire en coin, compréhensif. Il avait bien vu ça. « Il n’y a pas de mal. » Inutile de tourner le couteau dans la plaie. « Si jamais une exposition a lieu, je serais au rendez-vous. » « Je vous tiendrai au courant dans ce cas ? » Il avait légèrement relevé un sourcil, toujours un fin sourire aux lèvres. Il proposait un pacte de paix, par cette question. Non, lui et Solveig ne deviendraient sûrement pas amis - surtout pas après la publication de l’article duquel Dorian ne pouvait pour l’instant pas se douter. Mais se saluer quand ils se croiseraient, banalement prendre des nouvelles générales de l’autre, c’était possible. Ça ne tuait personne. Un respect mutuel. Avec la majorité des gens, Dorian n’en demandait pas forcément plus. Il voulait au moins que du respect soit dirigé dans sa direction. La réciprocité, quant à elle, se gagnait.

« C’est un beau métier que vous faites, l’art sous sa forme la plus utile, au service des gens. » Il ne savait pas trop pourquoi, il s’était soudain sentie l’envie de la valorisé. Peut-être pour qu’elle cesse de douter. Stoppe ces regards vers l’arrière, vers ce paternel qui ne lui offrirait sûrement jamais la reconnaissance recherchée. Il glissa une main dans l’une de ses poche de pantalon, but une gorgée de champagne. « Vous devez être fière à chaque publication. » Vous devriez l’être. Il ne faut pas attendre de compliments de la part des autres, il ne faut pas attendre leurs acclamations. Il faut se les offrir à soi-même. Et ainsi montrer le chemin à tous les autres. Voilà comment je mérite d’être traité. Ce genre de façon de voir la vie faisait généralement des gens comme Dorian, avec un gros ego. Mais qui n’avaient aucun doute sur leur valeur. Fonçaient.
Solveig pouvait sûrement bénéficier d’un peu plus de vrai bon ego.
« Je ne pense pas que vous m’ayez donné le nom de la maison d’édition pour laquelle vous travaillez, en fait ? » Voilà, il allait s’intéresser à elle, l’interroger, rendre ces dix minutes - il devait en rester aux alentours de sept désormais - les plus agréables possible pour elle. Retenir tout ça, parce qu’il se souvenait toujours des détails les plus importants de la vie des gens, pour d’éventuelles retrouvailles. Espérer qu’elle reparte au final d’ici avec une impression correcte de lui. De quelqu’un de raisonnable, qui fait des efforts, même quand on l’envoie balader dès le début d’une conversation. Il ne suffisait, au fond, que d’une bonne dernière impression.
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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Mer 26 Sep - 16:41


In politics, nothing happens by accident
Solveig Becker & Dorian Hayes

Peut être l’avait-elle mal jugé. Peut être était-il plus qu’un joli minois. Après tout il se donnait un mal fou pour continuer la discussion alors qu’elle faisait tout pour l’éviter. Quelque chose que la jeune femme appréciait, en dehors de l’honnêteté, était la consistence. Elle détestait les personnes volages ne pouvant se consacrer pleinement à une mission donnée et cela n’était pas le cas de Dorian. Le politicien devait faire la conversation et il la ferait. Le moins que Solveig pouvait faire pour l’aider était de se montrer disponible et un minimum agréable. Du moins, plus que ce qu’elle avait accepté de faire depuis le début de l’entrevue. Elle savait par ailleurs que, par la suite, Blake Becker l’interrogerait pour savoir ce qu’il avait pensé d’elle. Comme si cela pouvait l’intéresser. Mais comme dans tous les aspects de sa vie, Solveig devrait faire comme si. Jouer un rôle. Se montrer faussement ravie de cette intention qui lui était portée, et ignorer le fait que cette attention n’était pas intéressée. Tout pour faire plaisir.

Elle le regarda un instant, songeant peut être à le remercier pour sa solicitude. Beaucoup l’aurait reprise pour son attitude. Beaucoup lui aurait lancé un regard désapprobateur mais Dorian s’était contenté de l’excuser. il poussa même la sympathie jusqu’à lui proposer de la prévenir de la date de la prochaine exposition. Solveig Becker n’était pas née de la dernière pluie. En grandissant dans l’univers de la politique elle avait appris à lire entre les lignes et savait qu’il aurait été très malvenu de se montrer désagréable suite à sa proposition qui se voulait être une certaine offre de paix. Elle aurait été sotte de refuser. « Volontiers. Merci » Elle lui rendit son sourire. À défaut d’être une interlocutrice convenable elle essayerait au moins de se montrer agréable. Si sa soirée était gâchée elle n’avait aucune raison de gâcher celle de Dorian et encore moins de ruiner sa campagne car elle savait pertinemment que pour avoir son chèque signé de la main de Blake Becker, il devait passer par la case Solveig. Pauvre de lui.  Ce qu’il lui dit ensuite eut au moins la qualité de l’étonner. Un compliment tout simplement. Cela la surprit assez pour la laisser sans voix quelques secondes. Elle savait qu’il tenait à honorer sa mission mais de là à la complimenter ? Et rien dans sa voix ne sonnait faux. « J’ai la chance de faire un métier qui me passionne. Et illustrer des livres pour des enfants est quelque chose de stimulant pour l’esprit, il faut sans cesse se renouveler, trouver les couleurs qui captiveront leur regard et essayer de ne pas faillir à la vision de l’auteur. » Elle s’arrêta un instant pour chercher ses mots. Parler de son métier était quelque chose qui lui plaisait énormément car c’était une des rares choses qu’elle ne devait pas à sa famille. Cette dernière désapprouvant le choix de carrière de la jeune femme elle s’était fait un plaisir de s’y épanouir le plus possible. « L’art sous n’importe quelle forme est utile. Je trouve que  c’est une des rares choses qui me procure du plaisir. Rien ne me transcende plus que d’observer une fresque aux couleurs vives. Les gens n’en ont pas assez conscience et c’est bien dommage. » Elle avala une gorgée de champagne l’écoutant la complimenter pour la deuxième fois de la soirée. Vous devez être fière à chaque publication. L’était-elle ? Elle se souvenait de sa première publication, juste un petit lutin en bas d’une page mais peu lui importait, elle avait encore une copie du livre encadrée chez elle. Oui, ce jour là elle avait éprouvé une immense fierté mais c’était bien la seule fois ou ce sentiment l’avait touchée. « Je dirais plus de la satisfaction que de la fierté. » Être illustrateur c’était un peu comme être la styliste ou la maquilleuse d’une grande star, on se résolvait à embellir le travail de quelqu’un tout en conservant l’anonymat. Mais dans sa situation, Solveig était loin de chercher la lumière, elle avait déjà suffisamment de projecteurs braqués sur elle. « La première publication m’a rendue extrêmement fière. Surement comme lorsqu’un politicien est élu pour la première fois. Et puis après, je pense que cela devient une habitude, on sait que cela va arriver, la tâche nous est confiée il n’y a aucune raison que l’on nous la retire. Alors pour mes dernières publications j’étais surtout satisfaite, parce que je savais que je pouvais le faire. » La métaphore du politicien lui venait directement de son père qu’elle n’avait jamais vu stresser pour une réélection. Il envisageait toujours la possibilité de perdre et préparait un plan B mais, quand le verdict tombait et annonçait sa victoire, il n’était jamais fier. Juste satisfait. Dorian était-il comme cela aussi ? « Simon&Schuster » Elle ne pu s’empêcher de prononcer le nom de son lieu d’emplois avec une certaine forme d’orgueil. Elle avait 28 ans et à son âge il était plutôt rare d’être déjà dans les rangs d’une maison d’édition d’une telle renommée mais ce qui la rendait la plus fière était le fait qu’elle y était parvenu par ses propres moyens, à force de travail et le fait que l’ancien directeur de la maison n’apprécie pas forcément Blake Becker n’avait fait que renforcer son envie d’y travailler. Solveig n’était pas de ces gens qui connaissaient leur valeur, elle savait qu’elle pouvait dessiner et qu’elle devait bien être quelque peu douée sinon elle n’aurait jamais obtenue ce job mais elle préférait ignorer sa valeur car pour elle, de cette manière elle pourrait toujours progresser.
Assez parlé d’elle. Une énième gorgée de champagne et elle planta son regard brun dans celui de son interlocuteur. Elle était prête à lui faire une faveur, chose qu’elle n’aurait jamais pensé faire au début de cette conversation. Elle allait faire un effort. Un gros effort. « Je vous aurais bien offert de vous envoyer une copie de mes derniers travaux mais je doute que les aventures de Jack le Doberman vous intéressent. » Un trait d’humour. Bien. Deuxième chose. « La campagne ne vous prend pas trop de temps ? Vous avez encore le temps de gérer vos travaux à l’oNU ?  »  Cinq petites minutes. Si les cinq premières avaient été tournée vers sa vie à elle, les cinq dernières pouvaient être à son sujet.
 

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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Dim 30 Sep - 23:16



« Volontiers. Merci. » Elle lui rendit son sourire, et lui étira un brin le sien. De la bonne foi. Enfin, merci. Il se doutait de ce que ça devait lui coûter, à l’ainée Becker, chaque fois. De faire preuve chaque fois de cette gentillesse et douceur que l’on attendait d’elle. Avec des pachas qui devaient souvent se montrer bien désagréable, Dorian n’en doutait pas. Pire en fait que ça situation à lui; faire tout ça alors que pour elle, ce n’était qu’à moitié un choix. Elle choisissait évidemment de continuer cette sûrement un peu bête obéissance à son père - et se devait de bien le faire, si tel était son choix - mais son tiraillement intérieur était évident. Sur le long terme, sûrement serait-elle plus heureuse en restant loin de tout ça. Mais qui était-il pour donner des conseils, lui que la dépression guettait, au fond.

Il l’avait complimenté. Parce que deux êtres malheureux, même partis sur le mauvais pieds, finisse toujours par se reconnaitre entre eux. Par niveler vers le haut, autant que possible. Et si Dorian aimait se faire croire qu’il le faisait par pitié - expression d’un individu hautain - la compassion était vraiment, au fond, sa motivation. Ça lui semblait juste un peu faible de sa part, comme sentiment. « J’ai la chance de faire un métier qui me passionne. » Un sourire sincère étira ses lèvres. Il voyait ce dont elle parlait. La politique était sûrement la pire des passions à posséder - la plus lourde à porter - mais il restait que pouvoir exercer sa passion au quotidien, c’était une bénédiction. D’en posséder une déjà, était un vrai cadeau. Ils s’entendait au moins sur ce point.
« Je suis parfaitement d’accord. Et puis l’art est souvent un reflet de la société dans laquelle elle prend forme. » Il esquissa un mince sourire en coin. « C’est l’une des rares choses qui permet de décrocher un peu du brouhaha quotidien aussi, hm ? » Penelope saurait vanter encore mieux que lui l’importance de la culture et de l’art, mais il pensait s’en sortir pas trop mal. Il le pensait, après tout. Même si il ne s’accordait jamais de temps pour aller déambuler dans une salle d’exposition. Les seules occasions où cela se produisait était quand on l’y trainait. Chaque fois, en effet, il y régnait un silence et une sorte de sérénité dans l’air qui forçait le calme. La réflexion douce. Celle qui s’éloigne du quotidien. Peut-être pourrait-il bénéficier de s’y mettre plus souvent. Ce n’était pas les quelques toiles et photographies accrochées dans son logement qui suffisaient à lui apaiser l’âme.

« Je dirais plus de la satisfaction que de la fierté. » Il releva un sourcil. Ah ? Elle poursuivit son explication. Lui hocha doucement la tête. C’était un point de vu intéressant. C’est vrai qu’avec le temps, on finissait par ne plus trop douter de nos capacités à réussir, pas quand il s’agissait de notre métier. Dorian se demanda un instant; satisfaction ou fierté à chacune de ses grandes réalisations ? Il s’agissait de sa première campagne électoral, il possédait pour l’instant peu de comparatif. Mais fierté, très souvent. L’ego, on ne peut rien contre l’ego. Mais il s’agissait définitivement là d’une réflexion intéressante. « Hmmm, je comprends. » Il hocha la tête une nouvelle fois. « C’est un bon point de vue. » Il releva un sourcil, un mince sourire aux lèvres. « Mais est-ce que je passe pour quelqu’un de prétentieux si je dis que selon moi, la fierté est quelque chose qui devrait être exercé plus largement, plus souvent ? » Il eut un léger mouvement de tête. « Les belles réalisations ne méritent pas d’être banalisées … Peut-être que beaucoup de gens se sentiraient mieux au quotidien si ils avaient le sentiment d’accomplir de grandes choses, à leur échelle. » Il haussa légèrement les épaules avant de laisser échapper un léger rire. « Ça sonne définitivement un peu prétentieux; je me tais sur la question ! » Il rêvait où ils venaient tout juste d’avoir un bout de vrai conversation tous les deux ? Pas trop désagréable, de surcroit. Et c’était juste tant mieux si certains convives aux alentours l’avait entendu rire; c’était mieux pour eux deux - ou pour lui seulement à en croire Solveig - si les gens avaient le sentiment qu’ils s’entendaient bien.
« Simon&Schuster. » Aaaah, là il en avait senti un peu, de la fierté. Bonne chose. Elle avait raison de ce sentir ainsi; c’était une très grande et très reconnue maison d’édition. « Wow, ce n’est pas banal. » Il avait relevé légèrement les sourcils. « Vous-y êtes depuis longtemps ? » Quitte a être lancé sur ce sujet.
« Je vous aurais bien offert de vous envoyer une copie de mes derniers travaux mais je doute que les aventures de Jack le Doberman vous intéressent. » « En effet; je suis plus chat que chien. » Et il esquissa un sourire en coin, blagueur lui aussi. Il était rassuré désormais; la dernière impression serait sûrement bonne. C’est ce qui importait le plus. Elle l’interrogea à son tour. Lui aurait bien continuer à ne parler que d’elle - nettement plus facile et paraissant également nettement mieux que de s’étaler sur sa propre vie - mais c’était de bonne guerre. Chacun son tour dans cette discussion non désirée. « Disons que … Je le trouve. » Il avait soulevé les sourcils, esquissé un sourire. Il adoptait ce petit air alors qu’en réalité, depuis le départ de Lily, il ne cherchait qu’à faire ça; combler du temps. « Je voudrais au moins pouvoir clore tous mes dossiers avant de me retirer. Ou alors m’assurer qu’il y aura un suivi. » On pouvait rarement compter sur les autres pour ce genre de choses … « Probablement qu’à la mi-octobre je - » « Alors ! » Et voilà Blake Becker qui s’incrustait. Déjà ? Il devait être trop impatient de voir comment le courant avait passé - ou pas - entre eux deux. Pffffff. Il avait posé une main sur l’épaule du blond. « Solveig vous a raconté les plus récentes missions auxquelles elle a contribué ? » Il avait un large sourire aux lèvres, semblait sincèrement si fier. Il était difficile de se douter que ce n’était pas totalement le cas. Dorian esquissa un sourire. « Pas vraiment, mais nous avons discuté de son travail chez Simon & Schuster. C’est une grande réussite d’y être à un si jeune âge ! » À quoi jouait-il ? Forcément, cette réponse plairait sûrement un brin moins à Becker. Mais si elle arrachait un sourire à Solveig, que Blake voyait ce sourire, tout serait sauvé. Et tout le monde serait content, pas seulement le vieux politicien.
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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Ven 12 Oct - 11:09


In politics, nothing happens by accident
Solveig Becker & Dorian Hayes




C’était quand même fou ce qu’un simple sourire pouvait provoquer. Solveig le savait depuis des années mais ce geste magique avait la capacité de l’étonner constamment. Elle avait pu observer nombre de fois ses interlocuteurs se montrer d’un coup beaucoup plus sympathique ou se détendre à la vu de son sourire et même si elle n’avait jamais douté de ses qualités physiques vantées par la société mondaine elle savait pertinemment qu’un sourire de Quasimodo aurait eu le même effet que le sien. Ce soir là face à Hayes, Solveig s’était retenu de sourire aussi longtemps que possible, chose pas forcément compliquée compte tenu de son humeur massacrante mais il avait réussi à la dérider. Lui rendre son sourire n’était que justice. Car si sa présence ne dépendait pas d’elle son sourire lui ne pouvait être forcé, surtout pas ce soir et sans savoir vraiment pourquoi elle souhaitait pouvoir aider un minimum le politicien. S’il pouvait sortir d’ici en ayant obtenu ce qu’il était venu chercher Solveig pourrait alors considérer que sa soirée n’avait pas été totalement vaine.  

Un rapide coup d’œil à l’immense horloge de la salle de réception lui apprit que sur les dix minutes accordées à Dorian, trois restaient toujours. Tant mieux, songea-t-elle. Elle avait beau savoir avec certitude qu’elle et lui ne seraient jamais amis, elle appréciait plus sa présence que celle des cinquantenaires qui ne se gênaient pas pour lui faire des sous-entendus malvenus. Lui au moins savait garder ses distances. Et se montrer honnête. Deux points en plus pour le politicien. La Becker aimait son espace personnel plus que tout. Elle aimait être capable de mener sa vie comme elle l’entendait, en faisant ses propres choix et de ce fait, haïssait être menée à la baguette. Chose étonnante pour une jeune femme qui ne pouvait se détacher de sa figure paternelle.
Elle s’aperçut après coup que sa réponse n’avait pas été totalement honnête. J’ai la chance de faire un métier qui me passionne. J’ai surtout de la chance d’avoir un métier tout court oui. Il avait longtemps été clair pour elle que sa vie adulte se résumerait à rester assise dans un fauteuil en velours, une tasse de thé à la main. Et puis son grand père l’avait poussée à suivre sa propre voix. Et si elle aimait profondément son métier elle pouvait difficilement le décrire comme étant une passion. Il combinait sa passion oui mais certains aspects négatifs le rendait beaucoup moins simple à supporter et ce, même si elle n’en changerait pour rien au monde.
Elle ne put qu’acquiescer suite aux paroles de Dorian. L’art avait ce don de faire taire le monde alentour. Depuis son installation à New York Solveig avait pris l’habitude de se rendre au MET pour réfléchir. Elle vivait dans la ville la plus bruyante et son cerveau avait besoin de plus de calme que ne pouvait lui apporter son appartement. Ce calme tant recherché elle le trouvait généralement dans les musées de la ville quand aux expositions, elle les fuyait comme la peste. Rassemblement de mondains ne venant pour la plupart que pour faire admirer leur porte monnaie, elles n’étaient vraiment pas les endroits les plus calmes de la grande pomme. « Je pourrais difficilement dire le contraire. Le MET est le centre de ma réflexion. » Encore une fois elle fut légèrement surprise par le ton de sa réponse. Anormalement léger, flirtant avec la confidence, très éloigné de la défiance qu’elle arborait au début de leur confrontation. Comme quoi il n’était pas impossible de lui faire changer d’avis.

Elle observa sa réaction. Apparemment lui aussi était adepte du haussement de sourcil. Elle pouvait comprendre. Après tout sa réponse n’était pas des plus banale. La question qu’il lui posa ensuite non plus. Pouvait-elle réellement le cataloguer comme étant quelqu’un de prétentieux pour cette raison ? « Non » Simple, claire, efficace. Elle le laissa poursuivre sans le couper écoutant chacun de ses mots et préparant petit à petit sa réponse. Les paroles de son grand père lui revinrent en mémoire. Soit fière de toi petite car personne d’autre ne le fera pour toi. Paroles se voulant encourageantes après la découverte d’un de ses dessins dans la poubelle du bureau de son père un samedi. C’était dans ses moments là que son grand père lui manquait. Décédé l’année passé, Solveig avait eu du mal à faire le deuil de ce père de remplacement qui l’avait aidé à devenir celle qu’elle était aujourd’hui. « Je suis d’accord avec vous. » Étrangement admettre cela ne lui donna pas l’impression d’avoir brûlé ses lèvres au troisième degré. Elle le fit même de bon cœur. « Quelqu’un m’a dit un jour que personne n’allait être fière de moi à ma place. Et que fierté et modestie pouvaient être bons amis. » Un sourire discret éclaira son visage comme à chaque fois qu’elle évoquait cet homme qu’elle aimait tant. Un an plus tôt une larme aurait sûrement roulé le long de sa joue mais plus maintenant. Elle savait que peu importe l’endroit où il se trouvait, son grand père n’aurait pas apprécié savoir que son évocation apportait de la tristesse.
Rejoignant Dorian dans son rire elle surprit quelques têtes qui se tournèrent dans leurs directions. Jouant le jeu à fond elle se pencha légèrement vers lui et posa sa main sur son avant-bras comme s’il venait de lui raconter la meilleure blague de l’année. Le rire n’était pas forcé, elle avait sincèrement eu envie de rire mais quitte à faire croire que Dorian était son nouveau meilleur ami autant le faire à fond. Elle se redressa rapidement et adressa un sourire d’excuse au politicien même si elle ne doutait pas qu’il soit familier à ce genre de mise en scène et que l’intention de la jeune femme avait été comprise. Loin d’elle l’envie de le mettre mal à l’aise.

« C’est ma fierté personnelle » Elle pouvait dire ça oui. Réussir quelque chose par sois même quand on était le fille de Blake Becker relevait presque du miracle. Alors si elle pouvait être fière d’une chose dans sa vie ce serait sûrement de sa place dans la compagnie. « Ça va bientôt faire quatre ans » Parler d’elle ne la dérangeait pas mais elle aimait savoir à qui elle s’adressait et même si les réactions des interlocuteurs à ses propos pouvaient la mettre sur la voie elle appréciait de pouvoir aussi leur poser des questions. Elle élargit son sourire à sa réponse. Tout se passait vraiment mieux que ce qu’elle avait pu imaginer. « Dommage j’étais vraiment très fière de mon travail avec Jack » Encore un trait d’humour de sa part. Décidemment elle ne se reconnaissait pas. Elle l’écouta consciencieusement, réellement intéressée par la réponse. Elle ne s’attendit pas à ce que son paternel arrive. Nonchalamment il posa sa main sur l’épaule de Dorian et commença son numéro de charme. «  Solveig vous a raconté les plus récentes missions auxquelles elle a contribué ? » Comme souvent, le jeune femme était là sans vraiment l’être ; son père parlait d’elle avec une fierté dégoulinante mais pas une seule fois il ne posa les yeux sur elle. « Pas vraiment, mais nous avons discuté de son travail chez Simon&Schuster. C’est une grande réussite d’y être à un si jeune âge ! » La réponse de Dorian lui arracha un sourire presque ému. Il était le premier à prendre son père à contre sens, à la défendre un peu. Mais si sa réponse fit extrêmement plaisir à Solveig, elle n’eut pas le même effet chez le père qui fronça légèrement les sourcils avant de reprendre son masque jovial. « Oui je suis sûre qu’elle vous en a bien parler. » Il lança un regard appuyé à sa progéniture qui instinctivement baissa le regard. « Nous sommes également très fier d’elle. Mais je n’aurais jamais supposé que ce sujet puisse vous intéresser Mr Hayes sinon j’aurai bien évidemment mentionné ce détail tout à l’heure. » Et voilà qu’il retournait la situation à son avantage, adressant un sourire presque doux à sa fille qui voyant là une sortie de secours s’engouffra dans la brèche que son paternel venait d’ouvrir. « Nous étions justement en train de discuter de son travail à l’ONU, fantastique vraiment. » À vrai dire même s’ils n’avaient qu’effleurer le sujet, Solveig savait ce que son père souhaitait entendre et s’il fallait pousser la comédie un peu plus loin pour donner un coup de pouce à Dorian, elle était prête à dire ce qu’il fallait. Après tout, lui n’avait pas hésité à contredire son père alors que ce n’était pas son intérêt. « Dorian fait réellement un travail exceptionnel. » Et voilà. Elle avait utilisé son prénom prouvant la présence d’une sorte de familiarité entre eux et ce même si elle savait qu’elle ne pourrait jamais le considérer comme un ami. Un allié peut être mais un ami certainement pas. Solveig pu voir le visage de Blake Becker s’alléger. Il venait d’entendre ce qu’il était venu chercher et de ce fait, le chèque n’était plus une supposition mais une réalité.

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MessageSujet: Re: In politics, nothing happens by accident ( Dorian )   Sam 20 Oct - 21:58



« Quelqu’un m’a dit un jour que personne n’allait être fière de moi à ma place. Et que fierté et modestie pouvaient être bons amis. » Il esquissa un sourire en coin. « C’est un point de vu que je partage. » Son sourire était sincère. Ce fragment de discussion, ça l’apaisait, un peu. Dorian se doutait, également, que le conseiller en question de Solveig ne devait être aucun de ses deux parents. La modestie ne faisait pas vraiment parti du vocabulaire de Blake Becker. Sinon fausse et jouée. Comme lui-même parfois, il ne pouvait que trop peu le critiquer.
Il s’était laissé à un brin de plaisanterie pour clore ce sérieux sujet, et s’était surpris à voir Solveig joindre son rire au sien. Une main sur son épaule, en un geste très certainement un peu forcé, mais démontrant la bonne entente. La complicité sûrement, même, pour quiconque regardait d’un peu plus loin. Il voyait ce qu’elle faisait. Comprenait très bien. Et la majorité des jugements qu’il avait eu à son sujet s’évanouirent par la même occasion, au moins le temps de ce petit jeu. Cet effort qu’elle faisait. Elle lui avait adressé un sourire ainsi qu’un regard un brin désolé. Mais il n’y avait que de la reconnaissance dans le regard que lui rendit le politicien. Merci. Peut-être avait-il mal jugé, finalement. Il préférait renvoyer son esprit à cette pensée que d’admettre quelque chose de tout simple; la bonne foi de l’autre est souvent miroir de nos propres efforts. Et Dorian savait presque toujours mettre de l’eau dans son vin.
Reste, il s’épatait chaque fois, souvent, de la gentillesse et la bonne volonté des gens à son égard. Il n’aurait pas du; on récolte ce que l’on sème.

Il interrogea Solveig à propos de son emploi. Réellement curieux. Il n’était pas un fin connaisseur d’art ou de culture, mais c’était plus par manque de temps que par manque d’intérêt. « C’est ma fierté personnelle. » Il releva légèrement les sourcils. « Je vous comprends parfaitement ! » Finalement plutôt satisfait de la tournure que prenait toute cette conversation. L’ainée Becker ne souffrait en fait vraiment que d’un certain manque de confiance en elle, l’ayant, au premier abord, rendue acerbe et désagréable. Un manque d’encouragement à combler. Quelque chose auquel Dorian excellait, quand il sentait qu’une personne en valait la peine. Ou que c’était dans son intérêt. Un mélange des deux dans ce cas-ci. Même si au fond, voir Solveig la tête haute en parlant de son boulot était satisfaisant, Blake Becker ou pas Blake Becker.
« Dommage j’étais vraiment très fière de mon travail avec Jack. » Il laissa échapper un rire. Avant d’arquer légèrement les sourcils. « Il est trop tard pour changer d’idée ? » Nouveau rire alors qu’il relevait les sourcils, s’expliquant, avec un sourire amusé, sympathique. « Parce que je crois que la fille d’une amie pourrait adorer en fait ! » Il avait pensé à Juliet, à Swann, instinctivement - pas qu’il ait été le meilleur fournisseur de cadeau pour la fillette, mais ça lui était arrivé, quelques fois. Sauf que tout de suite après s’être prononcé, la réalité le rattrapa. Lily plus dans sa vie. Ses lèvres s’étaient pincées un bref instant, en un sourire forcé, alors qu’il tentait de ne rien laisser paraitre. Quelle bêtise de sa part. Voile de tristesse étalé sur ses pensées, désormais. Ça lui enleva toute envie d’ajouter à la plaisanterie. Il se tut. Et fut soulagé, quand Solveig le relança sur son travail. Merci, merci. Il serait reconnaissant pour ça, sans qu’elle ne le sache jamais.
Peut-être, finalement - et malgré ses appréhensions initiales -, une bonne entente entre eux était envisageable. Ça lui semblait soudainement bien crédible. Tangible.

Et forcément, Blake Becker vint tout interrompre. Probablement incapable de ne pas avoir la main mise sur ses projets plus de dix minutes, il revenait déjà s’incruster entre sa fille et Dorian. Avec l’air trop évident de quelqu’un qui attend des bonnes nouvelles. La manigance et les attentes étaient si grossièrement masquées. Sauf que le blond s’était surpris lui-même en ne sautant pas à pied joint dans le jeu de séduction. C’était un risque; à quoi jouait-il ? Il savait pourtant qu’un énorme chèque pour sa campagne était potentiellement en jeu. Probablement qu’au fond de son esprit, il s’agissait d’un risque calculé; déplaire un court instant au père, pour mieux amadouer la fille, qui elle finirait de convaincre le père. Ou bien peut-être laissait-il simplement s’exprimer sa sincérité. Et son niveau de respect au final plus élevé pour Solveig que pour Blake. « Nous sommes également très fier d’elle. Mais je n’aurais jamais supposé que ce sujet puisse vous intéresser Mr Hayes sinon j’aurai bien évidemment mentionné ce détail tout à l’heure. » Le sourire de Dorian s’étira alors que ce fut son tour à lui, de poser une main sympathique sur l’épaule de son doyen. « Je n’en doute pas Blake. » Sa main se retira et avant de prendre une gorgée de son verre, il ajouta, les sourcils relevés, comme pour achever de désamorcer la situation. « Je n’ai pas particulièrement l’air d’un amateur d’art. » Et pour bien finir d’enfoncer le clou des points en commun et de la complicité entre politiciens, il ajouta, avec un sourire en coin. « Et à peine plus de temps que vous pour m’y intéresser, également. » Parler des horaires chargés, c’est quelque chose qui fonctionnait toujours. Parce que c’était criant de vérité pour quiconque se lançait en politique.
« Nous étions justement en train de discuter de son travail à l’ONU, fantastique vraiment. » Dorian avait glissé une main dans la poche de son élégant pantalon, coupe de champagne toujours dans l’autre. En entendant la voix de la brune s’élever de nouveau, pour le vanter, il retourna la tête vers elle, sourire aux lèvres. Reconnaissant. Épaté, vraiment. Cette Solveig était en fait vraiment douée à ce jeu. Quand elle décidait qu’il en valait la peine. Le blond semblait l’en avoir convaincue. « Dorian fait réellement un travail exceptionnel. » Son sourire s’étira un peu plus. Et il répliqua, le regard toujours tourné vers la fille, et non le père. « C’est extrêmement flatteur de l’entendre, c’est … » Il eut un léger signe de tête, cherchant à faussement minimiser ce qu’il s’apprêtait à dire, avant de conclure, armé d’un sourire un peu plus large et complice. « … beaucoup d’heures. » Il tourna cette fois la tête vers Blake. « Ce sera vraiment crève-coeur d’avoir à quitter. » Ça, il le pensait vraiment. Il avait douté, au départ, de se plaire à l’ONU. N’avait attendu, les premiers mois, que le bon moment pour retourner en politique. Mais il avait au final trouvé le job plus que gratifiant. Comme la toute première fois. « Mais ce sont des sacrifices qui valent la peine. » Et il avait hoché la tête une seule fois, convaincu. Sachant que Blake approuverait cette détermination. Un nouveau regard en coin vers la fille, un mince sourire. Avec spectateur. Cette soirée se terminerait finalement plutôt bien.
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In politics, nothing happens by accident ( Dorian )
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