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 a familiar impression - c.langford

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MessageSujet: a familiar impression - c.langford   Sam 16 Juin - 17:47



A FAMILIAR IMPRESSION
Je croyais que la vie s'annonçait comme une brillante comédie et que tu en devais être l'un des gracieux personnages. Elle s'est révélée être une révoltante et répugnante tragédie. - Oscar Wilde
Dans un film tu aurais ouvert les yeux et tu aurais repris ta vie comme si de rien n’était. Les gens autour de toi auraient tous mis leurs vies respectives sur pause pendant ton ‘’absence’’. Ta réalité était bien différente. Par commencer le divorce de tes parents, ce nouveau petit frère, dix ans de ta vie qui n’existerait plus jamais. Tu avais physiquement vingt-sept ans, mais tu n’avais pas cet âge-là. C’était impossible, comment aurais-tu pu de toute façon ? Tu n’avais pas de vécu, tes souvenirs les plus frais dans ta mémoire était ceux de 2008. Cela faisait quelques semaines maintenant que tu avais commencé la rééducation. Physiquement ça allait, tu appris que pendant les années de coma un ergothérapeute était venue trois fois par jour te faire bouger pour ne pas t’ankyloser. Mentalement ça pouvait aller, comment devait être une fille en faisant un bond dans le futur après tout ? Le problème avait été de t’apprendre tout ce que tu devrais savoir aujourd’hui, en 2018. Donald Trump était le président des États-Unis, tu appris qu’un homme noir avait même réussi à gouverner les États-Unis pendant huit ans, et bien, ça avait évoluer dans ce pays. Tu as aussi découvert que le premier ministre Canadien était considéré comme le plus bel homme politique au monde. En plus de toute cette technologie ridicule, tu trouvais que tu te réveillais dans un monde superficiel. Comme ça, maintenant, pour être élu fallait être friqué au max ou avoir une gueule d’ange ? Décidemment, tu sentais que tu aurais bien du mal à te faire ta marque dans cet univers.

La réinsertion sociale commençait par un retour à l’université. Tu as décidé de poursuivre dans le domaine choisit dix ans auparavant. Tu trouvais juste ça bizarre d’aller apprendre l’histoire d’une décennie sur les bancs d’école. Sauf que bon, tu n’en pouvais plus de voir ce petit frère inconnu chialer pour partir de l’hôpital. Tu en avais marre de voir ton père toujours auprès de toi, comme si tu allais disparaître une seconde fois. Tes amies étaient venues te visiter qu’une seule fois depuis ton réveil, mais tu ne pouvais pas, en tout cas tu essayais de ne pas lui en vouloir. Tu voulais penser et réfléchir comme une femme près de la trentaine. Une femme dans la trentaine est mariée, a une maison et des enfants. C’était bien loin d’être ta vie ça, mais tu devais comprendre et accepter que c’était celles de tes amies maintenant. Tu n’avais qu’une envie et c’était de sortir et de t’éclater à la plage, comme tu aurais dû le faire l’été suivant la remise des diplômes.

Tu étais assis dans cette immense salle de classe, le regard fixant le tableau numérique au tableau. À quel moment est-ce que c’était arriver ? À quel moment la technologie avait-elle permis ça ? Tu voyais les étudiants entrés un à un dans la classe et tu sentais un nœud se former dans le creux de ton estomac à chaque élève de plus. Ils avaient tous un ordinateur portable, toi tu étais assise avec ton calepin et tes crayons. Tu avais l’impression d’être une bête de foire, même si en réalité tout le monde se foutait bien de toi et de ton histoire particulière. Ce n’était pas écrit dans ton front après tout. Au départ tu croyais que tu serais la plus vieille de toute l’université. Les drames d’adolescents quoi, mais la vérité est qu’il n’existe aucun âge pour apprendre et donc, même dans ton cours, tu commences à voir apparaître des personnes de tous les groupes d’âges, te laissant même le luxe d’être dans la petite tranche. Tu ne le remarque pas, cependant, trop concentrée

Les choses ne se seraient sans doute pas produite ainsi si tu avais la capacité à réfléchir et analyser la situation d’une fille de ton âge, mais ce n’était pas le cas et tous allais devoir prendre son mal en patience. Comme une adolescente en manque d’amour et d’affection, ton cœur s’emballa dans ta poitrine lorsqu’un homme d’une quarantaine d’années entra dans la classe. Tu croyais qu’il se dirigerait vers les bureaux et tu prias pour qu’il prenne place près de toi pour que tu puisses le regarder tout au long du cours, mais c’est plutôt, à ta grande surprise, qu’il se positionna au bureau du prof. Ton emploi du temps soigneusement installer dans ton calepin tu le zieutas pour y apprendre son nom C. Langfort.  Il était incroyable beau. Cela ne t’en fallait pas plus pour toi pour décréter qu’il allait te rendre cinglée. Tu réagissais comme une adolescente, mais c’était ce que tu étais encore un peu, non ? Une jeune adulte avançant maladroitement sur flashfoward. Ton regard se braqua avec insistance sur lui, tu devais peut-être avoir l’air psychopathe ou quelque chose comme ça. Une légère teinte de rose colora tes joues. La dernière fois que tu as eu presque embrasser un garçon c’était Brian et à la place d’être ton premier baiser il t’avait fait son coming out. Disons que tu n’avais pas d’expérience avec toute cette situation. Tu décidas que tu resterais après le cours, pour lui parler. Oui, voilà, c’est ce que tu allais faire parce que c’est certainement ce que ferait une adulte de vingt-sept ans. En 2018 les femmes fonçaient dans le tas, tu allais t’essayer toi aussi.

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MessageSujet: Re: a familiar impression - c.langford   Sam 16 Juin - 19:57

a familiar impression
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Cameron se levait ce matin-là, comme tous les matins depuis quelques jours, avec l’étrange sensation que quelque chose n’allait pas. Depuis sa dernière discussion avec Alyssa, il avait l’impression qu’ils avaient fait vingt pas en arrière, alors que la situation semblait s’être débloquée un peu. Mais visiblement, elle n’avait pas été capable de prendre les critiques qu’il avait pu faire à son encontre lors de leur première discussion chez la thérapeute. Tous les deux s’entendaient beaucoup mieux avant de commencer cette thérapie de couple, mais c’était sans doute parce qu’ils ne se parlaient jamais des choses qui ne fonctionnaient pas dans leur couple. Ils se contentaient de parler de choses superficielles, sans beaucoup d’importance, alors maintenant qu’ils suivaient une thérapie, il semblait que l’un comme l’autre n’étaient pas capables d’entendre leurs torts.
Il savait que cette situation allait se débloquer mais pour le moment, il avait l’impression d’avoir une gueule de bois alors que c’était loin d’être le cas. Il se demandait même s’il ne devait pas s’en vouloir d’avoir dit ce qu’il avait réellement sur le cœur à Alyssa mais il savait qu’il n’avait aucune raison de s’en vouloir.

Ce matin, il allait donner l’un de ses derniers cours de l’année, avant la très redoutée période d’examens. Il y avait une nouvelle étudiante qui rejoignait sa classe pour quelques cours, histoire de voir si ça lui plaisait et si elle continuerait l’année suivante. Il n’avait pas compris toute l’histoire mais quand il avait vu son nom sur la fiche d’inscriptions la veille au soir, tout était devenu limpide. La première chose qu’il avait eu envie de faire, c’était d’appeler sa femme pour lui expliquer que la fille qu’il avait renversée dix années plus tôt était apparemment sortie de son coma, et qu’elle allait suivre son cours d’histoire, mais Cameron ne savait pas si c’était une si bonne idée. Elle n’avait peut-être pas envie de parler avec lui, et certainement pas de cette histoire qui avait mis leur couple à mal.
En sortant de chez lui, il était passé au café du coin pour prendre un café noir, sucré et particulièrement fort, qui lui permit au moins de se réveiller un peu. Il redoutait le moment où il allait devoir faire face à la jeune femme qu’il avait renversée dix années plus tôt, jusqu’à la plonger dans un coma de plusieurs années. Il s’en voulait toujours beaucoup aujourd’hui mais il savait qu’il devait avancer. La seule inconnue, c’était de savoir si elle était au courant de qui il était ou si ses parents ne lui avaient rien dit. Ca, il le découvrirait sans doute en rentrant dans sa classe.

Prenant son courage à deux mains, Cameron rentra dans sa classe, où la plupart de ses étudiants l’attendaient déjà. Son café à la main, il en prit une gorgée avant de déposer le gobelet sur son bureau, juste au moment où il croisa son regard. Elle était tellement jolie, tellement jeune, tellement différente de tous les autres étudiants de son auditoire.
Alors qu’ils avaient tous un ordinateur portable, elle se débrouillait avec ses crayons et son bloc-notes. C’était plutôt mignon, elle allait finir par s’habituer. Regroupant ses forces, Cameron commença :

Bonjour à tous. Démarrez les machines, on y va. Il nous reste un chapitre sur la Guerre Froide avant le début de la torture des examens. Guerre Froide, j’écoute.

Cameron faisait de son mieux pour partir de ce que ses étudiants connaissaient déjà avant de se lancer dans des longues explications théoriques qui n’étaient pas toujours nécessaires.



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MessageSujet: Re: a familiar impression - c.langford   Mer 27 Juin - 17:00

L’excitation te gagna très rapidement. Apprendre toutes ces choses te fascinait. Ce n’est pas pour rien que tu as été nommée major de ta promo. Tu étais une bête d’étude, si certaines filles préféraient encourager des gros idiots de joueurs de football, toi, ton truc c’était de te plonger dans tes livres et d’absorbée absolument tout ce que tu pouvais. Une véritable éponge. La leçon du jour passa rapidement et ta main te faisait bien souffrir à la fin du cours. Ton petit carnet était noirci de plusieurs pages, pourquoi avais-tu noter tout cela ? Tu étais après tout que de passage dans le cours d’aujourd’hui. Toi, ta vraie année débutera en septembre avec la nouvelle cohorte. Le cours défila si vite que tu ne réalisas pas que rapidement tu étais la seule élève encore présente dans la classe. Tu relisais tes notes prises aujourd’hui, petit sourire en coin. « Je suis désolée, je vais partir dans quelques minutes. Cela fait très longtemps que je n’ai pas été dans une salle de classe. » L’homme devant le tableau pourrait penser que tu étais simplement une étudiante de retour aux études, mais dans les faits cela faisait vraiment très longtemps. « Votre cours a renforcé l’idée que j’avais de vouloir faire de l’histoire. » Tu te levas en prenant ton cartable contre toi, tu descendis les marches jusqu’au professeur. Tu le trouvais beau, très beau. Une petite teinte rosée colora tes joues. « Vous êtes passionnant à écouter. »

Les dix ans de ta vie que tu avais perdu par la faute d’un homme, dont tu ignorais tout, même le prénom, t’avais également privé d’un historique amoureux. Tu avais vingt-sept ans, tu étais vierge et tu n’avais même jamais embrasser qui que ce soit. Tu avais les hormones dans le tapis, disons-l’ ainsi. « Est-ce que vous serez toujours professeur ici l’an prochain Monsieur… Langford ? » Tu tentas de faire un sourire séducteur, aussi maladroit puisse-tu être dans ta tentative de drague. Dès que l’homme avait franchis la porte de la classe tu avais éprouvé une attirance vers lui. Ça n’avait aucune logique, mais c’était comme ça. « J’aimerais beaucoup apprendre auprès de vous. » Tu portas ta main à des cheveux pour glisser une mèche derrière ton oreille, tu te trouvais ridicule. Pour le peu que tu savais, de nos jours la meilleure façon de rencontrer quelqu’un c’était de s’inscrire sur cette drôle ‘’d’application’’ qui s’appelait Tinder. Qu’est-ce qu’était une application ? Des bidules pour les téléphones portables. Tu t’y étais facilement perdu. « Oh fais, je suis Jenny Steinfeld. Je parle depuis tout à l’heure, mais vous ignorez qui je suis ! »
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MessageSujet: Re: a familiar impression - c.langford   Lun 2 Juil - 11:54

a familiar impression
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Cameron avait vu son nom sur sa feuille de classe. Il s’agissait d’un de ses derniers cours de l’année, ça voulait donc dire qu’elle venait pour se renseigner pour la rentrée suivante. Il ne voulait pas la voir assister à son cours. Ca le mettait mal à l’aise, et il en avait d’ailleurs discuter avec le doyen de la faculté mais malheureusement, il n’y avait rien qu’il puisse y faire. Cameron était le professeur d’Histoire principal à la faculté, et il fallait qu’il continue à donner son cours, il n’y avait pas d’autre choix. Alors, quand il était entré dans l’auditoire et qu’il l’avait vue là, au premier rang, à prendre des notes sur son petit carnet alors que tout le monde disposait aujourd’hui d’un ordinateur, il s’était à nouveau dit qu’il l’avait privée de quelque chose, ou plutôt de tant de choses. Elle se réveillait aujourd’hui dans un monde qu’elle ne connaissait pas, qu’elle ne maitrisait pas.

Le cours arrivait doucement à sa fin et Cameron redoutait déjà qu’elle veuille lui parler, lui mentionner sa motivation pour ce cours qu’elle avait trouvé intéressant, lui parler de sa passion pour l’Histoire et de sa volonté de s’inscrire à ce cours au semestre prochain. OU bien simplement lui dire qu’elle avait trouvé ça nul et qu’elle ne comprenait pas le nombre d’inscriptions à ce cours, ce qui au final lui conviendrait beaucoup mieux. Alors qu’il était tranquillement en train de saluer quelques étudiants qui quittaient l’amphithéâtre tout en rangeant ses papiers, il remarqua qu’elle était restée là, et qu’elle griffonnait toujours sur son calepin. Ce qu’il redoutait tant allait se produire.
Elle s’excusa auprès de lui du temps qu’elle mettait et lui promit de partir dans quelques minutes. Vite que ça arrive…

Pas de problèmes, prenez votre temps.

Lorsqu’elle lui fit savoir que ce cours avait renforcé son projet d’étudier l’Histoire au prochain semestre, Cameron sourit légèrement. C’était toujours agréable d’avoir un compliment de ce genre, mais il aurait souhaité le contraire, bizarrement. L’avoir dans sa classe avait quelque chose de tellement étrange. Et visiblement, elle ne savait pas qui il était, sinon elle n’aurait sans doute pas la même réaction.

Merci beaucoup, c’est agréable de savoir que l’on motive les étudiants.

La teinte rosée sur ses joues ne lui disait rien de bon. Si en plus elle se mettait à flasher sur lui, la chute allait être lourde, vraiment très lourde, et elle avait déjà assez souffert comme ça.
Il voyait dans ses gestes mal assurés qu’elle tentait une approche, mais non seulement Cameron n’était pas intéressé, et en plus il trouvait cela un peu gênant. Lorsqu’elle lui demanda s’il serait toujours là l’année suivante, il reprit place sur sa chaise de bureau et lui répondit :

Avec une réduction d’horaire, mais je serai toujours là oui.

C’était une enfant, une véritable enfant dans le corps d’une adulte qu’elle ne maitrisait pas encore. C’était fascinant et en même temps, terriblement effrayant. Il ne releva même pas quand elle lui fit savoir qu’elle souhaitait apprendre à ses côtés. Elle était mignonne, mais même si Cameron avait eu l’habitude de coucher avec des étudiantes à une époque, non seulement il n’était plus intéressé par ce petit jeu, et en plus Jenny ne faisait pas partie du genre de filles avec qui il souhaitait coucher. Elle était mignonne, gentille, mais il avait besoin d’une fille plus volcanique. Et en plus, c’était à cause de lui si elle commençait seulement ses études, mais ça elle ne le savait pas.
Pour le moment, il ne relevait pas, se contentant de répondre à sa dernière remarque. Elle s’appelait Jenny Steinfeld. Un nom qui avait marqué la vie de Cameron au fer rouge.

Ravi de vous rencontrer Jenny. J’avais remarqué votre nom sur ma liste mais j’ignorais pourquoi vous arriviez si tard dans l’année. J’imagine que vous commencez les cours à la rentrée et que vous testez différentes choses pour voir ce qui vous correspond le mieux.

Il savait pourquoi elle ne commençait qu’en septembre, mais il ne pouvait pas gâcher son secret. Si elle voulait le raconter, ça devait venir d’elle.




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MessageSujet: Re: a familiar impression - c.langford   Lun 9 Juil - 15:16

« Ravi de vous rencontrer Jenny. J’avais remarqué votre nom sur ma liste mais j’ignorais pourquoi vous arriviez si tard dans l’année. J’imagine que vous commencez les cours à la rentrée et que vous testez différentes choses pour voir ce qui vous correspond le mieux. » Ton premier réflex en ouvrant la bouche a été de tout lui balancer, lui raconter ta vie dans les moindres détails. C’est ce que tu aurais fait à dix-sept ans. Cartes sur table, pas de soucis en perspective. Toutefois une question te frappa en plein visage ; est-ce que c’est ce qu’une femme de presque trente ans dirait ? Est-ce que tous les adultes de ce monde n’avaient pas un petit jardin secret ? Est-ce que le professeur lui s’ouvrirait à toi en te racontant les milles et une péripéties de sa vie ? La réponse te semblait non, évidemment. « Oui, c’est exact, je débuterais une nouvelle formation en septembre. Je voulais, comme je vous ait dit, simplement confirmer mon envie de partir dans cette direction. » Tu aimerais être plus douée pour comprendre entre les lignes, pour comprendre que l’homme devant toi était malaisé par tes quelques tentatives maladroites de drague. « J’espère vraiment pouvoir compter sur votre enseignement l’an prochain en tout cas. J’ai été ravie de faire votre rencontre M. Langford »

Tu pressas gentiment ta main sur son avant-bras, faisant un sourire qui aura tenter d’être charmant avant de lui tourner le dos. Tu fis mine de laisser échapper un long soupire silencieux. Cette pseudo-conversation avait été très étrange. Clairement que tu n’avais pas l’habitude de ce genre de choses. Est-ce que tu devais attendre une quelconque invitation de sa part ? Pourquoi est-ce que tu attendrais ça, en fait ?

« Est-ce que ça vous dirait de me faire faire le tour de l’université ? »
Cette phrase s’échappa de ta bouche comme une fuite d’eau dans une maison. Tu te tournas sur tes talons, toute souriante, alors qu’en fait à l’intérieur de toi tu avais l’impression d’être un véritable paquet de nerfs. Tu aurais pu quitter cette pièce et t’effondré dans la chambre que ton père avait fait pour toi, chez lui, en repensant combien tu étais en fait naïve et que tu n’arriverais jamais à t’adapter à ce nouveau monde si différent du tiens, même si seulement dix ans séparent les deux ‘’époques’’. Tu lui souriais pleinement, espérant qu’il accepterait de te faire faire le tour. Peut-être aussi te trouverait-il profondément bizarre et qu’il t’expliquerait clairement que le petit jeu auquel tu jouais n’avais aucun sens.

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MessageSujet: Re: a familiar impression - c.langford   Hier à 10:25

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Cameron se sentait mal à l’aise, il se sentait mal à l’idée d’être là, en train de discuter avec cette jeune femme qu’il avait vue debout sur ses deux jambes pour la dernière fois il y a dix ans. Dix années au cours desquelles il s’était contenté d’aller lui rendre visite dans une chambre d’hôpital, espérant secrètement qu’elle se réveille pour ne pas être responsable du meurtre d’une jeune femme de seulement dix-sept ans. Il ne se sentait pas capable d’affronter ça. Mais aujourd’hui elle était bien là, bien vivante, et lui ne serait plus inquiété pour l’état dans lequel elle se trouvait. Il se souvint d’appeler ses parents afin qu’ils soient au courant de la situation. Il ignorait s’ils savaient qu’elle envisageait de suivre une formation en Histoire et de suivre ses cours. Lorsqu’elle lui confirma qu’elle commencerait les cours en septembre, Cameron se dit qu’il était grand temps qu’il ouvre son restaurant pour devoir faire un choix dans ses cours et éviter de se retrouver en classe plusieurs heures par semaine avec elle. Celle qu’il avait failli tuer.

C’est une très bonne idée de venir assister à quelques cours afin de confirmer votre choix. Avez-vous assisté à d’autres cours ?

Parler comme si de rien n’était alors qu’elle ignorait parfaitement à qui elle était en train de parler. Si elle savait, elle ne serait pas là, ou alors ça serait des reproches et des insultes qui franchiraient la barrière de ses lèvres. Mais là elle semblait presque… sous le charme. Un charme que Cameron assumait parfaitement habituellement mais qui lui était presque insoutenable aujourd’hui. Elle espérait pouvoir compter sur son enseignement l’an prochain, et puis soudainement une pression de sa main sur l’avant-bras de Cameron le fit reculer de deux pas. Il était définitivement mal à l’aise. Il enfonça ses mains dans ses poches et lui répondit :

J’ai été ravi de vous rencontrer également mademoiselle Steinfeld.

Il eut un rapide sourire qu’il cacha avant de se remettre à ranger ses affaires. Elle tournait les pas pour sortir de la pièce et Cameron se détendit enfin un peu. Il débrancha le projecteur de son ordinateur dont il s’était servi pour montrer quelques cartes et quelques images, rangea son ordinateur portable dans son sac noir et rassembla ses feuilles de cours. Mais alors qu’il pensait être enfin tranquille, il entendit à nouveau la voix de la jeune femme qui lui demandait s’il accepterait de lui faire faire le tour de l’université. Surpris, il regarda l’horloge de la classe qui lui indiquait qu’il avait trente minutes devant lui avant son prochain cours. Suffisant même s’il souhaitait éviter cette charge supplémentaire. Cameron posa son sac sur son épaule et lui répondit :

J’ai trente minutes avant mon prochain cours. Cela sera rapide.

Il voulait se montrer clair et aussi direct que possible. Elle ne devait pas se faire de fausses idées sur le comportement de son professeur, qui n’avait absolument aucune mauvaise intention à son propos. D’abord parce qu’elle ignorait qui il était, et ensuite parce qu’elle n’était pas le genre d’étudiante qui séduisait habituellement Cameron. Il sortit de sa salle de cours et attendit la jeune femme dans le couloir, réfléchissant à quel endroit il allait lui montrer d’abord.

Que souhaitez-vous découvrir ?

Un vouvoiement indispensable pour Cameron dans ses rapports avec ses étudiants.




@jenny steinfeld

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