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 passion intellectuelle, ZELDA

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MessageSujet: passion intellectuelle, ZELDA   Dim 13 Mai - 0:33

passion intellectuelle
Lundi matin. J’ai pris ma journée parce que je savais qu’il ferait beau, et que, tout le monde le sait, les jours ensoleillés sont les meilleurs pour rester chez soi. Enfin, ouais, pour moi en tout cas. Je déteste les lundis à la boulangerie, ça grouille de mômes qui veulent avoir leur croissant pour bien commencer leur premier jour de la semaine… et les soirs de beau temps, ce n’en n’est que pire. Lorsqu’il fait beau, ce que je préfère c’est me placer derrière ma fenêtre, avec mon carnet, et gratter des mots. Ça fait un moment que j’ai pas vraiment pris le temps d’écrire… avec cette arrivée à New York, je n’ai pas réussi à prendre le temps de me poser. Il faut dire que partager la vie de Valentina n’est pas non plus de tout repos : son rythme est frénétique. Mais bon, il paraît que les opposés s’attirent. Aujourd’hui, comme tous les lundis – et presque comme tous les jours de sa vie – elle travaille. L’appartement est entre mes mains depuis 7h du matin, et ça me réjouit. Je me suis levé tôt, me suis posé devant ma fenêtre... jusqu’à ce que le paysage trop parfait de cette journée soit entachée par une nouvelle d’ordre à la fois tout à fait excitante, mais aussi extrêmement irritante. Arrivé devant le carnet que je destine à l’écriture de ma nouvelle encore sans nom, je découvre à l’intérieur un post-it que j’y avais appliqué il y a deux mois de cela – dernière fois que j’ai ouvert mon carnet – sur lequel j’y avais moi-même inscrit dans ma langue maternelle (langue dans laquelle est d'ailleurs écrit l'ensemble de mes textes) : « Tu seras vraiment aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l'autre s'en serve pour manifester sa force. ». Je me souviens soudain : cette citation m’était revenue inopinément un jour alors que je marchais dans la rue. Je l’avais apprise à l’école des années auparavant, mais j’étais incapable de mettre le doigt sur son auteur. Ma nouvelle s’incarnant parfaitement en ces mots, je m’étais promis de faire des recherche plus complexes avant de continuer à l'écrire. Pourquoi faut-il que tu sois une bille avec la technologie Matteo ? Si seulement j’avais un portable plus performant, si seulement je savais me servir de l’ordinateur de Valentina… mais non, le destin veut que je sois l’incarnation du parfait écrivain misanthrope. Et au fond, même si je râle, je sais bien que je suis fier de devoir faire des recherches dans une bibliothèque plutôt que sur un smartphone. Le papier est si important à mes yeux.
Je connais trop mal la ville pour savoir dénicher une bibliothèque. Je me souviens néanmoins avoir aperçu une librairie du côté de Clinton Hill l’autre jour. Je me vêtis donc sans plus attendre de ma panoplie du ‘parfait auteur misanthrope’ – du noir, que du noir, toujours du noir – glisse mon carnet et un stylo dans ma poche, et me jette dehors. Le soleil est brillant, et bien que ma veine italienne déguste avec délice ce bain de vitamines D, l’auteur misanthrope se satisfait moins de la foule affluant dans les rues. Je prends ma respiration un instant, et enfonce mes mains dans mes poches ainsi que ma tête dans mes épaules avant de partir. Je regarde mes pieds.
Arrivé devant l’endroit qu’il me semblait avoir repéré quelques jours auparavant, je m’assure de mes informations en jetant un coup d’œil à la devanture. Il s’agit bel et bien d’une charmante librairie, qui soulage soudain mon cœur de tout le poids de l’aura urbaine et me réconforte dans ma passion intellectuelle. Enfin un lieu qui me sied dans cette ville pourrie. Néanmoins, je reviens bien vite à la vérité en voyant la densité de personnes à l’intérieur. Je déteste fouiller les rayons en devant sans cesse me mettre de côté pour laisser passer les autres. Quoi qu’il en soit, je vérifie une dernière fois la présence de mon carnet dans ma poche, et entre dans la boutique. Sans même regarder autour de moi pour vérifier s’il y a des vendeurs auxquels m’adresser, je me dirige vers le rayon des auteurs internationaux, et dégaine mon carnet. Bien heureusement, cette partie de la boutique est légèrement délaissée par rapport au reste des lieux – bien que je l’avoue, la pièce n’est pas assez large pour que je puisse réellement m’éloigner des autres. J’enfonce encore un peu plus ma tête entre mes épaules, m’accroupis, relis la citation sur le post-it au milieu de mes écrits. Et je commence mes recherches.

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