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 I shouldn't want it but I want it. [Dorian]

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MessageSujet: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Mar 17 Avr - 18:43

I shouldn't want it but I want it.



Location :
Basking Ridge - New-Jersey


en français dans le texte


Les doigts serrent le volant au point que les phalanges en blanchissent. Cœur battant. Paumes moites. Stress. Anxiété. Et ça monte, ça monte, ça monte au fil des secondes. Un regard en biais pour l'immense maison et mes lèvres laissent échapper un profond soupir avant que je ne détourne le regard en appuyant l'arrière de mon crâne contre l'appui-tête. Je n'aurais pas dû venir. J'aurais dû trouver l'excuse qui m'aurait tenu loin de cet endroit aujourd'hui. Parce qu'il est là. Et il est là parce que ses parents sont là. Et ses parents sont là parce que mes parents les ont invités à venir déjeuner dans leur maison du New-Jersey. Je sais que si mes parents pouvaient passer le plus clair de leur temps ici plutôt que dans leur immense appartement au cœur de New-York ils le feraient. Parce qu'ils aiment tellement cet endroit... Moi aussi je l'aime. J'ai grandi entre New-York et ici, cette grande maison avec un jardin dont on ne voit même pas le bout, avec des arbres qui l'entourent et la cachent à la vue de tout et de tout le monde. Leur coin à eux, notre coin à nous bien que je n'y vive plus. Mon ancienne chambre d'adolescent est devenue une chambre d'homme, une chambre d'adulte mais est restée ma chambre, mes parents y tiennent. Oui, je l'aime cet endroit. J'aime tout ce que j'ai pu y vivre, tout ce que j'ai pu y découvrir. Tout. Et pourtant, quand je sais que les parents de Dorian sont présents, et potentiellement lui également, y mettre les pieds est... Difficile. Même douloureux. Pas que je n'aime pas chaque moment passé avec Dorian, nous parlons beaucoup, échangeons sur des sujets qui nous tiennent à cœur mais le fait est que plus le temps passe, et plus me retrouver avec lui dans une pièce en compagnie de nos parents m'est compliqué et me fait peur. La peur qu'ils entrevoient un regard. La peur que je sois découvert. Et la frustration aussi de ne pas pouvoir passer du temps seul avec lui. Je le voudrais tellement alors que je ne le dois pas. Je fais donc toujours en sorte, et cela me fait mal, de ne pas être seul avec lui. Et aujourd'hui, je vais devoir faire pareil. Aujourd'hui, je vais devoir me faire violence.

Encore.

Alors je prends ces quelques instants pour moi dans ma voiture et ce n'est en fait que lorsque ma mère ouvre la porte d'entrée que je me décide à sortir. Le sourire s'accroche à mes lèvres alors que je croise son regard avant de remonter la petite allée pour m'approcher d'elle.

« Tu es en retard ! » qu'elle me lance pourtant sans l'ombre d'un reproche dans la voix, avec un large sourire.

Oui, je suis en retard. J'ai traîné. Beaucoup traîné. A l'appartement. Ici dans la voiture. L'excuse est cependant toute trouvée.

« Je me suis perdu dans des copies. » je lui dis en arrivant à sa hauteur avant de la serrer brièvement contre moi et de déposer un tendre baiser sur sa joue. « Désolé. »

Son sourire s'élargit et elle vient encadrer mon visage de ses mains, comme à l'accoutumée, avant d'embrasser ma joue.

« Je te taquine. On vient à peine de servir à boire. »

Elle passe sa main autour de ma taille et je passe mon bras autour de ses épaules. Je la dépasse de près de trois têtes. La grandeur, je l'ai prise de mon père. Mon père que j'aperçois déjà dans le jardin derrière alors que nous nous avançons à l'intérieur du salon. J'aperçois aussi les parents de Dorian. Et lui, où est-il ?

« Il fait beau alors nous nous sommes installés dehors pour pouvoir profiter du soleil. Et ça te fera du bien, tu es tout pâle. Et tu as l'air fatigué aussi. Est-ce que tout va bien ? »

C'est une mère, elle s'inquiète bien sûr. Je lui adresse un large sourire avant de resserrer un peu mon étreinte autour d'elle en m'avançant.

« Oui, tout va bien. Je dors un peu mal en ce moment c'est tout, rien de grave. »

Menteur.

« Tu devrais venir passer quelques jours ici quand tu auras du temps libre. Une pause te ferait du bien.
- Je vais y réfléchir.
- J'espère bien.
 »

Nous voilà à présent dans le jardin. Je salue mon père avec chaleur avant de saluer les parents de Dorian là aussi avec chaleur. Ce sont des gens que j'apprécie beaucoup. Ils m'apprécient eux aussi. S'ils savaient... Et bien malgré moi, mon regard dévie, cherche. Bien sûr que je cherche parce que c'est la première chose que j'ai remarquée en arrivant dans le jardin : Dorian n'est pas là. Soulagement ? Je devrais mais non, c'est la déception qui étreint tout mon être et je prends sur moi pour m'assurer que cela ne se voit pas. Et là, avec toute l'innocence du monde...

« Dorian n'est pas venu ?
- Si, si, il est dans le bureau de ton père. »

Je me tourne d'abord vers le père de Dorian qui vient de me donner la précieuse information qui fait naître une joie interne intense, puis c'est vers mon père que je me tourne en quête de davantage de réponses.

« J'ai eu le malheur de lui dire que j'avais acheté deux nouveaux tableaux alors il est allé les voir. »

Rien de surprenant. Je souris, hoche la tête.

« Quand on parle du loup ! »

La silhouette apparaît dans l'encadrement de la porte qui mène au jardin. Il est là. Et mon cœur se remplit de joie. Et en même temps... En même temps cela fait si mal d'être là, face à lui, et de ne pouvoir être que le fils des amis de ses propres parents, que le semblant d'ami puisque ce que nous avons est bien un semblant d'amitié oui. Et comme c'est difficile de se contenter de cela...

« Bonjour Dorian. » que je lui dis avec un sourire alors qu'il nous rejoint.

Je reste un instant à l'observer, peut-être un peu trop malgré moi et malgré le masque que je fais mien.

« C'est une de ses copies qui t'a donnée du fil à retordre ? »

Un regard vers ma mère avant de reporter mon attention sur Dorian.

« Non, ses écrits ne me donnent jamais de fil à retordre.
- Chérie, on a dit qu'on ne parlait pas de l'université pour ne pas les mettre mal à l'aise.
- Oui, oui pardon. Qu'est-ce que tu bmon chéri ?
- Un verre de blanc s'il te plaît maman. »

Et je détourne mon regard de Dorian.
C'est mieux ainsi.
Plus facile.


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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Mar 17 Avr - 23:38




ft. MASON FORESTER

I shouldn't want it but I want it.

Il a les souvenirs qui reviennent mais tout semble différent, tout semble si lointain, défait de cette phrase à peine rejointe. Non, ça n'a rien à voir cette fois, tout est différent maintenant qu'il en sent son sang brûler le long de ses veines, de ses bras. Ceux qu'il replie tandis qu'il avance, suit la barrière de ses parents entre lui et la grande maison, celle dont l'image vient tordre son for intérieur. Tout ce qu'il avait pu y associer commence à se transformer ; c'était une erreur que de se perdre à le regarder. Dorian se sent comme un gamin, un gamin qui ne saurait pas quoi faire de ses mains, effrayé qu'on puisse lire sur ses traits ses esprits malins. Il soupire, le jeune homme, il soupire mais retrouve son sourire. Parce qu'ils s'élancent, ces gens-là, ces deux personnes devenues finalement une partie de sa petite vie, de ce cœur qui bat. « Dorian, mon grand, tu avances ? » Sa mère qui l'appelle, sa mère qui remarque qu'il traîne. Parce qu'en vérité, son regard de cette nouvelle entrevue s'est défait. Il ne s'y ferait jamais, à la grandeur de ce havre de paix. Non, il y a trop de beauté, trop de chose qu'il aimerait pouvoir toucher, regarder, apprivoiser. « C'est bien que vous soyez venu, surtout toi Dorian, j'ai bien des choses à te montrer depuis la dernière fois ! » Et voilà qu'on chatouille sa curiosité, voilà qu'on l’appâte déjà à davantage s'avancer. Il vient les saluer, se faufiler jusqu'entre leurs bras pour les laisser l'enlacer ; une habitude acceptée, un contact qui ne l'a jamais déranger. Et s'il écoutait, finalement l'azur de ses prunelles dévie de nouveau. Il cherche, fouille, balaie le moindre recoin de jardin. Mais rien, rien ne vient s'imposer à son champ de vision restreint. Mason n'est pas là. Malgré la peur essuyée, le courage qu'il s'est donné à lutter contre sa terreur que de le voir en ce contexte, c'est une déception latente qui s'installe silencieusement en lui. Quelque-chose qu'il essaie à réprimer en les suivant pour entrer, jusque dans le bureau suivre le père de cet homme qu'il se devrait peut-être d'oublier. Ce même homme auquel il pense avant que ses songes ne soient détournés. Il aperçoit les choses en question, les tableaux récents apparus en cette maison. « Je te laisse regarder, je rejoints ces dames dehors. Tu viendras ensuite. » Il laisse entendre un faible « d'accord », Dorian. Il laisse sa voix s'estomper dans la salle où on l'abandonne, devant la beauté de cette vie qu'ils citent, les autres, comme trop monotones. Ils ne sont pas à même de voir, pas à même d'apercevoir. De contempler toute la beauté de toutes ces banalités. Lui n'aspire qu'à les suivre, les empêcher de fuir ; jusqu'à ce sourire. Et il lui revient, le souvenir de ce dernier, prenant jusqu'à emballer son cœur qui menacerait presque d'imploser. Il est ridicule. Ridicule de croire que cette obsession pourrait avoir sa raison.

Un soupire avant qu'il ne vienne s'affaler contre le siège à côté, se souvenant de quelques récits de Mason concernant ce dernier. Il aimait à s'y asseoir, à contempler par la fenêtre l'orée du soir. Il l'imite, sans vraiment faire attention, s'imagine le trentenaire assit à sa place, son parfum flottant dans les airs, rendant un peu plus attrayant cet oxygène qui se fait presque cher. A ses poumons en tout cas, sa respiration un peu plus irrégulière. Y penser l'amène à se perdre dans sa stupidité, dans son imagination trop débordée ; celle qu'il maudit pour ne pas savoir exactement retracer chacun de ses traits longuement observés. Et maintenant qu'il s'est complètement paumé, Dorian croit l'entendre réciter, se perdre dans les récits qu'il aime à leur apprendre, à leur compter ; ça jusqu'à ce qu'il n'en ferme les yeux, jusqu'à ce qu'il ne s'imagine lui, Mason, rien qu'eux deux, comme lors de rêves loin d'être pieux. L'adolescence, sûrement. Oui, sûrement. Le gamin essaie de s'en persuader, en revenant à la réalité. Pas de crépuscule qui s'installe, nulle autre présence que la sienne en cette salle. Un pincement de lèvres plein de déception, Dorian s'accorde un dernier regard sur les tableaux en question avant de rejoindre les autres à l'arrière de la maison.

Et quand il s'avance, quand il s'élance, c'est son cœur qui manque un battement, quelque-chose de direct qui le coupe dans son élan. Il lève le regard, perçoit cet homme auquel il pense honteusement certains soirs. Le rouge lui monte aux joues, lui donnant l'impression de devenir fou. Parce qu'il ne comprend pas, parce qu'il n'est pas à même de comprendre comment il en est arrivé là. « Quand on parle du loup ! » Parce qu'il parlait de moi ? Des idées qu'il se fait, qu'il tait. Dorian reste un instant en retrait avant de se rappeler qu'il doit avancer, au moins aller le saluer même s'il se côtoie déjà bien assez. Là c'est différent, les mots manquent plus qu'avant. Ils sont si loin, si loin des conventions de l'université dans laquelle d'ordinaire il se tient. Tout est différent, oui, désormais il le sait. « Bonjour Dorian. » Non, tais-toi, pas mon nom, tout sauf ça. Un sourire qui se dessine le long de ses lèvres, un sourire qui vient s'ancrer contre ses traits quand il croise le sien. Bordel qu'il aime à le voir, à le recevoir. Et ce regard, ce regard. Il ne voit plus que ça, n'entendant pas ce qui se dit alors qu'il est là. Bel et bien là, avec eux, davantage quand, finalement, Mason s'en détourne de sa présence. Et la douleur s'invite, s'immisce, elle vient se perdre en lui comme un poison peut-être trop direct. Il doit savoir, le trouver bizarre. C'est ce qu'il se dit, ce qu'il n'arrête désormais plus de se dire maintenant qu'il prend conscience de la manière dont il a soutenu sa présence, le sang grimpé jusqu'à ses tempes. Il a la tête qui tourne, le cœur qui balance, les poumons qui manquent d'air. Et elle le voit, sa mère. Elle voit tout, néanmoins pas encore à quel point il est fou. « Ça va mon chéri ? » Et l'attention qui revient, la lucidité qui reprend les rennes le long de ce chemin. Dorian revient de loin. « Oui, pardon. C'est encore ma tête, j'crois. » Parce qu'il a été sujet à quelques malaises, à quelques soucis. Des choses qu'il a tu pour s'éviter l'inquiétude d'autrui. Raté, il vient de tout divulguer ; au moins une partie assez conséquente pour que tout le monde puisse tout imaginer. Il lui faut passer à autre chose, s'attirer toutes les attentions pour finalement les détourner. « Tu as fait bonne route ? » La demande s'adresse à celui qui vient d'arriver, à cet homme devant qui il va devoir tout jouer si ce n'est ce qu'il aimerait faire remarquer, ce qu'il ferait remarquer s'il n'était pas à ce point privé de sa légendaire sûreté. Celle-ci même qu'il essaie de faire prôner, maladroitement mais sûrement. « Tu devrais aller voir les tableaux que ton père à acheter, ils sont splendides. » Jouer celui qui reste détaché, ne pas trop en montrer. Et au pire, tant pis, il ne passera que pour un cinglé, comme tant d'autres de ses camarades s'étant par son charme retrouvé piégés. Et cette foutue tête qui continue de tourner. Venir n'était peut-être vraiment qu'une mauvaise idée au vu de la manière dont ses songes commencent à le ronger.


© TITANIA

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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Mer 18 Avr - 10:39

I shouldn't want it but I want it.




en français dans le texte


Plus facile en détournant le regard. Plus facile en n’étant pas tenté de plonger mon regard dans le sien. Alors oui, je me détourne de lui. Je m’installe sur une chaise, à côté de ma mère à qui j’adresse un sourire mais si je ne regarde pas Dorian, je laisse pourtant mes oreilles traîner. Et je lance un regard, un bref regard en coin quand sa mère lui demande s’il va bien et mes entrailles se nouent par l’inquiétude quand il répond que c’est « encore sa tête ». Comment ça encore ? Est-ce qu’il est malade ? Est-ce qu’il des soucis de santé dont mes parents ne m’auarient pas parlés ? Dont ils ne seraient en fait même pas au courant ? Les yeux sont tournés vers Dorian alors que tout le monde prend place autour de la grande table installée sur la terrasse et où le couvert est déjà mis. Et soudain la voix qui s’adresse à moi pour me demander si j'ai fait bonne route. Sa voix. Et moi qui suis partagé entre mon besoin de ne pas le regarder et mon besoin de le regarder. Oui et non. Non et oui. Pourquoi Diable est-ce si compliqué aujourd’hui ? « Oui merci. » La réponse est brève, le sourire est très timide, presque froid. Je me force parce que j’ai cette idée qu’il est mieux de l’instaurer cette distance mais dans le fond j’ai conscience que je vais l’y perdre à force, Dorian, partagé entre les moments où je me montre agréable et les moments où je me montre plus froid sans raison apparente. Je le fais pourtant, poussé par ma crainte de ce que je ressens et du besoin de cacher ces sentiments. A lui. A tous. Et Dorian poursuit à mon adresse en me parlant des tableaux fraîchement acquis par mon père. « Peut-être plus tard oui. » je réponds là encore avec un soupçon de froideur en ne le regardant que brièvement mais ces quelques mots sont pour moi les quelques mots de trop et surtout la façon dont je les prononce… Aussitôt je m’en veux. Aussitôt j’ai envie de faire marche arrière, de lui dire qu’il peut m’emmener dans le bureau de mon père dès maintenant, que j’ai envie de l’écouter me parler des heures durant des peintres qui ont accompli ces miracles colorés dont Dorian connaît sans doute beaucoup d’informations, que les moments passés seul avec lui sont des moments précieux. Je ne puis cependant pas prononcer ces mots-là. Pas ici. Il me faut tourner la chose autrement. « En fait, tu pourrais peut-être me les montrer après le déjeuner ? » Et là mon regard ose enfin se reporter sur lui et si je suis toujours capable de porter mon masque, je crains que mes yeux ne me trahissent, je crains de le couver un peu trop du regard comme pour rattraper la froideur que je lui ai imposée quelques secondes plus tôt. « Je suis sûr que tu auras beaucoup de choses à dire à leur propos, après tout c’est plus ton domaine que le mien. »Et le sourire qui découle des mots, le sourire on ne peut plus sincère teinté de tendresse.

« J’espère que vous avez faim, elle a cuisiné pour un régiment.
- Chéri !
- C’est vrai. Il y a à manger pour au moins quinze personnes. »

Je me détourne, à contrecœur, de Dorian pour observer mes parents et mon sourire s’élargit en les voyant discuter ainsi : j’aime leur complicité encore après toutes ces années de vie commune.

« Oui, c’est vrai, mais j’aime recevoir et j’aime que mes hôtes soient satisfaits et repus ! Laisse-moi tranquille ! »

Un sourire de la part de ma part et je laisse échapper un petit rire qui attire son attention.

« Ne te moque pas toi. Bon, comment va ton chat ? »

Changement brusque de sujet.

« Rodin c’est ça ? C’est comme ça que tu l’as appelé ? »

Question posée par la mère de Dorian vers laquelle je tourne mon visage en hochant la tête à la positive.

« Oui hum… Oui j’ai fait ça. » Un autre bref rire de ma part avant de poursuivre. « Il va très bien. Il grandit un peu trop vite à mon goût. Il est adorable. En fait, je suis fou de ce chat, je suis constamment en train de le prendre en photo. C’est une catastrophe.
- Montre-nous ça. »

Sur quoi je m’exécute, sors mon téléphone portable de la poche de jean et après l’avoir déverrouillé, je le tends à ma mère qui commence à regarder les photos de Rodin, non sans manquer de les montrer à nos hôtes avec les exclamations qui vont avec. Bien malgré moi, c’est à Dorian que je reviens parce qu’on ne l’entend pas. Mon sourire s’efface rapidement lorsque je remarque sa pâleur. Il n’était pas aussi pâle encore quelques instants plus tôt. Mes sourcils se froncent et je me penche un peu vers lui. C’est insctinctif. L’inquiétude…

« Tu es sûr que ça va ? Tu es pâle.
- Ah merci Mason. Tu vois même lui le remarque. Je lui ai dit qu’il devait manger plus s’il ne voulait pas refaire un malaise.
- Un malaise ? Tu as fait un malaise ? »

Je me détourne de la mère de Dorian, de son inquiétude à elle pour son fils trop accaparé par ma propre inquiétude.

« Plusieurs. Il nous a fait une peur bleue.
- Je ne savais pas… »

C’est dit dans un souffle. Non je ne savais pas. Je dois ignorer tellement de choses en fait…

« Mason tu viens m’aider à la cuisine ? »

La voix de ma mère nous coupe alors qu’elle repose mon téléphone sur la table. J’ai du mal à me détourner de Dorian mais je le fais. Un regard à ma mère, un hochement de tête et je me redresse, prêt à lui emboîter le pas. Sauf qu’avant de la suivre j’ai ce geste, ce geste naturel, ce geste que je veux simplement rassurant et tendre envers Dorian.  Ma main vient se poser sur son épaule que je presse doucement et je me penche vers lui, une soudaine proximité qui fait accélérer les battements de mon cœur mais qui est tellement agréable… Mais elle est possible cette proximité en cet instant. Personne ne la prendra pour ce qu’elle n’est pas ou pour ce qu’elle est vraiment à leur insu.

« Si tu as besoin de te reposer, il y a des chambres d’amis. N’hésite pas, mes parents ne t’en tiendrons pas rigueur. »

Une nouvelle pression sur son épaule avant que je n’aille rejoindre ma mère dans la cuisine qui est en train de sortir les entrées préparées du réfrigérateur. Je viens déposer un bref baiser sur sa joue avant de l’aider, jetant un coup d’œil à ma main, celle qui vient quelques secondes plus tôt de se poser sur l’épaule de Dorian.

« Tu devrais lui faire à manger.
- Quoi ?
»

Sorti brutalement de mes pensées par ma mère.

« A Dorian, tu devrais lui faire à manger. Tu cuisines pour toi, pour ton déjeuner quand tu travailles. Une portion de plus et le tour est joué. »

Mal à l’aise soudain. Est-ce qu’elle aurait remarqué quelque chose ? Une goutte de sueur perle sur mon front.

« Pourquoi je ferais ça ?
- Parce que tu es son ami et que tu es gentil, généreux.
»

Soulagement. Rien n’est remarqué. Un soupir cependant.

« Je ne lui ferai pas à manger maman.
- Parce que tu es son professeur ?
»

Le ton qu’elle emploie ne me plaît pas parce qu’il y perle une pointe de sarcasme.

« Oui maman, parce que je suis son professeur. »

Ton un peu plus sec de ma part et elle soupire à son tour.

« Si tu t’inquiètes de ce que les gens vont dire de toi…
- Je ne m’inquiète pas pour moi. Je m’inquiète pour lui maman.
»

Elle fronce les sourcils, arrête ce qu’elle fait : elle ne saisit visiblement pas. A moi de lui expliquer. Je m’arrête également pour la regarder.

« Ils savent déjà que nous nous connaissons de l’extérieur Dorian et moi. Je ne veux surtout pas que les élèves et les professeurs s’imaginent que je le privilégie, ça ferait de sa vie étudiante un enfer maman… »

Et ma voix se noue à cette pensée. Je ne veux que son bien et ne pas lui rendre la vie plus compliquée. C’est l’une des raisons qui me poussent au silence et à l’inaction. Ma mère hoche la tête puis sourit.

« Quoi ?
- Rien c’est juste… Je suis fière de toi. Tu es un homme bien.
»

Pas tant que ça, si elle savait… Si elle savait la façon dont je rêve de Dorian…

« Tu pourrais quand même lui faire à manger.
- Maman !
- En secret !
- Stop !
»

Et nous partons d’un rire commun.



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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Mer 18 Avr - 21:41




ft. MASON FORESTER

I shouldn't want it but I want it.

Il ne m'aime pas. Parce que la réponse tombe, d'un ton froid. Il fronce un peu les sourcils mais se ravise aussitôt, détournant le regard pour finalement s'en remettre à la table dressée comme toujours avec précision et clarté ; autant se perdre là-dessus que sur ses traits qu'il ne se lasserait pas de regarder. Mais là, cette fois, ça le blesse de le contempler, de prendre conscience qu'il ne fait peut-être que exagérer. Alors il abandonne, Dorian, il abandonne, reportant son attention sur sa mère dont la main rejoint brièvement sa nuque, la massant comme pour tenter de faire passer cet instant qu'elle doit lui savoir gênant. Ses traits peut-être, ou la manière dont il s'est tu sans demander son reste. Mais l'intonation qu'il entend, cette mélodie douloureuse d'un peu plus tôt lui revient. « En fait, tu pourrais peut-être me les montrer après le déjeuner ? » Un nouveau froncement de sourcils, l'impression que le monde se penche sous ses pieds. Dorian sent son cœur battre, brutalement, davantage quand il lève son regard, davantage quand il croise l'azur prenant du sien. Un mouvement d'épaules pour défaire le contact de sa mère qui reste plongée dans quelques mots échangés avec son père juste à côté. Non, il a besoin d'être lui, plein et entier, pas à moitié couvé par une attention qu'il n'a pas forcement demandé. Il a besoin d'écouter, de contempler, d'imprimer cette espèce de douceur qui semble se réinstaurer contre le faciès de cet homme admiré ; admiration qu'il essuie contre son gré depuis qu'ils se sont retrouvés. Qu'est-ce qu'il aimerait qu'il en soit autrement, il se maudit de s'être laissé porter sur ce sentier pleins de dangers trop présents. « Je suis sûr que tu auras beaucoup de choses à dire à leur propos, après tout c’est plus ton domaine que le mien. » Et s'il allait pour simplement répondre brièvement, lui rendre finalement la monnaie de sa pièce en bon comédien qu'il peut être, le sourire qu'il aperçoit l'en empêche immédiatement. Dorian sent ses traits le trahir, se défaire de leur incompréhension pour s'extasier de cette vision offerte sans qu'il ne puisse l'esquiver. Et le palpitant qui gronde, qui frappe, qui s'emballe sous sa peau surmenée. Et son sang qui continue de voyager, jusqu'à sa tête venir s'engouffrer. Elle tourne, cette dernière, désormais plus que de raison et il sait, il sait pourquoi au vu de ce sur quoi se porte son attention. Sa présence n'arrange rien, son parfum qu'émane son corps jusqu'au sien. Il en trésaille quand son regard se détourne de sa présence, il en trésaille Dorian avant de tenter de s'en remettre pleinement de cet instant volé, bien trop écourté. Et, en vérité, il ne sait pas vraiment quoi en penser, perdu dans les méandres de ses idées quand, néanmoins, la conversation se poursuit à côté. Elle continue, se fait un peu plus dense tandis que lui se tait, essuie son mal de tête en silence, laissant traîner son regard ici et là, souvent sur lui en vérité. Lui parce que toutes les autres attentions lui sont portés, c'est moins voyant, moins dérangeant pour l'adolescent.

« Tu es sûr que ça va ? Tu es pâle. » Il panique quand les mots lui parviennent, il panique parce qu'il a conscience de s'être absenté, de sa boite crânienne évadé. Et maintenant qu'il s'en rend compte, il prend aussi conscience de tout ce qu'il était en train d'imaginer, de l'attraction qu'exerce le parfum de Mason sur sa présence fatiguée. Alors oui, il est pâle. D'abord à cause de ses troubles alimentaires, désormais à cause de ce regard qu'il sent plus inquiet qu'il n'aurait pu l'imaginer sur sa personne effacée. « Ah merci Mason. Tu vois même lui le remarque. Je lui ai dit qu’il devait manger plus s’il ne voulait pas refaire un malaise. » La bombe se lâche, elle s'invite au milieu des regards qui désormais se posent sur lui. Il n'aime pas, pas comme ça. « Maman... » Elle n'écoute pas, bien-sûr qu'elle n'écoute pas. « Un malaise ? Tu as fait un malaise ? » Il va pour répondre que ce n'est rien, il s'en redresse même pour se donner un peu plus de contenance mais c'est déjà un essaie perdu et il le sait, Dorian, aucun geste de sa part pourrait désormais faire taire sa mère. « Plusieurs. Il nous a fait une peur bleue. » Il soupire alors, n'ose pas vraiment relever son regard sur Mason qu'il sent concentré sur lui, bien décidé à possiblement davantage en demander. « Je ne savais pas… » Ou pas. « Ce n'est rien. » Il murmure, essaie de lui faire entendre à lui ces quelques mots, la voix finalement surplombée par celle de la mère du trentenaire. « Mason tu viens m’aider à la cuisine ? » Un énième soupire et la tête qui finalement s'engouffre entre ses bras croisés sur la table. Il ne veut pas leur faire face, pas en sachant ce qu'ils peuvent désormais penser. Il est faible et à couver. Non, il aimerait juste pouvoir arrêter de ressentir, de penser ; au moins pour ce déjeuner. Et tandis qu'il en ferme les yeux, qu'il se laisse porter par ce néant des plus complets, il la sent, cette main qui s'appose contre son épaule. Il s'en redresse légèrement, gardant ses prunelles coincées que la table pour ne pas avoir à les lever. Non, pas en sachant qu'il le sent plus distinctement, ce parfum de plus en plus envoûtant. Mais merde, qu'est-ce qui va pas chez moi ? « Si tu as besoin de te reposer, il y a des chambres d’amis. N’hésite pas, mes parents ne t’en tiendrons pas rigueur. » Il acquiesce seulement, prie pour que cette torture ne s'arrête. Il se sent stupide, Dorian. Il se sent si stupide de ne songer qu'à cette idée, cette idée complètement impossible et déplacée. Surtout maintenant qu'il l'observe s'éloigner, Dorian croit de nouveau pouvoir respirer.

« Ça va mon chéri ? » La question revient, pour la deuxième fois en moins d'une heure. Il sent qu'il doit faire un peu plus attention, ne pas paraître plus spécial qu'il ne peut d'ordinaire l'être. Ils y sont habitués mais peut-être pas autant qu'en cet instant. Il acquiesce alors à sa mère qui revient perdre sa main contre sa nuque. C'est agréable mais moins transcendant, il en ressent instinctivement la différence avec le contact du trentenaire tout juste parti. Et il en déglutit. « Ça irait mieux si tu n'avais rien dit pour les malaises, maman. » Elle laisse un bref rire s'extirpe d'entre ses lèvres sans pour autant arrêter, se moquant peut-être de cette rare timidité. « Au moins, il saura si ça t'arrive en cours. » Un mouvement de tête à l'horizontal comme pour leur faire savoir qu'il n'est pas entièrement d'accord avec ça. Et, au pire, il se dit qu'il s'en fout. Il aimerait qu'il puisse s'en foutre, en vérité, même malgré cette inquiétude qui – un peu plus tôt – lui a échappé. Comme il aimerait que ça continue autant que ça n'arrive plus. Dorian n'a pas la moindre idée du pied sur lequel il se doit de danser, tout est vague et emmêlé, tout est pesant et en train de le fatiguer. « Vous auriez quelque-chose de frais, pour ma tête ? » L'attention qui se porte sur le père de Mason, celui-ci même qui va pour se lever avant de s'abstenir, dans sa lancée se couper. « Va voir à la cuisine, Mason ou Gabrielle pourront te donner quelque-chose. » Des mots délaissés avant que la conversation entre l'homme et ses parents ne reprennent, sa mère se défaisant du contact jusqu'alors donné. Il hésite, Dorian. Il hésite parce qu'il ne veut pas avoir à imposer son teint blafard davantage à celui dont la présence s'est un peu plus renforcée ; en lui en tout cas, par leur dernier contact entreprit, la présence de sa main lui semblant encore tenir sur le haut de son bras. Mais se perdre comme ça n'arrangera pas son état. Non, il lui faut se lever, essayer de se remettre d'aplomb au moins pour cette journée. Il s'autorisera sa perdition plus tard, lorsque plus rien ne pourra l'atteindre, pas même leurs regards, leurs discussions et ce foutu hasard. Celui-là même qui s'en prend encore à ses songes quand il se risque à se lever, à s'avancer jusque dans l'énorme maison pour l'entendre lui rigoler. Le cœur qui palpite, l'impression qu'il risque d'imploser, Dorian ose néanmoins s'imposer, dans l'encadrement de la porte de la pièce se dessiner. « Pardon... ; une petite pause, le regard qui va, vient jusqu'à trouver de nouveau ce sourire d'inscrit sur ses lèvres. Mais merde. Je voulais savoir si je pouvais avoir de quoi mettre sur ma tête. Peter m'a dit de venir vous déranger pour ça... Désolé. » Il s'excuse, ne bouge pas de sa place, l'air probablement un peu plus pâle. Il ne sait pas ce qui lui arrive et commencerait presque à mal le vivre. Parce que c'est nouveau, brutal depuis que ses amis se sont risqués à lui faire entendre que Mason pouvait être particulièrement beau. C'était ce qu'ils auraient dû ne pas dire, lui éviter d'avoir à se faire sa propre idée et d'y périr. C'est depuis cet instant-là, depuis ce fameux moment qu'il porte ces drôles de ressentis qu'il ne comprend pas. « Sinon, ne vous en faites pas. Je vais aller m'asseoir un peu en attendant que vous terminiez vos verres et je viendrais pour manger, ce n'est rien. » Il les devance, en fait. Il les devance parce qu'il a vu qu'ils étaient occupés, qu'il s'est senti soudainement empli d'une incroyable stupidité. Alors il s'éclipse, Dorian. Il fuit cette pièce pour aller s'abandonner un peu plus loin, dans les chambres dont lui a parlé Mason quand il venait, contre son épaule, usant d'un contact de la main. Il s'y engouffre, ferme un instant les yeux en entrant avant de venir s'asseoir à même le sol, dos à la porte, ce dernier contre le lit. Un peu de calme, de silence, de répit. Le temps nécessaire à pleinement reprendre le contrôle de ses émotions, de sa petite vie.  


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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Mer 18 Avr - 22:27

I shouldn't want it but I want it.




en français dans le texte


« Pardon... »

La voix qui sort de nulle part et qui fait que je me fige sur place, perdant ainsi de ma superbe. Parce que cela me surprend, que je le pensais encore à table avec tout le monde et non pas si près. Je reconstruis rapidement mon sourire, toujours dans un souci que ma propre mère ne remarque strictement rien et me retourne pour observer Dorian qui se tient dans l'encadrement de la porte. Toujours aussi pâle et ainsi mon sourire se fane par l'inquiétude. Je ne peux pas jouer là. Je ne peux pas prétendre que je ne m'inquiète pas pour lui. Et il demande s'il peut avoir de quoi mettre sur sa tête pour le soulager. Mon père lui a visiblement dit de venir nous déranger. Et il s'excuse. Il me semble le voir pâlir encore un peu plus et je veux lui dire qu'il n'a pas à s'excuser. Je veux lui dire qu'il ne dérange pas. Qu'il ne me dérange pas. Qu'il ne me dérange jamais même. Mais voilà que Dorian poursuit rapidement en annonçant qu'il va aller se poser un peu au calme et qu'il reviendra pour manger plus tard. « Ce n'est rien. » Non, ce n'est pas rien. Qu'il soit dans cet état ce n'est pas rien et j'espère que lorsque sa mère dit qu'il ne s'agit que de faiblesse, de manque de nourriture parce qu'il ne prend sans doute pas assez le temps de bien manger, elle sait ce qu'elle dit. J'espère qu'elle l'a envoyé voir un médecin. J'espère... Dorian s'éclipse bien rapidement sans nous laisser véritablement le loisir de répondre et je fronce les sourcils, de plus en plus inquiet et parfaitement incapable de cacher mon inquiétude. J'observe sa silhouette qui disparaît finalement à l'intérieur d'une chambre. La mienne si je ne me trompe vu où il a tourné. Un soupir et je sens finalement la main de ma mère se poser sur mon épaule. Je relève mon regard vers elle, incapable de lui adresser sur le moment le moindre sourire tant l'état de Dorian me trouble.

« Tu devrais lui apporter un peu de glace. »

Pas de réponse de ma part.

« Je dois amener tout ça moi. »

Elle désigne les plats de l'entrée sortis et prêts à être servis.

« Je devais t'aider.
- Je peux m'en occuper toute seule. Vas-y.
 »

Elle plante son regard dans le mien, un regard bienveillant mais en même temps résolu. Et pendant l'espace d'une seconde, je me demande ce que ce regard veut dire. Est-ce qu'elle a compris ce qui se cache au-delà de l'inquiétude ? Est-ce qu'elle a vu plus dans mon regard bien que je tente de tout cacher au mieux ? Parce que son sérieux si soudain me le fait me demander.

« Vous mangerez plus tard. »

Un frisson. C'est idiot. Oui, c'est idiot mais elle a dit « vous ». Je l'aime ce « vous » si elle savait... Je hoche doucement la tête puis, viens brièvement presser sa main de la mienne avant qu'elle ne termine de déposer le dernier plat sur le plateau dont elle se saisit avant de s'en retourner jusqu'à la terrasse. De là où je suis, je l'entends annoncer que Dorian est parti un peu se reposer et que je vais lui apporter un peu de glace. Et puis la conversation dévie rapidement sur un autre sujet. Les parents de Dorian ne semblent pas plus inquiets que cela, habitués à ces petites crises de faiblesse visiblement. Et j'imagine qu'ils sont de toutes les façons rassurés de savoir que je vais aller veiller sur lui au moins un peu. Le seraient-ils tout autant s'ils savaient les pensées que je nourris à l'égard de leur jeune fils ? Il est fort à croire que non. Je ne m'inquiète que peu de temps de tout ceci, mon esprit s'en retournant vers Dorian, vers ce malaise qui le guette et que je crains. Alors je m'active. J'attrape un torchon propre dans le placard, je récupère quelques glaçons que je pose dans le torchon avant de les piler un petit peu de façon à ce que ce soit plus agréable pour Dorian. J'enferme le tout et prends la direction de ma chambre et si durant ces quelques pas mon cœur s'emballe, ce n'est rien lorsque je m'arrête à l'entrée de ma chambre dont il a laissé la porte ouverte. Ce n'est rien quand je distingue sa silhouette assise, son dos contre mon lit. Ce n'est rien quand j'aperçois ses boucles brunes. Ce n'est rien non car à ce moment-là... A ce moment-là le cœur s'emballe davantage, avec frénésie même. Parce qu'il est dans ma chambre. Parce que nous sommes seuls. Et parce qu'il est tout ce que je désire en ce monde. Pas de place pour cela cependant non. Je me dois d'être l'ami, le protecteur et non pas l'homme fou amoureux d'un jeune homme qu'il ne doit clairement pas aimer. Alors je prends une profonde inspiration afin de tenter de calmer mon rythme cardiaque, peine perdue en réalité, et me décide à pénétrer à l'intérieur de ma chambre.

« Dorian. »

Je le vois sursauter mais je ne vois pas sa nuque bouger ni son visage se tourner vers moi. Je m'approche doucement et viens en premier lieu me placer devant lui, le surplombant de toute ma hauteur et comme il m'apparaît encore plus fragile... Comme je voudrais pouvoir l'entourer de mes bras et lui donner toute la force dont il peut avoir besoin... Je vais cependant devoir me contenter de la glace.

« Je t'ai amené de la glace. » je lui explique en lui montrant le torchon avant de venir m'asseoir à côté de lui. Et quand je pourrais lui donner le torchon pour qu'il se débrouille, je fais l'inverse. Quand je devrais faire ce que je dois faire, je fais ce que je ne devrais pas faire. Je m'approche un peu pour venir déposer moi-même avec délicatesse le torchon contre son front. Il me semble... Oui, nous n'avons jamais été aussi proches en réalité, jamais, et cette proximité fait s'accélérer un peu plus mon cœur alors que bien malgré moi, je le regarde pour la première fois avec mes vrais yeux. En cet instant, je le couve du regard. Avec tendresse. Trop de tendresse pour un simple ami. « Est-ce que ça va mieux ? » je lui demande dans un souffle.

C'est tout ce que je veux : qu'il aille mieux. Que je parvienne à le soulager un peu. Ou non, ce n'est pas tout ce que je veux, je veux davantage, mais cela devra rester au plus profond de moi.

C'est comme ça.



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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Mer 18 Avr - 23:17




ft. MASON FORESTER

I shouldn't want it but I want it.

La nuque qui s'appose contre le rebord du lit, Dorian laisse ses yeux se fermer, son imagination s'imposer. Un soupire de détente s'extirpe d'entre ses lèvres, quelque-chose de nécessaire qui pesait en lui depuis qu'ils sont arrivés ; en vérité depuis qu'il est arrivé. Il aurait préféré que les choses soient toutes autres. Peut-être aurait-il mieux valu qu'il dorme davantage, cette nuit, plutôt que de succomber à son ennui, à cette volonté de savoir ce qui se passe dans cette vie qui hante bien de ses nuits. Oui, il est nécessaire ce soupire pour essayer de braver les battements irréguliers de son cœur que le sourire de Mason a provoqué. Assit au sol, les yeux clos, l'esprit en vrac malgré ce faible instant de repos, il pensait pouvoir s'extasier de pensées plus éloignées mais la voix revient, plus proche qu'elle n'aurait dû l'être, plus présente, plus pressante. Dans son dos, il croit en ressentir tout son être. Cette voix grave, magnifique, surprenante. Elle le fait sursauter, son regard qui aussitôt en vient à se relever. Dorian n'ose pas bouger, laissant l'azur de ses prunelles deviner la pièce dans laquelle il s'est échoué. Putain. Et tandis qu'il s'en rend compte, il s'approche le trentenaire, venant lui faire face, de toute sa hauteur, de toute sa magnificence. Il le contemple, non sans cet air un peu admiratif avant de se retrouver une raison, de défaire son attention. « Je t'ai amené de la glace. » Un maigre sourire, un remerciement qui s'étouffe quand ses lèvres s'entrouvrent, le jeune homme coupé dans son élan. Parce qu'il vient s'asseoir à ses côtés, Mason. Parce qu'il vient réinstaurer une certaine proximité qu'il n'est pas à même de gérer. L'espace d'une seconde, d'une fraction de celle-ci, il se dit qu'il pourrait peut-être lui en faire part, l'éloigner directement comme pour s'éviter la douleur de son regard. Mais les mots ne viennent pas, les maux en revanche. Il fronce les sourcils, le voit s'animer du coin de l’œil jusqu'à en ressentir la fraîcheur de ce qu'il a amené se déposer sur son front, sans qu'il n'ait eu à bouger pour récupérer le torchon. Non, c'est le blond qui s'occupe de le déposer, son inquiétude finalement peut-être des plus vraies. Devrait-il admettre qu'il s'est trompé ? Qu'il est loin de l'image qu'il s'était imaginé ? Mais il est coupé de ce privilège qu'est de penser, la fraîcheur parvenant à calmer la douleur, les ardeurs. Il soupire de bien-être en le laissant faire, les mains à même le sol, posées, ses genoux contre lui encore repliés. « Est-ce que ça va mieux ? » Il acquiesce, il acquiesce silencieusement encore sujet à quelques nausées. Mais bien moins, bien moins que depuis qu'il s'inflige à tenter de comprendre ce qui est en train de lui arriver. Ce qui lui arrive alors que l'évidence des choses est tellement perceptible. Il n'est qu'un gamin, un gamin qui – malgré tout ce qu'il sait, tout ce qu'il pourrait réciter – n'y connaît rien. Ça l'agace de se le dire. Dorian finalement se redresse, légèrement, venant instinctivement porter une main à ce que Mason tient. Et ce contact à peine imposé, sa peau qu'il vient frôler sans vraiment l'avoir envisager ; ça le fait frisonner.

« Bien mieux, merci. » Il croit encore sentir sa main pas très loin de la sienne, peut-être l'est-elle encore mais il n'ose pas bouger, Dorian. Il n'ose pas maintenant qu'il prend conscience du double-sens de sa phrase, maintenant qu'il s'en aperçoit. Les joues qui rougissent, le regard qui – malgré lui – se pose sur Mason dont les traits ont désormais bien changé. Aucune froideur, pas même cette espèce de gêne qu'il croyait parfois déceler. Non, rien de tout ça. C'est autre chose, toute autre chose. Et c'est dans ma tête. « Désolé qu'il t'ait envoyé faire le chaperon ici aussi. » Les mots glissent de sa gorge jusqu'au trentenaire à qui il offre un sourire, des excuses matérialisées en cette simple banalité. Et un nouveau silence, une absence de tout qui pourtant lui semble tellement comblée. C'est paradoxale, comme si, en sa présence, il ne pouvait pas s'ennuyer. Et maintenant qu'il se le dit, qu'il y pense, il en prend conscience. Mason a toujours été une passion pour le jeune bouclé, autant pour ce qu'il pouvait réciter que pour ce qu'il pouvait être dans son entièreté ; réceptacle d’intérêts qu'il connaît. Il lui faut arrêter d'y penser malgré tout ce que ça lui fait, Dorian se risque finalement à changer de sujet. « Les tableaux que ton père a acheté m'ont fait pensé à toi. Ou pas, pas totalement en tout cas. Il tique mais prend son courage à deux mains, se résigne à parler, à trahir un peu ce qu'il pourrait penser. Il estime ne rien avoir à perdre, qu'au pire Mason saura le faire taire. Pourvu que ce soit ce qu'il s'apprête à faire. Ils racontent une histoire, en fait. Ils racontent ce qu'ils ont à raconter mais avec une certaine... passion, je crois. C'est ce que j'ai ressenti en les regardant. » Ce que je ressens en t'écoutant. Non, ces mots-là n'ont pas à suivre cette voie. « Comme toi, ils cherchent à en faire découvrir toujours plus, à chaque couleur qu'ils portent. Ça les rend encore plus beaux. » C'est bourré de double-sens et il ne le fait même pas exprès, ne s'en apercevant qu'après. Dorian termine par en baisser la tête, fuyant le regard de Mason qui s'était finalement bien ancré sur lui. Il a l'impression d'être cet extraterrestre que les autres dévisagent d'ordinaire ; bien qu'en ce regard-là se ressente le contraire. Non, c'est dans ma tête. « Désolé de te saouler avec ça. » La main toujours sur le torchon qu'il tient encore pourtant.   


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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Jeu 19 Avr - 9:46

I shouldn't want it but I want it.



A ma question, Dorian acquiesce silencieusement et cela fait naître un petit sourire sur mes lèvres, rassuré que je suis. Un bref soupir s’échappe même de mes lèvres, manifestation de mon soulagement. Je reste là, à simplement le regarder, sans doute avec un peu trop d’insistance, sans doute avec un peu de « vérité » mais ce moment est… Ce moment est à nous, quel qu’il soit. Ce n’est sans doute pas grand-chose aux yeux du monde mais à mes yeux, c’est important, unique. Je ne fais jamais qu’être là, qu’essayer de soulager un peu son mal de crâne, de lui redonner un peu de force mais il y a cette soudaine intimité qui prend forme bien malgré moi, bien malgré nous. C’est là. C’est juste là. Comme nous sommes juste-là. Dorian se redresse un peu, mon bras suit son mouvement, ma main restant là où elle est sur le torchon pour maintenir le froid contre son front. La main de Dorian vient à son tour se poser sur le torchon et il est là le contact. C’est très léger, ce n’est jamais que son doigt qui frôle mon doigt, mais c’est un frisson apporté et qui fait naître l’envie de bouger les doigts, de venir caresser les siens doucement. Comme il est difficile d’y résister. Il serait plus facile d’y résister si je retirais ma main de là mais je ne peux pas m’y résoudre. Sur le moment, je n’ai pas cette force-là parce que j’ai conscience que nous ne serons sans doute jamais plus proches que nous le sommes maintenant. J’ai conscience que ce doigt qui touche à peine le sien sera sans doute tout ce que j’aurai jamais alors oui, je laisse ma main sur le torchon, je la laisse près de sa main à lui. Je n’ai que ces quelques instants volés et je veux très égoïstement en profiter. La voix de Dorian s’élève enfin pour m’assurer qu’il se sent bien mieux non sans manquer de me remercier. Ce à quoi je souris davantage encore, ses mots me faisant sincèrement plaisir. Pas parce qu’il me remercie, juste parce qu’il dit se sentir bien mieux. J’aurai au moins réussi ça. Puis voilà qu’il s’excuse (encore) de m’imposer ça, d’être le « chaperon ». Non, on ne m’a rien imposé. Ma mère m’a proposé de venir m’occuper de lui mais j’en crevais d’envie. Véritablement. Je crevais d’envie de venir là, m’assurer qu’il allait bien, l’aider si je le pouvais. Et puis être à ses côtés, ici, n’a rien d’une corvée, bien au contraire. J’aimerais tellement qu’il le comprenne… J’aimerais tellement qu’il cesse de se rabaisser de cette manière. Mais au moment où je suis sur le point de le lui dire, voilà qu’il esquisse un sourire.

Et son sourire…

Alors mes lèvres s’étirent un peu plus moi aussi et tandis que mon regard reste fixement posé sur le visage de Dorian, je secoue presque imperceptiblement la tête de droite à gauche, manière silencieuse de lui faire savoir que non, être ici ne me dérange pas du tout et qu’il n’a pas à s’excuser. Il n’ajoute rien. Je n’ajoute rien. Nous nous contentons de rester ainsi assis contre mon lit, ma main restant toujours près de la sienne, mon doigt profitant toujours de ce contact. Et au moment où je parviens à puiser assez de force pour cesser de le regarder de cette façon, de le regarder tout court en fait réalisant que je me montre sans doute trop insistant, trop envahissant, Dorian reprend la parole alors non, je ne détourne pas mon regard. Au contraire. Et bien malgré moi, alors qu’il ne faudrait pas, mon regard s’intensifie, se fait plus pénétrant encore quand je l’entends me dire que les tableaux de mon père lui ont fait pensé à moi. Petit sourire et sourcils qui se haussent par la curiosité alors que je me demande intérieurement comment ça peut être le cas, pourquoi. Puis je me retrouve à boire ses paroles, à l’entendre m’expliquer que les tableaux racontent une histoire avec passion, que c’est ce qu’il a ressenti en les regardant, et qu’ils sont « comme moi ». Mes paupières clignent rapidement à plusieurs reprises, sous la surprise, l’agréable surprise, car les mots sont d’une douceur infinie. En cet instant, il ne fait que me rappeler pourquoi… Pourquoi je l’aime en réalité. C’est tout ce que j’aime chez lui, cette façon qu’il a de percevoir, de comprendre, d’aller chercher au-delà de ce qu’il voit. Et je réalise soudain une chose que je ne savais pas : il me voit. Il me comprend. Je pensais n’être qu’un professeur de plus, je pensais n’être que le fils des amis de ses parents, qu’un ami en devenir, mais j’ai l’impression d’être plus. Quoi, je ne le sais pas mais oui, il me voit. Il me voit, moi, tel que je suis. Et cela gonfle sans doute un peu trop mon cœur de joie au point que ses battements s’en accélèrent. Davantage encore quand Dorian poursuit en disant que « ça les rend encore plus beaux ». Et le sous-texte fait naître des papillons agréables dans mes entrailles : il me trouve « encore plus beau » quand je fais ce que je fais avec passion. « Encore plus beau », donc juste beau à la base ? Moi ? Lui qui le pense ? Je le désire depuis un moment mais je n’ai jamais voulu autant l’embrasser qu’en cet instant. C’est tellement intense que j’ai besoin de déglutir pour que ma gorge me semble moins sèche. Et lui de détourner le regard et de baisser la tête, de se rabaisser encore en s’excusant. Et moi de soupirer, sincèrement contrarié qu’il continue à agir de cette façon alors qu’il n’a aucune raison de le faire.

« Tu ne me saoule pas. Dorian. » Il me faut insister puisqu’il garde la tête baissée alors je me penche un peu vers lui, dangereusement, pour réussir à capter de nouveau son regard et ce n’est que quand il daigne relever son regard vers moi que j’éloigne un peu mon visage, à contrecœur certes, mais notre proximité est déjà suffisante. Elle est même sans doute de trop pour la bienséance dont je suis censé faire preuve. « Tu ne me saoules jamais. » Visage résolu. Que les choses soient bien claires et qu’il le comprenne une bonne fois pour toutes je l’espère. Puis un petit sourire alors que je repense à ses mots. Alors que je m’en délecte intérieurement. « Tu sais, ce que tu viens de dire… Cela fait partie des choses que j’aime chez toi. » Première confession. Peut-être de trop, peut-être avec des mots que je ne devrais pas employer mais je le fais. Comme un idiot, je le fais. Et comme un idiot je poursuis même. « La façon dont tu vois les choses, dont tu les perçois, les comprends, la façon dont tu vas au-delà de ce qui est juste devant tes yeux. Et je n’avais pas réalisé que tu le faisais même pour moi. » Et pour qu’il comprenne ce que je veux dire je poursuis, j’insiste. « Je t’écoute et je réalise que tu me vois. Tu me comprends et si tu savais à quel point ça me fait plaisir… » Oui, s’il savait mais il ne sait pas, ne doit jamais savoir. « Merci. Parce qu’il m’a semblé t’entendre me dire que tu me trouves « encore plus beau » quand je parle de ce qui me passionne. » Mon sourire s’élargit quand il me semble voir les joues de Dorian prendre une teinte plus rosée. Et alors que je devrais m’arrêter là, alors que j’en ai déjà sans doute beaucoup trop dit, je poursuis. Les mots veulent sortir et peut-être est-ce simplement parce que je veux le rassurer sur ce qu’il représente, peut-être est-ce simplement pour qu’il cesse de se rabaisser, ou peut-être ai-je simplement envie de lui faire savoir que moi aussi, je le vois. « Je crois que tu ne te rends pas compte à quel point tu es beau toi aussi. Ton âme est si… » Et c’est là que je m’arrête. Soudain pétrifié. C’est trop. Je vais trop loin et je dois cesser. Maintenant. Si je vais plus loin… Mon sourire se fane doucement, la douleur à l’intérieur est si puissante que je sens mon corps se contracter. Et cette main qui était restée près de la sienne lâche le torchon pour venir se perdre sur ma cuisse. Loin de sa main. Loin de lui. Comme mon regard s’éloigne, se détourne. « Si tu te sens mieux on devrait peut-être y retourner. »

On devrait.
Peut-être.
Parce que j’ai été trop loin.






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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Jeu 19 Avr - 13:16




ft. MASON FORESTER

I shouldn't want it but I want it.

Il aurait dû se taire car, dans sa tête, commence à se répéter toutes les phrases qu'il a osé énoncer. Et s'il comprenait ? La panique aux abords du cœur, tous ces signes qui deviennent des leurs. Dorian sent ses battements s'affoler, frapper en demeurant irréguliers. Il aimerait pouvoir tout contrôler, en revenir quelques temps en arrière, lorsque rien de ces tourments ne s'étaient imposés en lui comme présentement. « Tu ne me saoule pas. Dorian. » Il le voit bouger, sur lui légèrement se pencher. Il aimerait s'en détourner, fuir ; au pire se lever. « Tu ne me saoules jamais. » Mais c'est un délicieux baume qui s'appose sur son palpitant qui s'en détend, qui s'en berce de cette voix, de ces mots, de cette présence qu'il ressent. Il en ferme quelques secondes les yeux, Dorian, venant se défaire des traits qu'il s'était finalement risqué à admirer. Et s'il aurait pu profiter de ce maigre répit, c'est l'intonation de cette parfaite mélodie qui le ramène à cette vie. « Tu sais, ce que tu viens de dire… Cela fait partie des choses que j’aime chez toi. » Dorian, tu avais prié pour un signe et le voilà. Le souffle qui se coupe, la poitrine qui fait mal et sa tête qui tourne, qui tourne à l'en faire tanguer. Le jeune homme s'immobilise pour ne rien laisser se faire remarquer. « La façon dont tu vois les choses, dont tu les perçois, les comprends, la façon dont tu vas au-delà de ce qui est juste devant tes yeux. Et je n’avais pas réalisé que tu le faisais même pour moi. » Lui non plus jusqu'à pleinement en être hanter, de son faciès ne plus qu'en rêver. Alors lui aussi avait noté ? Cette manière d'être qui en ont tellement agacé, Mason est en train de lui faire entendre qu'à ses yeux ne réside que la vue d'une qualité. Un demi-sourire, quelque-chose de tremblant alors qu'il s'enivre de ses dires. « Je t’écoute et je réalise que tu me vois. Tu me comprends et si tu savais à quel point ça me fait plaisir… Merci. Parce qu’il m’a semblé t’entendre me dire que tu me trouves « encore plus beau » quand je parle de ce qui me passionne. » Et il a noté, il a tout noté. Le fait-il depuis qu'ils se sont retrouvés ? Les joues qui rougissent, la honte qui s'empare de lui comme pour ne rien arranger. Est-ce qu'il est finalement en train de se moquer ? Et, curieusement, il est partagé, Dorian. Raison pour laquelle il revient accrocher son regard au sien, raison pour laquelle il ose pleinement lui faire face, pleinement, vraiment. Putain que oui, il est beau. Et derrière cette constatation, il ne perçoit que de la vérité, cette dernière bien ancrée sur ses traits encore si près. « Je crois que tu ne te rends pas compte à quel point tu es beau toi aussi. Ton âme est si… » Si quoi ? Si quoi, j'ai besoin de l'entendre. Mais rien, rien ne vient terminer cette phrase si ce n'est ce sourire qui se fane. Celui qui venait de lui faire entrouvrir les lèvres, celui qui venait de le perdre dans cette contemplation qu'il n'a pas su contrôler. Il est allé trop loin, Dorian s'en rend compte désormais. Il aurait dû se contenir, rendosser le masque, réapprendre à se taire, ne rien laisser paraître, ne rien faire. Du tout. Et, comme pour trahir cette pensée, la rendre encore plus tortionnaire qu'elle ne l'est, Mason retire sa main d'à côté de la sienne. Brisé le contact tout juste trouvé, brisé cette proximité salvatrice malgré son essence déplacée. Et la voix plus dure, plus froide, comme plus tôt. « Si tu te sens mieux on devrait peut-être y retourner. »

Il a la sensation que son monde s'écroule, une fois de plus. Parce qu'il ne comprend pas, parce qu'il en vient à s'imaginer que les mots entendus n'étaient qu'inventés, dans sa tête récités. Il doit se tromper, il aimerait se tromper mais il commence à y croire, Dorian. Il commence à se dire qu'il s'est salement absenté, dans ses pensées un peu trop plongé. Il a tout imaginé, tout jusqu'aux syllabes qui en lui pourtant continuent de se répéter ; jusqu'à cette dernière phrase écoutée. Dorian se lève, sans un mot, sans même un regard. Il se lève simplement, sentant bêtement quelques larmes lui monter aux abords des yeux. Pourquoi il faut que ce soit si douloureux ? Il renifle alors, se hisse sur sa hauteur maladroite, défaisant le torchon de son front, venant lui tendre sans que ses yeux un peu rougis désormais ne se posent sur lui. « Merci pour la glace. » Et pour ce que tu as dit ; bien qu'il ne soit plus si sûr que ça ait été vraiment lui. Et il va pour s'en aller, rejoindre la porte, les couloirs jusqu'au jardin où ils s'étaient trouvés. Mais, au dernier moment, il marque l'arrêt, Dorian, il marque l'arrêt parce qu'il se souvient qu'il est des dires qu'il ne faut pas garder ; ça n'est pas dans ses habitudes, pas la suite logique de tout ce qu'il s'est créé, tout ce sur quoi il fut élevé. « Par ce que tu enseignes, ce que tu apprends, à toi seul tu vaux bien plus que ces merveilleux tableaux. Et même s'il avait de la surprise quand je te l'ai dit, je sais que tu le sais parce que j'suis pas le premier à te servir ce genre de commentaires. Il ose, vient faire entendre sa voix soudainement teintée d'une presque assurance dans la pièce. Il retrouve un peu sa contenance, sa hauteur, il s'en donne pour tenter de se défaire des sentiments qu'il sent s'immiscer en lui avant de prendre conscience qu'il ne fait que les renforcer. Tant pis, au moins, il aura joué la carte de l’honnêteté. Mais j'les pense, vraiment. J'fais que ça d'y penser... » Il soupire et sa voix, à la fin, se met à vriller. Il se rend compte, ça vient se perdre jusqu'à lui en une claque monumentale. Il lui faut partir, s'enfuir. Et c'est ce qu'il fait, en voyant le regard de Mason sur lui s'éterniser ; s'en retournant à la table du jardin où se tiennent ses parents et les siens, prenant une profonde inspiration pour ne pas avoir à craquer, pour ne pas avoir à tanguer.    


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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Jeu 19 Avr - 17:53

I shouldn't want it but I want it.



Je n'ai au fond pas la moindre envie de retourner là-bas. Alors une partie de moi se plaît à espérer que Dorian va dire qu'il ne se sent pas assez bien pour y retourner. Juste pour pouvoir avoir l'excuse de rester encore un peu ici alors que nous ne le devrions pas. Ce moment entre nous a déjà pris une tournure trop intimiste pour être raisonnable et je veux être raisonnable. Parce que c'est le mieux que j'ai à faire, surtout pour lui parce que moi, finalement, ce n'est pas bien grave si j'en souffre. Mais lui, s'il souffre... Je ne le souhaite pas. Comme je ne souhaite pas qu'il se sente obligé d'avoir un certain comportement vis-à-vis de moi. C'est que cela fourmille déjà dans ma tête et depuis longtemps. Bien sûr que j'ai déjà songé à lui parler, à lui avouer mes sentiments, mes désirs, mais à chaque fois que je me suis imaginé cette scène, je l'ai vu lui, aller dans mon sens, répondre à mes sentiments mais simplement parce qu'il se sentait obligé de le faire, parce que je suis son professeur. C'est bien cela qu'on reproche souvent aux professeurs qui franchissent ce pas interdit ou ces personnes un peu plus âgées qui osent s'approcher de trop près de quelqu'un de plus jeune qu'eux même rien qu'un peu : on leur reproche d'être en position de force, de domination bien malgré eux et ainsi, on leur reproche de mettre la personne en face devant le fait accompli, face à un mur. Jamais je ne pourrais faire ça à Dorian, jamais. Et c'est bel et bien pour cela que rien n'est dit, que rien n'est fait. Cette crainte qu'il se sente forcé me retourne l'estomac. Et il y a tout le reste... C'est tellement compliqué que c'en est presque ridicule. Alors oui, une partie de moi voudrait qu'il dise qu'il préfère rester encore un peu, de manière à profiter de cet instant volé que nous n'aurons certainement plus l'occasion de partager de si tôt. Et puis c'est particulier. Ce qu'il s'est passé là, les mots qui ont été échangés, ils ont une dimension plus profonde qu'une conversation banale. Là encore une partie de moi se plaît à espérer que ce qui se cache derrière les mots de Dorian est merveilleusement doux, est tout ce que je rêve quand je rêve de lui. Alors quand il se lève Dorian, la douleur serre mon cœur.

Car le moment est définitivement terminé. Et il a été merveilleux aussi court qu'il ait pu être.

Mes yeux suivent le mouvement de son corps, parcourent sans doute avec un peu trop d’indécence sa silhouette alors qu'il me tend le torchon une fois qu'il est débout. Lentement, ma main vient s'en emparer, mes doigts cherchant le contact de ses doigts (juste encore une fois) mais sans le trouver cette fois. Je pose le torchon sur ma cuisse et souffle un « De rien. » quand il me remercie. De rien oui. Et le cœur qui se serre encore un peu plus quand Dorian s'éloigne, mes yeux qui viennent fixer le torchon alors que je laisse échapper un profond soupir. Puis sa voix qui s'élève de nouveau et aussitôt, mes yeux retrouvent sa silhouette alors que je me retourne un peu pour pouvoir l'observer, restant cependant assis au sol. Et ses mots... Ses mots qui me touchent là encore en plein cœur avec une force insoupçonnée. Ces mots qui vont jusqu'à faire naître des larmes dans mes yeux et ma mâchoire se crispe finalement quand il ponctue sa phrase. Ma bouche se ferme, mes lèvres se pincent. On m'a déjà fait des compliments, c'est vrai, mais certainement jamais un compliment pareil. Et quand bien même on me l'aurait déjà dit, les mots prononcés par sa bouche ont un tout autre impact sur moi. Mais cela, il ne le sait pas, ne s'en doute pas. Comment le pourrait-il ? Les quelques mots que j'ai pu lui adresser avant de mettre brutalement fin à ce moment entre nous ne sont pas suffisants pour le lui faire savoir. Il aurait fallu que j'aille jusqu'au bout, que je lui dise ce que je pense de son âme, de tout son être. De lui. Et je ne l'ai pas fait. Ne peux pas le faire. Alors non, il ne sait pas à quel point ce qu'il vient de dire fait à la fois battre mon cœur avec allégresse comme le comprime avec douleur. Et il en sait pas à quel point les tous derniers mots qu'il prononce terminent d'achever mon cœur. Comme ses pas qui l'éloignent de moi m'achèvent également. Là, et seulement là, une larme perle sur ma joue.

« Moi aussi... » je souffle tout bas à son encontre mais finalement juste pour moi-même puisqu'il est déjà reparti. « Moi aussi je ne fais qu’y penser... »

Mais certainement pas à la même chose que lui. Non, certainement pas. Même si une petite voix me souffle à l'oreille qu'il a un comportement avec moi qui pourrait porter à confusion, qui pourrait laisser entendre qu'il ressent la même chose que moi. Mon regard voilé se repose sur le torchon. Je l'observe un instant avant de le porter à mes lèvres, d'y déposer un baiser, juste là où son front était posé quelques instants auparavant. Mes paupières se ferment et je prends une profonde inspiration. C'est tout ce que j'aurai. Les yeux se rouvrent, je viens les essuyer rapidement avant de me redresser. Le détour par la salle de bain est bref mais nécessaire pour me rafraîchir un peu le visage et être ainsi présentable, prêt à renfiler ce masque que je dois porter. Et j'y suis prêt. Ou, plus exactement, je pense y être prêt car lorsque je pénètre à l'intérieur de la cuisine et que j'aperçois sa silhouette de nouveau assise sur sa chaise, je comprends qu'aujourd'hui, garder le masque sur mon visage va demander un effort que je ne suis pas certain de pouvoir fournir. Je me détourne, vide le reste des glaçons dans l'évier et accroche le torchon pour qu'il sèche. Vient ensuite une profonde inspiration pour me donner le courage nécessaire et je m'en retourne sur la terrasse où les entrées ont été déjà bien entamées, un sourire accroché à mes lèvres. Je l'espère convainquant mais j'ai un gros doute. Je me remets à ma place.

« Sers-toi mon chéri. »

Je hoche la tête mais la première chose que je vais c'est de finir mon verre de vin. Un peu trop vite. Plus vite que ce que j'ai l'habitude de faire moi qui ne bois que très, très peu. Mais j'ai cette idée folle que cela va me faire du bien. Puis je me sers un petit peu de ce que ma mère a préparé. La fourchette est plantée, le morceaux de crevette porté à mes lèvres et si je mange, si le goût est bon, je n'ai pas vraiment l'envie en fait. Je n'ose même pas regarder Dorian. Je n'ose plus. Je ne cesse de penser à ses mots, aux miens. Je ne cesse de penser à ce que je voudrais pouvoir lui dire et plus j'y pense, plus mon pied me démange. Plus j'ai l'envie de venir poser mon pied contre le sien pour juste lui faire savoir ce qu'il éveille chez moi, juste pour lui faire comprendre sans prononcer le moindre mot mais je me le refuse parce qu'encore une fois, je ne le dois pas.

« Mason, tu nous écoutes ?
- Hm ? »

Non. Je n'écoute pas. Je reporte mon regard sur tout le monde alors que les regards sont braqués sur moi parce que j'étais ailleurs et que visiblement on m'impliquait dans la conversation. Dorian me regarde peut-être aussi. Je ne peux pas le savoir puisque je m'évertue à ne pas le regarder. Pourtant j'en crève d'envie.

« Pardon, j'étais ailleurs.
- Nous disions que ce serait bien de partir quelques jours tous ensemble. Cela fait longtemps, comme tu vivais loin... »

La mention de là où j'étais avant aurait pu me faire mal puisque c'est me faire penser à George mais George ne me fait plus mal. Parce que mon cœur saigne pour un autre.

« Et donc, on parlait de cet été. Une fois le semestre et tous les examens terminés. Enfin, tu auras encore du travail après mais dans le courant du mois de juillet ce devrait être possible non ?
- Euh... Oui, j'imagine oui. »

Pris de court. Ils sont en train de proposer que nous partions tous ensemble ? Dorian y compris ? Mon Dieu...

« J'ai une amie qui vient tout juste de s'offrir une propriété absolument magnifique près du lac Michigan. Quand je dis près, c'est tellement près qu'on a vue sur le lac de la plupart des chambres en fait. Et de l'autre côté ce sont des arbres à perte de vue. Les photos donnent vraiment envie.
- Ce serait vraiment l'idéal ! Oui ?
- Oui, oui. »

Et ils continuent d'en discuter, ravis. Deux restent silencieux. Lui. Moi. Et ma mère le remarque. Elle cesse un instant de se mêler à la conversation qui bat son plein et se penche vers moi en posant sa main sur ma joue.

« Tout va bien ?
- Oui maman.
- Tu es sûr ?
- Oui c'est juste un début de mal de crâne.
- Eh bien vous faites la paire toi et Dorian. »

C'est lancé par sa mère avec un sourire taquin. C'est gentil. La pauvre n'a pas idée à quel point cette petite phrase fait mal.

« Je pense que c'est le vin. Je vais aller marcher un peu.
- Tu ne veux pas manger un peu plus avant ?
- Non merci. Je pense que marcher me fera vraiment du bien. Excusez-moi. »

La fuite est rapide. Je file jusque dans l'immense jardin, laisse le soleil cogner sur ma peau trop pâle, et me réfugie bientôt derrière les grands arbres à l'abri des regards. Je termine adossé contre le tronc de l'un d'entre eux, le regard levé vers le ciel magnifiquement bleu, nu de tout nuage. Un bleu pur.  Aussi pure que son âme à lui.

Et je voudrais me perdre dans ce ciel comme je voudrais me perdre en lui.





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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Jeu 19 Avr - 18:47




ft. MASON FORESTER

I shouldn't want it but I want it.

Quelques secondes, quelques minutes avant que sa silhouette ne vienne réapparaître dans l'encadrement de la porte qui lui fait face. Dorian hésite à regarder, avant de s'en désintéresser, venant plutôt s'essayer à la conversation déjà bien entamée. Il écoute, prend en note tout ce qui se dit jusqu'à l'évocation de possibles vacances pour l'été. Un haut le cœur, l'envie de faire entendre qu'il ne préférait pas mais ils ne s'en soucient pas, bien-sûr que non. Alors il se tait, Dorian, il laisse dire, tapit dans son coin de table tout comme Mason qui s'est assit, qui s'est réimplanté à ce déjeuner. Il n'ose pas le regard, pas complètement, pas tout le temps malgré l'admiration qu'il croit encore ressentir en lui à son égard. Il aimerait ne faire que cela, quitte à pouvoir le toucher rien qu'en tendant le bras. Mais il passerait pour le gamin un peu bizarre, celui dont on croit les choses faites avec hasard. Non, c'est loin d'être hasardeux. Très loin. Mais il n'en fait rien, sursautant presque quand la main de sa mère lui revient, cet éternel et même contact contre sa nuque quand les regards se portent sur Mason, Mason et la réponse qu'il doit donner. Il s'imagine déjà l'entendre refuser, rien que pour ce qu'il a osé dire avant de quitter la chambre dans laquelle il l'a laissé. Mais il termine par accepter, encore un peu dans ses pensées, Dorian le constate pour l'expérimenter ; trop souvent selon ses parents. Lui s'y enfermant également en cet instant, l'azur qui, finalement, s'abaisse sur les restes de son assiette qu'il essaie de terminer, réajustant son masque quand sa mère vient lui demander s'il va mieux. « Oui, maman. » La même chose du côté du trentenaire sur qui il pose rapidement les yeux en entendant ses dires, la manière dont sa voix s'est brisée à l'instant même où il s'est mit à parler. Ça n'a rien à voir avec le sourire qu'il essayait de faire prôner en revenant s'approcher. Rien à voir avec le sourire qu'il lui laissait percevoir quand ils s'étaient éclipsés. « Je pense que c'est le vin. Je vais aller marcher un peu. » Le regard qui ne le quitte pas et il n'est pas le seul, car ses parents en font de même, Peter venant nous faire entendre que ce n'est rien. Ce n'est rien. Si, c'est à cause de moi, je n'aurais pas dû partir comme ça. Il soupire, Dorian. Il soupire malgré la main de sa mère qui presse un peu plus contre sa peau, cherchant son attention. « Qu'est-ce qu'il y a ? » La question se pose et demeure presque inaudible tant la conversation à reprit de son cours. Il relève un instant la tête, faisant le tour de table pour s'assurer qu'aucune oreille ne puisse se faire indiscrète pour finalement se pencher un peu sur sa mère. « Je crois que c'est ma faute, je pense avoir été un peu rude ; à cause de ma tête. » A cause de ce que j'ai laissé entendre, à cause de ce qu'il doit s'imaginer, de tout le plan qu'il doit être en train de se construire pour tenter de m'éloigner. Il ne veut pas l'imaginer, Dorian n'en a pas la force nécessaire. « Je vais aller m'excuser. » Elle acquiesce, esquisse un maigre sourire avant de déposer un baiser le long de sa joue. « Vas-y mon grand. »

Alors il se lève, Dorian, il se lève pour suivre les pas entrepris par celui qui s'est enfuie. Il va et poursuit, cherchant du regard la moindre silhouette qui puisse être lui. Mais rien, rien pour l'instant, rien même quand il commence à prendre un peu plus d'élan. Les conversations qui perdent en volume, le visuel qui se fait un peu moins correct. Il s'arrête un instant, Dorian, il s'arrête pour finalement entrouvrir les lèvres. « Mason ? » Il insiste, ose encore quelques pas avant de percevoir sa voix un peu plus loin. Et il hésite, finalement, se dit qu'il fait peut-être une erreur en s'imposant. Après tout, il n'a pas la moindre idée de ce qui pourrait en découler, de la manière dont il pourrait entendre ce qu'il a déjà laissé lui échapper. Non, il n'a plus la moindre idée de la manière dont les choses pourraient se passer, lui, le gamin qui d'ordinaire semble tout contrôler. Mason est le seul à lui rappeler qu'il ne sait rien, qu'il n'y peut rien. Qu'il n'est encore qu'un gosse qui a tout à apprendre, à commencer par les battements de ce cœur qu'il refuse d'entendre. « Désolé, je... ; une pause, le regard qui se lève sur cette présence qui enfin se révèle. Il en perd ses mots, il en perd tout le courage qu'il s'était donné. Mais merde, pourquoi je n'peux pas avancer ? Le mensonge, au creux de sa gorge, commence à se bloquer, à s'estomper. Il prend conscience qu'il s'est piégé, condamné à parler d'une certaine vérité. Je voulais juste être avec toi. » Il ose, sent sa voix se casser un peu dans sa phrase malgré tout bien aisée à comprendre, à avaler. Et il se le dit enfin, le souci est possiblement là ; il parle, avoue, fait entendre certaines choses que Mason ne veut pas entendre, bien qu'incapable de l'avouer pour ne pas le blesser. Et ce cœur qui bat fort, ce cœur qui frappe à n'en plus finir. La tête qui tourne de nouveau, la glace qui manque déjà à sa peau. « J'aime juste... être avec toi. Dans la chambre, j'ai aimé ça. Mais j'veux pas que tu fasses semblant pour moi. Il marque une pause, joint ses deux mains ensembles en triturant le bout de ses manches longues. La peur, la détresse, l'ignorance même de la base de cette forte dose de stresse. Je devrais y aller. »     


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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Jeu 19 Avr - 20:33

I shouldn't want it but I want it.



La voix me sort soudainement de ma contemplation du ciel. Et à peine l'ai-je entendu que je ferme les yeux, mon cœur se serrant un peu plus alors. Partagé. Déchiré que je suis. A la fois ampli de joie à l'idée qu'il ait décidé de venir me rejoindre, quelle qu'en soit la raison, et plein de détresse à l'idée de me retrouver de nouveau seul avec lui alors que j'essaye de faire ce qui est le mieux, alors que je fais au mieux. De mon mieux. C'est parce que je suis déchiré de cette façon et que c'est extrêmement douloureux qu'il me faut de nombreuses secondes avant de trouver la force de pouvoir lui répondre afin de lui faire savoir où je me trouve. Et c'est un simple « Je suis là. » qui est soufflé assez fort cependant pour qu'il puisse m'entendre. Je rouvre les yeux, quand j'entends sa voix jeter à la volée un « Désolé, je... » alors qu'il n'est pas encore visible. Je laisse mes prunelles se perdre encore un peu dans le ciel bleu à travers les branches des arbres avant de finalement m'en détourner quand j'aperçois du coin de l’œil la silhouette de Dorian qui s'approche. Et là, je tourne lentement mon visage vers lui, me risque à esquisser un sourire que je sais au fond teinté de peine. Je n'ai en fait sincèrement plus la force de faire semblant. Pas ici alors que nous sommes seuls. Et Dorian qui s'arrête où il est, ne s'approche plus de moi. C'est sans doute très idiot mais cela me fait mal. Cette distance qu'il nous impose, qu'il m'impose à moi. Mais c'est sans doute bien mieux ainsi parce que j'ai été trop loin. Il a beau dire, lui, qu'il est désolé, il n'a pas à l'être. Je suis celui qui en a trop dit, qui a trop fait même si on pourrait croire que non. Un silence s'installe entre nous, il est bref mais il suffit à oppresser ma cage thoracique déjà malmenée. Jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche et prononce des mots merveilleux. « Je voulais juste être avec toi. ». Mon cœur en manque un battement, et je sens que bien malgré moi, mon regard recommence à le couver de cette même tendresse dont j'ai preuve à son égard lorsque nous étions dans ma chambre quelques minutes auparavant. Il voulait être avec moi. Il veut être avec moi. Je devrais sourire pleinement, largement, mais la tristesse s'accroche à mon sourire comme elle s'accroche à tout mon être parce que je ne parviens pas à me réjouir totalement de ce qu'il vient de dire. J'en cherche encore le sens bien que je me risque à le deviner et cela ne me réjouit pas. Car j'ai encore et toujours peur pour lui.

Peur de lui faire tant de mal...

Le problème est qu'il poursuit sur sa lancée Dorian. Les mots s'ajoutent aux autres et ils ont même la teinte délicieuse et pourtant si dangereuse. Et plus les mots sortent de la bouche de Dorian, plus mon cœur s'emballe, plus cette petite voix jusque-là assez discrète se fait plus présente, plus pressante. Elle me pousse à vouloir croire que ce qui dit Dorian n'est pas juste ce qu'il dit, qu'il y a ce sens derrière, ce sens qui fait se dresser les poils sur mon échine. J'essaye de ne pas écouter cette voix mais au fil des secondes, cela me devient de plus en plus difficile. Et puis vient encore le moment où Dorian se rabaisse, se dévalorise. Et je ne supporte plus de l'entendre agir de cette façon. Je ne veux plus qu'il pense que je me force quand il est là, je ne veux plus qu'il pense que je fais semblant (je fais semblant mais pas de la façon dont il le croit), je ne veux plus qu'il pense qu'il ne compte pas pour moi. Je ne le veux plus. Alors, quand il dit qu'il « devrait y aller », ma réponse ne se fait pas attendre.

« Ne pars pas. » que je lui dis d'une voix qui est un savant mélange de résolution et de supplique. Je ne veux cependant pas qu'il pense que c'est un ordre, qu'il doit rester parce qu'il s'y sent forcé. Je me redresse un peu sans m'approcher cependant pour le moment. Mes prunelles sont sur lui, elles n'en bougent plus. « Sauf si tu veux partir mais ne pars pas parce que tu penses que tu dois partir parce que ce n'est pas le cas. Je veux que tu restes avec moi si toi tu le veux. » Un silence. J'hésite. J'hésite à les prononcer ces mots qui me brûlent les lèvres, mais le puis-je seulement ? Je ne sais pas si je le peux, mais je sais que je le veux et que dans le fond, il le faut. Il le faut parce que le doute s'est installé et que même si je ne sais pas ce qui découlera des vérités qui seront prononcées, même si je ne sais pas ce qu'il adviendra lorsque le doute sera définitivement levé, il faut le faire. Il faut savoir. Alors je me détache totalement du tronc de l'arbre pour m'approcher lentement de Dorian. Et mon cœur qui s'emballe un peu plus à chaque pas. « Quand tu dis que tu aimes être avec moi, qu'est-ce que tu veux dire par là ? » Encore un ou deux pas et je m'arrête face à lui. Proche. Très proche. Trop ? Pas à mon sens, peut-être au sien. « Dis-le moi s'il te plaît. J'ai besoin que tu me le dises. J'ai besoin de savoir. » C'est viscéral. Vital même. Parce que je manque d'air. A ne pas savoir je manque d'air. Je plonge mes yeux dans les siens et je sais que mon regard se fait intense. Plus intense encore qu'il ne l'a été lorsque nous étions assis par terre à côté de mon lit. Et je poursuis finalement à voix plus basse. « Parce que je crois que je sais mais je ne suis pas sûr. » Un dernier silence. Une dernière pause pour aller chercher la force nécessaire pour poser la question fatidique. Celle qui changera tout quelle que soit la réponse de Dorian. « Tu essaies de me dire ce que je crois ? »




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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Jeu 19 Avr - 22:19




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I shouldn't want it but I want it.

Un bref geste de la main comme pour désigner là où on les attend peut-être mais la voix de Mason lui revient, aussitôt qu'il se risque à légèrement s'animer. Il en sursauterait presque, s'y accroche avec tellement d'envie à cette voix dont la mélodie grave ne le fait que chavirer. Il aimerait pouvoir s'en passer mais depuis la chambre, cette proximité, il n'arrive pas à se dire qu'il s'est fourvoyé en se risquant une fois encore jusqu'à ses côtés. Non, autant qu'il sache, la suite n'en sera que moins gênante ; ou inversement. Les paradoxes s’enchaînent, s'immiscent en lui sans qu'il ne puisse y résister. « Ne pars pas. » Les lèvres entrouvertes, il n'ose plus bouger Dorian. Il n'ose plus parce qu'il n'en a pas la force, pas tant que les mots qu'il a à faire entendre ne lui auront pas échappé. Il faut qu'il parle, il faut qu'il se confie, et tant pis pour lui si de nouveau Mason fuit. Au moins, il saura. Il saura qu'il n'a rien d’extraordinaire et qu'il ne vaut pas mieux que le reste des étudiants qui sont déjà sur lui. Ce qu'il s'apprête à dire avant qu'il ne le devance, avant qu'il ne reprenne la parole avec cet air inquiet de teinté le long des traits. « Sauf si tu veux partir mais ne pars pas parce que tu penses que tu dois partir parce que ce n'est pas le cas. Je veux que tu restes avec moi si toi tu le veux. » Il acquiesce silencieusement, vient amplifier les dires qu'il s'est risqué à énoncer. Non, il ne veut pas partir, il pensait seulement le devoir. Mais ce n'est pas le cas, il lui a dit, s'est fait comprendre sur ce point-là. Alors il reste, Dorian. Il reste à sa place quand Mason, quant à lui, s'élance un peu plus vers lui, emballant le cœur du jeune homme quand il ronge cette nouvelle distance-ci. Il est si près, trop près, assez pour que ce parfum envoûtant ne puisse être esquivé. « Quand tu dis que tu aimes être avec moi, qu'est-ce que tu veux dire par là ? » La présence qui termine de se rapprocher, bien devant lui s'arrêter. Dorian en distingue la cambrure de ses clavicules sous le haut qu'il porte et dieu seul sait pourquoi il se perd sur cette contemplation, les joues un peu plus rougies encore qu'elles n'avaient pu l'être jusqu'alors. « Dis-le moi s'il te plaît. J'ai besoin que tu me le dises. J'ai besoin de savoir. » Le palpitant qui s'abîme, qui hurle sous sa cage thoracique quand il l'entend, quand il relève les yeux de sur sa peau. « Parce que je crois que je sais mais je ne suis pas sûr. » Et s'il sait, s'il sait, qu'est-ce qu'il en fera ? Dorian hésite, sentant une nouvelle détresse se perdre aux abords de son être, juste au-dessus de la tempête qui balaie déjà tout le reste de sa raison. « Tu essaies de me dire ce que je crois ? » La question, la dernière question et il semblerait qu'elle soit si lourde à portée que sa tête se met aussitôt à en tourner. Il a le souffle court, les lèvres un peu plus asséchées. Il n'a pas idée de ce qu'il devrait laisser lui échapper.

Pour la première fois depuis longtemps, Dorian se sent ridiculement maladroit, insignifiant. Il croit n'exister qu'au-travers du regard de celui qui se tient là, bien trop à portée de bras. Il aimerait s'y blottir, s'y perdre en risquant le pire. Il trésaille alors, le jeune homme, prit d'un frisson qui parcoure son peau, se trahie le long de sa peau heureusement pour lui cachée par les manches de son haut. « Je sais pas. » Ce sont les seuls mots qu'il parvient à énoncer, ceux qui parviennent à se hisser hors de sa gorge un peu nouée. Mais ça ne fait rien avancer, non. Il a besoin que la situation ne se décoince, il a besoin de voir les choses évoluer ; en bien, en mal, qu'importe tant qu'ils sont fixés. Tant qu'on l'aide à mettre des mots sur tout ce qui est en train de le ronger. Alors il s'avance à son tour, venant pleinement lui faire face, ne laissant que quelques centimètres entre eux deux. C'est la curiosité, c'est l'envie d'en consommer, de se laisser consumer. Le brasier est tellement puissant en cet instant. « J'entends que je me sens vivant, là maintenant. La voix qui s'impose entre eux pour se faire entendre, pour répondre à sa première question, celle à laquelle il a supplié qu'il réponde. Parce que tu me vois. » Pour reprendre des mots qu'il a déjà dit, des mots qu'il a déjà utilisé un peu plus tôt en cette même journée. Dorian ne fait que tout tenter. Et la tension devient tellement violente, tellement prenante, satisfaisante. Il pense ce qu'il vient de dire, il le pense au plus profond de lui et le fait qu'il demeure à sa place vient aisément le trahir. C'est comme si son cœur se faisait voyant sous sa poitrine, frappant avec hargne contre sa peau comme dans l'espoir de s'en défaire pour faire entendre tout ce qu'il porte, davantage depuis un peu plus tôt. « Je devrais pas dire ça mais j'y connais rien et j'avoue que je sais pas pourquoi... ça me fait ça mais j'ai juste envie d'être là, avec toi. J'me sens mieux. » Le rouge aux joues, les veines qui brûlent, les mains qui tremblent, cachées derrière les manches longues de son haut. Il n'ose plus bouger, Dorian. Il n'ose plus vraiment non plus le regard, un peu gêné, honteux d'ainsi se confier.     


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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Hier à 9:32

I shouldn't want it but I want it.



Et si la réponse n’est pas celle que j’espère, alors quoi ? Si si la réponse n’est pas celle que mon esprit a créé, alors quoi ? Déception. C’est certain. Douleur. C’est certain. Soulagement ? Oui et non. Non parce que j’en rêve, j’en crève tellement j’en rêve mais oui parce que j’en reviens toujours à ce que je crains de lui faire c’est-à-dire bien plus de mal que de bien. Car tant de choses se dressent entre nous, contre nous. Il n’y a d’ailleurs pas de nous. Pas encore. Peut-être jamais. Pour le meilleur et pour le pire à la fois, encore et toujours tiraillé et déchiré entre ce que je veux faire et ce que je ne dois pas faire. Mais j’attends, là, pendu à ses lèvres. Des lèvres qui ne tardent plus à prononcer quelques mots. Un « Je ne sais pas. » qui me force à détourner le regard de lui. Il ne sait pas. S’il ne sait pas cela veut dire que je me suis fourvoyé, que j’ai espéré pour rien. Que j’ai été un sombre idiot. Tant mieux. Tant mieux pour lui. La douleur s’insinue déjà, la résignation s’invite mais je vois du coin de l’œil Dorian se rapprocher de moi, diminuer encore la distance déjà bien amoindrie par mes propres soins. Alors je reporte mon regard sur lui. Incompréhension. Ne vient-il pas de dire qu’il ne sait pas ? S’il ne sait pas, pourquoi réduit-il la distance ? Pourquoi se rapproche-t-il de moi de cette façon ? Pourquoi franchit-il lui aussi les limites de la bienséance ? Son visage est trop proche du mien. Beaucoup trop proche et il me fait face. Je réalise alors qu’il est grand. Plus grand que ce que j’avais cru en réalité. A présent que nous sommes là, si proches l’un de l’autre, je me rends compte oui. C’est sa silhouette frêle qui m’a induit en erreur tout ce temps. Je ne fais même pas une tête de plus que lui. Quinze centimètres nous séparent tout au plus. Tout au plus. Mais c’est bien la seule « chose » qui nous sépare en cet instant car ses mots nous rapprochent au lieu de nous éloigner. Ses mots nous lient plutôt que nous délier. Il me dit qu’il se sent vivant là, maintenant, à mes côtés. Il me dit ça à moi et mon cœur chavire un peu plus, mon souffle s’accélère lentement mais sûrement. Parce que ces mots ne sont pas vides de sens, au contraire. Ils sont d’une profondeur presque effrayante. On ne prononce pas des mots pareils à l’égard d’un ami ou encore moins d’un professeur. Et ce n’est pas la petite voix qui me le souffle cela : c’est un fait.

« Parce que tu me vois. »

Ce sont les mots qui finissent de me convaincre que je n’ai pas rêvé, que j’ai bien compris le sous-texte, tout ce sous-texte qui accompagne les mots de Dorian aujourd’hui. Je le vois oui, comme il me voit. Et mon cœur se gonfle de joie. Pourtant, pas de sourire sur mon visage. Quelque chose bloque, encore et toujours. Ce devoir vis-à-vis de lui. Ce comportement que je me dois d’adopter pour lui éviter la moindre souffrance. Je dois le protéger, mais comment le faire alors que nous sommes si proches ? Alors que j’ai pleinement conscience à présent que peu importe ce que je ressens, c’est en réalité réciproque ? Et j’apprends rapidement qu’il a parfaitement conscience lui aussi que nous sommes dans un territoire interdit. Son « je ne devrais pas dire ça » résume si bien la situation : on ne devrait pas. Le fait est que les mots ensuite prononcés ne m’aident véritablement pas. La façon si innocente et pure, à l’image de son âme, dont il dit qu’il n’y connaît rien, qu’il ne saisit pas véritablement pourquoi tout ceci lui arrive (pas plus que je ne le saisis moi, et y chercher du sens est inutile : on ressent ce que l’on ressent, cela ne s’explique pas), et surtout, surtout, quand il répète qu’il a juste envie d’être avec moi. Que cela le fait se sentir mieux. Et ses joues reprennent cette teinte rosée si… Attachante. Ses mots se font rassurants : si être ainsi à mes côtés lui fait tant de bien, est-ce que je risque véritablement de lui faire autant de mal que je le crains ? Le regard de Dorian s’est détourné de moi et je fais de même. Je lève mes yeux vers les branches, observe encore un peu le ciel à travers ces dernières. J’y cherche une réponse. Je suis perdu. Je ne sais pas quoi faire. Dois-je me confier à mon tour ? Dois-je lui avouer ce que je ressens en atteignant ainsi un point de non retour ? Dois-je le repousser et lui faire du mal cette fois-ci pour le libérer et pour lui éviter la moindre souffrance par la suite ? Je cherche, je cherche, et je finis par rabaisser mon regard vers Dorian qui garde résolument ses yeux détournés de moi. C’est là que je vois ce rayon de soleil sur ses boucles brunes. Et c’est là que ma résolution d’être raisonnable se détruit en mille morceaux. Je me penche doucement vers lui, juste assez pour pouvoir approcher mon visage de ses cheveux et mes paupières se ferment alors que je prends une profonde inspiration pour respirer son parfum. Et c’est là qu’un sourire vient étirer mes lèvres avant qu’un profond soupir s’en échappe et aille s’écraser contre son oreille.

Comme mes mots s’y écrasent également.

« Je te vois. » Un silence. « Tu me vois. » Et je reste là, au plus près de lui, ma bouche proche de son oreille. Seule ma main gauche vient se perdre sur son poignet, d’abord par-dessus ce large pull qu’il porte, puis mes doigts soulèvent le pull juste pour pouvoir trouver sa main. Rien que sa main que la mienne vient caresser. « Je ne crois pas que tu te rendes compte de l’importance de ce que tu viens de me dire. Ce que ça veut dire pour moi. » Je prends une profonde inspiration. Il n’est de toutes les façons plus temps de reculer. J’en aurais la force que je ne le voudrais pas. « J’aime être avec toi. Je veux être avec toi. Je ne crois pas avoir jamais autant voulu être auprès de quelqu’un. » Ce qui est vrai. Même George. Même George… « Je veux être avec toi et je sais que je ne devrais pas. Nous ne devrions pas parler de tout ça. Nous ne devrions pas. » Ma voix se meurt quelque peu sur les derniers mots. Non, nous ne devrions pas et pourtant… La ligne a déjà été franchie. En grande partie tout du moins. Un frisson en sentant sa respiration dans mon cou tant nous sommes proches. Je rouvre les yeux et me recule un peu. Juste un peu. Juste pour pouvoir le regarder. Non, le contempler. « Mais tu es là, tu me dis toutes ces choses, je te regarde et que Dieu me pardonne mais je n’ai plus envie d’être raisonnable. » Oui que Dieu me pardonne : j’ai abandonné toute résolution. Toute raison. Et parce que j’ai abandonné, mon autre main jusque-là bien sage vient se perdre vers sa mâchoire que mes doigts épousent délicatement. Le bout de mon pouce vient se perdre à la naissance de sa lèvre inférieure. « Dorian. » Je cherche son regard. Il me faut ses prunelles. Il me les faut. « Dorian… » La voix devient doucement un murmure quand je viens finalement me perdre dans ses yeux. « Je peux t’embrasser ? »




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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Hier à 17:03




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I shouldn't want it but I want it.

Il croit se souvenir de quelques écrits, de quelques lignes lues lorsqu'il cédait à la nuit. Ils appellent ça « la maladie du cœur », ceux dont les mots parviennent à défaire les poids qu'il porte sur leur dos. Il s'en souvient maintenant, le ressent pleinement. Parce qu'il s'approche, Mason, il s'approche un peu plus après s'être offert quelques instants, un petit moment de réflexion quant au combat probable que mène sa raison ; tout comme celle de Dorian qui n'en bouge plus, paralysé, la vue encore un peu floue. Il en ferme les yeux, s'enivre du parfum qui lui parvient tout comme de ce souffle qui caresse son oreille. Un soupire, il trésaille Dorian, sentant sa peau frisonner sous son haut peut-être trop léger. Non, ce n'est qu'une excuse, une excuse à la manière dont, en lui, tout semble se raviver ; conséquence de cette trop grande proximité. Il en réclamerait presque, sentant l'air lui manquer, son cœur s'emballer. Il est si proche. « Je te vois. » Un battement qui se rate, un léger son qui s'extirpe de sa gorge comme pour trahir l'effet qu'il n'est pas à même de réprimer. Dorian s'essaie pourtant à se contrôler. Mais c'est trop nouveau, trop déconcertant, trop prenant pour l'adolescent qui peinerait presque à se faire pleinement conscient. Parce qu'il le voit, oui, il le voit aussi. « Tu me vois. » Et dans la foulée, il sent un contact se présenter, la main de Mason qui s'amène contre la sienne ; la sienne qui commence à trembler. Il essaie de résister, le bouclé, de se tenir à l'écart de tout ce qu'il aimerait expérimenter ; davantage quand son regard en vient à se relever. « Je ne crois pas que tu te rendes compte de l’importance de ce que tu viens de me dire. Ce que ça veut dire pour moi. » Non, il ne se rend pas compte, à même du mal à se faire à cette idée parce qu'il ne le pensait pas, ne le voyait pas. C'est trop confus, lui qui s'était persuadé qu'il ne l'aimait pas tant que ça. « J’aime être avec toi. Je veux être avec toi. Je ne crois pas avoir jamais autant voulu être auprès de quelqu’un. Je veux être avec toi et je sais que je ne devrais pas. Nous ne devrions pas parler de tout ça. Nous ne devrions pas. » Non, ils ne devraient pas. Mais son souffle contre son oreille, contre ses cheveux, les lèvres qui s'approchent un peu de son cou avant qu'il ne réajuste une légère distance. Il en garde la tête baissée sur leur deux mains qui s'entrelacent presque désormais. Non, vraiment, Dorian ne s'est jamais senti aussi vivant qu'en cet instant. « Mais tu es là, tu me dis toutes ces choses, je te regarde et que Dieu me pardonne mais je n’ai plus envie d’être raisonnable. » Un maigre sourire qui s'ancre le long de ses lèvres, il va pour relever la tête mais cette nouvelle main qui s'appose contre sa mâchoire l'en empêche, toute la force qu'il s'était donné pour ne pas paraître empli d'une certaine stupidité s'est envolée dès ce nouveau pas entamé. Il a envie de faire ce à quoi il ne devrait pas penser, il a envie d'essayer. Juste d'essayer, de prendre conscience du bien que ça pourrait lui insuffler. « Dorian. » Et son prénom, une nouvelle fois, comme lorsqu'il est arrivé un peu plus tôt, lorsqu'ils se trouvaient là-bas. Son prénom qui, avec sa voix, lui semble tellement plus aisé à porter. Il en trésaille, venant perdre brièvement ses lèvres sur son pouce abandonné non très loin d'elles. « Dorian… » Il en relève les yeux, perd l'azur de ses derniers contre lui, contre le sien, les lèvres encore entrouvertes d'envie, de surprise, d'un tas d’émotions qu'il ne pourrait pas tout à fait nommer. « Je peux t’embrasser ? »

Il a le ventre qui se serre, le cœur qui pompe plus que nécessaire. Il hyperventile presque, le jeune homme devant cette figure imposante, devant cette statut de tentation qu'il représente ; ça, Dieu seul sait pourquoi. La main qui continue de trembler contre la sienne, le regard qui ne parvient pas totalement à s'en défaire, rien qui ne le freine. Rien qui vient retenir les mots qui se sont bloqués dans sa gorge un instant, rien qu'un instant pour ensuite complètement craquer, se laisser porter. Ils disent, dans les livres, qu'il faut y succomber ; si c'est bien ce qu'il croit en train de le ronger. « Oui, je t'en supplie. » Il murmure, se pend à ses lèvres avant qu'elles ne trouvent les siennes, avant qu'elles ne viennent lui faire perdre la tête. Il les réclame, laisse Mason prendre les devants malgré l'insistance dont il fait preuve. La raison se tait, le cœur s'emballe, s'enflamme alors qu'il défait sa main de la sienne, venant la perdre contre sa joue, ses cheveux puis finalement son cou que l'autre rejoint également, les bras qui s'enlacent dans l'instant. Il en veut davantage, Dorian. Il choisie de délaisser son contrôle, la bienséance de son dernier rôle. Il n'est plus question de jouer, il a comprit que cet instant ne devrait être fait que de vérité. Alors il suit cette voie, serrant Mason un peu plus entre ses bras. Parce qu'il craint qu'il ne lui échappe, parce qu'il craint de le voir réinstaurer cette froideur survenue parfois. Non, il ne réclame plus que cela, faisant perdurer le baiser avec autant de volonté qu'il soit capable d'en donner. Jusqu'à peut-être trop en abuser, descendre ses bras pour parvenir à glisser ses mains sous le haut du trentenaire, chercher sa peau, ce contact qui – de plus en plus – lui brûle les doigts. Ça le consume, Dorian, ça vient lui faire perdre toute la raison qu'il pouvait jusqu'alors posséder, cette dernière étincelle qui semblait peiner à subsister. Il se laisse happer, par cette nouvelle passion tout juste trouvée. Les mains qui cherchent, qui caressent, les joues qui rougissent de chaleur tant il sent ce brasier s'intensifier. Mais elle revient, la réalité, dure et tortionnaire, prévenante parce qu'il subsiste derrière encore encore quelques dangers. Les lèvres qui se séparent et le front qui s'appose contre son torse. Il lui faut quelques secondes pour pleinement s'en remettre, se défaire de ce délicieux bien-être. « J'adore ça... » Un murmure qui se perd contre Mason, contre ce cœur qui prend davantage de voix et qui, en lui, résonne. Celui-ci même qui bat contre le sien, à l'unisson ; comme dans ces récits qui par le passé avaient accaparé son attention.      


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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Hier à 17:45

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Le bref instant de silence fait se serrer mon cœur de peur. La peur du refus que j'accepterais mais auquel je ne parviens pas à croire une seconde, après tout ce qui a été dit, pas après la façon dont il a accepté ma proximité, mes mots. Non, pas après tout ça. Je veux y croire. Je veux croire qu'il va me permettre de me rapprocher encore plus de lui, de goûter à ses lèvres que j'ai tant désirées, tant rêvées... Alors, quand son « Oui, je t'en supplie. » franchit la barrière de ses lèvres dans un murmure, la peur s'envole et le cœur se gonfle de joie aussi sûrement que mon corps s'électrise de désir. Je n'attends pas. Je n'attends plus. J'ai trop attendu pour laisser passer la moindre seconde supplémentaire loin de ses lèvres, loin de sa bouche exquise. Je viens y goûter, poser mes lèvres sur les siennes dans un baiser d'abord aussi pieux que peut l'être une prière récitée silencieusement à Dieu. Et comme ce simple baiser suffit déjà à faire naître un panache de couleurs dans mon cœur et dans mon esprit. C'est un véritable feu d'artifice qui prend forme au plus profond de mon âme et qui me pousse à vouloir plus, tout comme l'insistance même de Dorian contre moi me donne envie de plus. Alors je donne plus, je prends plus. Le baiser sage l'est tout à coup beaucoup moins, la passion s'y invitant allégrement à tel point que le souffle commence à me manquer aussi sûrement que les battements de mon cœur s'accélèrent. Je sens sa main quitter la mienne, je sens ses doigts frôler ma joue puis presser ma peau avant d'aller trouver mes cheveux et mon cou. Et poussé par le désir de l'avoir encore plus près de moi, mes mains suivent le même chemin que les siennes et bientôt, les corps sont pressés, entrelacés. Je laisse mes mains courir dans ses boucles brunes alors qu'il me serre un peu plus contre lui. Et ce baiser qui n'en finit pas, qui me fait tourner la tête, qui me transporte dans un lieu merveilleusement divin et tant espéré. Tellement espéré... J'ai longuement pensé à lui, j'ai longuement imaginé à quoi pourrait ressembler un baiser échangé avec lui, persuadé que j'étais que ce baiser resterait à jamais une chimère.

J'étais fort loin de la réalité.

Ce baiser dépasse tout ce que j'ai pu imaginer. Il est au-delà des songes les plus fous et les plus sensuels. Il est tout. Et lui, Dorian, il est partout. Partout. Un peu trop en fait. Car je sens ses mains se glisser sous mon haut. Cela m'arrache un soupir de plaisir. Juste sentir ses doigts sur ma peau de cette façon et le désir se fait plus pressant, plus violent. Trop et j'ai beau aimer me laisser porter de cette façon, mon esprit parvient à garder un pied dans l'autre réalité, celle où nos parents ne sont qu'à quelques trentaines de mètres tout au plus derrière les arbres. Celle où nous risquons d'être bien vite séparés si nous sommes découverts. Celle où je ne peux pas le désirer autant que je voudrais le désirer. Pas ici. Pas maintenant. Alors, à contrecœur je défais mes lèvres des siennes, ramenant une pointe de raison entre nous. Juste une pointe. Juste assez pour lui faire comprendre qu'il faut cesser. Juste ce qu'il faut pour nous protéger. Son front vient se poser contre mon torse et je laisse échapper un profond soupir, récupérant doucement ma respiration, et laissant bien volontiers ceci dit mes mains tout contre lui, l'une dans son dos, l'autre contre sa nuque. Je viens perdre mon visage dans ses cheveux et un sourire étire mes lèvres encore imprégnées du souvenir des siennes quand je l'entends murmurer qu'il adore ça. « Moi aussi... » que je murmure en réponse, ma bouche encore perdue dans ses cheveux. Mes doigts pressent un peu plus la peau de son cou. « Si tu savais depuis combien de temps j'en rêve... » Oui, s'il savait. « De pouvoir te tenir dans mes bras de cette façon. » Un soupir. « De pouvoir te toucher. » Ma main jusque-là dans son dos rejoint l'autre au niveau de sa nuque puis toutes deux reviennent épouser sa mâchoire à la base de son cou alors que je me recule tout doucement, faisant à peine pression avec mes doigts pour le faire redresser le visage vers moi. Je me perds un instant dans ses yeux. « De pouvoir t'embrasser. » Mes lèvres viennent retrouver les siennes brièvement, puis sa joue, puis sa mâchoire alors que mes mains viennent se perdre autour de son cou, cou qui lui aussi reçoit finalement un baiser avant que je revienne plonger mon regard dans le sien. Mes doigts, eux, reviennent redessiner ses lèvres, un geste dont je ne me lasse pas et quand ses lèvres viennent embrasser le bout de mes doigts, que le bout de sa langue viennent les caresser un nouveau frisson me surprend. Un autre soupir. « Cela fait des mois. Des mois... » Confession soufflée. Plus aucun désir de cacher quoi que ce soit. J'esquisse un tendre sourire. « Même si je déteste l'idée que tu te sentes mal, je suis ravi que tu aies eu mal au crâne aujourd'hui. » j'ajoute avec un sourire un peu plus léger.

Parce que sans son mal de crâne, j'aurais terminé cette journée en m'imaginant l'embrasser encore et toujours. Juste en m'imaginant et en songeant à ce que nous ne pourrions jamais être.
Ce que nous sommes à présent, quoi que cela soit.




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MessageSujet: Re: I shouldn't want it but I want it. [Dorian]   Hier à 20:53




ft. MASON FORESTER

I shouldn't want it but I want it.

Il n'a d'attention que pour les contacts qu'il sent encore, usant lui-même de ses bras. Dorian se délecte des quelques caresses qui perdurent, là, dans son cou, puis dans son dos ; dernier rappel que ce n'est pas un rêve. Non, ça n'en est pas un. Pas cette fois. Pas même ces mots qu'il énonce tout bas. « Moi aussi... » Il en trésaille de nouveau, Dorian. Il trésaille parce qu'il faudrait que Mason se taise. Il faudrait qu'il fasse taire sa voix, qu'il permette à la raison du jeune homme de se réinstaller. Mais rien, rien ne vient l'y aider, le trentenaire continuant sur sa lancée, ça malgré la respiration du bouclé qui suit encore un rythme irrégulier. « Si tu savais depuis combien de temps j'en rêve... » Et les lèvres entrouvertes qui n'aspirent qu'à retrouver la douceur des siennes. Il lutte contre sa propre personne, il lutte contre tout ce qu'il aimerait faire en cet instant précis au vu de ses désirs qui résonnent. « De pouvoir te tenir dans mes bras de cette façon. De pouvoir te toucher. » Et les caresses se poursuivent jusqu'à ce que ses mains ne soient plus que sur sa mâchoire, Dorian osant un maigre geste de cette dernière pour pouvoir en embrasser sa paume. Ça lui arrache tellement de soupires, bien trop de sourires. Il se sent heureux en cet instant, pour la première fois depuis longtemps ; davantage quand il retrouve ce regard auquel il se pend. « De pouvoir t'embrasser. » Un nouveau baiser et la dérive de ses lèvres au passage encore chaud, flirtant avec chaque parcelle de sa peau. Il croit planer, Dorian. Il croit être en train de perdre pied avec cette toute autre réalité. Il en veut tellement plus. Et il trahie cette envie, embrassant brièvement les mains qui s'en retournent à ses traits, osant sa langue contre les doigts masculins qu'il voudrait presque un peu plus indiscrets. Honteux mais désireux, il soupire quand il se souvient qu'ils ne sont pas qu'eux deux. « Cela fait des mois. Des mois... » Le cœur qui frappe en écoutant, l'impression d'avoir perdu tellement de temps. « Même si je déteste l'idée que tu te sentes mal, je suis ravi que tu aies eu mal au crâne aujourd'hui. » Et ce sourire quand ses mots s'installent entre eux deux. Ce sourire qui ne se fane plus, plus beau encore qu'il ne l'aurait cru. Celui-là même sur lequel il se perd de nouveau, en oubliant tous les dangers qui traînent encore dans son dos. Non, plus rien n'a vraiment d'importance maintenant qu'il sait d'où s'écoulait cette attirance. Des mots qu'il s'abstient de dire, essayant d'abord d'en comprendre toute leur profondeur avant de se risquer à les lui offrir. Mais, maintenant qu'il y pense, maintenant qu'il s'attarde sur comment il se sent, Dorian se rend compte que tous les mots doux du monde ne seront pas suffisants. C'est ce pourquoi il en vient à se presser un peu plus contre lui, omettant cette légère distance réinstaurée pour leur épargner quelques ennuis. Non, ici, il pourrait y passer toutes ses journées, toutes ses nuits ; autant que Mason accepterait de rester dans sa vie.

« Les garçons, venez manger maintenant. » Brusque retour à la réalité, le cœur qui s'emballe comme par peur que, s'ils s'éloignent, tout en vienne à se briser. Il le craint, trahi cette détresse dans le regard qui, sur lui, en vient à se poser. Il cherche une réponse dans son regard, quoi faire maintenant qu'ils doivent se plier au hasard. Il soupire, noue presque ses mains dans son dos tant il aimerait ne pas quitter sa peau. Mais ils le doivent, ils doivent remonter, revenir de leur nouveau sentier. Même s'il aimerait y rester, Dieu sait qu'il aimerait y rester. Et, finalement, il ose braver l'interdiction qui s'est silencieusement imposée, par la voix de sa mère matérialisée. Il l'embrasse, il presse un peu plus ses lèvres sur les siennes, cherche sa langue pour en imprimer la douceur avant de s'en défaire, de se séparer de son être tout entier, à contre cœur. Avant de se retourner à l'exact moment où sa mère vient les trouver. « On arrive, maman. On discutait. » Il retrouve rapidement son sérieux, cette tête d'ange qu'il porte tout le temps. Dorian s'en avance même, venant déposer un baiser contre la joue de sa mère avant de rejoindre la terrasse plus tôt délaissée. Il s'y installe, aborde finalement quelques couleurs qui l'avaient laissé, de quoi offrir un sourire aux parents de cet homme avec qui sa propre mère est restée. « Qu'est-ce qui se passe ? » Peter dont la voix lui parvient, cet air inquiet sur le visage. Dorian n'en démord pas, réajustant cette tête de d'ordinaire, jouant celui dont les songes n'ont pas changé. S'ils savaient. « J'ai dû mal m'exprimer, tout à l'heure, à cause de ma tête. Je suis allé m'excuser. » C'est son père qui lui adresse un sourire rassurant, cet air de dire qu'il a bien fait. Oui, il a bien fait de se lever, même si désormais bien plus de choses en viennent à le torturer. Et, maintenant qu'on le laisse en paix, il se rend compte qu'il n'aurait peut-être pas dû remonter, pas sans s'être assuré que sa mère et Mason suivaient. Parce qu'ils tardent, parce qu'ils ne reviennent pas encore et l'espace d'un instant, d'une fraction de seconde, il s'imagine qu'elle a vue. Qu'elle a aperçue tout ce qui pouvait se jouer un peu plus loin. Dorian en cache ses mains, de nouveau légèrement tremblantes, le jeune homme en train de se faire des idées avant que les mains de celle qui manquait en reviennent à sa nuque dévoilée. Un bref sourire avant que ses prunelles claires n'en reviennent à Mason, cherchant des réponses qu'il ne pourra pas entendre. Et rien que de le voir, là, il aimerait pouvoir replonger entre ses bras.        


© TITANIA

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I shouldn't want it but I want it. [Dorian]
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