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 Abusin' every one of them and running wild ~Julius & Antonio ~

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MessageSujet: Abusin' every one of them and running wild ~Julius & Antonio ~    Sam 24 Mar - 1:12

Antonio marchait dans le hall du casino, de loin, il entendait le brouhaha incessant des gens qui discutaient, riaient. Il entendait les soupirs des gens qui avaient perdu. Il entendait les billets froissés et le tintement sonore des machines à sous. Antonio adore les casinos, dans ce genre d'endroit, tout était une question d'esprit, de manipulation, de bluff et d'argent. Tout n'était qu'une question de pouvoir sur des adversaires qui essayaient tant bien que de mal de prendre le pouvoir sur vous. Oui, le casino lui parlait. Les mafieux avaient d'ailleurs toujours tendance à être au plein coeur des affaires de ce genre d'édifice. De là où il était, il arrivait à presque entendre les vagues qui s'écrasaient non loin du casino, une odeur iodée lui arrivait encore dans ses narines. Il regardait le luxe que cet endroit dégageait. De la moquette, des escaliers audacieux, et des gens habillés d'une manière luxueuse. De loin, Antonio observait les gens jouer au poker, il adorait ce jeu et il avait une forte envie d'y jouer à son tour. A coup sûr, il pouvait les déplumer en quasiment un seul coup. Au fil des ans, Antonio était devenu un fin observateur et arrivait à cerner parfois les gens. C'était une grande qualité pour son mode de vie, Antonio pouvait déterminer qui lui mentait, ou lui était loyal. Cependant, il n'était pas pour le plaisir des jeux et de la chair. Il était là pour affaire. Ce matin, il avait reçu un appel court de son cher ami Julius. Il pouvait le considérer comme l'un de ses meilleurs amis. Julius savait ce qu'il faisait et pourtant il ne l'avait dénoncé. Pourtant, Antonio se posait des questions sur sa présence ici. Des affaires ? A part l'affaire de Abbadon, ils n'avaient aucune affaire en commun. Julius voulant s'éloigner de son monde rempli de vice et d'argent. Pourtant, leurs deux mondes n'étaient pas aussi éloignés que cela. Ils étaient même similaires.  

Les mafieux aimaient ce genre d'endroit, le vice et l'argent étaient partout. Ils régnaient en maître et c'était là, la meilleure cachette au monde. Antonio fit savoir sa présence et prit l’ascenseur. Il devait se montrer discret. Pas d'effusion, juste faire des affaires comme il aimait les faire.   Antonio se regardait dans le miroir de l'ascenseur. Il était vêtu d'un costard blanc avec une chemise mauve foncée et une cravate d'un mauve plus clair. Son costard avait des fines rayures blanches, provenant de chez Dolce & Gabana. Ses cheveux noirs étaient désordonnés lui donnant un petit côté rebelle, son bouc était parfaitement taillé. Il avait mis des lunettes de soleil pour l'occasion. Les verres étaient teintés en violet pour rappeler la couleur de sa cravate et de sa chemise. Il semblait classe et important. Il avait un charisme écrasant dans cet accoutrement. Cependant, il s'était chaussé de baskets blanches qui détonnaient avec son costard chic. Cela lui donnait un air "Je-m'en-foutisme" pourtant tout était très bien travaillé avec lui. Il faisait tout pour montrer à certaines personnes qu'il était plus puissant qu'eux. Cela le faisait d'ailleurs sourire. Son reflet lui renvoyait ce sourire mauvais. Il était étonnant de voir un pauvre petit gars du Bronx qui avait grandi en étant rien d'autre qu'un chien faire preuve d'autant d'ambition et de charisme. Il avait du pouvoir. Le petit garçon qui n'avait jamais rien eu avait maintenant du pouvoir sur les autres. Cela en était réjouissant. Antonio avait toujours détesté les enfants de riche. Il trouvait qu'ils étaient beaucoup trop gâtés à son goût. Au fond, lorsqu'il était enfant et qu'il était cantonné à se faire battre et insulter, il lui arrivait de les envier. Eux, étaient choyés, protégés, aimés. Ils avaient des jouets, une chambre chauffés, des beaux vêtements, des gens qui prenaient soin d'eux et surtout ils avaient à manger. Cependant, en grandissant, il lui était arrivé de les haïr. La haine et la jalousie avaient pris le pas.

Le tintement cristallin de l'ascenseur qui annonçait l'ouverture des portes le sortit de son esprit. Il sortit, se baladant les couloirs somptueux avant de voir le bureau de son cher ami Julius. Un des seuls riches qu'il appréciait malgré tout. Peut-être même le seul. Il ouvrit la porte sans toquer, de toute façon, selon Antonio, il n'avait pas à toquer. Il observait son ami, un sourire aux lèvres.

-Boum bébé ! S'exclama-t-il avec un sourire sardonique.

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MessageSujet: Re: Abusin' every one of them and running wild ~Julius & Antonio ~    Mar 27 Mar - 0:56

Abusin' every one of them and running wild
ft. Antonio


Il y a des jours comme ça où tout est exécrable. Rien n'a de grâce à vos yeux. Tout semble aller à contre courant. Julius aurait préféré ruminer sa peine et sa haine chez lui, dans le noir complet, une cigarette à la main et un verre dans l'autre. Ça aurait été mieux pour tout le monde à commencer par ses employés. A peine était-il arrivé qu'il avait hurlé sur le personnel, tout le personnel. Il avait convoqué tout le monde, leur avait dit leur quatre vérités. Chaque détaille avait été mis sur le tapis et étiré dans tout les sens. Julius avait bien mis le doigt sur les endroits où ça faisait le plus mal. Il ne s'était pas préoccuper de la sensibilité de chacun, de leur pudeur ou fierté. Il les avait tous écraser. Aujourd'hui, rien, absolument rien n'avait un caractère sacré. L'homme d'affaire était la bombe à retardement qui avait éclaté sans qu'on ne puisse l'imaginer et elle avait touché tout le monde.
Ses pas dans les couloirs, vif et puissant, les faisait tous fuir. Il était le lion enragé, sortit de sa cage pour déversser sa rage.
Il avait fini par s'enfermer dans son bureau. Il avait ouvert les baies vitrées pour laisser le vent le bousculer. L'air de l'océan arrivait à le calmer. Juste un peu. Il était appuyé sur la rambarde du balcon une cigarette entre les lèvres. Des mégots encore fumant s'entassaient toujours plus dans le cendrier d'extérieur. Il fumait clope sur clope et était frigorifié par ce vent glacial. Attrapé un rhume aurait été un moindre mal comparé à tout ce qu'il avait en tête. C'était comme si le sort s'acharnait encore et encore sur lui. Quand tout semblait s'être enfin apaisé et bien non. De nouveau la vie vous mettait une gifle allé et retour sans vous laisser le temps de vous préparer. Julius était sonné par tout ça. C'était le trop plein.
Inspirant une énième bouffée de fumée, il rentrait dans son bureau pour regarder l'heure. Bientôt il recevrait de la visite. Ce serait sans aucun doute le meilleur évènement de ses derniers jours. Voir Antonio l'aiderait à régler ses ennuis. Julius était un homme convaincu par le bien fondé d'une société régie par des règles précises. Pourtant, dès qu'il jugeait que son affaire ne présentait aucun danger pour la société il s'associait bien volontiers à la mafia. Enfin. La mafia. Il s'associait surtout à un homme qui avait toute sa confiance.
Toujours scotcher à sa clope, Julius ouvrait la porte de son bureau pour rejoindre celui de sa secrétaire. La pauvre semblait se cacher derrière ses lunettes et son foulard. Le Gardner venait appuyer ses mains sur son bureau pour lui demander de faire monter de quoi boire et grignoter. Boire surtout. Il avait besoin de son verre de vin. Au passage il l'informait qu'il ne voulait pas âtre déranger avant demain et que si par malheur on oser franchir le seuil de son bureau il ne répondrait plus de lui-même. Par la même occasion il congédiait la jeune femme pour la journée. Moins il y avait de proies autour de lui, mieux c'était. Après ce cour moment de sociabilité Julius retournait dans son bureau en claquant la porte. Il ne voulait pas le faire, mais il l'avait fait machinalement. Il écrasait sa cigarette sur le cendrier de son bureau avant de prendre son étuis pour continuer sur sa lancée. Une nouvelle clope s'embrasait pour enfumer l'espace toujours balayé par le vent. C'est dos à la porte, une main dans la poche de son costume noir qu'il entendait une voix qui lui donnait presque le sourire. Il se retournait face à son invité, inspirant une bouffé de nicotine. A l'américaine il ouvrait grand les bras pour faire une accolade à son ami franche et bien serrée.
"Salut beau brun! Etale tes fesses sur le canapé, le divertissement arrive… Du moins s'ils arrivent à se bouger!"
Julius montrait la partie salon du grand bureau avec son canapé deux places, sa table basse et ses deux fauteuils. Il se tournait ensuite vers la porte pensant intérieurement qu'il valait mieux que se qu'il avait demandé arrive dans la seconde. Il fut exaucé. Une timide frappe sur la porte annonçait l'arrivé des rafraîchissements. Julius ouvrait la porte sur le service d'étage. Il observait rapidement  le contenu du chariot qui lui plu.
"ça vous a demandé du temps, mais au moins ça vaut le détour… Mes remontrances on peu être montré leurs fruits… C'est bien."
L'homme d'affaire n'en dit pas plus. Il sortait un billet de sa poche qu'il donnait au garçon d'étage et s'en retournait à l'intérieur du bureau avec le chariot rempli d'alcools de toutes sortes et de quoi manger sucré et salé. Vraiment il y avait de tout.
"Je te le dis d'emblé, ces dernières semaines m'ont données la rage. Je ne me limiterait pas sur le vin et les viennoiseries"
Julius rapprochait le chariot au plus près de la table basse avant de se laisser tomber sur un fauteuil en face d'Antonio.
"Service non compris aujourd'hui… Fais comme moi démerde toi."
Julius attrapait d'emblé, se que l'on pouvait appeler sa bouteille de vin et un verre à pied qu'il remplissait à outrance. Il en buvait une bonne gorgée avant de poser son verre sur la table et d'y prendre le coffret en acajou. Il proposait un cigare au mafieux avant d'en prendre un lui aussi. Il coupait grossièrement l'extrémité avant de l'embraser et de s'enfoncer dans son fauteuil.
"Alors dis moi, toi et tes affaires? Tout ce passe comme tu veux?"
Julius souriait à son ami. Au fond il espérait qu'Antonio avait eu une bien meilleur semaine que la sienne car l'homme d'affaire n'aurait aucun scrupule à demander deux trois services à son ami dans le cas contraire. C'est qu'il savait qu'avec l'homme en face de lui il pouvait aller droit au but sans chichi. Il savait qu'il aurait une réponse immédiate à ses demandes. Si Antonio disait oui c'était oui et si c'était non c'était non. Julius appréciait cela, lui qui aimait par-dessus tout gagner du temps.


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Tu ne tueras jamais dans ma mémoire
Celle qui fut mon plaisir et ma gloire !


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MessageSujet: Re: Abusin' every one of them and running wild ~Julius & Antonio ~    Jeu 29 Mar - 17:55

Il y avait des jours plus et des jours moins. Les jours plus, Antonio était capable de se montrer quelque peu généreux avec les autres et un peu plus sociable. Il était capable d’esquisser un sourire parfois assez sincère. Et puis, il y avait les jours moins, ceux que ses sbires redoutaient énormément. Ces jours-là, il se montrait d’une nature assez massacrante et menaçante. Un mot de trop ou de moins pouvait le sortir de ses gonds. Antonio pouvait devenir dangereux ainsi. Il manquait plus qu’une dose excessive d’alcool pour qu’il devienne une bombe à retardement. En prison, il avait appris à faire face aux jours sans. Après tout là-bas, il y en avait tellement. Rares étaient les jours avec, c’était beaucoup des jours sans. Dans cet établissement d’un gris terne, les prisonniers comme lui n’avaient rien d’autres à faire que d’essuyer les bagarres qui partaient d’un rien. Parfois, cela partait d’un regard, d’une moue, d’un geste ou d’une simple parole pour que la paix disparaisse dans celle-ci. Il avait appris à essayer de se contenir, hélas, sa nature autodestructrice et impulsive ne lui rendait pas la tâche facile. Malgré les années qui le séparaient de sa jeunesse, Antonio était toujours incapable de se contenir. Il savait y faire face, les reconnaître mais se contrôler, c’était beaucoup plus compliqué que cela. Il était d’une nature extrême, soit tout était noir ou tout était blanc avec lui. Il n’avait pas un juste milieu, un filtre dans son cerveau pour le tempérer. Il avait fait beaucoup d’effort pour le contrôle de soit mais il était encore loin du résultat final. Antonio savait se montrer froid et distant, il savait se montrer joueur et manipulateur. Il savait se montrer calme et réfléchi.

Cependant, il était retors et fourbe. Il a toujours su qu’il était fourbe et mauvais. Tout le monde n’avait jamais cessé de lui répéter qu’il était mauvais. Il y avait eu sa mère, qui était partie sans lui. Il était clair, que le petit Antonio n’était pas assez bien pour elle. Puis il y avait eu son père et ses prostituées, il avait été traité comme un bâtard galleux. Il y avait eu par la suite, l’état qui n’avait jamais cessé de lui rappeler. Il avait été mis dans un foyer d’accueil avec d’autres enfants à problèmes, puis, il avait été jeté en prison. Dans toute sa vie, tout le monde avait dit à quel point il était mauvais. A force, Antonio avait fini par les croire. Il connaissait le dicton que personne naissait mauvais, que les gens le devenaient. Au départ, tout le monde voulait faire le bien autour d’eux. Ils naissaient innocents et purs puis quelque chose vint les briser, les torturer et les tourmenter. C’était ce qui était arrivé à Antonio. Il aurait peut-être terminé mieux s’il avait été adopté par son foyer d’accueil. Il aurait sans doute rattrapé son retard à l’école, devenir une meilleure personne. Il ne serait pas là, avec beaucoup de sangs sur les mains, beaucoup de cris dans sa tête, et beaucoup coups de couteaux dans son dos. Il serait quelqu’un de meilleur avec un métier légal. En soit, il aurait été ennuyeux à mourir. Il aurait eu une femme, des enfants, un mariage. En gros, Antonio aurait eu une famille sur qui compter. Il n’aurait jamais été aussi solitaire et méfiant qu’aujourd’hui.

Cependant la vie était ainsi, il aurait pu être quelqu’un d’autre mais le destin en était ainsi. Il était né pour tuer des gens, pour les punir, les torturer. Antonio était né pour avoir du sang sur ses mains, pour tuer. Il fallait être fort pour supporter une vie entourée de mort et de cris. Une vie remplie de trahison et noirceur. Antonio était fort et il arrivait pour le moment à tenir la cadence, il en prenait d’ailleurs goût. Il aimait la saveur amère du vice sur ses lèvres, de la douceur du sang sur ses mains calleuses. Antonio aimait voir la peur hantée les yeux de ses victimes. Il était une bête assoiffée de pouvoirs, récoltant le sang de ses victimes au passage. La plupart des hommes ne pouvait supporter cette vie. Il fallait aimer le vice, la violence. Il fallait les aimer pour aimer ce genre de vie qu’il avait. Antonio n’avait connu que les coups de feu, les bagarres de rues, les coups de son père. Comment être doux et calme alors qu’il n’avait connu que la violence ? Comment être bon et pur alors qu’Antonio avait été entouré par le vice et la méchanceté ?

C’étaient des questions qui demeuraient sans réponses. Pendant toutes ces années en prison, Antonio avait cherché une réponse. La seule qui en était ressorti, c’était que c’était la faute à l’état. Ils l’avaient redonné à son père alors qu’ils savaient comment ce genre d’homme était. Le genre d’homme qu’était son père, ne changeait pas et ne changerait jamais. Comment l’état avait-il pu laisser un petit garçon retourner avec lui ? Antonio ne savait pas. Il se souvenait de ses mois de réhabilitation, là où il avait pu s’épanouir et de rattraper quelque peu de son enfance perdue. Ces mois-là s’étaient évanouis dans la nature à l’instant même où il avait franchi la porte d’entrée du taudis qui lui servait de maison avec son père. Ils avaient été balayés en moins de deux par le ricanement sournois de son père suivi du coup qu’il prit, une seconde après. Ainsi, ces mois-là où il avait passé pour se convaincre qui avait des bons et des mauvais touchés venaient de partir en fumée. Son problème était quelque peu revenu et les trucs tactiles étaient devenus quelque chose à éviter avec lui.

Antonio était rentré dans le grand bureau de Julius, observant cet endroit luxueux. Julius écarta grand les bras avant de le prendre dans une étreinte à l’américaine. Ce genre de chose qui le faisait grimacer. Antonio n’aimait pas qu’on le touche sans qu’on lui ait demandé la permission d’abord. Cependant, il ne pouvait pas en vouloir à Julius, il ne le savait pas.

-Ciao Julius, salua Antonio dans un italien parfait, le visage joueur.

Il vint faire ce que son cher ami venait de lui dire, s’asseoir sur un bon fauteuil en cuir en attendant de pouvoir faire des affaires avec son ami. Il aimait bien cet homme, un des seuls italiens qu’il arrivait vraiment à supporter. Il entendit quelqu’un toquer timidement à la porte et Julius ouvrit pour découvrir un chariot rempli de viennoiserie, de vins. S’il avait été enfant, Antonio aurait été émerveillé par toute cette nourriture. Enfant, il avait souffert de la malnutrition et ce genre de chose l’aurait fasciné et aurait attendu qu’on lui donne la permission de manger.

-Qu’est-ce qui t’a mis en rage, mio caro amico ? Demanda Antonio curieux de savoir ce qui aurait bien pu se passer.

Julius s’approchait de lui, s’asseyant en face alors qu’il avait rapproché le chariot d’eux. Il ouvrit la bouteille de vin tandis qu’Antonio prit le Bourbon qui trônait fièrement avant de se servir un verre. Il vit Julius lui tendre la boîte de cigare. Lui tendre. Fixant la boîte avec concentration, il tendit la main vers celle-ci avant d’avoir un flash de ce souvenir horrible qui lui revint. Sa main s’arrêta et revint vers lui. Il attendit que Julius la pose avant d’en prendre un. Il coupait d’une manière précise le bout avant de l’allumer. Il inspira la forte goulée de tabac avant de la recracher dans une fumée blanche.

-Ca se porte et toi, que veux-tu de moi ? Je croyais que le grand Julius Gardner ne voulait pas avoir une histoire avec la mafia, qu’est-ce qui t’a changé d’avis ? Demanda-t-il d’un ton condescendant.

Il avait un petit sourire narquois. Antonio n’était pas idiot, il savait qu’il était là pour affaire et non par plaisir. Cependant, une question demeurait sans réponse dans sa tête. Que voulait son cher ami ?

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