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 Apesanteur | Ash

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MessageSujet: Apesanteur | Ash   Dim 29 Oct - 22:18

apesanteur
Jamie Δ Ash


« Si la radio vous dérange, dîtes le moi, je peux l’éteindre ! »  Jamie ne relève pas la tête, trop occupée à relire le dossier qui est ouvert sur ses genoux. « C’est gentil, ce n’est pas la peine. Le bruit ne me dérange pas. » Sa voix est distraite, ses yeux scannant les feuilles qui défilent sous ses yeux. Son feutre rose entoure distraitement les fautes qu’elle relève, les doubles espaces. Elle alterne avec son Stabilo jaune, surlignant les endroits nécessitant signature et initiales. Sa tablette est posée sur la banquette arrière du Uber à côté d’elle, le son coupé. Une vidéo YouTube y est lancée.

« Oh, vous regardez une vidéo d’Ash Baker? » Cette fois, Jamie lève les yeux de son dossier, partagé entre l’envie d’expliquer au conducteur que si elle prend un Uber, ce n’est pas pour faire la causette, et vous ne voyez pas que je suis en train de travailler ?, et animée également d’un vif intérêt pour ce qu’il vient de dire. « Vous la connaissez ? » Il n’en faut pas plus pour délier la langue du chauffeur, qui avait déjà tenté d’engager la conversation à plusieurs reprises avant cette énième interruption.
« Ouais, je suis fan ! Enfin, c’était surtout ma copine à la base qui regardait et, moi ça m’intéressait pas trop, j’pensais que c’était des trucs de fille, comme elle regarde d’habitude, genre des tutos beautés ou j’sais pas quoi— » Jamie hoche la tête, un bruit d’encouragement s’échappant de ses lèvres closes. Le dossier sur ses genoux est toujours ouvert, mais son attention n’y est plus exclusivement. « Mais un jour elle m’a fait regarder, un peu de force, et franchement, j’ai halluciné. Cette nana est ouf ! »
Ça fait tiquer Jamie, qui relève de nouveau la tête, cherchant le regard du chauffeur dans le rétroviseur. « Ah ? » Le chauffeur secoue la tête. « Ouais, elle est incroyable ! Elle a sorti une vidéo y’a quelques semaines, elle sautait du haut d’un immeuble et tout… c’était dingue ! Ma copine m’a dit que c’était pas aussi dangereux que ça en avait l’air. J’crois que ça lui a vachement donné envie d’essayer. Vous croyez que ça peut s’trouver ça, des cours de base jump ? »

Malheureusement - ou fort heureusement, tout dépend de la manière dont vous lisez la situation - le GPS du chauffeur bipe fortement, indiquant qu’il est arrivé à destination. Le temps que le jeune homme coupe le moteur, Jamie a déjà rangé ses documents et sa tablette dans son sac, son téléphone dans la main gauche, sa main sur la poignée. « Et voilà m’dame, vous êtes arrivée ! » Il se tourne à moitié sur son siège, juste à temps pour voir Jamie ouvrir la portière. « Vous voulez pas un bonbon ? » il s’exclame, agitant un petit papier doré et brillant.
Jamie hésite une seconde, le corps déjà hors de la voiture.  « Oh, pourquoi pas. » Elle se penche en avant, tendant la main pour attraper la friandise. « Merci. » Elle se redresse, prête à fermer la portière, mais se ravise et se penche à nouveau en avant. « Pour votre copine, les cours de base-jump. Vous devriez lui offrir un coffret cadeau. Du genre « sensation forte » ou quelque chose dans ce genre là. Je suis sûre qu’elle trouvera son bonheur là dedans. »

La portière claque alors que le chauffeur la remercie, et elle lui a déjà laissé cinq étoiles quand elle passe la porte d’entrée de l’immeuble dans lequel se situe les bureaux du cabinet.
Il était sympathique.


« Bonjour Madame Elliott. » « Bonjour Duncan. Vous avez passé un bon weekend ? » « Excellent, merci Madame Elliot ! »
Jamie passe le portillon d’entrée, se retourne vers le concierge. « Jaime, Duncan, Jaime. » « Bonne journée Madame Elliott » répond Duncan avec un sourire. C’est une joute à laquelle ils se livrent quotidiennement.
Jamie lui sourit en retour, et se dirige d’un pas leste vers les ascenseurs, direction le vingt-deuxième étage. Il est encore tôt, tout juste huit heures, et le hall d’entrée ne grouille pas encore de monde. Elle appuie sur le bouton d’appel et, quelques instants plus tard, les portes s’ouvrent avec un « ding » discret.
Il n’y a personne dans le hall cherchant à monter dans l’ascenseur, alors Jaime s’autorise à appuyer sur le bouton « fermeture », quand elle aperçoit une silhouette se hâtant en sa direction.
Retenant un soupir, elle appuie sur le bouton « ouverture des portes », pour donner à la silhouette quelques secondes de répit avant que les portes ne se referment, les yeux rivés sur son téléphone qui vient tout juste de s'illuminer, signalant un nouveau message.
Quand le corps s'engouffre dans l'ascenseur à ses côtés, elle relâche le bouton, tournant légèrement la tête - sans quitter des yeux son téléphone - vers la personne à ses côtés. « Quel étage ? »
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MessageSujet: Re: Apesanteur | Ash   Dim 29 Oct - 23:10



Apesanteur





Ash était maudite ce matin, ce n’était pas possible autrement. Premièrement, son réveil n’avait pas sonné, heureusement qu’elle était habituée à un rythme de vie particulier. Deuxièmement elle avait renversé du café sur ses habits, la forçant à se changer à la dernière minute. Et pour finir, le pire du pire, le plus grand malheur toute génération confondue, elle avait oublié son chargeur de téléphone, la condamnant à une journée où elle devrait n’utiliser son téléphone que pour le minimum vital. Et non, Instagram et Twitter n’entraient pas dans la catégorie.
Il ne manquerait plus qu’elle passe sous une échelle et ce serait la journée parfaite. Heureusement, elle avait rendez-vous aujourd’hui pour signer le contrat définitif avec son second sponsor.
Pour se faire, elle devait rejoindre la firme d’avocats en charge de tous les contrats de l’entreprise. Il s’agissait d’une marque d’équipement sportif versé dans tout ce qui touchait au parachutisme de près ou de loin.
Autant dire que c’était une occasion en or : elle savait déjà que de cette façon elle aurait accès à de meilleurs équipements, des chèques pour quand elle le montrait en photo ou vidéo, bref, de quoi la faire vivre.

C’est donc pleine d’énergie et d’optimisme qu’elle grimpa sur sa moto – hors de question de naviguer dans New York en voiture – et démarra. Bon, allez, il faudrait peut-être faire quelques infractions, mais elle serait à l’heure !
Et même en avance.
En effet, elle avait tellement bien conduit – façon de parler – qu’elle avait de l’avance, quelque chose qu’elle ne réalisa pas immédiatement dans son empressement.
Elle se gara dans le parking de la firme après s’être présentée au gardien de celui-ci. Il prit le temps de vérifier son identité et de s’assurer qu’elle était bien attendue. C’est également à ce dernier qu’elle confia son casque. Au premier étage du parking elle décida de rejoindre le lobby pour prendre l’ascenseur, celui-ci se trouvant à l’autre bout du parking, elle savait qu’elle serait plus rapide de cette façon.

A sa grande surprise, il n’y avait pas beaucoup de personnes dans le large hall où ses pas résonnaient. Ce n’était pas la première fois qu’elle venait, puisqu’elle avait dû signer le contrat d’essai ici aussi, mais la dernière fois le rendez-vous s’était déroulé dans l’après-midi. Il y avait donc bien plus de passage.
Non, là il n’y avait virtuellement personne sauf une femme qui venait de grimper dans l’ascenseur et… Mince ! Non ! Ash se précipita vers l’ascenseur au pas de course et la femme dût la remarquer car elle retint les portes.
Ouf.
Ça ne l’empêcha pas de se dépêcher, bien sûr, et elle se stoppa net dans l’ascenseur, le souffle plus court qu’elle voudrait bien l’admettre.
« Merci. » Elle fronça brièvement les sourcils avant de répondre. « Le même étage que vous apparemment. » Elle offrit un sourire resplendissant à la femme et ajusta ses cheveux d’un passage de sa main dedans.
Elle inspira un grand coup d’air pas vraiment frais puisqu’il vient d’un ascenseur (il est plus probable que Ash sente le frais, le vent encore présent dans les fibres de ses vêtements), prenant appuie contre le fond de celui-ci dont les portes se closent.
« Merci encore d’avoir retenu l’ascenseur, je crois bien qu’autrement je serais arrivée en retard. » Puis enfin Ash se décide à guetter l’heure, et la voilà qui ouvre de grands yeux et rit un peu. « Ou peut-être pas, je crois que je suis en avance finalement ! » dit-elle d’un ton presque fier.
Hé, c’est qu’elle avait fait du bon boulot.
Maintenant, peut-être qu’elle aurait dû se taire et ne pas leur porter malheur à toutes les deux.
« Vous allez faire quoi vous là-haut ? »
Evidemment, elle aimait poser des questions. Ancienne détective oblige. Elle avait bien ses propres théories – il suffisait de voir la femme - mais rien ne valait une bonne question franche. Presque candide.






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MessageSujet: Re: Apesanteur | Ash   Dim 29 Oct - 23:59

apesanteur
Jamie Δ Ash


Jamie pianote du bout des doigts une réponse au message de Margaret, son assistante, elle aussi arrivée en avance au bureau pour préparer la réunion de ce matin. La silhouette qu’elle a laissé monter dans l’ascenseur avec elle la remercie et, d’une oreille distraite et en se basant uniquement sur les intonations de la voix, Jamie en déduit qu’il s’agit d’une jeune femme. Son attention se précise lorsque la jeune femme l’informe qu’elles se rendent au même étage, et Jamie se fend d’un regard oblique en direction de la personne à ses côtés. Elle entrevoit des cheveux noirs et un sourire éclatant, auquel elle répond par automatisme, avant de reporter son attention sur son téléphone portable, demandant à Margaret de lancer un nouveau pot de café dans son bureau, afin qu’elle puisse se mettre au travail le plus rapidement possible.

Jamie s’apprête tout juste à rafraichir son application « email » quand la voix de la jeune femme s’élève de nouveau, la déconcentrant. Il faut croire que c’est l’effet « Lundi ». Les gens ont envie de parler, le matin. D’habitude, les autres passagers de l’ascenseurs se contentent de grognement assimilables à des salutations, ou éventuellement d’un « bon weekend ? » hypocrite - personne ne veut savoir, vraiment - voire d’un simple signe de tête. Les chauffeurs Uber se contentent de demander si le client souhaite une bouteille d’eau ou une sucrerie avant de rouler en silence pendant que les hommes et femmes d’affaire passent le trajet sur leur téléphone ou le nez plongé dans les dossiers en cours.
Jamie aurait dû consulter son horoscope ce matin. Il lui aurait probablement prédit ces rencontres bavardes.

Son téléphone toujours à la main, la jeune avocate se retourne cette fois à moitié pour regarder son interlocutrice - ce n’est pas parce qu’elle n’est pas encline à la conversation qu’elle est mal-élevée - et ses yeux s’écarquillent très légèrement lorsqu’elle reconnaît - sans aucun mal - la jeune femme dans l’ascenseur.
Il faut dire qu’elle a passé une large partie de sa soirée et le début de sa nuit à regarder vidéo après vidéo sur YouTube dont la star n’était autre que la jeune femme face à elle.
La surprise est tellement inattendue que Jamie en oublie un instant les règles de la bienséance - ne pas fixer les gens. répondre à leurs questions - et reste béate face à la brune. « Aucun soucis. » Ce n’est pas comme si appuyer sur un bouton avait demandé un effort considérable. Ces remerciements à rallonge n’étaient pas du tout nécessaire. Mais peut-être est-ce simplement le genre de personne que Mademoiselle Baker est. Extrêmement polie.

« Je travaille pour le cabinet d’avocat du vingt-deuxième étage. » Entendre cette phrase à voix haute suffit à la sortir de la torpeur dans laquelle elle s’était embourbée et, presque instinctivement, elle s’en trouve plus droite. Plus professionnelle. « Jamie Elliott. Je suis l’une des avocates en charge de votre affaire, à vrai dire. » dit-elle en tendant la main vers la jeune femme, beaucoup plus composée qu’elle ne l’était avant, sourire professionnel et discret sur les lèvres. « C’est un plaisir de vous rencontrer Mademoiselle Baker. Même si le cadre n’est pas aussi professionnel que je l’aurais espéré. »

Jamie sent tout juste la main de la jeune femme se glisser dans la sienne pour lui rendre sa poignée de main, lorsqu’un bruit sourd suivit d’un grincement sinistre se fait entendre et que l’ascenseur s’arrête dans un sursaut brusque.

Physiquement surprise par le bruit, ayant sursauté face au bruit sourd, Jamie lève les yeux vers le plafond de l’ascenseur, guettant d’une oreille inquiète le moindre bruit. Mais aucun bruit ne se fait entendre, si ce n’est le battement frénétique de son coeur qui fait pulser son sang dans ses tempes, faisant résonner le rythme dans ses oreilles.
Rassurée - un peu - de savoir que ce n’est visiblement pas le cable qui a rompu ou menace de se rompre, elle baisse les yeux pour retrouver le visage de Mademoiselle Baker. Un ange passe. Jamie se rend compte qu’elle tient toujours la main de la jeune femme dans la sienne, et desserre les doigts aussitôt sec, la main de la jeune femme glissant alors d’entre ses doigts.

« Je vais… appeler la maintenance. » 

et avec ses mots se retourne vers le tableau de bord, et enfonce le bouton « aide ».
Il faut quelques secondes avant que la voix de Duncan ne résonne dans l’ascenseur.

« Duncan, c’est Jamie Elliott. Il semblerait que je sois bloqué dans l’ascenseur 4 en compagnie d’une cliente du cabinet, entre le onzième et le douzième étage. »

Le crépitement statique du haut parleur résonne dans l’ascenseur, entrecoupé par la réassurance du concierge qu’il envoie tout de suite quelqu’un de la maintenance vérifier ce qu’il se passe.

Jamie se retourne vers l’autre occupante de l’ascenseur, sans trop savoir quoi dire - elle ne va pas répéter le message, Mademoiselle Baker l’a entendu à travers le haut parleur, comme elle.
Définitivement peu conventionnelle, cette rencontre.

« Ce n’est pas la première fois que ces ascenseurs tombent en panne… La remise en marche devrait être rapide ! » rassure Jamie. Se rassure Jamie ? Heureusement qu’elle n’est pas claustrophobe.
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MessageSujet: Re: Apesanteur | Ash   Lun 30 Oct - 0:54



Apesanteur





Ash a-t-elle remarqué le regard prolongé de la mystérieuse femme sur elle ? Peut-être bien. L’a-t-elle interprété de façon inadéquate ? Non, jamais, ce n’était pas son genre. Dans tous les cas elle ne dit rien à ce sujet, choisit de simplement ignorer l’information ou du moins de la ranger dans un coin. Ce n’était pas important dans la situation actuelle et elle avait besoin d’apprendre à ne pas analyser tout ce qui l’entourait.
Ce qui ne l’empêcha pas ses lèvres de se retrousser juste assez pour offrir un sourire à son interlocutrice lorsqu’elle lui offrit la réponse qu’elle voulait.
High five dans sa tête, elle avait bien deviné.
Elle note le léger changement d’attitude et se rend soudainement compte d’une chose. Cette femme – l’avocate qui travaillait sur son contrat donc – était époustouflante. Tout ce que l’esprit d’Ash arrivait à produire à ce sujet était un « wow » qui voulait tout dire.
Les négociations de contrat allaient être drôles tiens.
Et en plus elle lui disait que c’était un plaisir de la rencontrer. Là Ash hésitait entre le high five mental et la gay panic. Pas qu’elle eut vraiment le temps d’y réfléchir, la femme lui tendait déjà la main.

Okay.
Cool. Ça tu sais faire à priori. Allez Ash, on y croit !
Yes !

Ash venait de prendre la main de Jamie, un sourire aux lèvres comme bien souvent. Elle essayait de ne pas penser à celui de la femme blonde, aussi minimal soit-il.
« Tout le plai-- » Des paroles qui ne trouvèrent jamais la fin, car un bruit sourd couvre sa voix et que l’ascenseur s’arrête.
Ash a le même réflexe de lever les yeux au plafond, quelque peu livide et surtout inquiète. Tout ça n’était pas vraiment très rassurant, heureusement une douce chaleur – quelque chose de presque rassurant - se répandait dans sa main. Pas que Ash soit du genre à perdre son sang-froid de toute façon.
Tout du moins c’est ce qu’on pourrait penser jusqu’à ce qu’elle croise le regard de l’avocate. Bleu comme le ciel, aurait-elle envie de dire, et ça pourrait sembler banal, mais pas pour Ash qui aime s’y perdre.
Heureusement, rapidement les choses se mettent en place dans les têtes respectives des deux femmes, et Jamie prend le contrôle de la situation.
De quoi offrir le temps à Ash de reprendre le contrôle d’elle-même. Mieux vaut ça plutôt qu’elle se mette à balbutier de façon incohérente comme une adolescente.
« Bonne idée, je vais… envoyer un message à mon représentant. Le prévenir. »
Pourquoi avoir précisé ? Ça paraissait évident que ce n’était pas pour lui demander de danser la carioca.

En tout cas elle était impressionnée par le contrôle que Jamie exerçait sur la situation. Elle envoya son message et lui dit de prévenir les autres personnes supposées être présentes à leur rendez-vous. Elle le termina juste à temps pour entendre la réponse du fameux Duncan et releva les yeux sur Jamie.
Qui lui annonce que ce n’est pas la première fois que ça arrive ?
Honnêtement, Ash ne peut pas s’empêcher de rire un peu.
« Cette information est rassurante, j’imagine, » après tout qui dit que cette fois-ci l’ascenseur ne va pas céder ? « En tout cas je suis contente d’être bloquée avec vous. Pas dans le sens où je voulais que ça arrive, mais dans le sens où vous savez, on aurait pu être quinze dans l’ascenseur et ce n’est que vous. » Vous vous rappelez cette histoire de gay panic ? C’était le moment où ça arrivait. « Pas que vous dans le sens où vous n’êtes pas exceptionnelle, je veux dire, vous devez l’être pour le travail que vous faites, mais… enfin, vous comprenez sans doute. »
Et elle pousse un soupir pour conclure tout ça, et surtout, elle détourne le regard et cherche autre chose à dire.
« Les réparateurs mettent longtemps à arriver d’habitude ? Moi qui étais fière d’être à l’heure… »
Yeah, bien joué ! Ça devrait marcher avec de la chance et masquer le désastreux vomi verbal qu’elle venait de lâcher.
Elle devait certainement paraître beaucoup moins cool d’un coup d’un seul.





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MessageSujet: Re: Apesanteur | Ash   Lun 30 Oct - 1:54

apesanteur
Jamie Δ Ash




Jamie n’aurait jamais imaginé être la plus calme des deux dans la situation actuelle, et pourtant. C’est amusant, d’ailleurs, à quel point la « panique » d’une autre personne peut suffire à vous calmer d’un coup sec. C’est d’ailleurs un trait de caractère dont Jamie était plus que fière, car c’était l’une de ses forces dans son travail : lorsque tout le monde se met à paniquer autour d’elle, son rythme cardiaque ralentit, et elle retrouve son calme, olympienne tel l’oeil du cyclone.

Imitant Mademoiselle Baker, Jamie déverrouilla son téléphone d’un geste complexe du pouce, tapant l’écran deux fois sur l’icône « messages » pour prévenir Margaret de la situation. L’avocate avait toute confiance en son assistante, elle savait que le message remonterait aux autres partenaires.
De toute façon, ce n’était pas comme si le rendez-vous pouvait commencer en l’absence de la cliente. Cliente du client. Vous voyez ce que je veux dire.

A la réponse de la jeune femme, Jamie leva les yeux vers elle, et dû bien reconnaître que, vu sous cet angle, le fait que les ascenseurs n’en soient pas à leur première panne n’était pas la chose la plus rassurante à dire. Ce n’était pas le message que Jamie avait souhaité véhiculer (elle aurait préféré que Mademoiselle Baker s’arrête plutôt sur l’image d’une maintenance qui sait ce qu’elle fait) mais bon. Tant que l’autre occupante de l’ascenseur ne se mettait pas à paniquer, tout irait bien.
Heureusement que Jamie n’avait pas encore eu l’occasion de boire son café matinal. Ce n’est pas ce qui arrive généralement dans les films ? L’un des deux personnes qui a besoin d’aller aux toilettes ? Les lumières qui s’éteignent et les pompiers qui n’arrivent pas ?

« En tout cas je suis contente d’être bloquée avec vous. » Malgré des années d’expériences, passées à conserver son calme et un visage neutre dans les situations les plus inimaginables, Jamie sentit son front se tendre légèrement, signe que ses sourcils se sont légèrement haussés. Si elle s’était attendu à une remarque pareille…
« Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire. » répondit Jamie, rebondissant sur les derniers mots de la jeune femme. « Et je préfère également être coincée dans l’ascenseur avec vous. Uniquement vous. » ajouta-t-elle avec un sourire amusé. « Je ne sais pas combien de temps les réparateurs mettent à arriver… Je dois avouer que c’est la première fois que je me retrouve coincée dans un ascenseur. »
Cherry poppin’! « Mais j’imagine que cela dépend du problème. Si c’est un simple soucis de plomb ou quelque chose de simple, la maintenance se chargera de ça en quelques minutes. S’il s’agit d’un soucis plus important, j’imagine qu’il faudra appeler la compagnie qui s’occupe de ces ascenseurs. Ou les pompiers. » Bien que pour un ascenseur coincé entre deux étages, ce n’était pas l’idée la plus viable.

Jamie jeta un coup d’oeil à sa montre. « Vous avez encore trente-sept minutes avant de ne plus être à l’heure, je suis persuadée que l’ascenseur aura redémarré d’ici là. » 
Jamie, en revanche, était déjà en retard. « Ce qui n’est en revanche pas mon cas… » Elle ouvrit son sac pour en tirer le dossier qu’elle lisait à l’arrière du Uber et le tendit à la jeune femme qui lui faisait face. « Est-ce que vous pourriez me tenir cela juste un instant s’il vous plait ? » demanda-t-elle, avant de prendre le document qu’elle avait barbouillé de rose et de surligneur jaune dans son Uber. « Je dois juste envoyer quelques photos à mon assistante pour qu’elle imprime une copie… » Le bruitage de la photo retentit dans l’ascenseur. « … finale pour un dossier. » Clic. Le bruit d’une autre photo. Et encore une autre. Et une dernière. « Merci beaucoup. Désolée ! » s’excusa-t-elle avant de ranger le dossier dans son sac.
Puis de se reprendre. « Oh, ce n’est pas votre dossier, je vous rassure ! » Ce serait un manque absolu de professionnalisme. « Le vôtre est fin prêt et bouclé depuis hier, ne vous inquiétez pas. » Les dossiers devaient toujours être bouclés la veille. Aucune modification ne pouvait être apportée le jour même. Si le dossier était prêt trop tôt, il était possible que l’on passe à côté de quelque chose. Si le dossier n’était pas bouclé à l’heure, il était presque certain que l’on passe à côté de quelque chose. Si Jamie était une chose et une seule, c’était professionnelle. Elle ne laissait jamais rien au hasard.
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MessageSujet: Re: Apesanteur | Ash   Jeu 2 Nov - 18:34



Apesanteur





Si Ash s’était attendue à cette réponse… Sa propre surprise apparut sur son visage : ses yeux s’agrandirent comme des soucoupes lorsque Jamie déclara sa préférence d’être enfermée avec elle dans l’ascenseur, et plus spécifiquement uniquement elle.
Ce fut plus ou moins le moment où Ash se demanda si l’ascenseur était déjà tombé dans le vide et si elle était morte, mais non. Elle savait que ce n’était pas le cas.
C’est la raison qui la poussa à reprendre le plus vite possible un visage normal. Ça ne se faisait pas de fixer les gens avec étonnement, mais c’était difficile de réagir autrement. Après tout même le visage de la femme avait exprimé un degré de surprise aux paroles d’Ash.
Elle écouta en tout cas la réponse à sa question : comme c’était la première fois qu’elle se retrouvait coincer dans un ascenseur elle ne pouvait pas savoir combien de temps les secours mettront à arriver. Ça rendait difficile la possibilité d’évaluer pendant combien de temps Ash allait devoir se retenir de dire des choses encore plus mortifiante que ce qu’elle avait déjà fait.
Mais elle s’en sortirait. Au pire il suffisait de ne pas parler. Un exercice auquel elle n’était pas habituée, mais ça serait l’occasion d’essayer.
Mais évidemment rien n’était aussi simple.

C’est ainsi que Ash se retrouva à tenir un dossier.
« Euh, oui, bien sûr, je peux vous le tenir. » Et elle le fit. Elle attrapa le dossier qu’on lui tendait et le maintint ouvert sur la page qu’on lui disait, aussi droit que possible pour que Jamie puisse faire les photos nécessaires.
Ash cligna un peu des yeux puis referma le dossier quand l’avocate eut fini. Elle le lui tendit avec un sourire.
« Pas de soucis, toujours un plaisir d’aider. »
Elle pencha la tête sur le côté lorsque Jamie lui assura qu’il ne s’agissait pas de son dossier et la sportive hoche la tête.

« Oh, oui, j’avais remarqué, rien ne correspondait à mon cas. Pas que j’ai particulièrement eut le temps de lire, mais ce que vous avez surligné… » Elle fit un signe dans le vide, mimant le surlignage. « Je ne voulais pas vraiment lire mais mon cerveau ne peut pas s’en empêcher. » Elle lâcha un petit rire. « J’espère au moins que ce n’est pas un dossier sensible. Enfin, j’imagine que tout est confidentiel mais, je veux dire… je n’ai rien pu voir de vraiment important ni retenir. »
Ce n’était pas tout à fait vrai. Elle avait l’habitude quand elle travaillait à la police de voir ce genre de dossier et de retenir des informations rapidement, mais elle savait aussi tenir sa langue grâce à ça.

« En tout cas c’est rassurant de savoir que vous préparez vos dossiers. Ceci dit j’imagine que vous n’auriez pas pu devenir avocate si vous ne le faisiez pas. Pourquoi êtes-vous devenue avocate ? » Puis Ash se reprit et secoua la tête. « Pardon, vous n’avez pas à répondre. C’est juste que quand je suis nerveuse je parle beaucoup. Il y avait beaucoup à préparer sur mon dossier ? »
Ah ça pour être nerveuse… Le pire dans l’histoire, c’est qu’elle n’était sans doute pas tant nerveuse à cause du fait que l’ascenseur soit bloqué, mais plutôt à cause du fait qu’elle se trouvait dans quatre mètres carré avec une femme qui aurait pu être une déesse dans une autre vie.
« Désolée, j’ai recommencé. »
Urg, pourquoi elle ne pouvait pas se taire ? Où était le bouton off ?




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MessageSujet: Re: Apesanteur | Ash   Jeu 2 Nov - 23:00

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Les photos envoyées à Margaret, Jamie adressa à mademoiselle Baker un large sourire, accompagnant ses excuses et remerciements. Décidément, Jamie n’aurait pas pu rêver meilleure compagne d’infortune. Ce qu’elle n’hésita pas admettre à la jeune femme, à voix haute, tout en remettant tout en ordre dans son sac.
Elle laissa cette fois libre court à sa surprise lorsque mademoiselle Baker lui affirma avoir « remarqué » que le dossier que Jamie lui avait laissé entre les mains n’était pas le sien. Ses grands yeux bleus s’écarquillèrent, ses sourcils se haussèrent et sa bouche s’entrouvrit légèrement. « Oh, non, rien de sensible. Des procédures de routine ! » D’un geste distrait de la main, elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille, avant d’ajouter avec un sourire espiègle : « Mais il serait probablement préférable de garder cela entre nous. Les dossiers top secret restent enfermés dans mon bureau à double tour, avec le reste de mes affaires sensibles, mais ça ne veut pas dire que je peux montrer mes dossiers à n’importe qui !  »
Pas que la jeune femme soit « n’importe qui », bien entendu, mais Jamie voulait dire par là : une personne non concernée par l’affaire.

Le sac de Jamie commençait à peser sur son épaule, et elle finit par le poser par terre, venant s’appuyer contre la paroi de l’ascenseur, faisant désormais complètement face à mademoiselle Baker, position plus propice à la discussion.
« Ne vous inquiétez pas, je suis certaine que l’on viendra nous sortir de là très rapidement, il n’y a aucune raison d’être nerveuse ! Et ne vous censurez pas, je trouve ça charmant ! Quand je suis nerveuse j’ai tendance à ne plus parler du tout et à devenir très maladroite, c’est bien pire que de poser des questions. » Ses yeux étaient plissés par l’amusement, sa bouche étirée en un sourire qu’elle tentait de contenir. Elle ne souhaitait pas que mademoiselle Baker risque de penser qu’elle se moquait d’elle !

« Et pour répondre à votre question … » Oui, elle essuyait la première en espérant que la jeune femme ne le remarque pas. « Oui et non. » Elle laissa échapper un léger rire, un geste de la main circulaire accompagnant la déclaration. « Ce n’était pas mon premier dossier ni mon premier contrat de ce genre, donc mon équipe et moi-même avions déjà toutes les bases légales. Votre avocat vous l’a certainement expliqué, mais de notre côté il s’agit surtout d’une enquête de routine, pour nous assurer que vous correspondez bien à l’image que notre client recherche. » Une façon très professionnelle et diplomatique de dire : « que vous ne risquez pas de péter un câble et de faire du tort à la marque. ».
« De simples recherches, vérifications, et de longues discussions avec votre avocat concernant le salaire, les avantages, ce qui est attendu de vous très exactement en terme de marketing, votre rapport à d’autres marques ou produits que vous pourriez représenter… » A cela, elle se redressa légèrement, désormais lancée dans son monologue dont elle ne semblait plus pouvoir s’arrêter. « Si vous décidez par exemple de faire la pub – gracieusement – d’un produit d’une autre marque que celle qui vous emploie, dans une vidéo « non sponsorisée » sur Youtube ou tout autre réseau social, quelle est l’avis et la position de mon client dessus… Ou bien toute apparition à des événements publicitaires organisés par cette marque, s’ils doivent être obligatoires ou exceptionnels, s’ils rentrent dans votre contrat ou s’il s’agit « d’extras » qui nécessiteront de nouveaux contrats, de nouveaux rendez-vous entre vous et nous…  »

Jamie s’arrêta net, se rendant soudainement compte du silence qui régnait dans l’ascenseur. « Hum… Désolée. C’était eum… c’était très intéressant de travailler sur votre dossier. » Elle se réinstalla confortablement contre la paroi de l’ascenseur. « Je ne devrais probablement pas vous dire cela mais… plusieurs membres de mon équipe étaient très excités à l’idée de travailelr sur ce dossier, car ils suivent votre parcours depuis longtemps. Ils étaient, et je les cite, « extatique d’être payé à regarder vos vidéos sur Youtube ». » conclut Jamie avec un sourire amusé.
Il faut dire qu’il était bien plus amusant de regarder des vidéos de mademoiselle Baker sautant d’un avion, que de lire des pages et des pages de jurisprudences, comme c’était le cas la plupart du temps pour d’autres dossiers ou d’autres clients.
Jamie non plus n’avait pas refusé cette bouffée d’air frais.

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MessageSujet: Re: Apesanteur | Ash   Mar 7 Nov - 13:22



Apesanteur





Si seulement elle savait pourquoi elle était nerveuse… Enfin, ça arrangeait bien Ash que Jamie lui fournisse des excuses, ça évitait d’avoir à s’expliquer, et si elle n’aimait pas mentir, elle se disait que simplement ne pas la contredire n’était pas vraiment mentir. Mais tout ça allait être compliqué quand elle renchérissait en disant qu’elle trouvait tout ça charmant.
C’était quoi l’expression déjà ? Too gay to function ? C’était l’état de Ash.
Heureusement – encore une fois – Jamie lui sauvait la mise en décidant de réponse à une des deux questions posées plus tôt. Le détail qu’elle ne répondait pas à la première n’échappa bien sûr pas à la jeune femme, mais elle préféra ne rien dire. Après tout elle avait dit elle-même qu’elle n’avait pas à répondre si elle ne le voulait pas. Mais bien sûr c’était sans compter les instincts de policière de Ash qui revenaient au galop. Elle parvint à les contenir pour le moment toutefois.

Ash écouta donc attentivement tout le petit discours de Jamie. Elle comprenait plus ou moins les sous-entendus de tout ce qu’elle disait et hochait la tête ici et là, se laissant aller contre la paroi de l’ascenseur à son tour.
Au moins elle n’avait pas posé trop de problème à la jolie blonde – et au reste de l’équipe apparemment.
Elle ne put s’empêcher de secouer la tête en riant un peu lorsque Jamie s’excusa. Comme s’il y avait de quoi.
« Non, non, ne vous inquiétez pas, c’était très instructif. Plus intelligible que ce qu’on me dit à ce propos la plupart du temps et que le jardon qu’on retrouve dans les contrats. Comme quoi je ne suis pas la seule à être charmante quand je parle beaucoup. »
Okay, ça, c’était sorti tout seul. Fuck. Fuck fuck fuck.
On ne panique pas. La plupart des gens prenaient ce genre de chose platoniquement s’ils n’étaient pas intéressés. Et si elle était intéressée ? Ash ne savait pas, son gaydar n’avait jamais été très fonctionnel. Combien de crush avait-elle eu sur des filles complétement hétéros ? Beaucoup trop à son goût.
Rapidement elle ajouta donc :
« Au moins je suis contente que mes vidéos aient plus à vos collègues. » Et peut-être à elle aussi. Ash serait aux anges si Jamie venait à la complimenter sur son travail.
En tout cas, avec toutes ces émotions elle décida finalement de se laisser glisser le long de la paroi pour s’asseoir, genoux remontés et mains posées dessus.




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MessageSujet: Re: Apesanteur | Ash   Lun 13 Nov - 0:09

apesanteur
Jamie Δ Ash


Jamie laissa échapper un vrai, beau sourire sincère à la remarque de la Mademoiselle Baker. La plupart des gens auraient probablement perdu le fil de la conversation – enfin, conversation… il s’était plutôt agit de Jamie parlant à Mademoiselle Baker qu’autre chose – ou auraient tout bonnement déconnecté leur cerveau. Ce n’était pas le genre de sujet qui passionnait le commun des mortels. « Je fréquente principalement des avocats, alors j’oublie parfois que… tout le monde n’est pas aussi intéressé par ses sujets que nous. » ajouta-t-elle en guise de justification.
Jamie n’avait pas que des amis avocats mais… il faut dire qu’elle n’avait jamais vraiment eu le temps de se faire des amis. Des connaissances, des contacts, oui. Des amis… pas vraiment. Et puis, aujourd’hui non plus, elle n’avait pas vraiment le temps de maintenir ces amitiés. Entre le cabinet et l’association, sans compter les diners chez sa mère… Il lui restait assez peu de temps pour elle, alors pour d’autres personnes.

Occupée à se demander si elle avait rencontré un seul de ses proches par un autre biais que le travail, elle faillit manquer la remarque de Mademoiselle Baker.
Elle ne se reconcentra sur la jeune femme que parce qu’elle l’entendit glisser le long de la paroi de l’ascenseur et que, tournant les yeux vers elle, elle l’aperçut sur le sol, genoux pliés, pieds à plat sur le sol.
Ses yeux glissèrent sur le pantalon que la jeune femme portait, jusqu’aux chaussures qu’elle avait enfilé. Visiblement plus confortables que les talons qu’elle avait enfilé ce matin.
Mademoiselle Baker était charmante également, quand elle souriait, songea Jamie en ôtant son manteau, qu’elle vint poser par dessus son sac. C’est qu’il commençait à faire chaud dans l’ascenseur.

« Il faut admettre qu’elle sont assez… époustouflantes. » Jamie se sentit légèrement mal à l’aise, à toiser de la sorte la jeune femme. « Même mon chauffeur Uber ce matin a reconnu votre vidéo. Il vous trouve, je cite, ‘ouf’ et ‘incroya- » Une secousse agita l’ascenseur, et Jamie manqua de s’écraser contre le sol. Propulsée en avant, sa main vint frapper le miroir de l’ascenseur pour tenter de ses retenir tandis qu’elle tanguait dangereusement sur ses talons pour se stabiliser.
Le cœur battant dans sa poitrine, le souffle un peu court, les yeux encore écarquillés par l’instant de panique, Jamie baissa les yeux vers Mademoiselle Baker. Dont la main droite était posée sur la cuisse de Jamie, et la gauche sur la hanche.

Un ange passe.

La voix de Duncan résonna dans l’ascenseur. « Désolé pour la secousse Madame Elliott ; l’entreprise de maintenance est en train de réparer le tableau pour vous permettre de repartir au plus vite. Ils devraient en avoir pour une vingtaine de minutes environ. »
« Merci Duncan. »

Doucement, Jamie se redressa, lâchant le miroir, et les mains de la brune décollèrent de sa hanche et de sa cuisse.
« Hum… merci ! De m’avoir retenu ! » Jamie recula d’un pas, jetant un coup d’œil par dessus son épaule vers les portes et le panneau lumineux avec tous les boutons. « Je pense que vous avez eu une idée de génie en vous asseyant. »
Certes, la tenue de Jamie n’était pas propice à un moment de détente dans l’ascenseur, mais entre s’asseoir en robe et se tordre la cheville en restant debout, il n’y avait pas photo.

Jamie se déchaussa de ses talons – afin qu’elle soit capable de se relever gracieusement lorsque le moment serait venu (je ne sais pas si vous avez déjà essayer, mais il est impossible de se relever avec ses talons sans aide, et sans ressembler à une patate) -  et se glissa le long du mur également, pliant ses jambes sur le côté – telle une sirène sur son rocher –. Ce n’était pas la position la plus confortable au monde – et ce n’était pas très professionnel… Malheur ! – mais Jamie conservait toute sa dignité vestimentaire de la sorte (pas de risque d’apercevoir quoique ce soit lorsque les portes s’ouvriraient).
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