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 The life is a game ~ Ft.Ashton

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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Jeu 25 Jan - 16:31

 

life is a game

Un sourire en coin étira mes lèvres, lorsqu'elle me dit de faire attention car seuls ceux qu'elle appréciait particulièrement avaient le droit de l'appeler « Leï ». Je n'étais pas sûr de comprendre totalement la portée de cette remarque, ayant bien remarqué qu'elle insistait sur un terme... particulièrement. Mon cerveau s'éteignit à nouveau dans ma boîte crânienne, pour se rallumer plus bas, sous ma ceinture précisément. J'en vins encore à me demander si elle me parlait de sexe – la faute à son attitude lorsqu'elle avait dansé, qui m'avait de nouveau déconcentré. Je sais, ma concentration était aussi facile à effacer qu'un mot écrit sur le sable, mais j'étais ainsi, que voulez-vous ? J'étais à mille lieux de me douter qu'elle ne me parlait que d'une unique personne. Je ne réalisais pas que cette femme qui se trouvait dans mon appartement n'avait qu'une personne de confiance dans sa vie, une personne avec qui elle se sentait assez à l'aise pour lui autoriser une familiarité. C'était, dans mon esprit, improbable... et pourtant ! Je lui demandai quelle folie elle envisagerait, si on lui laissait le choix à l'heure actuelle. Une conversation amicale, mais la trentenaire parvint à me surprendre en m'indiquant qu'elle opterait pour une toute autre vie. Je bus une gorgée de vin, plus pour m'empêcher de réagir trop brusquement que par réelle envie. « C'est... plutôt dommage », pour ne pas dire triste mais je n'avais pas envie de juger son quotidien. Je ne connaissais pas assez Leïna Nightfalls que pour savoir qu'elle vouait corps et âme à son travail, à l'entreprise... à son père. Pourtant, je la savais accro au boulot mais je n'imaginais pas qu'elle en était à ce stade où sa vie entière était bouffée par le travail, les responsabilités, et ce qu'on attendait d'elle. Une chose que personnellement, j'aurais eu du mal à supporter. Bien sûr, il m'arrivait de penser à certains dossiers en dehors du travail, mais j'essayais de mettre un point d'honneur à garder ma vie privée bien distincte du reste. J'étais conseiller clientèle, certes... pour autant, je n'étais pas joignable H24 pour mes clients, comme certains collègues pouvaient l'être. J'avais trop de considération pour ma propre personne que pour accepter des dérives pareilles, je suppose.

La brunette nota que c'était intéressant, en reposant son verre. Je lui adressai un regard interrogateur, sans comprendre au juste de quoi elle parlait. Était-ce ma question, ou la réponse qui m'avait semblé spontanée, qu'elle jugeait intéressante ? Je ne le saurais peut-être jamais. Je me contentai de l'observer, me demandant ce qu'elle était en train de penser à la seconde précise. Une fois de plus, j'étais à mille lieux d'imaginer ce qui allait suivre. Lorsqu'elle se mit à quatre pattes pour se rapprocher de moi, poser un doigt sur mes lèvres et me révéler que ma plaisanterie la décevait, je fus surpris – et j'en revins à penser au sexe, songeant que peut-être elle avait changé d'avis à ce sujet. Je fronçai légèrement un sourcil et lui adressai un regard interrogateur. Son doigt quitta mes lèvres, elle laissa une certaine distance entre nous en se reculant et me rit au nez. Je levai les yeux au ciel, en secouant la tête de droite à gauche d'un air las. Je me laissai glisser sur le divan pour nicher ma nuque contre le dossier, très à l'aise en compagnie de cette belle femme. Elle me dit qu'elle irait évacuer ses frustrations dans les draps d'un autre... ce qui attira bien entendu mon attention, qui le fut d'autant plus quand elle ajouta qu'elle aimait les défis. Je me mordillai la lèvre en tournant doucement la tête vers elle. Les yeux plissés, je l'observai quelques secondes sans rien dire. Dire que j'étais sur le point de lui avouer que je bandais... « Tu joues toujours tes relations sexuelles sur un coup de poker ? » l'interrogeai-je finalement, sur un ton qui pouvait paraître totalement sérieux. « Ceci dit, je peux te comprendre. Claquer des doigts et avoir une horde d'admirateurs à tes pieds, quel ennui ». J'exagérais totalement l'intonation un peu pète-sec et bourgeoise dans ma phrase, à deux doigts de rire aux éclats tout en observant la jeune femme, présomptueuse. « Reste à savoir qui est le défi de l'autre, ce soir », notai-je en lui adressant un clin d’œil amusé, ne pouvant retenir mon sérieux plus longtemps. « Qu'est-ce qui était intéressant ? » l'interrogeai-je finalement, bien trop curieux sur le coup pour laisser passer ce qui ressemblait à un nouvel aveu de sa part. J'aimais discuter avec elle, apprendre à la connaître... même si ce que je découvrais n'était pas vraiment ce à quoi je m'étais attendu. Leïna me semblait être une femme bien seule, en fin de compte. Je n'aurais échangé nos vies pour rien au monde, et j'en avais à présent la confirmation. L'argent n'achète clairement pas le bonheur, elle en était la preuve – et, définitivement, si je devais voir un défi surgir de cette soirée, cela serait celui-ci, de mon côté : parvenir à lui faire prendre du temps pour elle, parmi l'agitation de sa vie professionnelle. Pour autant, je gardai cette pensée pour moi, pas sûr au fond qu'elle me laisse faire.
 
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Dim 28 Jan - 19:58

Leïna
Nightfalls

Ashton
Roberts

「 THE LIFE IS A GAME 」

La jeune femme ne pu se défaire de son regard espiègle lorsqu’il compara les choses à une partie de poker. Elle aurait aimé lui donner raison, mais… Non. Elle ne pouvait tout simplement pas. Elle était certes joueuse, il n’empêchait qu’elle avait ses limites ; elle choisissait ses partenaires non sur un défi, mais par réelle affinité. Ne pas voir de l’amour là-dedans puisque la brune n’avait à priori jamais connu ce sentiment et ne pensait tout simplement pas qu’il puisse exister. Une simple forme d’attachement, une forme d’intérêt et de curiosité… Une confiance réelle, aussi. Au final… Les choses pouvaient vite sembler contradictoire. Parce qu’elle était d’une part incapable de se donner spontanément sur simple envie, dès le premier soir, sans savoir à qui elle avait à faire exactement. Mais d’une autre part, elle était aussi incapable de s’engager sur de la durer, dans une relation stable et sérieuse dîtes « de couple normal ». A bien y réfléchir, ceux avec qui elle partageait ses draps se rapprochaient d’avantage de « SexFriend » qu’autre chose si on devrait y mettre un nom… Bien que ce nom en question ne lui plaise définitivement pas ; elle avait eut l’art d’éviter quoi que ce soit aux yeux du monde concernant sa vie privée, de toute manière. Elle avait lu nombre de rumeurs people à son sujet et n’avait jamais prise la peine de les démentir réellement, laissant l’imagination de cette population terrestre faire ce que bon leur semblait. Manipulatrice de l’image ? Peut-être bien… Mais quand on était à la tête de plusieurs milliards et dans le collimateur de nombre de gens, c’était finalement un trait caractériel indispensable dans le métier si l’on voulait conserver la tête hors de l’eau et demeurer maître de la situation.

Ainsi elle n’y répondit rien. Elle n’eut de toute manière pas vraiment le temps puisqu’il enchainait sur l’allusion d’une horde d’admirateur qu’elle pourrait mettre à ses pieds en un claquement de doigt. A cet instant, elle ne put s’empêcher de rire ; mais ce fut d’avantage à cause de l’intonation employé qui lui rappelait sans mal quelques contact que pour ses mots -bien qu’il ne soit pas loin de la réalité, en fait. Pour autant, elle se devait de remettre la vérité en place sur le sujet. Car oui, elle pouvait en faire s’agenouiller un sacré nombre si elle le souhaitait… Mais le problème résidait dans le pourquoi. Des raisons étant loin d’être honnête, loin de l’intérêt de savoir qui elle était réellement. Des noms. Des chiffres. Un corps. Une image. Ces personnes-ci ne voyaient jamais plus loin, et c’est pourquoi même de juger ça comme ennuyeux était encore loin de la réalité pour l’héritière. Fréquenter un monde d’apparence, ce n’était plus un problème et en était devenu innée. Mais le faire jusque dans sa vie privé était juste hors de question, peu importe ce qu’on pourrait lui proposer en échange. Et des propositions… Elle en avait vue de toute sorte. Elle avait apprise à s’en amuser et en rire, comme pour protéger celle qu’elle était encore au fond d’elle et s’éviter de sombrer. Mais à cet instant, en fait… Elle était à mille lieux de savoir quel genre de tournant prendrait sa vie d’ici quelques jours.
- Hum… Tu me vois donc comme un défi ?..., commença-t-elle songeuse tout en portant le verre à ses lèvres, avant d’ajouter dans une douceur décalé. Je peux savoir lequel ?
Un test ? Peut-être bien. S’il la voyait comme tel, ce n’était pas dit qu’elle soit capable de toujours apprécier aussi sereinement sa compagnie. Tout dépendrait sûrement de sa réponse, de ce qu’il cherchait… Et sans savoir pourquoi, elle ressentie le besoin de se fixer sur ce sujet. Elle n’oublia pas pour autant sa dernière question, contrairement aux apparences. Elle ne souhaitait pas non plus particulièrement l’esquiver ; simplement qu’elle-même ne savait pas quoi y répondre. Partager ses ressenties n’était franchement pas sa spécialité et elle le prouvait là bien malgré elle. Qu’est-ce qu’elle trouvait intéressant… Elle ne savait plus trop. Etait-ce la réponse qu’elle avait fournie plus tôt d’une manière tout à fait spontané, et qui l’amenait indirectement à se remettre en question ? Etait-ce la conversation du jeune homme ?... Ou bien lui, dans son intégralité ?... Elle l’ignorait, et en venait à songer que c’était peut-être tout à la fois dans la situation actuelle. Son regard en vint à errer quelques secondes, alors qu’elle buvait de nouveau du nectar alcoolisé. Elle revint finalement l’ancré dans celui du jeune homme et esquissa un sourire sincère, tout à fait naturel cette fois.
- - D’habitude, ceux que je croise ne connaissent que trois sujet de conversation : l’argent, la réputation, l’image. Mais toi…, avait-elle finalement commencé à s’expliquer avant de s’interrompre, l’air soudain perplexe tandis qu'elle se redressait. Je rêve ou… ?
Ce bruit de moteur aurait pu appartenir à n’importe quelle autre voiture si le lieux avait été différent ; certainement pas ici. Parce que ce son était des plus reconnaissable et parce que la propriétaire savait que son véhicule était actuellement le seul dans ces lieux le possédant, elle se leva précipitamment et laissa aussitôt son verre lui glisser d’entre les doigts, sans vraiment s’en rendre compte sur l’instant. Ce ne fut que le bruit de verre qui suivit qui l’obligea à prendre en considération son action, la stoppant net alors qu’elle allait se jeter vers la fenêtre la plus proche pour s’assurer de ne pas être en train de rêver. Un réflexe purement humain certes, il n’empêche que c’était totalement inutile ; si elle avait pu se pencher par l’ouverture, elle n’aurait sûrement pu apercevoir que son bien s’éloignant à grande vitesse sans rien pouvoir y faire. Elle soupira d’un air blasé -ou fatiguée, au choix- avant de faire volte-face, son regard se portant vers le sol pour y constater sa connerie.
- Désolé pour ça… Vraiment, je…, commença-t-elle tout en s’agenouillant, dans l’optique de ramasser les débris. J’ai pas réfléchie…
La brune, gêné ?... Complètement, ce qui était assez inhabituel pour elle et la mettait soudainement bien mal à l’aise. Elle qui inspirait d’habitude la confiance et semblait si sûr d’elle était en cet instant tout l’opposé ; elle ne savait plus où se mettre. Pour autant elle était heureuse de ne pas avoir démontrer d’avantage cette impulsivité qu’elle s’efforçait de taire aux yeux des autres et ne laissait prendre le dessus que lorsqu’elle était seule. Elle se passa une main sur le visage avec dépit comme si ce geste lui permettait de retrouver son aplomb alors qu’elle songeait à ce véhicule coûtant plusieurs millions qu’elle ne pourrait sans doute plus jamais conduire. C’était peut-être étrange qu’elle ne marque pas d’avantage l’évènement, et dire que ça ne l’emmerdait pas serait mentir. En fait, elle n’avait jamais été matérialiste et peut-être cet aspect d’elle que peu connaissait se montrait-il ici… Car au bout du compte, ce n’était pas ce vol de véhicule qui la dérangeait le plus, mais plutôt ce qu’elle avait laissé dedans. Une voiture restait un bien tout à fait remplaçable, non ? Un répertoire privé et un dossier quasiment finalisé, beaucoup moins. Son téléphone personnel et son dernier projet en date étaient effectivement restés dans le compartiment, et le fait de s’en souvenir ne pu l’empêcher de lâcher le juron suivant en écho à ses songes.
 - Fait chier…, commença-t-elle avec agacement avant de choisir de prendre la situation avec humour. Au moins, je n’aurai pas de boîte de vitesse à changer et c’est certain que je me souviendrais longtemps de cette soirée.…

Une soirée qui s’était jusqu’ici plutôt bien passé, et qu’elle avait su apprécier réellement. Un sourire vint étirer ses lèvres alors qu’elle ramassait les rares bout de verre – à nouveau sans trop réfléchir, faut croire, puisque c’est à main nue qu’elle s’en occupa. Par chance au moins ce dernier n’avait pas complètement éclaté et les morceaux étaient rares en plus d’être assez large pour être saisie sans problème. Elle qui avait songé lui payer un verre, bien plus tôt… Elle allait peut-être bien devoir le faire mais d’une toute autre manière, ironiquement. Souhaitant indirectement que cette vaisselle n’ait aucune valeur pour lui et presque heureuse que son verre ait été quasi’ vide lors de l’incident, elle n’avait toujours pas relevé la tête en direction du jeune homme tandis qu’elle gérait les dégâts sans se soucier du ridicule qu’elle pouvait peut-être dégager dans une telle situation. Parce qu’elle ne se sentait pas comme tel, tout simplement ; ce n’était pas parce qu’elle appartenait à la haute société qu’elle ne faisait rien d’elle-même et était incapable de mettre la main à la patte ou dans la saleté.
 - Je vais nettoyer ça si tu veux bien, assura-t-elle avant d’enfin poser son regard vers le jeune homme. Ensuite je rentre ; le retour va être long vu que je déteste les taxis.

A nouveau, elle ne mentait pas. Elle méprisait réellement se faire conduire et en particulier par des taxis, ce suite à des craintes bien réelles qui l’habitaient. Paranoïa ? Pas tant, lorsqu’on savait quel genre de déjantés il lui avait été donné de croiser dans sa vie. Elle limiterait cependant ce footing en ne rentrant pas chez elle mais à son travail. Le bureau était en effet bien plus près puisqu’elle habitait en dehors de la ville, et se balader seule trop longtemps sur des horaires pareils ne l’enchantait vraiment pas. La faute à un souvenir bien particulier, sûrement, qui lui hurlait souvent la méfiance lorsqu’elle sortait à pieds – peu importe l’heure ou le jour. Plus d’une heure de trajet dans tous les cas, ce qui était un sérieux problème pour ses angoisses… Mais elle n’avait pas le choix, finalement. Si ?...



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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Jeu 1 Fév - 20:58

 

life is a game

Le rire de Leïna était agréable à entendre – du moins, quand il sonnait juste, et depuis qu'elle était arrivée ici, j'avais tendance à trouver que c'était le cas. Elle me demanda si je la voyais comme un défi, ce qui me fit sourire. Enfoncé dans le canapé, je tournai un instant la tête vers la brune pour l'observer mais sans rien ajouter de plus. Ne dit-on pas que qui ne dit mot consent ? Elle me demanda si elle pouvait savoir lequel elle représentait au juste, après avoir bu une nouvelle gorgée de vin. « Hmm... non. Je vous connais, vous les femmes et votre esprit de contradiction. Je ne voudrais pas que tu t'empêches de vivre pour le simple plaisir de me contredire » répondis-je le plus naturellement du monde, « ceci dit, le but n'est pas de te choper si c'est ce qui t'inquiète. Tu peux dormir sur tes deux oreilles ». En soi, la réponse à cette question s'y trouvait... à bien y réfléchir. Restait à savoir si ma cliente se fixerait sur mes paroles, ou lirait entre les lignes.

Ce qu'elle ajouta ensuite me fit plaisir, même si elle n'eut pas le temps de m'exposer le fin fond de sa pensée – interrompue par le bruit tonitruant du moteur de son véhicule, nous y reviendrons. Leïna semblait me dire que j'étais différent des gens qu'elle avait pour habitude de croiser, dans la mesure où je ne m'intéressais pas qu'à l'argent, à ma réputation et mon image. Elle avait absolument raison, bien qu'au premier abord, je pouvais comprendre qu'elle pense que c'était le cas. Après tout, j'étais obligé de faire attention à mon image sur mon lieu de travail... mais cela ne me définissait pas. Je me moquais de ce que les gens pouvaient bien penser de moi, dans la vie de tous les jours. Cette vie où j'avais le choix, celui d'être qui bon il me semblait. Quant à l'argent, mon métier était d'en rapporter à mes clients... mais aussi et surtout à la banque, il était donc facile de faire l'amalgame avec moi, en tant que personne. Je gagnais bien ma vie, j'aimais avoir de l'argent de côté, mais je n'étais pas obsédé par cette idée. Je préférais profiter de mon salaire que de me serrer la ceinture pour mettre le moindre centime sur un compte épargne ou dans des placements à haut rendement. Le présent, avant toute chose – à présent que je m'étais assuré mon avenir, en achetant cet appartement notamment.

Le bruit du moteur de sa voiture l'empêcha de poursuivre, donc. Il était impossible qu'il s'agisse d'un autre véhicule, tant ce son était reconnaissable – même avec la vitre fermée et le double vitrage par-dessus le marché, la bête rugissait et savait se faire entendre. La jolie brune se redressa vivement, laissa tomber son verre qui heurta ma table basse et se fracassa par terre, sur le tapis notamment. Ce ne fut pas ce qui m'inquiéta. Je m'étais également levé pour me précipiter vers la fenêtre, évidemment je ne vis rien d'autre que le rouge flamboyant des phares qui disparaissaient dans la nuit. Leïna, elle, n'était pas venue jusqu'ici, trop perturbée par le verre qu'elle venait de briser. Je soupirai, le regard perdu vers l'extérieur. « Il faut être con pour voler une voiture pareille, ils vont se faire griller directement avec le numéro de série ». Je quittai la fenêtre en entendant Leïna soupirer, et présenter ses excuses pour le désastre sur le sol. Heureusement, je préférais le vin blanc au rouge... « C'est rien, t'en fais pas » la rassurai-je en me dirigeant vers la cuisine pour prendre un torchon. Elle jura, et essaya de faire de l'humour – ce qui me fit sourire à nouveau. Je n'étais pas particulièrement inquiet, sachant très bien qu'une voiture comme celle-là ne peut pas disparaître dans la nature aussi facilement qu'une autre. Je revins auprès d'elle, tendis la poubelle vers elle pour qu'elle y dépose les morceaux de verre. Au fond, je devinais la présence de son smartphone... je me demandai si elle n'allait pas changer d'avis, et lui adressai à ce sujet un regard interrogateur. Une fois les morceaux ôtés du tapis, et la poubelle rangée, je revins avec un torchon et un petit seau d'eau, dans l'idée de frotter le tapis. Elle me dit qu'elle allait nettoyer, releva les yeux vers moi et me dit qu'elle allait rentrer. Mon sourcil se haussa, par réflexe. Je n'avais aucune idée de l'endroit où elle habitait, mais New-York était une grande, immense ville... et s'y déplacer à pieds à cette heure n'était pas recommandé. Seule, particulièrement. Je lui laissai le nécessaire pour récupérer le tapis, et me redressai en me grattant le menton, un air pensif sur le visage. Clairement, il me semblait inconcevable de la laisser rentrer seule, à pieds. Je n'avais pas spécialement envie de ressortir, non plus... il était tard, j'étais crevé et surtout, nous avions bu de l'alcool. J'essayais que la boisson soit une excuse suffisante pour ne pas conduire, la plupart du temps. J'y parvenais plutôt bien, dans la mesure où je ne courrais pas spécialement après l'ivresse. Je fis quelques pas autour de la table, sans cesser de grattouiller mon menton du bout de mes doigts. « Je te propose autre chose. Je t'avoue que je n'aime pas l'idée de te laisser rentrer seule, mais je n'ai pas pour habitude de conduire quand j'ai bu. Donc, tu pourrais simplement signaler le vol et passer la nuit ici. Demain, je te ramènerai... je crois qu'ils annoncent un temps sec et ensoleillé, ça serait l'occasion de sortir ma bécane ». Bon, il ferait froid, mais en règle générale, seules la neige et la pluie parvenaient à m'arrêter quand il s'agissait de faire de la moto. J'arrêtai de marcher pour me tourner vers elle, cherchant son regard. « En tout bien, tout honneur... évidemment » précisai-je, bien que je lui avais déjà dit plus tôt que je ne chercherais pas à lui faire l'amour. Pas par manque d'envie... simplement, j'avais compris que ça ne l'intéressait pas. Ou pas... si facilement.
 
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Lun 5 Fév - 16:06

Leïna
Nightfalls

Ashton
Roberts

「 THE LIFE IS A GAME 」

La brune adressa un faible sourire au jeune homme lorsqu’il lui tendit la poubelle, outrepassant la présence de ce téléphone portable qui s’y trouvait. Puisqu’elle l’avait jeté, c’était pour sa part définitif et son existence n’avait plus raison d’être dans son esprit. Elle balança donc les bouts de verres sans se poser de question et s’empara du matériel dans un faible mouvement de tête, comme pour le remercier de la laisser faire seule pour rattraper sa connerie. Le propriétaire la délaissa ainsi à sa tâche et elle s’activa sans plus le regarder, concentré sur ce qu’elle faisait pour bien nettoyer le tapis et non pas étaler les dégâts dessus. Elle mit un terme à ses gestes en s’asseyant à même le sol quand Ashton lui proposa de dormir sur place, mordillant discrètement sa lèvre inférieure tandis qu’elle demeurait dans l’hésitation la plus totale. Son regard se fit absent alors qu’elle saisissait l’un de ses poignets après avoir posé ses coudes sur ses genoux, réfléchissant à toute solution s’offrant à elle… Avec un goût amer en comprenant qu’aucune ne lui plaisait véritablement. Joindre un taxi lui était exclue puisqu’il lui était hors de question de se faire conduire par un étranger. Rentrer à pied seule, à cette heure-ci et si peu habillé, lui garantissait de chopper la crève… Dans le meilleur des cas. Dans le pire, elle ferait une rencontre dont elle se souviendrait toute sa vie si tant est qu’elle puisse s’en tirer vivante. Elle n’avait personne dans son entourage qui comprendrait la nécessité de venir la chercher à une heure pareil ; seul Cameron l’aurait fait… S’il n’était pas aussi loin en ce moment même, mobilisé sur une enquête prioritaire par sa hiérarchie. En outre, il ne restait plus qu’à accepter la proposition de celui qu’au fond, elle ne connaissait pas tant. Mais cette option avait beau être la plus logique et la plus sécuritaire… Il n’empêche qu’elle ne parvenait pas à accepter si spontanément. La dernière fois qu’elle s’était autorisé à accepter une telle offre les choses ne s’étaient pas aussi bien déroulé qu’elle ne l’aurait aimé. C’était il y a des années, presque trois ans déjà, mais imprimé avec assez de force dans son esprit pour l’avoir fait changée depuis. Elle n’était plus aussi insouciante et faisait preuve d’une méfiance souvent jugé d’extrême ; à juste titre, quant on prenait conscience du nombre de personne l’ayant dans le collimateur. Un peu comme ce vol de voiture, cette nuit ; Ashton avait raison sur ce point. Il fallait être con pour s’en prendre à pareil model, ou extrêmement intelligent et bien renseigné sur ce qu’il y avait dedans. La brune était-elle paranoïaque ? Peut-être… Peut-être pas. Une part d’elle en venait pourtant à songer que ce n’était pas un hasard, bien que seul l’avenir puisse lui donner tort ou raison.
- Je me fou de cette voiture, je sais qu’ils n’iront pas loin avec sans besoin de signaler quoi que ce soit, avoua-t-elle finalement. Le problème, c’est plutôt ce qu’il y avait dedans
Un sourire nerveux vint étirer ses lèvres avant qu’elle ne se passe une main sur le visage. Si ce foutu dossier tombait chez la concurrence, elle en entendrait parler pendant des années… Et son père ne se gênerait sûrement pas pour la rabaisser à nouveau, puisqu’il semblait prendre tant de plaisir à le faire. Le vieux était un éternel insatisfait dont les exigences ne connaissaient aucunes limites. D’ailleurs… Ce projet avait vu le jour à sa demande, et ce serait des semaines de boulot passées dans le vent si la jeune femme ne parvenait pas à le récupérer ; ou des semaines de travail en main pour celui ou celle qui souhaiterait se l’approprier. Ah, si seulement elle n’avait pas cédé à ce laissé aller ce soir… Un tel truc ne lui serait pas arrivé. Le regrettait-elle ? Dire non serait mentir, mais la disparition de ses biens était la seule raison d’être de cette négation puisqu’elle appréciait réellement la présence du jeune homme. En sa présence elle ne ressentait aucun besoin de se contrôler, aucune nécessité de jouer les faux-semblants. Cette façade de femme débordante d’assurance… Etait en réalité à l’opposé de qui elle était au fond, de ce qu’elle ressentait véritablement au fond d’elle. Depuis des années maintenant celle s’esquivant habilement des médias vivait dans une angoisse constante, les sens toujours en alerte non seulement par nécessité mais aussi par réelle crainte – de tout, de tous le monde. La brune ne parvenait habituellement à y faire abstraction qu’en terrain bien connu, ne fermant l’œil sereinement que dans des lieux qu’elle considérait chez elle. Soit sa maison… Et son bureau, lorsqu’elle était la dernière âme vivante dans les murs de ce dernier. En d’autres endroits, elle n’était plus qu’une gamine apeurée en proie aux crises d’angoisse, une enfant victime d’insomnie que seule une impression de protection pouvait balayer.
- - Tu marque un point sur les risques de rentrer à pieds..., commença-t-elle tout en se relevant enfin.
Ses propos sous-entendaient clairement un « mais » qu’elle ne vint pourtant pas exprimer à haute voix, toujours réticente sur le fait de dormir ici. Sa journée avait été mouvementé – d’une certaine façon – et elle tenait ce rythme depuis l’aube comme bien souvent ces derniers temps. Une chose qui lui faisait comprendre d’avance qu’elle serait incapable de rester éveiller cette nuit pour s’éviter de possibles cauchemars. Silencieuse, elle vint ranger le matériel qu’elle avait utilisé et passa ainsi à côté d’Ashton sans le regarder. Une réaction typique trahissant son malaise, mais ça lui importait peu ; elle n’avait pas l’âme au moindre mensonge face à lui. L’invitée demeura quelques secondes sur place à fixer le placard, dos au jeune homme avant qu’elle n’ait un nouveau soupir pour chasser ses idées… Le genre vaincu, en vrai, qui était typiquement annonciateur d’un manque de répondant. Pas de sens de la répartie cette fois alors qu’elle se tournait enfin vers celui offrant son toit, un faible sourire sur les lèvres alors qu’elle venait ancrer son regard dans le sien.
- Très bien… J’accepte, lâcha-t-elle enfin. Toutefois, il faudra oublier la moto… A moins que tu ne veuilles t’essayer à quelques techniques de réa’.
La plaisanterie était peut-être présente, il n’empêche qu’elle était sérieuse sur une chose : c’était hors de question pour elle de grimper sur ce genre d’engin. Elle en avait toujours eu une peur réelle, sans doute indirectement entretenu par la conduite que son frère avait eut à l’époque… Avant de perdre son permis. Une histoire pas sensé la concerner ni l’atteindre puisqu’elle n’était même jamais grimpé sur un deux roues et les avait toujours esquivé. Etait-ce idiot ? Peut-être, il n’empêche que sa crainte existait et qu’elle n’avait pas le courage de passer outre cette dernière. La chose n’était peut-être pas avouée clairement il est vrai, mais étrangement elle ne doutait pas que son interlocuteur soit capable d’en comprendre le sens… En espérant qu’il ne vienne pas en interpréter d’autres sous-entendu, dans son esprit d’homme – il pourrait tout à fait voir l’allusion au bouche-à-bouche là où elle n’y voyait qu’un arrêt cardiaque.
 - Le rêve de me pointer au Siège en jogging va finalement se réaliser, faut croire, ironisa-t-elle en songeant au lendemain.
Maintenant que sa décision était prise, elle ne se prenait plus tellement la tête sur le fait de savoir comment allait se dérouler la suite. Elle était de nouveau parfaitement détendue et étonnamment, elle s’amusait des choses là où elle aurait dû s’en inquiéter… L’alcool ? Peut-être bien. Elle faisait en tout cas preuve d’un laisser-aller réelle pour cette fois et faisait le choix de délaisser ses responsabilités. A quoi ça lui aurait servie de s’en inquiéter, de toute manière ? A part en devenir nerveuse, angoissé, se retourner cinquante scénarios possibles qu’elle pourrait sans mal s’imaginer… Non. Elle ne voulait pas briser cette soirée dont elle remerciait intérieurement le propriétaire de cet appartement. Pour autant… Aurait-elle tort de lui faire autant confiance ?... Elle le saurait bien assez tôt, c’était certain.


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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Dim 11 Fév - 16:17

 

life is a game

Je ne pouvais rien faire concernant le vol de la voiture, et de son contenu – ce qui semblait particulièrement préoccuper la belle brune – en revanche il m'était tout à fait possible de lui éviter un trajet à pied à cette heure avancée de la nuit. Je lui proposai donc un toit pour la nuit, ainsi qu'un taxi à deux roues le lendemain matin. Si elle accepta la première option sans que je ne sois obligé d'insister, elle émit quelques réserves concernant la moto – dont elle semblait avoir peur, si j'en croyais ses paroles. Je haussai les épaules, je n'avais pas envie de lui imposer quoi que ce soit. Un autre jour, peut-être qu'elle vaincrait cette peur en ma compagnie... l'idée me plaisait assez, en tout cas. « J'ai aussi une voiture en bas » répondis-je donc, dans l'immédiat. J'avais compris son intention de plaisanter, mais son ton était clair – elle ne tenait pas à se balader en deux roues. Tous les morceaux de verre avaient disparu du tapis, je me débarrassai des dernières preuves de l'incident et revins m'asseoir auprès de la belle trentenaire – non sans ramener un verre, dans lequel je vidai le reste de la bouteille avant de lui tendre. Je bus une gorgée de ce qu'il restait dans mon verre en me réinstallant confortablement. Un rire m'échappa quand elle parla d'arriver au bureau en jogging. « Je n'ai pas de rendez-vous demain avant 10h, je peux te déposer d'abord chez toi si tu préfères » proposai-je. Il s'agissait peut-être d'une plaisanterie, mais je savais à quel point les apparences pouvaient être importantes dans son milieu – comme dans le mien, d'ailleurs. J'étais donc tout à fait sérieux en lui proposant de faire un détour, ça ne me dérangeait pas le moins du monde. « Tu vas devoir accepter l'idée d'avoir un chauffeur, pour une fois » ajoutai-je en souriant en coin, je lui adressai également un clin d’œil en repensant au moment où j'étais monté avec elle en voiture, plus tôt dans la soirée. Leïna avait semblé insister sur l'absence de chauffeur, et le fait qu'elle préférait se débrouiller seule que de se faire conduire. Je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie, évidemment... mais le fait est que cela m'amusa, par rapport à cette remarque insistante. Je me laissai finalement glisser à côté d'elle, pour terminer mon verre assis par terre, sur le tapis. « Une raison particulière au fait que tu n'aimes pas la moto ? » l'interrogeai-je, curieux... comme à mon habitude. Nous terminâmes tranquillement nos verres, notre discussion. Leïna semblait calme, pas perturbée par la perte – temporaire, je l'espérais – de son véhicule. J'appréciais sa compagnie, et supposais qu'elle appréciait un minimum la mienne. Bref, la soirée se terminait sur une note très agréable, pour ma part.

Lorsque la bouteille fut terminée, et une dizaine de bâillements étouffés, je proposai à la jeune femme d'aller nous coucher. Je me redressai, pris les verres et la bouteille pour les ranger – mon petit côté maniaque, sans doute – puis invitai la brune à me suivre. Je poussai la porte de ma chambre, qui donnait sur le salon. Je me dirigeai directement vers le dressing, pour en sortir un tee-shirt excessivement large, à l'effigie d'une équipe de base-ball de Vancouver. Je le tendis à Leïna, restée sur le seuil : « ça te convient, comme pyjama ? » Il ne m'était bien entendu pas passé par l'esprit qu'elle aurait envie de dormir nue, puisque je lui avais promis du tout bien, tout honneur. Je lui souris, passai près d'elle et posai ma main dans le bas de son dos pour l'inviter à me suivre. Je poussai la porte du fond, menant sur la salle de bain : « pas grande, mais fonctionnelle quand on est un mec célibataire. Je te laisse en profiter à ton aise. Les serviettes sont dans l'armoire du fond, en bas. Et je crois qu'il y a des brosses à dents neuves sous l'évier. Fais comme chez toi ». Je n'étais pas particulièrement contraire, comme mec. Ça ne me dérangeait pas qu'elle soit là, ni même qu'elle ouvre mes placards – je n'avais rien à cacher. Je la laissai tranquille dans la salle de bain, et repartis vers la cuisine pour choper de l'eau dans le frigo. Je pris deux petites bouteilles, et revins dans la chambre pour les déposer sur les tables de nuit. Dans la chambre, après avoir tout éteint dans le salon et la cuisine, j'ôtai mes vêtements – que je laissai au pied du lit, exceptionnellement, puisque la manne à linge sale était dans la salle de bain – et m'écroulai en boxer de mon côté du lit, par-dessus les couvertures. Sur le ventre, je soupirai... et fermai les yeux juste un instant. J'entendais l'eau couler dans la pièce voisine.
 
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Lun 12 Fév - 0:35

Leïna
Nightfalls

Ashton
Roberts

「 THE LIFE IS A GAME 」

Lorsqu’il précisa la présence d’une voiture, elle en fut clairement soulagée ; de-même en voyant qu’il n’insistait pas pour l’accompagner à son travail en moto. Pour la précision suivante, par contre, elle n’eut pas le moindre commentaire ; rien de verbal dans l’immédiat, du moins. En proposant un détour par chez elle, la brune se contenta de soupirer et d’afficher un sourire mesquin en songeant que ce pourrait être un moyen pour lui de voir où elle logeait réellement, avant d’avouer à demi qu’elle était en réalité presque pressé de se ramener au travail dans une tenue aussi décontract. La chose serait brève, de toute façon, puisqu’elle disposait sur place de tout ce qu’il lui fallait. Si elle s’y pointait assez tôt, il était même tout à fait possible de n’y croiser personne… L’idée lui plaisait assez, ceci dit, et elle ne parvenait qu’avec difficulté à ne pas imaginer la mine de ses employés et possible client croisé en chemin. Le summum serait bien sûr d’y croiser son paternel mais… Ce n’était pas près d’arriver, pour sûr. Celui-là n’avait même jamais mit les pieds au siège, préférant le téléphone ou les déplacements à domicile… Voir les mails, aussi, ce qui n’avait rien de très familiale.
- J’en sais rien, avoua-t-elle lorsqu’il s’informa sur sa crainte des deux roues, avant d’hausser les épaules. Connaître de mauvais conducteurs à dû me suffire, je suppose ; vu que j’en ai jamais fait…
La soirée s’étira assez pour que la brune elle-même en vienne à devoir étouffer un bâillement. La conversation fut légère, amicale, l’atmosphère tout autant alors qu’elle terminait ce dernier verre. Elle se contenta d’hocher légèrement la tête d’un air songeur lorsqu’il proposa d’aller se coucher. Non pas que ses idées dérapèrent, mais plutôt qu’elle se surprenait à pouvoir se détendre aussi efficacement en compagnie masculine. Le jeune homme était plaisant ; à sa manière… Mais la brune n’avait plus l’âme à réfléchir, si bien qu’elle se contenta de l’observer en silence avec un étrange sourire sur les lèvres alors qu’il s’occupait des verres et de la bouteille désormais vide. Elle s’autorisa à quitter le canapé uniquement lorsqu’il lui fit signe de suivre. Ses pas la menèrent de fait jusque la chambre en très peu de temps, dans laquelle elle n’entra pas – parce qu’elle n’osait pas, simplement. D’autres jeunes femmes en aurait peut-être été heureuses, mais pas la brune ; elle en restait vraiment gênée, et peut-être était-ce visible dans son regard alors qu’elle demeurait silencieuse tout en saisissant presque timidement le T-shirt qu’il lui tendait.
- Je ne suis pas si difficile, tu sais, rétorqua-t-elle dans un fin sourire avant d’avouer dans un rire léger. En fait, ça ressemble même à mes propres pyjamas…
Aucune idée de pourquoi elle révélait ça, mais c’était trop tard pour se reprendre. A force de codes vestimentaires bien précis et de féminité obligatoire, il était vrai que la jeune femme ne pouvait régulièrement se laisser aller dans ses tenues que lorsqu’elle dormait. Un court instant, son regard se fit des plus sombre au contact de la main d’Ashton dans le bas de son dos. Parce qu’elle ne s’y était pas vraiment attendue, sans doute, sa méfiance naturelle parla plus vite que son cerveau et ses muscles se raidirent une bonne seconde avant que l’invitée ne soit capable de se détendre à nouveau… Et même d’en apprécier le contact, à dire vrai, et la sincérité du geste qu’elle percevait naturel et dépourvu de mauvaises intentions. Elle suivie alors le jeune homme vers la salle de bain et fut plutôt d’accord avec ce qu’il lui décrivait. Bien moins grande que chez elle c’est sûr, mais tout y était et c’était finalement là le principal. Elle releva alors une précision du jeune homme, qu’elle ne pu s’empêcher de commenter suite à l’alcool parcourant ses veines.
- Célibataire, hm ? lança-t-elle tout en feintant un intérêt, s’en amusant même ouvertement alors qu’elle passait devant lui. Dommage, moi qui croyait avoir un moyen de pression sur mon banquier grâce à quelques photos compromettantes.
Une allusion au shooting photo qu’elle s’était retrouvé à improviser fin d’après-midi, et dont l’expression du photographe lui avait fait comprendre à elle seule que les clichés obtenus n’auraient rien à envier aux mannequins professionnels. C’était encore trop tôt pour savoir à quel point ce serait exploitable mais étrangement, la femme d’affaire était plutôt confiante sur le sujet. D’ici un ou deux jours maximums, elle serait fixé et… Et ce n’était pas le moment de penser affaire. Celui qu’elle découvrait pour la première fois autrement qu’en bossant vint lui avouer qu’elle aurait toujours un moyen de pression sur lui, ce qui lui fit légèrement hausser un sourcil dû à l’incompréhension du moment. Par chance, elle ne dû pas attendre bien longtemps pour en comprendre le sens puisqu’il dirigea son regard vers son entre-jambe en précisant qu’elle n’aurait qu’à lui montrer des photos compromettantes d’elle-même… Sous-entendu certain, parfaitement limpide alors qu’elle posait doucement une main sur son torse pour y exercer une légère pression, l’obligeant à reculer hors de la salle de bain.
 -Les hommes sont donc tous les mêmes, en fin de compte…
Pas de reproche là-dedans, mais malgré son sourire elle ne pu masquer une pointe de déception dans son timbre de voix. Son interlocuteur serait d’ailleurs libre d’interpréter ces mots comme il le souhaiterait puisqu’elle fermait désormais la porte presque à son nez – sans la claquer, s’isolant ainsi dans cette pièce qui ne lui appartenait pas. Pour sa part, son cerveau se détacha complètement de la conversation précédente alors que son regard venait couvrir l’espace offert pendant quelques secondes – histoire de prendre ses marques, si on peut dire. Par réflexe, elle verrouilla finalement l’entrée pour être certaine d’avoir sa tranquillité avant d’ôter ses vêtements qu’elle déposa proche du lavabo. Elle vint ensuite s’emparer d’une serviette depuis l’endroit désigné plus tôt par le propriétaire et la délaissa non loin avant d’enfin prendre possession de la douche. Malgré le bien fou procuré par l’eau couvrant son corps, l’intruse ne chercha pas à abuser de la convivialité offerte et ne se prélassa donc que peu de minutes sous les jets d’eau chaude. Elle se sécha d’ailleurs en un temps record – bien qu’elle se contenta de frotter énergiquement sa chevelure avec la serviette – et enfila le T-shirt après avoir esquissé un sourire face au dessin trônant fièrement sur le tissu. Pas de moquerie là-dedans… Simplement que, même si elle n’y avait pas faîte le moindre commentaire, il s’agissait là de l’une de ses équipes favorites et en croiser ainsi leur logo avait une signification des plus ironique pour elle. En tout cas, elle ne s’attarda pas sur sa contemplation et enfila simplement son sous-vêtement, se permettant de laisser ses jambes à nue. Après tout, il l’avait déjà vue en maillot de bain… Pour elle, ça ne faisait donc aucune différence dans la situation actuelle. Sa main fouilla quelques secondes en silence sous l’évier, avant d’enfin trouver sa convoitise : une brosse-à-dent neuve, exactement comme le propriétaire avait pu l’indiquer peu avant.

En tout et pour tout, Leïna demeura à peine moins d’un quart d’heure isolée dans cette pièce. Lorsqu’elle en sortie, pourtant, il était clair que ça avait été trop long pour celui lui offrant l’hospitalité puisqu’il s’était endormi sur le lit ; presque nu, en fait. Un corps qu’elle aurait pu avoir le loisir de détailler puisqu’il n’avait même pas prit la peine de se glisser sous les draps, mais l’idée de s’y attarder réellement et avec un certain intérêt ne lui traversa jamais ses songes. Pour autant, la brune s’approcha sur la pointe des pieds et vint s’accroupir non loin de son visage endormi. Elle le regarda, sans bouger, sans rien dire,… Sans savoir elle-même où ses réflexions se perdaient et sans savoir davantage pourquoi elle se mettait à sourire seule suite à cette vue. Parce qu’il ressemblait à un gamin apaisé ? Parce qu’il semblait soudain bien moins énergique ?... Allez savoir. En tout cas, il n’y avait véritablement aucunes pensées malsaines dans cette observation alors qu’elle se relevait. Ses pas l’amenèrent à croiser les vêtements du jeune homme dont elle s’empara par réflexe pour s’en délester dans la corbeille de linge sale à laquelle il n’avait pu avoir accès jusque-là. Les vêtements ainsi à leur place – du moins le songeait-elle, elle éteignit toute lumière avant de marquer un temps d’arrêt. Elle tourna la tête vers le dormeur, puis se glissa non loin de ce dernier pour venir refermer ses doigts sur la couverture. Saisissant le côté où l’être humain n’était pas, elle le rabattie en douceur sur lui dans une intention de bienveillance qu’elle se permettait parce qu’elle était justement la seule à pouvoir s’en apercevoir. Un juste retour pour la confiance et le respect, sans doute… Un retour qui fut éphémère dans l’expression de son regard, lorsqu’après s’en être détourné la jeune femme sentie une soudaine pression sur son bras. Sans qu’elle n’ai le temps de le réaliser, elle fut rapidement tiré dans le lit et se retrouva dès lors incapable de bouger. Complètement tétanisé par cette action ; bien qu’il n’y ai ni agressivité, ni violence. Du moins rien de physique… La souffrance fut réelle dans l’esprit de la jeune femme. Le jeune homme lui aurait-il menti, quant à ses intentions ? Avait-elle eu tord de lui donner sa confiance ?... A en croire son corps figé par les craintes et les souvenirs, peut-être bien. C’est à peine si la jeune femme osait respirer, les yeux fermés et concentré pour ne pas laisser son passé la submerger. Ses muscles se raidirent, ses mâchoires et ses doigts se crispèrent. Difficile, d’oublier une agression dans de telles circonstances. Surtout lorsqu’elle avait eu lieu chez un homme peu connu, et il n’y a pas si longtemps… La dernière fois qu’elle avait mise les pieds chez quelqu’un tardivement, en outre ; avant cette nuit.


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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Dim 18 Fév - 15:57

 

life is a game

Son apparente perfection m'avait sans doute amené à penser que Leïna dormait uniquement dans des combinaisons de satin, ou de jolies nuisettes en dentelle. Je fus donc surpris qu'elle m'avoue à quoi ressemblaient ses pyjamas – je laissai même échapper un sourire, en l'imaginant avec les cheveux en pétard et un tee-shirt à l'effigie d'un vieux groupe de rock sur le dos. Je lui fis la visite de ma salle de bain, si je puis dire... au vu de la taille de la pièce, ce fut rapide. La jolie trentenaire plaisanta en m'indiquant qu'elle pensait avoir un moyen de pression sur moi, grâce aux photos compromettantes que nous avions faites plus tôt dans la journée. Sur le même ton, et bien que j'avais parfaitement compris de quelles photos elle parlait, je répondis : « tu auras toujours un moyen de... pression en me montrant des photos compromettantes de toi ». Tout en parlant, je baissai mon regard vers mon pantalon de jogging, histoire qu'elle comprenne la blague correctement. Enfin, blague... il fallait avouer qu'il aurait été impossible pour moi de n'avoir aucune réaction physique, en la voyant en maillot, en petite tenue ou carrément nue. En fait, non : il suffisait même que je l'imagine pour réagir, mais ce n'était pas pour autant que je n'avais pas compris le message – d'où le fait que cela restait une plaisanterie. Elle me dit que les hommes étaient tous les mêmes, et s'enferma dans la salle de bain. Je souris, tout en m'éloignant vers ma cuisine.

Lorsqu'elle sortit de la salle de bain, je m'étais écroulé sur le lit depuis plusieurs minutes... et j'avais déjà sombré dans le sommeil. Pas assez cependant que pour ne pas sentir la couverture me recouvrir le dos, et redresser le visage d'un air surpris. A moitié endormi, je vis la belle brune s'éloigner du lit, après m'avoir couvert. J'eus le réflexe de me redresser, et de lui attraper le bras pour l'attirer vers moi – et donc, dans le lit. Si Leïna se laissa faire, je sentis directement son corps se raidir tout entier. Je la fis passer par-dessus mon corps, pour qu'elle se retrouve du bon côté du lit et, bien réveillé cette fois, fis retomber la couverture sur la jeune femme. Je me soulevai d'un geste lent, et me glissai à mon tour sous les draps en baillant. Je feignis d'être encore à moitié endormi et, les yeux fermés, glissai mon bras sous sa nuque pour lui offrir un appui. Tourné vers elle, je marmonnai : « les invités ne dorment pas dans le canapé, ici ». Ma voix était douce, j'avais presque murmuré. Je n'attendais plus qu'une chose à présent, c'était de sentir son corps se détendre – intérieurement, je m'interrogeai quant à la raison de cette soudaine crispation, alors que ma cliente m'avait semblé détendue toute la soirée. J'avais sans doute été trop brusque avec elle. C'étaient mes réflexes qui m'avaient poussé à la retenir, mais je regrettais à présent de ne pas l'avoir retenue en lui parlant, simplement. Je ne bougeais plus d'un millimètre, ma respiration était lente et calme et je guettais le moindre mouvement de la brune à mes côtés, ainsi que sa respiration dans l'espoir de l'entendre se calmer. Au bout d'un moment qui me sembla durer une éternité, j'ajoutai sur le même ton : « bonne nuit Leïna ». La trentenaire se détendit finalement, ce qui fut mon signal pour sombrer de nouveau dans le sommeil. Je n'avais jamais souffert de problèmes d'insomnie, je ne parlais pas en dormant, je n'étais pas particulièrement agité... je n'étais pas somnambule non plus, et Dieu merci : je ne ronflais pas. Bref, on ne pouvait pas rêver mieux que moi pour passer une bonne nuit de sommeil réparateur. Toutefois, j'étais peut-être un peu pot de colle... si bien que lorsque le réveil sonna, j'ouvris les yeux et me rendis compte que j'avais passé mon bras sur le ventre de Leïna pendant la nuit, et que j'avais dormi tout contre elle. Ce qui ne semblait pas l'avoir gênée – à moins qu'elle ne l'ait tout simplement pas remarqué ? Je souris, amusé à cette idée d'avoir dormi collé-serré avec ma cliente... puis roulai sur le côté, pour éteindre le cri strident du réveil. Une fois sur le dos, je me frottai les yeux et m'étirai un instant, en baillant. « Bien dormi ? » demandai-je à ma voisine, tout à fait naturellement. Après tout, j'avais tenu ma promesse : nous avions dormi ensemble en tout bien, tout honneur... ce qui ne m'était plus arrivé depuis ma vie de couple avec Meaghan – parce que non, je ne lui faisais pas l'amour tous les soirs, mais passons ce détail. Je n'avais pas spécialement pour habitude de traîner au lit, je poussai donc les draps et me levai. Tout bien, tout honneur... oui, mais la gaule du matin était bel et bien présente, elle. « Oups » notai-je en éclatant de rire, debout en boxer à côté du lit. Je posai mes poings sur mes hanches et déclarai à la belle brune, sur le ton de l'humour : « allez fais-toi plaisir, dis-le : tous les mêmes ! »
 
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