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 The life is a game ~ Ft.Ashton

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MessageSujet: The life is a game ~ Ft.Ashton   Ven 20 Oct - 11:05

The Life is a Gameft. Ashton Roberts

Avec toute cette population, trouver un coin de paradis non pollué s'avérait souvent bien plus compliqué que prévue... Surtout pour la jeune femme, en fait, qui était pour ainsi dire perfectionniste et savait toujours exactement ce qu'elle désirait -ou presque. La plupart des agences du coin se contentais d'un plateau, d'une prise de vue enfermé qu'ils retouchaient ensuite. Pas elle. Le naturel, ça ne s'inventait pas : ça se côtoyait. Alors oui, il est vrai que la plupart de ses employés lui reprochait ses exigences qu'ils estimaient très souvent inatteignable. Leïna, une éternel insatisfaite ? Sûrement, oui. Et elle ne le cachait jamais, consciente que la perfection pouvait être visé, frôlé, mais jamais atteinte. Son seul but était de l'approché au plus près et à ne pas mentir, ça se voyait dans l'intégralité de sa vie... Si l'on ignorait son célibat', évidemment. Travail. Argent. Physique. Intelligence... Elle avait tout pour réussir, tout pour plaire. Sauf que : elle n'accordait aucune importance à son état civil et ne croyait pas une seconde dans ce sentiment nommé "amour" par le commun des mortels. La vie n'était définitivement qu'un jeu, un jeu qu'elle maniait d'une main de maître et dont personne ne pourrait la faire dévier.

- Ça va pas ou quoi ?! L'eau est gelé ! déclara subitement sa mannequin, lorsque le photographe lui commanda de s'immerger.

La jeune femme fronça les sourcils devant ce prétexte. Certes les températures n'étaient pas élevé, l'après-midi touchait à sa fin. Le soleil avait eut donc toute la journée pour réchauffer les lieux, et surtout l'effet de réverbération sur le liquide était des plus intéressant. Avec ces rayons orangés, la luminosité était également idéale pour quelques effets tout à fait naturels. Cette jeune adulte était donc si frileuse que ça ?... Non, ce devait être autre chose. Son dossier avait été soigneusement épluché avant de l'embarquer ici, dans ce seul but d'avoir le meilleur des profils à présenter le lendemain pour une célèbre agence de pub.

- C'est loin d'être gelé, alors fait ce qu'il te demande ou tu pourras oublier ton solde,
déclara tranquillement sa supérieur tout en venant au bord de l'eau.
- Qu'il s'y baigne, dans ce cas.

Soit. Dans un calme parfaitement maîtrisé, la jeune femme tourna le dos à la blonde récemment embauché après un regard entendu vers le photographe. Elle se déshabilla alors à fin de se trouver en maillot de bain puis revint vers eux. Elle marqua un temps d'arrêt le temps de jeter un regard incendiaire à son employée, lui faisant comprendre par la même qu'après cette démonstration elle n'aurait plus qu'a faire une croix sur sa carrière de mannequin si elle tentait encore de se rebeller. Leïna garda dans son esprit l'emplacement de l'objectif la visant puis s'avança dans la rivière sans la moindre gêne. Pas de risque d'être emporté ici, le courant était bien trop faible. Quelques photos plus tard, elle disparaissait sous la surface... Un bon moment, en fait. A croire qu'elle était en train de se noyer -loin de là, bien entendu. L'eau avait toujours été son élément, et elle profita donc de l'occasion pour y nager sous les flots avant de ressortir la tête un peu plus loin. Elle effectua deux ou trois brasses pour avoir à nouveau pieds et se stabiliser, puis se dirigea droit vers le photographe dans une grâce des plus surprenante étant donné l'eau qui ruisselait sur son corps. Elle eut cependant quelques arrêts volontaires, quelques regards au loin, laissant soin au brun d'utiliser le mode rafale lorsque c'était faisable. Après ces quelques minutes, elle pu de nouveau quitter totalement la rivière et s'arrêta près de la blonde qui semblait en proie à un conflit intérieur. Elle planta son regard dans le sien, le genre sentencieux qui était des plus désagréable.

- Maintenant, plonge,
annonça-t-elle dans une douceur presque décalé étant donné son autorité. Soit tu te plie à ce qu'on te demande, soit tu peux retourner chez tes parents.

La jeune adulte fit la moue... Et sembla porter une attention particulièrement inquiète en direction de la rivière. Pas besoin d'en voir plus : Leïna comprit aussitôt le problème. Cette fille avait peur de l'eau... Tout simplement. Rien de choquant en soit, mais c'était plutôt problématique pour ce shooting qui n'était pas encore fini. Et surtout, ne pas avoir eut connaissance de cette information l'agaça au plus haut point. Pourquoi ? Parce que les phobies et autres craintes étaient toujours demandé. Ce qui signifiait, entre autre, que celle-là avait menti sans la moindre gêne lorsqu'elle avait signé son contrat. Quelques secondes plus tard, les choses se confirmèrent lorsque l'apprentie mannequin se décida à briser le silence pour dire la vérité, sans doute de peur de voir son chèque s'envoler de manière définitive. En temps normal, elle aurait dû être renvoyée. Immédiatement, même. Sauf que cette fille avait un potentiel énorme, la dirigeante en était persuadé. Un compromis dû donc se faire en s'éloignant un peu, juste le temps de parvenir à ces énormes rochers perçant la surface des flots. Ils n'étaient pas bien loin, mais une vérification leur confirma rapidement qu'ici l'eau était des plus profonde. Bref ; elle serait obligé de nager pour y aller.

- Je vais l'accompagner et rester dans un angle mort de l'objectif, déclara soudain Leïna à l'adresse du photographe. Ça me permettra de la guider directement. Fais moi savoir si j'entre dans ton champs de vision.

L'affaire fut entendu. Ce qui aurait dû prendre trente secondes dura presque vingt minutes puisque "l'idiote" ne savait même pas nager mais au moins, la mannequin pu enfin entamer ses poses, rassuré par le fait de se trouver sur quelque chose de solide bien que ce soit presque au centre de ce bras de la rivière. Leïna resta quant à elle dans l'eau, planqué derrière, guidant et conseillant sa protégée dans ses mouvements et sa manière de se comporter. Crispé au départ, elle commença peu à peu à se détendre... Avant même de se laisser complètement aller, rendant les choses aussi naturelles que cet authentique décors dans lequel ils se trouvaient. En fait, la blonde se prit même tellement au jeu qu'elle sembla totalement en oublier ses phobies, allant jusqu'à tremper un peu ses jambes ou ses bras selon les poses qu'elle affichait. Les photos seraient sans nul doute magnifiques ; au moins une partie d'entre elles du moins. La patronne n'en doutait pas une seconde : elle venait de dénicher une perle rare, et elle ne comptait pas la laisser filer si facilement. Mais impossible de se réjouir correctement dans la situation présente, puisqu'elle pouvait glisser à tout moment si elle continuait de prendre en assurance -ou en inconscience, au choix. Il fallait demeuré prêt à intervenir en cas de besoin et autant dire que Leïna espérait vraiment qu'une situation pareil ne se produirait pas. Il n'y avait aucune raison après tout, n'est-ce pas ?... L'avenir allait vite lui apprendre que si, bien malgré elle.

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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Ven 20 Oct - 16:28

 

life is a game

Mon paddle sous le bras, je me rendis à la rivière. En ce moment, j'avais le moral dans les chaussettes, il me fallait ma dose d'exercice pour décompresser. Et tant pis si, fin octobre, le temps ne se prêtait pas réellement à une petite baignade. C'est pourquoi j'avais enfilé une combinaison de plongée - un sport que je pratiquais également, l'eau étant mon élément préféré. Je m'y sentais presque plus à l'aise que sur la terre ferme. Sur la berge, je posai ma planche et allai goûter à la température de l'eau. Elle était froide, mais c'était supportable pour moi qui n'étais pas frileux. Je me réchaufferais en avançant sur la rivière, de toute façon. Je mis mon paddle à l'eau, y déposai ma rame et entrai à mon tour dans le liquide glacial qui entoura mon corps protégé par la combinaison. Je soupirai, content de me retrouver seul avec moi-même. J'étais conscient que dans un futur proche, je risquais de me confronter souvent à cette solitude. Mon père souffrait d'un cancer à un stade avancé, il n'avait plus beaucoup de temps devant lui. Lorsque j'étais jeune, pourtant... je n'avais eu aucun problème à l'abandonner pour aller étudier à Vancouver. J'y étais resté, jusqu'il y a deux ans. Et je n'étais même pas revenu pour lui, mais pour Meaghan. A présent que je savais qu'il risquait de mourir, je me sentais perdu. On dit souvent que l'on se rend compte de la valeur des choses ou des gens qu'une fois qu'on les a perdus. C'était peut-être le cas, même si je ne l'avais pas encore perdu à proprement parler. Pour le moment, la nouvelle était fraîche et je ne l'avais pas encore digérée. Bref, je montai sur ma planche, m'y assis et commençai par me laisser dériver tranquillement en regardant les paysages. Je me surpris à penser à une femme que j'avais rencontrée récemment, à Halloween. Sans m'en rendre compte, je la comparais à Meagh'. Je repensais à son sourire, et je me demandais s'il rivalisait avec celui de la femme que j'aimais depuis presque 5 ans. Ou que j'avais aimée...? Je ne savais même plus où j'en étais. Tellement de femmes étaient passées dans mes draps ces derniers temps, j'avais essayé d'oublier l'organisatrice de mariage de la façon la plus inappropriée qui soit. En vain, évidemment. Je ne voulais plus tomber amoureux. J'étais dans une optique de joueur à présent, préférant enchaîner les conquêtes que de leur ouvrir mon coeur.

Une fois debout sur mon paddle, je commençai à naviguer et finis par oublier tout le reste. J'avais une chanson dans la tête, ce qui me suffisait amplement pour ne plus réfléchir. En même temps, je comptais : gauche, droite, gauche, droite. Je ne sais combien de temps je restai sur la rivière... mais je finis par voir le soleil commencer à décliner derrière l'horizon. Le ciel se colorait doucement de belles couleurs orangées, rosées... c'était magnifique à regarder. Mais ce n'était rien en comparaison de la naïade que je remarquai sur un rocher au milieu de la rivière. Telle une sirène, elle se languissait sur son piédestal, prenant des poses toutes plus suggestives les unes que les autres. Je ne compris pas tout de suite ce qu'elle fabriquait là, la pensant seule quand... au loin, je remarquai un photographe et une petite équipe. Ils étaient en pleine séance photo, apparemment. Je ne vis en revanche pas la brune qui se cachait du photographe derrière le rocher, car elle était de l'autre côté de la rivière. Une idée stupide me passa par la tête. J'approchai ma planche du rocher, dans l'idée d'y accoster. Personne ne semblait m'avoir remarqué. Mon paddle était accroché à ma cheville, en cas de chute. Je me baissai, posai ma rame et montai sur le rocher par derrière, sans détacher la planche car le rocher était haut, mais pas au point que ma planche quitte la rivière avec moi. « Je peux participer ?! » lançai-je en surgissant derrière la magnifique blonde. Ce qui devait être une petite farce se révéla bien plus conséquent, puisque la jeune femme eut tellement peur de mon intervention qu'elle sursauta en hurlant, fit un pas en arrière et... tomba dans l'eau. Tout le monde sur la berge commença à hurler, tandis que je riais - trou de cul que j'étais. Ce que je n'avais pas réalisé, c'est qu'elle avait une peur bleue de l'eau, cette nana. « Désolé ! » criai-je dans la direction de l'équipe qui s'agitait plus loin. Je ne comprenais pas pourquoi ils avaient l'air aussi paniqués, pensant qu'ils s'affolaient parce que leur mannequin allait être décoiffée en sortant de l'eau. Puis... mon cerveau se remit en marche quand je constatai qu'elle ne semblait pas remonter, la sirène. J'eus tout à coup un doute, elle n'avait pas dû s'enfouir vers la profondeur des océans. C'était même une certitude. Je fis volte face et sautai à l'eau du côté de ma planche, bien décidé à rattraper ma connerie. A peine étais-je dans l'eau que je vis deux visages sortir de l'eau. La blonde, qui gigotait dans tous les sens, ainsi qu'une brune que je ne reconnus pas tout de suite. D'un geste vif, je remontai sur mon paddle et attrapai la blonde sous le bras pour la hisser à côté de moi : « c'est bon, je vous tiens ». Le paddle remuait dans tous les sens, mais fort heureusement la planche était assez large et je faisais contrepoids correctement avec mes jambes, une de chaque côté de celle-ci. « C'est bon, on se calme, tout va bien » lui dis-je à nouveau, avant de me retourner vers l'autre nana, qui était toujours à l'eau mais qui, elle, nageait très bien. Je lui tandis la main, nos regards se croisèrent.
(c) proserpina


Dernière édition par Ashton Roberts le Jeu 26 Oct - 22:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Ven 20 Oct - 17:37

The Life is a Gameft. Ashton Roberts

Les choses se déroulaient plutôt bien, pour le moment. Leïna n'avait même plus besoin de prononcer le moindre mot, la mannequin prenait de l'initiative et c'était plutôt une bonne chose de ne pas avoir à la chaperonner jusque la fin. Les photos s'enchainaient, sur des poses tantôt explicite tantôt timide. La brune commençait déjà à penser à la réalisation du book, lorsque l'inacceptable arriva. Sortie de nulle part, un étranger vint interférer durant cette prometteuse séance. La réaction de la fille fut immédiate. Prise de peur, elle perdit son équilibre et sombra sous les flots en quelques secondes à peine. Pas le temps d'incendier le fauteur de trouble ou de gérer l'équipe qui s'agitait sur les terres : la brune plongea aussitôt pour récupérer celle en train de se noyer. Ce pouvait paraître simple, dit ainsi, mais en réalité ça ne l'était pas tant. La victime de ce qui avait été une mauvaise farce s'agitait tellement que Leïna éprouva quelques difficulté à lui faire regagner la surface. Lorsqu'elles purent de nouveau remplir leur poumon d'air, l'inconnu vint rapidement hisser la blonde sur sa planche comme s'il cherchait à se rattraper... Ce qui était totalement insuffisant pour la jeune femme, qui lui adressa un regard assassin l'espace d'une fraction de seconde avant de reporter son attention sur l'autre, toujours aussi paniqué. De quoi exaspérer n'importe qui... Elle n'avait bu qu'une tasse ou deux et était loin de se retrouver à lutter seule contre un dernier souffle de vie.

Le trio regagna la berge non sans quelques insultes. L'apprentie mannequin fut aussitôt prise en charge mais ne semblait pas vouloir se calmer. Elle parla de mettre un terme à son contrat, de changer d'agence... Puis recommença à déblatérer tout un tas d'insulte, certaines même dans une langue étrangère. Soit du Suédois, lorsqu'on connaissait ses origines. Ne se préoccupant pas immédiatement du jeune homme en combinaison de plongée -il y avait plus urgent à traiter- la jeune femme vint poser une main rassurante sur l'épaule de son employée, dans le seule but d'attirer son attention à fin de venir la calmer... Ce qui ne rata pas. Loin de là, même. En guise de réponse, la tornade blonde se retourna brutalement pour la gifler avec mépris, s'éloignant ensuite en toute hâte. La fautive ramassa ses affaires en jurant à celle qu'elle venait d'agresser de lui faire perdre son emploi... Alors qu'elle n'y était pour rien, reconnaissons-le. Elle ne rétorqua d'ailleurs pas le moindre mot et n'eu pas non plus le moindre geste supplémentaire, si ce n'est celui de poser une main sur sa hanche en signe de dépit. Hors de question de perdre son calme devant cette assemblé ; elle resterait professionnel jusque la dernière seconde ici. Son égo venait certes d'en prendre un sérieux coup, elle ne se laissa pas démonter pour autant et commençait même déjà à réfléchir la suite. L'apprentie sirène aux cheveux d'or avait déjà disparut lorsque l'équipe rangea le matériel dans un silence de mort, personne n'osant faire le moindre commentaire sur ce qu'il venait de se passer ; trop risqué pour eux, c'était certain. Mais il y avait une chose assez amusante, dans tout ça. Assez pour que, contre toute attente, un fin sourire vienne lentement étirer les lèvres de la femme d'affaire. Cette mannequin fraîchement débarquée... N'avait visiblement pas prise le temps de se renseigner et semblait croire qu'elle venait de s'en prendre à une simple assistante. La recevoir dans le bureau de la direction, le lendemain, promettait d'être des plus amusant ; la jeune femme s'en réjouissait d'avance, imaginant cette expression d'enterrement qu'elle lui provoquerait avant de s'assurer que plus jamais elle ne remettrait ne serait-ce qu'un orteil dans le milieu. Une vengeance douce, et pourtant si froide, qu'elle ne se gênerait pas d'avoir. Leïna, rancunière ?... A peine. Et en parlant de rancune, il y en avait une autre tout à fait naissante qu'elle s'apprêtait à adresser à quelqu'un d'autre : Ashton. Car oui, elle n'avait pas oublié que c'était grâce à son intervention qu'elle pouvait faire une croix sur ses dernières heures de travail.

- Mes félicitations, commença-t-elle avec douceur en se tournant vers lui pour poser son regard dans le sien, reconnaissant immédiatement son banquier. Vous venez généreusement de me faire perdre un contrat prometteur...

Elle s'approcha alors de ce dernier et fit mine de réfléchir, portant un index sur sa propre bouche alors qu'elle le dévisageait sans la moindre gêne. Ses yeux glissèrent sur l'intégralité de son corps, le détaillant dans ses moindres lignes de manière tout à fait experte alors qu'elle se mettait désormais à lui tourner autour sans se préoccupé de cette gêne qu'elle pourrait occasionner. Son regard n'avait rien de bestial, rien de provocant. Peut-être un peu d'espièglerie, mais surtout des plus professionnel alors qu'elle se trouvait désormais derrière lui. La combinaison était gênante, mais la brune savait exactement à quoi s'en tenir pour en avoir elle-même déjà porté. Il fallait toutefois être sûr des choses. Elle pencha alors légèrement la tête sur le côté et vint cette fois poser son doigt derrière l'épaule gauche du jeune homme. Elle fit alors glisser ce dernier jusque l'autre épaule avec douceur au rythme où elle continuait son tour, effleurant sa musculature alors qu'elle parvenait de nouveau devant lui. Elle ancra dès lors son regard profondément dans le sien et esquissa un sourire énigmatique alors qu'elle se permettait cette fois de poser entièrement sa main sur son torse.

- Ça devrait faire l'affaire, mais vous allez devoir enlever le haut, déclara-t-elle mi-sérieuse mi-amusé avant de rompre tout contact et d'ajouter pour simple précision. Je crois que vous me devez au moins ça : on va la remplacer.

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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Jeu 26 Oct - 22:56

 

life is a game

C'est sous les insultes de la blonde que j'aidai sa sauveuse à la ramener sur la berge, ce qui ne fut pas une mince affaire – et encore, heureusement que la brune était restée dans l'eau et n'était pas montée elle aussi sur le paddle, sans quoi nous nous serions retournés et l'apprentie sirène aurait sans aucun doute bu la tasse une nouvelle fois. Sa vulgarité la rendait étrangement moins sexy... à moins que ça ne soit le maquillage en train de couler sous ses yeux ? Allez savoir. Une fois sur la terre ferme, je détachai ma cheville et tirai ma planche sur la plage, tandis que ces dames s'éloignaient en direction des équipes. J'aurais tout aussi bien pu foutre le camp à ce moment-là, non content d'avoir gâché leur charmante séance photo... mais quelque chose me retint. Je venais de reconnaître Leïna Nightfalls, l'une de mes clientes. Comme toutes les personnes dans mon portefeuille, il s'agissait évidemment d'une excellente cliente de la banque – et par conséquent, je venais peut-être de faire une énorme connerie en intervenant sur le rocher de la princesse en détresse. « Et merde... » murmurai-je pour moi-même, si bas que personne ne put l'entendre. La scène qui suivit me laissa sans voix quelques secondes, puis m'arracha un rire que je pourrais qualifier de nerveux. La jolie blonde ébouriffée s'approcha de Leïna Nightfalls et la gifla sans autre forme de procès. Toute l'équipe se décomposa, et je vis clairement sur leurs visages qu'ils avaient envie de s'enfoncer dans le sable pour y disparaître à tout jamais, n'importe quoi pourvu que leur patronne ne se souvienne pas qu'ils avaient assisté à cette scène. Aucun d'eux n'osa même en rire, malgré le cocasse de la situation – à mon sens, évidemment. La blonde jura ensuite par tous les saints qu'elle allait faire perdre son emploi à celle qui lui avait sauvé la vie, et je ris encore dans ma barbe en comprenant qu'elle n'avait pas la moindre idée de la personne à qui elle s'adressait. Le sourire de ma cliente me prouva qu'elle imaginait exactement la même scène que moi, tandis que le mannequin furieux et vociférant s'éloigna en trombe de la scène du crime. C'est le moment que j'aurais dû choisir pour disparaître. Oui, mais...

Leïna Nightfalls planta ses grands yeux de biche dans les miens, et se rapprocha – elle ne m'avait pas oublié. Dans les deux sens du terme, d'ailleurs. Elle me félicita de ma bourde, qui lui avait fait perdre un contrat prometteur. Je passai une main dans ma nuque et lui adressai un regard qui aurait pu prétendre être navré : « quel dommage, j'avais de bons investissements à vous proposer. Me voilà puni également ». La situation aurait pu être réellement embarrassante, mais je ne la sentais pas furieuse – il y avait même une certaine étincelle dans son regard qui me laissait penser qu'elle était amusée, tout comme je pouvais l'être. Son regard indécent se posa sur moi, tandis que son doigt jouait sur ses lèvres appétissantes – cette était magnifique, et elle le savait. Elle m'observa des pieds à la tête, se mit même à me tourner autour. Je sentis son doigt m'effleurer, tandis qu'elle me contournait lentement. Nos regards s'accrochèrent de nouveau, et je lui adressai un sourire amusé, presque provocateur – qu'avait-elle derrière la tête, pour me tourner autour ainsi ? Elle déposa sa main sur mon torse, sans aucune gêne... ce qui me surprit de sa part, je dois l'avouer. Je haussai un sourcil interrogateur, attendant la suite qui ne tarda pas à arriver. Ma cliente me dit que ça, comprenez le corps qu'elle venait d'observer sous tous les angles, devrait faire l'affaire, si j'enlevais le haut. J'éclatai de rire, comprenant enfin pourquoi Madame Nightfalls m'avait ainsi scanné. « On va la remplacer ? Vous et moi, vous voulez dire ? Je vais avoir le privilège de me frotter à vous sous le coucher de soleil ? » répondis-je, en riant de bon cœur. J'avais trente ans, pourtant j'étais loin d'avoir atteint la maturité pour ce qui était de mon humour, pas toujours fin et réfléchi. « Ce n'est pas très... professionnel. Si vous me voyez torse nu, vous ne me ferez plus confiance pour vos investissements, vous allez vous imaginer que je passe plus de temps à la salle de sport qu'à surveiller la bourse ! » En réalité, je n'y mettais jamais les pieds : je pratiquais en revanche plusieurs sports pour m'entretenir, mais la gonflette, très peu pour moi. Je passai ma main dans mes cheveux pour les remettre en place vers l'arrière, sans la quitter des yeux. « Qu'est-ce que vous étiez en train de faire, au juste ? Elle est pour quoi, cette séance photo ? » ajoutai-je finalement. Je n'avais pas dit oui... mais je n'avais pas dit non, non plus. A vrai dire, je n'avais jamais participé à une séance photo auparavant, et je craignais qu'elle ne perde son temps avec moi. Et par conséquent... son argent également, ce qui était beaucoup plus embêtant quand on est son banquier, n'est-ce pas ?!
 
(c) proserpina

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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Ven 27 Oct - 17:25

Leïna
Nightfalls

Ashton
Roberts

「 THE LIFE IS A GAME 」

Bien qu'elle n'y réponde rien, la jeune femme ne put s'empêcher de sourire face à cet humour dépourvue de subtilité. Malgré la situation qui restait franchement problématique pour elle, il fallait avouer qu'avoir à faire à quelqu'un d'aussi détendue avait de quoi apaiser un minimum la réalité des répercussions précédentes... Bien que ces dernières ne puissent quitter son esprit. Elle profita de cet instant pour se tourner légèrement vers ses employés à fin de leur confirmer qu'ils n'étaient plus utile. Tous... Sauf un : le photographe. Mais pour lui, pas besoin d'ordre quelconque. Les deux se connaissaient par cœur -et pour cause, ils avaient toujours bossé ensemble- si bien que la brune n'eut besoin que de lui adresser un regard pour qu'il comprenne. Tout aussi silencieux, il se contenta d'un faible hochement de tête et déballa le matériel qu'il avait précédemment rangé. Leïna reporta rapidement son attention sur celui qui semblait s'inquiéter de sa relation avec sa cliente, presque amusé d'une telle précision. Toutefois, elle ne pu s'empêcher de noter l'allusion à la salle de sport. Une vantardise à demi voilé ? Peut-être. Peu importe, en fin de compte. En ce qui la concernait, ça confirmait surtout ce que son regard avait pu déceler il y a moins d'une minute, lorsqu'elle l'avait observé sans gêne. En outre : une bonne musculature, sans doute finement ciselé.
- Les torse-nus font partie de ma profession, Monsieur Roberts. Ce qui se passe devant mes employés reste tout à fait professionnel, déclara-t-elle sereinement avant d’enchaîner dans un fin sourire. Et ce qui se passe ailleurs... Ne me concerne pas. Soyez donc rassuré, je me fiche de savoir à quoi vous employez votre temps.
Et c'était loin d'être faux... Tant que les résultats étaient satisfaisant, tout du moins. Tout comme lui, elle ne le quittait pas du regard. La brune n'avait jamais eut pour habitude ni de baisser les yeux, ni de les détourner lorsqu'elle agissait sur ses heures de travail. En dehors... C'était une autre paire de manche. Mais devant ses employés elle ne pouvait se permettre d'afficher la moindre faiblesse, la moindre faille. Elle devait garder le contrôle et ce dans tous les aspects possible. Rien ne devait lui échapper, et rien non plus ne devait être sujet au malaise. Forte. Déterminé. Directive. Perfectionniste. Rien ne serait jamais mit au hasard dans ce métier qu'elle fréquentait sans doute plus que de raison. Mais honnêtement... Ce n'était pas comme si elle avait grand chose de plus à faire, finalement. Surtout qu'elle s'infligeait elle-même ses exigences ; elle ne visait que le sommet et se donnait les moyens de le faire, quitte à en oublier le reste. Un trait de caractère qui ne ressemblait en rien à celui de ses parents, en y songeant bien. Certes ils n'étaient pas fainéant -loin de la même-, mais eux s'étaient toujours permit de prendre du temps pour eux de façon tout à fait régulière. Peut-être était-elle trop extrémiste... Et pour être tout à fait honnête, elle-même ignorait pourquoi elle était ainsi : elle l'était, point. C'était devenue une habitude bien ancré depuis bon nombre d'années déjà, si bien qu'elle ne perdait plus son temps à s'expliquer sur le sujet. Pas plus à se faire comprendre, d'ailleurs, et son banquier allait bien devoir intégrer qu'il n'aurait pas la moindre réponse tant que le travail ne serait pas achevé. Alors, lorsqu'il chercha à savoir les raisons de présence de cette équipe, elle élucida complètement ses questions.
- Vous le saurez en temps voulu, rétorqua-t-elle de manière volontairement évasive alors qu'elle esquissait un sourire. En attendant, je vous souhaite d'être à la hauteur.
Elle s'empara alors de l'une des mains du jeune homme avec douceur pour le faire avancer vers la rivière au rythme ou elle-même reculait vers cette dernière. Pas une seule fois elle ne détourna son regard du sien à mesure qu'elle l’entraînait avec elle. Elle ne se stoppa que lorsque l'eau les immergea jusqu'au ventre. Elle lâcha alors son emprise pour venir placer ses mains sur ses épaules, l'invitant à se placer de profil au rivage comme elle-même le faisait. Un simple positionnement pour faciliter le travail du photographe qui avait déjà commencé à ajuster ses réglages face au soleil couchant. Il serait rapide et sans doute prêt avant eux, elle le savait, si bien qu'elle lui indiqua d'un simple geste silencieux d'attendre son feu vert pour démarrer cette séance quelque peu étrange. Qui aurait cru qu'elle se retrouverait à improviser une séance avec son propre banquier ?... Assurément personne, et encore moins elle-même. La situation avait finalement quelque chose de décaler, presque plaisant, voir teinté d'humour lorsqu'on prenait les faits en considération. Et tout ça pour quoi ? Une mauvaise blague de la part du jeune homme combiné à une date d'échéance bien trop proche pour le dossier que la brune devait réaliser.
- Sachez que je n'aurais aucun remord à changer de banquier si vous me décevez, déclara-t-elle dans une douce menace avant d'ajouter sans le moindre mépris. Ne bougez pas et observez, je vais vous montrer comment faire puisque je n'ai pas le temps de vous enseigner convenablement.
Elle ferma alors un instant les yeux, juste le temps d'inspirer comme pour trouver une concentration parfaite. Lorsqu'elle les rouvrit, son regard devint ardent. Si son sourire s'effaça, il n'y avait pourtant aucune émotion néfaste venant entacher ses expressions ; bien au contraire. Disons seulement qu'il s'agissait là d'un rôle qu'elle connaissait et interprétait à la perfection, à croire qu'elle était naturellement née pour ce genre de démonstration. Elle se mordilla faiblement le coin de sa lèvre inférieur alors que le bout de ses doigts venaient effleurer l'un des bras du jeune homme, remontant le long de ce dernier à l'instant même où elle posait légèrement son autre main sur ses abdominaux. Elle suivit son propre mouvement du regard tout en rapprochant son corps du sien, puis fit de nouveau courir ses doigts sur son bras dans le sens inverse cette fois et remonta son autre main jusque la chevelure de sa victime avec tendresse. Elle entrouvrit alors faiblement ses lèvres et approcha son visage du sien pour venir effleurer cette bouche qu'elle avait fixé un peu plus tôt avec sensualité. Elle joua ainsi quelques secondes, comme réclamant un baiser qu'elle refusait pourtant de prendre, puis se recula finalement et laissa ses bras retomber dans l'eau à fin de ne plus avoir le moindre contact avec l'improvisé mannequin. Plus de trace de l'amante, plus de trace de cette possible femme fatale. Elle redevenait de nouveau professionnel même si... Même si, c'est vrai, elle prendrait un malin plaisir à mettre le jeune homme mal à l'aise si ça lui était donné de le faire ; une juste vengeance, rien de plus.
- La première chose à faire est de parvenir à inspirer le désir sans pour autant y céder, annonça-t-elle en guise d'explication, avant de se montrer bien plus autoritaire malgré la lueur de défi habitant son regard. Maintenant, essayez. Ôtez le haut de cette combinaison et montrez ce dont vous êtes capable.
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Mer 8 Nov - 17:34

 

life is a game

Je ne doutais pas qu'elle se fichait de la manière dont j'employais mon temps, à condition que ça n'impacte pas le sien, ainsi que les investissements que je pouvais lui proposer pour sa société. Elle n'était pas du genre à plaisanter et c'était une chose que j'avais immédiatement comprise lorsque Leïna Nightfalls était entrée dans mon portefeuille. De mon côté, je savais faire la part des choses et actuellement... j'étais loin de mon bureau, je redevenais donc l'homme détendu et sans doute manquant de maturité que j'étais au quotidien, lorsque j'ôtais mon costume de banquier. Ma cliente semblait quant à elle détendue, mais je sentais qu'elle restait néanmoins focus sur une seule chose : son travail. En d'autres termes, la séance photos gâchée, ainsi que le meilleur moyen de limiter les dégâts que j'avais causés, en se servant honteusement de moi et de mon corps. Blague à part, une jolie femme comme elle pouvait bien en faire ce qu'elle souhaitait, je n'étais pas farouche. Je la sentais perfectionniste et déterminée, elle dirigeait la conversation et ne baissait pas les yeux une seule seconde. Heureusement, je n'étais pas facile à intimider, auquel cas j'aurais pu facilement perdre au petit jeu de celui qui baisserait le regard en premier. Non pas que je prenne les choses à la rigolade mais... presque. Disons que je m'en amusais suffisamment pour être toujours là, à l'écouter me donner des ordres à demi-voilés. Elle me prit la main et m'entraîna vers la rivière, ce qui ne fut pas bien compliqué puisque je la suivis docilement dans l'eau où elle commença à s'enfoncer à reculons. Il ne faisait vraiment pas chaud à l'extérieur, mais ça n'avait pas l'air de déranger la belle brune, qui me fixait toujours de son regard noisette. Lorsque l'eau lui arriva au milieu du ventre, à la naissance du mien... la jeune femme me lâcha et me positionna. Je me laissai faire de nouveau, pantin entre ses mains. Poigne de fer dans un gant de velours, cette expression lui allait à merveille. Elle me déclara qu'elle n'aurait pas de remords à changer de banquier, si je la décevais. Je ris, et répondis sur le même ton qu'elle : « vous seriez bien bête de le faire, très chère. Je suis le meilleur dans mon domaine. En revanche, je n'ai jamais prétendu être mannequin ». Aucun mépris de mon côté non plus, juste l'exposition de la réalité brute : se débarrasser d'un excellent banquier parce qu'il prenait mal la pause aurait été stupide, et je ne prenais pas sa menace au sérieux dans la mesure où j'étais persuadé que cette femme avait un peu plus qu'un pois chiche à la place du cerveau.

Miss Nightfalls entreprit ensuite de... me séduire. Son expression changea en quelques secondes, et elle devint la femme féline et sensuelle que tout un chacun pouvait soupçonner en la regardant vivre. Le rôle lui allait à la perfection, et je me laissai presque prendre à son piège lorsqu'elle s'approcha de moi si près qu'il aurait suffi que je me penche pour lui voler un baiser. Ce que je ne fis pas, bien conscient de la présence de son photographe sur la berge, non loin de nous. Ses mains parcouraient ma peau, ses lèvres me frôlaient dans un simulacre de relation, une démonstration plus vraie que nature de la femme qui vous désire. Je songeai qu'avec un talent pareil, un simple claquement de doigts devait lui permettre de coucher à ses pieds une vingtaine d'hommes à la fois, si elle le souhaitait. Son physique plus qu'avantageux jouait lui aussi en sa faveur, Dame Nature avait été particulièrement clémente avec Leïna. Elle me dit que le défi consistait à inspirer le désir, sans toutefois y céder... puis m'ordonna d'essayer, après avoir ôté ma combinaison, évidemment. Je fronçai un sourcil, léger sourire au coin des lèvres. « J'ai du mal à simuler, ça n'a jamais été mon fort. Surtout que... je ne l'ai jamais vraiment vu faire » notai-je, sur le même ton que je prenais lorsque j'avais 20 ans et que je me croyais le plus fort et le plus beau de tout l'Univers, lorsque je ne doutais de rien et certainement pas de mon charme. Le ton du petit con par excellence, qui sous-entends tellement lourdement que les femmes prennent du plaisir avec lui, et n'ont pas besoin de faire semblant – ce dont j'étais persuadé, du reste, comme tout mâle qui se respecte. Si l'une de mes conquêtes avait un jour simulé en ma présence, je ne l'avais jamais remarqué. « Heureusement pour moi, je n'aurai pas besoin de faire semblant avec vous » la complimentai-je sans vergogne, peu soucieux du fait que je la reverrais de nouveau lorsque j'enfilerais mon costume de banquier pour la recevoir. Je souris encore un peu plus, attrapai la tirette de ma combinaison et la fis glisser vers le bas, dévoilant mon torse taillé grâce à mes nombreuses activités physiques. Nos regards ne s'étaient quasiment pas lâchés depuis qu'elle avait cessé de me tourner autour, et je ne saurais dire si c'était par plaisir ou par défi que nous agissions de la sorte. Je me débarrassai du haut de la combinaison comme elle me l'avait demandé, la laissant tomber dans l'eau contre mes hanches. Je ressentis immédiatement la fraîcheur de la température mais cela n'avait pas d'importance, je n'étais pas quelqu'un de frileux. Surtout si c'était pour une compensation à la hauteur de la poitrine de mademoiselle Nightfalls. A l'instar de la jeune femme un peu plus tôt, mon regard changea d'expression et j'essayai d'imaginer que le contexte était tout autre, pour faire ce qu'elle attendait de moi et la séduire. La présence du photographe pouvait devenir un lointain souvenir, si j'y mettais un peu du mien. Je m'approchai d'elle, glissai mes mains sur ses hanches sans lui demander la permission – car en quoi est-ce séduisant, un homme qui réclame ? – et l'attirai contre moi en douceur. Derrière nous, le soleil avait définitivement amorcé sa descente vers l'horizon, le ciel était à présent magnifique. Ce ne fut pas vraiment difficile, au final, d'imaginer que cette femme pouvait être à moi si je parvenais à lui montrer à quel point elle était belle et désirable. Ma main droite remonta dans le creux de ses reins, j'appliquai une légère pression sur sa peau comme si j'avais envie de la serrer contre moi, de la posséder. J'approchai mes lèvres de sa peau, et me penchai pour caresser son cou de mon souffle, respirant au passage son odeur que je découvrais pour la première fois. Si Leïna, quelques instants plus tôt, m'avait fait témoin de son talent d'actrice, de mon côté je lui prouvais simplement que je pouvais désirer une femme – réellement. Je n'avais pas menti en lui disant que je ne savais pas jouer, simuler ce genre de chose. Je jouai avec son corps, sa peau et mon souffle quelques instants, pour finalement légèrement me détacher d'elle. Suffisamment pour que la jeune femme puisse reprendre cet échange de regards qu'elle semblait affectionner, et la poussai doucement en lui tenant les hanches. J'immergeai nos corps un peu plus, jusqu'à ce que l'eau lui arrive à la naissance des seins. Alors, et seulement alors, je la pris sous les cuisses et la soulevai dans mes bras, l'invitant à enrouler ses jambes autour de ma taille. Son corps ruisselant collé contre le mien me fit de l'effet, et je repris le jeu de nos lèvres qui se rapprochaient, s'éloignaient pour finalement se retrouver, se frôler... se chercher. A quelques centimètres à peine de son visage, je murmurai en plantant mon regard dans le sien : « et quelle est la seconde chose à faire ? Céder à la tentation ? » Je ne faisais que reprendre ses paroles, prononcées un peu plus tôt lorsqu'elle m'avait invité à la séduire. Ou du moins, à essayer.

 
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Jeu 9 Nov - 16:37

Leïna
Nightfalls

Ashton
Roberts

「 THE LIFE IS A GAME 」

Si la brune ne déclara rien de spécifique, elle ne put pourtant s'empêcher de relever un sourcil, signe qu'elle ne se gênerait pas pour noter dans son esprit ce qu'il venait de déclarer... Signe aussi que, tôt ou tard, il n'était pas impossible qu'elle vienne le prendre aux mots. Parce qu'au-delà du travail, elle restait une joueuse dans ses relations avec les autres - a de rares exceptions près. Elle n'avait jamais envisagé quelconque échange de manière sérieuse et bien ancré, si bien qu'en fin de compte... Elle n'avait tout simplement jamais été en couple, au plus grand désespoir de son paternel. Ce dernier avait remué ciel et terre pour lui trouver le meilleur des parti, a croire qu'il ne connaissait que trop mal sa fille, qui n'avait que rarement prise le temps de faire connaissance avec quelques uns... Et ce fut uniquement par intérêt professionnel. Elle avait déjà 36 ans et ne lui avait jamais présenté qui que ce soit. Nul doute que la dépression qu'il traversait ces derniers mois avait trouvés ses raisons dans ce fait. Lui, qui rêvait de la voir s'épanouir dans une famille. Lui, dont le fils aîné était tout aussi seule que la petite dernière ; bien que les raisons soient différentes. Le père de cet empire financier avait même été jusque leur faire croire qu'il allait mourir, dans ce vint espoir de les faire changer. Une mauvaise blague qui n'avait pas duré bien longtemps : pas moins de trois jours plus tard les enfants avaient effectué des recherches et démasqué la supercherie. Une tentative de manipulation dissimulé que l'héritière ne lui avait jamais vraiment pardonné... Même aujourd'hui, elle commençait sérieusement à saturer face a cette insistance qu'il avait pour lui dicter sa vie sentimental. Qu'il garde un œil et un avis sur le travail était compréhensible. Mais le reste... Non, sérieusement, elle en venait parfois à regretter qu'il ait menti ce jour où il avait annoncé sa mort prochaine. Et même si elle l'ignorait encore à cet instant, ce "parfois" deviendrait rapidement un "continuellement" lorsque ses pas viendraient à croiser le prétendant de trop - quelques jours plus tard.
- Sachez qu'il y a un début à tout, Monsieur Roberts, le taquina-t-elle de façon dissimulé suite à ses allusions, avant de le faire bien plus ouvertement. Je serais donc votre première fois.
Elle esquissa un sourire tout à fait mesquin suite à ces mots alors qu'elle jetait un coup d'œil discret à son ami photographe. Parce qu'elle lui faisait confiance, son avis sur la situation était aussi important que le sien ; en particulier sur ceux qu'il alignait devant son objectif. Ce simple regard échangé de quelques secondes alors qu'il hochait très brièvement la tête lui confirma alors ses propres ressentie : pour un banquier, Ashton s'en sortait vraiment bien. C'était d'ailleurs étonnant. Agréable en un sens, puisqu'elle pourrait peut-être ainsi sauver son contrat remit en jeu en cette fin d'après-midi - aussi agréable pour les yeux, notons. Mais frustrant également puisqu'au départ, elle n'avait souhaité que le mettre mal à l'aise pour lui faire regretter son intervention. Au final, le jeune homme se pliait aux événements sans la moindre gêne, s'en amusait, et paraissait presque aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau. Et si ce n'était pas le cas, il l'était en tout cas bien assez pour s'en montrer entreprenant et agir sans le moindre besoin d'être véritablement guider. Il vint d'ailleurs la saisir sous les cuisses sans aucune quête d'autorisation et la caler contre lui... Sans rencontrer ne serait-ce qu'une once d'opposition. Tel un réflexe bien imprimé, la jeune femme lia aussitôt ses jambes autour de son corps et passa ses mains derrière sa nuque. Tel un point d'ancrage nécessaire pour ne pas couler sous les flots, elle garda ainsi ses membres sans afficher une quelconque hésitation. A croire qu'il n'y avait ici pas uniquement du professionnalisme venant de sa part...
- - La seconde est de ne pas oublier que ça reste professionnel,, le remit-elle à sa place dans une douceur totalement décalé, signe que c'était sans doute valable pour elle aussi. Pour le reste... Inutile d'expliquer, n'est-ce pas ?
Suite à sa question, elle lui adressa un clin d'œil furtif accompagné d'un sourire espiègle. Le photographe avait déjà donné son avis bien que celui-ci soit silencieux, alors... Il n'y avait plus qu'à agir, désormais, devant l'appareil de celui qui semblait satisfait par ce duo. Sans préventions aucune, elle reprit alors ce rôle qu'elle avait sans céder au moindre geste explicite. Ceci dit, son sourire ne s'était pas totalement effacé. Appuyé par son regard, la mise au défi était désormais des plus claires. Peut-être était-ce un peu trop osé lorsqu'on savait à quel point ils étaient liés par le métier, mais elle s'en fichait. Elle eut l'impression d'avoir du répondant en face, et elle comptait bien vérifier cette observation. A croire qu'une joueuse restait une joueuse, peu importe le contexte. Mais il fallait avouer que pour ce genre de chose, c'était toujours bien plus plaisant d'affronter un caractère réel, capable de passer outre ses ordres. Tout du moins, en ce qui la concernait... Les pantins ne l'intéressait pas, ou bien moins, peu importe ce qu'elle en laissait paraître.
- - Voyons à quel point vous êtes doué ou non, Ashton...,, murmura-t-elle soudainement au creux de son oreille.
Demande, ordre, désir, promesse,... Le tout à la fois, alors que ses lèvres venaient frôler son visage depuis son oreille jusque sa bouche. Nul besoin de dire plus, quelque chose lui disait qu'il allait rapidement intégrer le sens de ces mots. Il était toute fois notable qu'elle s'était permise, pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, de l'appeler par son prénom. Comme si ce dernier dialogue incitait à briser les dernières barrières gestuelles qu'elle avait commandé jusque présent. Et pour preuve, elle-même ne se contenta plus d'effleurements et de caresses puisqu'elle vint s'emparer de sa lèvre avec sensualité, avant d'appuyer ses avant-bras sur ses épaules comme pour l'inciter à la soulever d'avantage. Le tout était peut-être de ne plus réfléchir, en fin de compte, pour simplement se laisser aller et suivre le mouvement.
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Jeu 9 Nov - 18:52

 

life is a game

Je ne connaissais rien de la vie privée de Leïna Nightfalls, si ce n'est quelques détails qui pouvaient avoir une quelconque importance pour moi dans notre relation professionnelle actuelle. Bien entendu, parmi ces détails, aucun n'était d'ordre sexuel et je n'avais pas la moindre idée de ce qui pouvait bien générer de l'envie chez elle. Quand la belle brune me dit qu'il y avait une première fois à tout, et qu'elle serait la première à simuler avec moi, je pris presque ses paroles comme un défi. J'étais joueur, et le fait qu'elle me dise ça me vexait autant que cela me motivait à lui prouver le contraire. Son sourire mesquin m'acheva, et je ne pus empêcher mes yeux de se lever vers le ciel, signe que l'avis que j'avais sur la question différait du sien. Vous vous rappelez du petit con, persuadé de son charme, n'est-ce pas ? Lorsque je la soulevai, ayant presque déjà oublié la présence du photographe, ses jambes fines s'enroulèrent autour de ma taille et son visage se retrouva enfin à hauteur du mien. J'allais pouvoir arrêter de me pencher à tout va, et même libérer une main si j'en avais envie – je sentais sa prise ferme sur mes épaules, et autour de ma taille. Elle devait mesure un mètre 60 à vue de nez, et je préférais nettement l'avoir dans les bras au vu de mon mètre 88 ! A quelques centimètres de son visage, mon souffle mêlé au sien, je lui demandai quelle était la seconde étape et elle me rappela d'une voix douce mais ferme qu'il s'agissait de rester professionnels et que pour le reste, elle n'avait pas besoin de me faire un dessin. Sa réponse me fit sourire, étant donné que les banquiers n'agissaient de la sorte que dans les films pornographiques, avec leurs clientes. Dans tous les cas, je comprenais ce qu'elle entendait par là – il s'agissait de rester professionnel face à son employé, dans le cadre de son métier à elle et de nos intentions. Pour le reste, j'étais personnellement déjà complètement foutu. Il ne m'était pas venu à l'esprit qu'elle utiliserait peut-être les photos que nous étions en train de faire, et que celles-ci arriveraient sous les yeux de mon chef, ou même des ressources humaines. Pas une seule seconde je n'y avais pensé, parce qu'à l'heure actuelle, je n'étais tout simplement pas le banquier, je n'étais qu'Ashton, le trentenaire qui aime s'amuser et profiter de la vie. Elle m'adressa un clin d’œil, et je haussai un sourcil presque aguicheur : « en effet, c'est inutile ». L'ennui, c'est que je ne savais pas quel était le but de cette séance photo. Je ne savais donc pas ce qu'elle attendait de moi, outre le fait de faire semblant de la désirer face au coucher de soleil, dans la mer calme et fraîche d'octobre. Soyons honnête, mon corps avait réagi depuis longtemps aux assauts de la belle brune, ce qu'elle avait même peut-être remarqué. Ça ne me gênait pas, je considérais qu'il s'agissait du plus beau compliment que je pouvais lui faire – concernant son physique, en tout cas. Le murmure de la chef d'entreprise au creux de mon oreille ne fit qu'intensifier ce qui commençait à naître dans mon bas ventre, et je souris. L'entendre prononcer mon prénom de cette façon avait quelque chose d'irrésistiblement sensuel. Elle prit possession de mon visage, parcourant ma peau de ses baisers frôlés... de mon côté, j'assurai la prise sous ses cuisses d'une seule main, ce qui ne fut pas difficile car la belle brune était aussi légère qu'une plume, toute menue. Celle que je parvins à libérer caressa la cuisse à sa portée, et je remontai lentement mon bras dans son dos, jusqu'à sa nuque ou je finis par enfouir mes doigts dans sa crinière. Leïna me surprit en mordillant ma lèvre inférieure, ce qui m'arracha un soupir incontrôlable. Son geste sur mes épaules m'incita à la soulever un peu plus et à la rapprocher encore de mon corps, m'aidant du bras qui la maintenait dans le dos. Je ne réfléchis plus quant à la situation, et m'emparai de ses lèvres avec envie – très mal contenue, je l'avais pourtant prévenue que je n'étais pas doué pour faire semblant, à ce petit jeu. Je ne me rendais pas compte que la revoir dans mon bureau allait me rappeler cet instant, et possiblement détourner mon attention. Sa cascade de cheveux bruns tombait contre son visage, je me redressai légèrement et lâchai sa nuque, pour repousser d'un geste doux ses cheveux derrière son oreille, en plongeant mon regard dans le sien. « Dois-je continuer de vous embrasser de manière tout à fait professionnelle ? » lui demandai-je sans parvenir à masquer mon sourire amusé, mais pas que. Mon pouce caressa sa mâchoire, ce qui ferait un très beau cliché final sur la pellicule du photographe.

Au loin, à l'horizon, le soleil termina sa longue chute et se coucha. Le ciel était toujours magnifique, teinté de splendides couleurs d'automne, mais la luminosité avait largement baissé. Le photographe nous rappela sa présence, précisant que c'était dans la boîte... ce qui ne me fit pas lâcher la brune directement pour la cause. Je ne la quittais pas des yeux, sans cesser de sourire non plus. « J'estime que je n'ai pas pu vous montrer l'étendue de mon talent, j'accepterais volontiers une audition privée avec vous si l'envie vous prenait de remettre ça ». Mes intentions étaient on ne peut plus claires, libre à elle de les interpréter et d'en faire ce dont elle avait envie. Ma main libre revint vers sa cuisse, reprit sa prise sous sa jambe et je l'interrogeai du regard. Et maintenant ?

 
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Jeu 9 Nov - 22:19

Leïna
Nightfalls

Ashton
Roberts

「 THE LIFE IS A GAME 」

Dire que la jeune femme n'avait rien remarqué serait mentir. Pourtant, elle n'en fit aucun commentaire et ne sembla s'en trouver gêné à aucun moment. Que ce soit par habitude, par principe, par respect,... Ou bien autre chose encore, elle en fit une totale abstraction ; du moins le temps de finir ce shooting totalement improvisé, dont elle aurait la joie -si l'on peut dire- d'observer les résultats plus tard. Amusé par sa nouvelle remarque, elle ne pu s'empêcher de le dévisager : visiblement, le côté professionnel le dérangeait totalement. Une chose qui obligea la mannequin de se rendre d'avantage à l'évidence : effectivement, il semblait incapable d'intégrer ce fait de jouer un rôle éphémère, de simuler. Ces choses-là, tout du moins ; le reste ça restait à voir tandis qu'elle lui confirmait calmement en lui répondant par l'affirmatif qu'effectivement, il valait mieux pour lui imprimer bien profondément dans son esprit qu'il n'y avait absolument rien de personnel ici en ce qui la concernait. Et bien malgré lui, il ne tarderait sans doute pas à avoir les retombé de cette journée bien particulière, victime de la jeune femme ne jurant que par son travail. Non pas qu'elle ne retenait rien de tout ceci, mais disons plutôt qu'elle baignait dans ce milieu depuis bien trop longtemps pour être incapable de faire la part des choses. Sauf que... Visiblement, elle était bien la seule personne à le faire, ici.

Lorsque le soleil eut achevé sa descente pour dépasser les limites de l'horizon, le photographe confirma la fin de séance... Ce qui ne sembla pas, mais alors vraiment pas, motiver le banquier à relâcher sa prise sur la jeune femme. Visiblement, cette fameuse seconde chose à savoir qu'elle lui avait énoncé bien plus tôt était complètement à revoir... Était-ce si difficile à comprendre pour lui ? Possible. Après tout, ce milieu que fréquentait l'héritière était un monde à part entière qu'il pouvait être difficile de compréhension lorsqu'on y avait jamais mit les pieds. Une chose sur laquelle elle n'eut pas à réfléchir bien longtemps puisqu'il vint les confirmer de lui-même et ce, sans la moindre gêne. Volontairement, elle ne chercha pas à répondre... Dans l'immédiat, tout du moins. Elle ne cherchait pas spécialement ses mots, mais voulait plutôt penser aux répercussions diverses et variés. Certes, le jeune homme était loin de lui déplaire... Et en fait, elle aurait sûrement accepter sans remords s'il n'y avait eut ces barrières dû à leur relation de tous les jours. Elle, partager les draps de son banquier ?... Trop risquer pour l'image de l'entreprise. Vraiment trop. C'était tout bonnement le genre d'écart qu'elle n'était pas en mesure de se permettre. Comme pour marquer cette contradiction entre Volonté et Obligation, elle ne chercha d'ailleurs pas à se dégager de l'emprise d'Ashton alors qu'elle le reprenait calmement, se permettant même de lui retourner ses propres mots d'avant shooting.
- Hm... Vous avez énoncé être le meilleur dans votre domaine, il me semble. Non ? En l'occurrence..., commença-t-elle dans un calme teinté de mesquinerie avant d'arborer un regard aussi félin que transperçant ... Je ne fréquente effectivement que les meilleurs, quelque soit le domaine. Le votre se réfère aux finances, il me semble...
Suite à cette déclaration qui ressemblait presque à une mise en garde complètement dissimulé -ou une invitation à lui répondre, selon- elle le repoussa alors d'une main tandis que l'autre venait défaire l'emprise de ses doigts sous ses cuisses. Suite à quoi, elle ne put s'empêcher d'afficher l'incompréhension tandis que son regard se portait sur la berge. Cette attitude n'avait rien à faire là aux premiers abords, et pourtant... Son ami et employé avait déjà tourné le dos avec son matériel et les yeux de la supérieur avaient beau fouillé le secteur elle ne distinguait absolument rien. En outre... Le photographe, clairement, ne se barrait pas seulement avec ses affaires à lui mais aussi les siennes ; ce qui était des plus problématiques, avouons-le. Un juste retour, dont Leïna ne comprit la teneur qu'en l'entendant déclarer alors qu'il s'éloignait définitivement, qu'il lui "souhaitait d'avoir un change dans son véhicule". Ces propos ne mirent qu'une fraction de seconde à lui faire comprendre alors que, contre toute attente, elle éclatait de rire et semblait oublier qu'Ashton était témoin de ça. Idiot en soit, mais c'était un simple jeu entre eux deux. Un jeu d'idiotie et de surenchère, dans la limite des choses bien sûr -du moins dans leurs limites à eux- où ils ne faisaient que se renvoyer la balle chaque fin de journée passer ensemble.
- Ah, Mike..., soupira-t-elle dans un léger sourire tout en se passant une main dans les cheveux. Tu vas finir par perdre, à ce jeu...
Suite à ces mots, elle disparut alors sous l'eau durant quelques secondes, comme si ce fait allait supprimer ce relâchement fugace qu'elle venait de montrer. Elle plaqua alors ses cheveux en arrière d'un revers de main tout en émergeant à nouveau, se passa l'autre sur le visage pour ôter l'excédent d'eau, puis reporta son attention sur le banquier qui... L'avait déçu, finalement. Il fallait bien l'admettre. Non pas qu'il n'avait pas assuré devant le photographe, mais plutôt qu'elle ne l'avait pas imaginé si faible face aux femmes... Face à elle. C'était une chose qui avait toujours déçu la brune, peu importe chez qui : la faiblesse de céder à ses possibles charmes. Ainsi habitué à obtenir ce qu'elle voulait de la gente masculine, peut-être cela contribuait-il finalement à son éternel célibat'. Elle se lassait vite et même si son autorité et son physique demeuraient un atout professionnel avéré, il n'empêche que ça avait toujours été un problème majeure dans sa vie privée. Il suffisait de regarder ce cercle d'être apprécié des plus restreint, finalement : tous osaient lui répondre, la contredire, lui désobéir. Tous affichaient un fort caractère et n'hésitaient pas à la planter sur place si l'envie les prenait, sans jamais lui en demander l'autorisation. Et tous, sans exception... Ne s'était pas vraiment retrouvé à ses pieds en un claquement de doigt. A croire que la simplicité était une chose qu'elle tentait désespérément de fuir... N'était-ce pas la même chose, dans son job ?
- Autre chose, Monsieur Roberts : je n'ai pas pour habitude de remettre les choses.
Propos à double sens... Et même à triple sens, en réalité. Premièrement : dans le sens réitérer une seconde fois déjà ; suite à son problème de lassitude bien ancré, il fallait devenir bien particulier à ses yeux pour avoir cette chance avec elle. En l'occurrence... Il n'y avait qu'une seule et unique personne à ce jour avec qui les choses étaient ainsi, et ce n'était sûrement pas le banquier à qui elle faisait face. Secondement : remettre dans le sens reporter les choses. Ça non plus, ce n'était définitivement pas pour elle... Pas pour rien, si elle passait les trois quart de sa vie au travail. Quand à la troisième signification... Et bien, elle se la gardait bien et ne cherchait pas à l'étaler.
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Jeu 9 Nov - 23:12

 

life is a game

Je ne comprenais pas pourquoi certaines femmes refusaient obstinément tout rapprochement physique, préférant se focaliser sur leur travail. Leïna Nightfalls me faisait penser à ma voisine, Nika. Cette fille m'horripilait complètement, et je prenais un malin plaisir à lui rendre la monnaie de sa pièce dès que l'occasion se présentait. Mon jeu préféré ? Ramener des femmes dans mon lit, et les faire crier en pleine nuit histoire de bien déranger ma voisine. En réalité, je me serais beaucoup moins amusé avec elles si Nika n'avait pas été là. Je lui avais déjà conseillé de sauter le pas et de signer pour l'Ashton-therapy, histoire de la décoincer un peu... mais tout comme Leïna, elle n'était pas emballée. Je levai les yeux au ciel quand elle me rappela que j'étais son banquier, un léger sourire amusé au coin des lèvres mais tout de même pincé par sa réponse. Il fallait dire la vérité : j'étais vexé comme un poux, mais pour autant, je n'étais pas un rageur au point de partir comme sa précédente mannequin. « Dire que mon père m'avait conseillé de faire carrière dans le porno, j'aurais dû l'écouter » lançai-je sur un ton léger, histoire de détendre un peu ma cliente et de m'aider à oublier par la même occasion que je n'avais pas réussi à la faire craquer. « Vous n'êtes vraiment pas drôle, Madame Nightfalls... mais je ne vous en veux pas, le travail avant tout ». Oh Seigneur, que cette phrase sonnait faux : je ne pensais absolument pas la fin, c'était un fait avéré. Je ne comprenais pas que l'on puisse mettre sa vie entre parenthèses pour bosser plus, toujours plus. Quand est-ce qu'elle prenait le temps de vivre, de profiter, de s'amuser, dans tout ça ?

La jolie brune se détacha finalement de moi, et je l'observai s'immerger en soupirant – dommage, j'aurais adoré découvrir ce qu'il y avait sous son maillot, à présent qu'elle m'avait lancé là-dessus. Je n'étais heureusement pas un animal, et je passai donc à autre chose. Je gardais tout de même en tête qu'elle m'avait mis un vent, ce qui n'était jamais plaisant – en particulier quand on a un ego comme le mien – mais ça ne me pourrirait pas ma soirée pour la cause. Je me tournai vers la berge tandis qu'elle sortait la tête hors de l'eau, et cherchai le photographe des yeux. Le temps que je lâche sa patronne, le type s'était tout bonnement et simplement volatilisé. Je lui adressai un regard circonspect lorsqu'elle éclata de rire, et passai une main dans mes cheveux pour les ébouriffer un peu. Geste devenu naturel avec le temps, à force de le répéter. Avant de rejoindre la berge, elle me précisa encore qu'elle n'avait pas l'habitude de remettre les choses, et je levai encore une fois les yeux au ciel. « Allons, je ne suis pas idiot dans le fond, j'avais compris la première fois ». On sentait cette fois la vexation dans ma voix, mais tant pis – son insistance était énervante, et je n'avais pas l'intention qu'elle se transforme en Nika numéro deux dans mon esprit, auquel cas il me serait impossible de travailler avec elle correctement. Je pris la direction de la plage, là où j'avais abandonné ma planche de paddle. Marchant à reculons pour la regarder, je lui demandai une chose qui me préoccupa tout à coup : « vous avez une voiture ? » Elle m'avait retenu ici, bien loin de l'entrepôt où je rangeais habituellement ma planche... et il n'était pas question pour moi d'y retourner par la mer à présent que la nuit était tombée. C'était bien trop imprudent, surtout que je n'avais pas de lampe – n'ayant pas prévu de rester aussi longtemps sur la plage et ses alentours, à l'origine.

Nous arrivâmes sur la plage, désertée. Heureusement, la jeune femme avait un moyen de transport. Mouillés, exposés au vent et au froid... le miracle du soir serait que l'on n'attrape pas la crève, ma cliente et moi. La température tombait à une vitesse folle, et je sentis un frisson me parcourir l'échine. « Bon, disons que je suis quitte de ma connerie. A vous de vous faire quitte de la vôtre. Je ne peux pas rentrer par la mer, vous me déposez ? » lui demandai-je, sur le même ton badin et léger qui me caractérisait au quotidien. Un ton que la belle brune n'avait pas l'habitude d'entendre, évidemment... puisqu'elle me connaissait uniquement lorsque j'exerçais ma profession, qui requérait un grand sérieux de ma part. Lorsque l'on parle d'argent ou de santé, les gens sont toujours un peu à cran. C'est là toute la difficulté du métier, dirons-nous. Faire perdre de l'argent à un client suite à un mauvais investissement, il n'y a rien de pire et la plupart des gens ne se gênent pas pour nous le faire savoir, à nous autres banquiers. Partant du principe que les plus riches sont ceux qui sont le plus à cheval sur le moindre centime dépensé... et qu'ils sont même capables de réclamer le remboursement de frais postaux de 44 centimes s'ils en découvrent sur leurs comptes : je n'avais pas le droit de jouer aux petits rigolos à la banque.

 
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Ven 10 Nov - 1:15

Leïna
Nightfalls

Ashton
Roberts

「 THE LIFE IS A GAME 」

Vexé, le jeune homme ? Sans doute. C'est en tout cas l'impression qu'il dégageait, et ce sans besoin de chercher le détail. Un fait qui amusait réellement la brune, déjà détendu grâce à ce fameux coup en traître fait par le photographe. Certains auraient bien sûr pu mal le vivre à sa place, mais ça faisait déjà des années que cet étrange ping-pong était présent entre elle et son employé. Un jeu finalement plaisant, et elle réfléchissait déjà à ce revers qu'elle lui adresserait tandis qu'elle regagnait la berge. Le vent frais parut bien plus froid que la normal suite à son corps trempé, mais elle n'afficha pas le moindre tremblement. Habitué ou insensible, au choix ; mais la vérité était des deux à la fois. Aimant particulièrement l'eau et travaillant jusque pas d'heure, elle était une habitué de ce genre de contexte et ce n'était sûrement pas la nuit tombante qu'elle allait craindre, ce peu importe qu'elle soit seule ou accompagné. En quittant l'élément, elle sembla d'ailleurs quitter également son travail. Une parenthèse qu'elle s'offrait, mais aussi et surtout une contraste parfaitement visible sur les traits de son visage. Calme et douceur étaient habituelles, certes. Mais cette fois, il n'y avait pas tant de trace du sérieux qu'elle avait pu afficher jusque présent alors qu'elle se permettait d'observer le jeune homme dans un regard qui, cette fois, était bien loin de celui professionnel qu'elle avait pu démontrer il y a peu encore. Clairement, elle le dévisageait pour un avis des plus personnel cette fois.
- Allons, - répéta-t-elle en commencement de sa phrase tout en copiant volontairement le ton de son interlocuteur. Je m'en doute, sinon vous n'auriez pas ce job et vous n'auriez pas répondu à mes exigences précédentes.
Bien sûr, elle faisait par là comprendre qu'en réalité, elle l'aurait viré uniquement s'il avait refusé ce fameux shooting. Parce que ce contrat dont il était question pesait lourd, et parce que refuser de rectifier la situation n'aurait clairement pas jouer en sa faveur ; les exigences d'une cliente se devaient être comblé, dirions-nous, dans un milieu tel que celui de la finance. Faire perdre telle somme d'argent n'aurait joué ni en sa faveur à lui, ni en sa faveur à elle. Et rancune oblige en plus de principe et de concept bien connus... Elle n'aurait eut aucune gêne à téléphoner dans la foulé pour rompre tout engagement et changer de banquier, aussi doué soit-il. Peut-être n'était-ce que les reflets d'une possible relation de confiance, finalement, s'installant peu à peu malgré les imprévus affrontés. La suite lui ferait sûrement savoir... Pour le moment, c'était assurément trop tôt pour en juger et il restait encore certaines zones d'ombre à éclairer en sa personne.
- Bien sûr, rétorqua-t-elle dans un sourire malicieux avant de se jouer des possibles préjugés véhiculé par la société lorsqu'il parla de voiture. Vous aussi vous croyez que les riches ont systématiquement un chauffeur et aucun besoin de passer leur permis ?
Dire qu'elle ne s'était jamais fait conduire serait bien sûr un mensonge. Seulement il s'agissait d'une époque lointaine et tout bonnement révolue. Elle avait passé son permis dès qu'elle avait pu dans le dos de l'autorité parental, déjà bien consciente à cette époque de ses besoin d'air et d'indépendance. Elle avait cependant dû attendre la fin de ses études pour en profiter, bien malgré elle. Et très rapidement... Elle s'était prise d'affection pour ces engins dont la puissance moteur défiait parfois l'entendement. Elle avait bien sûr eut sa période en terme de conduite dangereuse, si bien qu'à ce jour cette dernière demeurait sportive ne serait-ce que dans ses passages de vitesse. Aussi pour cette raison que généralement, seule la force des choses et les obligations la faisait prendre un passager ; oui car en faire grimper plus d'un, même pas la peine. La jeune femme ne conduisait quasiment que des deux places et, au-delà de ces faits, c'était aussi ce besoin qu'elle avait parfois de briser les lois en ignorant le code de la route qui lui faisait refuser toute compagnie sur le second siège. Des moments qu'elle s'autorisait et durant lesquels elle se permettait sereinement d'afficher qui elle était derrière cette incessante maîtrise d'elle-même qu'elle affichait au contact d'autrui. C'était, en fin de compte, sa manière à elle de "lâcher prise" entre deux sessions professionnelles.
- Tout dépend où je dois vous déposer et si un verre vous intéresse, envoya-t-elle à la fois sincère et complètement détendu.
Ça pouvait sembler étrange mais, outre le fait de le déposer même jusque chez lui s'il était venu à pied, elle se sentait presque redevable de ce qu'il avait osé faire. A croire qu'elle n'était pas aussi rigide qu'elle ne le laissait paraître. Il n'y avait pas tant d'arrière pensé derrière, simplement qu'elle reconnaissait lui en devoir une -au minimum. Et puis, elle se disait aussi que c'était peut-être une occasion de faire connaissance qui ne se représenterait pas de si tôt étant donné leurs emploi du temps respectif -enfin surtout le sien, avouons-le. Elle lui fit signe de suivre, avant de s'arrêter à peine une minute plus tard devant une sportive dont la beauté égalait autant son prix que ses performances. Après un coup d'œil discret en direction du jeune homme elle ne pu s'empêcher de sourire, se disant qu'il s'attendait sûrement, certes, à une voiture couteuse, mais sans doute plutôt à une berline haut de gamme. Faut dire, elle ne se ventait pas particulièrement de ses possessions... Voir jamais, en fait. Une discrétion naturelle qui n'était pas une simple affaire de sécurité pour ses biens, mais surtout une question de principe et de respect ; quoi qu'on en dise.
- Désolé, glissa-t-elle avec douceur sans même forcé ses excuses, preuve que faire étalage d'argent ne la mettait pas franchement à l'aise. Je n'ai jamais aimé les choses dépourvu de caractère et de répondant... Je vous commande un taxi, si vous préférez.
Entre deux, c'est vrai, le terme "choses" ne désignait pas seulement le véhicule et si l'apprenti mannequin d'un jour l'avait cerné un minimum, ce ne serait sûrement pas compliqué pour lui de le comprendre. Elle n'avait pas cherché le mensonge, de toute façon ; peut-être indirectement justifiait-elle avec sous-entendu les raisons qui l'avaient poussé à refuser les avances totalement explicite qu'il avait pu avoir à son égard. En attendant, elle ouvrit le capot avant puisqu'à l'inverse des berline et autres voitures du genre, c'était là son coffre. Elle s'empara du sac et referma aussitôt le coffre, avant d'ouvrir le contenant de tissu pour en sortir un Jean et un débardeur sombre qu'elle enfila immédiatement. Elle enfila également une paire de basket, puis balança l'objet désormais vide aux pieds du siège passager avant d'elle-même s'asseoir et... démarrer, le son de ce moteur particulier résonnant aussitôt aux oreilles dans une mélodie à la fois douce et brutal, subtil mélange de sa puissance qui, malgré les envies de la conductrice, n'hurlerait sans doute pas aujourd'hui puisqu'elle reportait son attention vers celui resté sur le parking, en attente de savoir s'il oserait grimper ou non - après tout, le préjugé de la femme dangereuse au volant existait lui aussi.
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Sam 11 Nov - 13:19

 

life is a game

Leïna Nightfalls semblait croire qu'elle m'était indispensable et que c'était grâce à elle que j'étais banquier, ce qui était faux bien évidemment. Elle n'était pas mon employeur, simplement une cliente et j'en avais une sacré flopée à haut potentiel, dans mon portefeuille. Un éventuel changement de banque de sa part n'aurait pas de réelle répercussion sur moi. Mon supérieur me reprocherait peut-être de l'avoir laissée filer, elle et ses millions... mais ça ne remettrait certainement pas en cause ma place dans l'entreprise. Je haussai un sourcil, mais ne répondis rien – préférant lui laisser croire qu'elle avait raison. Comme je le lui avais dit un peu plus tôt, elle aurait été bien bête de changer de banquier. Pour autant, je m'étais volontiers plié au jeu du shooting photos, mais ce n'était pas le banquier qui avait parlé lorsque j'avais accepté. Uniquement l'homme, celui qui aime s'amuser, être surpris, relever de nouveaux défis. Qu'elle pense que je lui léchais les bottes ne me dérangeait pas outre mesure, puisque je savais personnellement que je n'avais pas besoin de ça.

Une fois hors de l'eau, je demandai à la belle brune si elle avait une voiture. Elle me sourit et s'interrogea quant à savoir si je faisais partie de ces gens qui pensent que les riches ont toujours une voiture avec chauffeur. J'admirais les préjugés qu'elle pouvait avoir, mais je m'inquiétais surtout du départ du photographe avec qui elle aurait pu partager un véhicule. Je n'avais pas pensé une seule seconde que madame se faisait conduire, ou qu'elle n'avait pas le permis. Je ne faisais pas partie de ces machistes qui pensent que les femmes ont absolument besoin des hommes pour réussir ou avancer dans la vie. J'en avais d'ailleurs la preuve en voyant l'état des comptes de certaines de mes clientes – bien que Leïna n'en fasse pas réellement partie, dans la mesure où l'entreprise appartenait à son père. Cependant, j'étais certain que lorsque celle-ci lui reviendrait, elle ferait une excellente CEO. Il y avait aussi Meaghan, mon unique amour : elle avait monté sa boîte à la sueur de son front, et aucun homme n'y était pour quelque chose dans sa réussite. « Pas vraiment, non. Je me demandais si vous étiez venue avec votre photographe, ou par vos propres moyens » expliquai-je donc, en commençant à m'éloigner de quelques pas, « ne bougez pas, je reviens ». Je partis en courant vers l'endroit où j'avais laissé mon paddle, le récupérai et, une fois celui-ci bien calé sous mon bras, revint près de la brune et lui demandai si elle me déposait. Sa réponse me surprit, puisqu'elle me proposa un verre d'un air tout à fait détendu qui ne lui ressemblait absolument pas. « Pourquoi, si ça ne m'intéresse pas, vous ne me déposez pas ? » lui demandai-je, amusé. J'enchaînai, sans vraiment lui laisser le temps de répondre : « chance pour moi, je refuse rarement un verre et je n'ai rien de prévu ce soir ». Elle me fit signe de la suivre, ce que je fis en songeant que je m'accordais souvent des petits tête à tête avec mes clientes devant un bon vin, ces dernier temps. Ça ne me dérangeait pas, au contraire même : j'instaurais une relation de confiance avec elles, et c'était toujours bon pour mon business. Apprendre à connaître le client, un élément essentiel dans mon travail de banquier – bien qu'habituellement, je me concentrais sur leurs projets, leurs habitudes en matière d'investissements, etc.

La jeune femme m'amena devant une voiture que je qualifierais plutôt de bolide. Je sifflai d'admiration, en observant le véhicule rouge – nous avions une passion commune pour cette couleur, apparemment – et en commençant à tourner autour pour ne louper aucun détail, non sans m'être débarrassé de ma planche avant. Je me penchai pour admirer les jantes, de vrais bijoux. J'étais étonné que Leïna conduise ce petit bolide dans la vie de tous les jours, dans la mesure où les routes à New-York ne lui permettaient pas de profiter pleinement de son potentiel. En revanche, sur circuit... ça devait être un plaisir d'être au volant de cette Lamborghini. Je me redressai et elle s'excusa, m'indiquant qu'elle n'avait jamais aimé les choses dépourvues de caractère et de répondant – ce qui me fit rire, particulièrement le sous-entendu à peine voilé. Je me grattai le montant, en observant encore la voiture. « Vous rigolez ? Et louper l'occasion d'entendre le moteur ? » répondis-je, « je me demande juste ce que je vais faire de mon paddle ». Impossible de le rentrer dans la voiture, évidemment – elle était bien trop petite, compacte... je soupirai, il allait falloir que je laisse ma planche ici. Je n'avais même pas mon smartphone pour demander à un collègue qui n'habitait pas loin de me rendre le service de la récupérer pour la nuit. Je sentais venir le vol à des kilomètres, mais je n'avais de toute façon pas de réel autre choix. J'allai donc déposer ma planche dans un coin du parking, sous quelques bosquets, me promettant de revenir tôt le lendemain en espérant pouvoir la récupérer. Lorsque je revins près de la voiture, Leïna était changée et assise au volant, m'attendant visiblement. Le moteur ronronnait, prêt à l'emploi. Je songeai à Ulysse, qui s'occupait de ma voiture... presque déçu pour lui qu'il ne puisse pas entendre ce doux son. Je m'approchai et posai les mains sur le bord de la portière de Leïna : « et si vous vous laissiez conduire, ce soir ? » Vous savez ce qu'on dit, qui ne tente rien n'a rien ! « Je sais où j'habite, mais expliquer le chemin a toujours été siii compliqué pour moi » ajoutai-je, sur un ton faussement désespéré qui avait plus pour objectif de la faire rire qu'autre chose. Par là, je lui signifiais également que me déposer chez moi serait l'idéal, d'autant que j'avais une bouteille de Vosne-romanée Aux Croix, du cru de 2014 : un excellent Bourgogne, qui attendait d'être dégusté dans ma réserve de vin.

 
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Dim 12 Nov - 2:45

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C'est vrai, elle n'y avait pas spécialement pensé : ce foutu paddle allait être un problème pour embarquer... Ou pas, en fin de compte. Le propriétaire de cette planche opta pour un abandon pur et simple de son bien. Si la brune esquissa un léger sourire d'amusement devant son choix, elle ne pu pourtant repousser cette hypothèse de vol qui lui apparaissait même d'avantage comme une évidence. Elle ne doutait pas qu'il y avait pensé, mais... Il changea rapidement de sujet, à croire que cet objet n'avait peut-être pas tant d'importance. Si tel était le cas, ceci dit, la jeune femme se chargerait peut-être de lui en racheter un. Après tout, peu importe son choix elle ne serait pas étrangère à la disparition de la planche. La faute à un goût pour les bagnoles qui étaient loin d'être idéal pour faire des emplettes, mais qui étaient bien plus plaisante à maitriser. Quand bien même leur conduite ne durerait que quelques minutes, ces dernières étaient aussi inégalable qu'irremplaçable. Et ça... N'importe qui ayant la chance et la possibilité de tenir le volant de ces sportives le savait. Ceux ne faisant que regarder... Ne pouvait définitivement faire qu'essayer de comprendre. En outre ? Il fallait vraiment l'avoir entre ses mains pour réaliser et vivre pleinement les sensations procurés, en particulier en dehors des sentiers balisés de lois. Son banquier le savait-il ? Possible, puisqu'il réclamait déjà le siège conducteur. C'était bien tenté, mais... Elle préféra briser ses espoirs sur le sujet -si l'on peu dire.
- Vraiment si compliqué ? commença-t-elle dans un léger sourire en coin. Dans ce cas, je supposes que je ne vous déposes pas chez vous...
Elle lui indiqua alors la place passager d'un mouvement de tête, sans pour autant perdre son expression d'amusement. Elle ne fit d'ailleurs aucun effort pour contenir celle-ci, signe qu'elle avait effectivement une idée derrière la tête. Pas besoin de GPS, pas besoin de lui indiquer la moindre direction tandis que le véhicule quittait tranquillement le parking. Au final, elle n'avait pas refusé le fait qu'il conduise... Et pas accepté non plus, certes. Disons simplement que le lieu était mal choisie pour ce fait, si bien qu'une adresse vint aussitôt habiter ses idées. Une qu'elle connaissait par cœur depuis des années déjà, et où... Elle n'avait jamais emmené personne, maintenant qu'elle y songeait. Soit. Il y avait une première à tout, et quelque chose lui laissait croire qu'elle ne commettait là aucune erreur de jugement. Par instinct, purement.
- Puisque vous n'aviez rien de prévu..., déclara-t-elle finalement telle une promesse voilé. On va pouvoir improviser un arrêt ailleurs.
De manière tout à fait volontaire, elle ne poussa pas une fois le régime du moteur. Elle conserva d'ailleurs ce dernier au strict minimum, comme pour mettre à l'épreuve la patience d'un gamin qui attendrait son cadeau de Noël. La vitesse de croisière en était presque frustrante, voir totalement ennuyeuse alors qu'elle sillonnait les routes jusque l'extérieur de la ville. D'ailleurs pour appuyer ce temps de latence, elle ne chercha pas une fois à faire d'avantage la conversation et délaissa le jeune homme seul avec sa liberté de penser. Au bout d'un temps qui paraissait sans doute anormalement long elle bifurqua sur un sentier battu à vitesse réduite pour ne pas abimer les suspension et quitta ainsi le goudron régulièrement arpentée par citoyens et vacanciers. Mais... Il n'y avait rien, finalement, pour indiquer à son passager ce qu'ils venaient faire ici ; ce pour la bonne raison que le domaine était privée. Celui-ci n'appartenait ni à elle ni à sa famille, une simple connaissance dont elle était proche et dont, assurément, le compte en banque était au minimum aussi fourni que celui de son entreprise. Au milieu de la verdure et de ces grands bosquets, les phares vinrent alors éclairer un imposant portail érigé au centre d'un mur ; les limites du domaine en question, assurément. Quelques appels de phares plus tard, la porte se mit lentement à coulisser pour les laisser pénétrer les lieux, avant de les enfermer sur ce terrain assez grand pour que même la connaisseuse en ignore les limites exact. La conductrice salua brièvement une personne sur sa gauche tout en passant -Gardien et agent de sécurité, en outre- et s'enfonça sur une vaste place au tarmac impeccable. Elle se dirigea au Nord pour prendre ce qui s'approchait d'une bretelle d'autoroute, pour venir se stopper sur une ligne blanche  qui scindait parfaitement la voie, telle une délimitation et un appel à la mise en place des coureurs potentiels.
- Et si on voyait ensemble ce qu'elle a dans le ventre ? balança-t-elle a la fois avec défi et intérêt, avant de préciser dans une pointe de déception trahissant son manque de temps pour les divertissements en tout genre. Je n'ai pas encore eut l'occasion de tester celle-ci.
Sur ces mots, elle écrasa un peu l'accélérateur sans pour autant passer la première. Juste histoire d'apprécier pleinement la puissance de ces innombrables chevaux avant  de se retrouver contrainte de porter une sérieuse attention à sa conduite -histoire de ne pas finir dans les décors, ce qui serait des plus problématiques. Après quelques secondes ainsi durant lesquelles elle fixa sans gène le passager, elle tourna rapidement la tête pour devenir des plus sérieuse et enclencha la vitesse. Dès lors que le véhicule traça la piste, la jeune femme sembla afficher cette même concentration qu'elle était capable d'avoir dans son job. Et pourtant : elle était tout autre. Son regard semblait soudain bien plus vivant, à croire que seule la route et l'adrénaline d'une conduite sportive étaient capable de briser sa maitrise d'elle-même et de l'afficher tel qu'elle pouvait être au-delà de ses apparences. L'expression libre de toute entrave, elle se permit même un fin sourire avant de passer quelques virages en dérapant de manière volontaire. Parce qu'elle se fichait du prix des pneus, laisser une importante quantité de gomme ici ne lui paraissait être qu'une futilité face aux sensations qu'elle pouvait avoir en retour. La conductrice poussa ainsi le bolide dans ses derniers retranchements jusqu'a en briser les limites quelques minutes durant, avant de s'arrêter sur ce qui aurait pu être une ligne d'arrivé ; cette fameuse ligne blanche de laquelle elle avait commencé ses tours. Et ce n'était pas si erroné de le penser, en fait : elle s'était déjà amuser à provoquer en duel le propriétaire des lieux. Pas mauvaise à ce jeu, la brune reconnaissait pourtant sans mal à quel point il était bien plus performant qu'elle ne saurait l'être. Normal, dirions-nous : on parlait là de celui qui lui avait apprit, et qui plus est d'un ancien pilote dont les preuves n'étaient plus à faire depuis des années déjà...
 - Après un changement de boîte, elle devrait être bien meilleure..., déclara-t-elle d'un air tout à fait pensif avant de quitter la voiture et de faire le tour, venant ouvrir la portière côté passager. Et si vous me donniez votre avis sur la chose ?
Provocation ? Peut-être bien, mais pas tant. C'était surtout le seul endroit où elle accepterait de se faire conduire puisque sur les routes civiles, même pas en rêve. Là, au moins, il pourrait bien plus apprécier le véhicule et elle n'aurait aucun problème avec les autorités si l'envie de pousser les rapports venaient à le démanger. Ce n'était pas tant dans ses habitudes, il est vrai, mais c'était aussi un essai quant à savoir jusqu'où pourrait aller sa confiance dans leur relation. Et puis avouons-le : la brune était plutôt du genre recluse, loin de ceux qu'elle côtoyait par la force des choses et qui s'amusaient à faire valoir leur pognon de manière tout à fait public. Trouver quelqu'un pouvant éventuellement partager cette passion... Elle ne disait pas non, faut croire. Mais peut-être se trompait-elle. Peut-être n'avait-il été intéressé que par le visuel et non ce qu'il y avait derrière ? Un peu comme la plupart des hommes dans les relations, en fait...
- Espérons que vous ne soyez pas doué uniquement dans votre job, "Monsieur" Roberts, nargua-t-elle sans la moindre gène, signe que malgré son amour pour le véhicule elle se fichait des biens matériel face à leur vie.
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Dim 12 Nov - 17:30

 

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Madame Nightfalls me fit comprendre que je rêvais en pensant pouvoir conduire son petit bolide – ah, ce besoin constant de supériorité – et je fis le tour de la voiture pour venir m'installer côté passager, docilement. Je n'étais pas mécontent de me retrouver à l'intérieur, vu la température qui commençait clairement à tomber. Je soupirai d'ailleurs en frottant quelques instants mes yeux, une fois la portière refermée. Mon mètre 88 n'appréciait en revanche que moyennement l'espace dans l'habitacle, et je reculai mon siège pour me mettre à l'aise. J'allais lui communiquer mon adresse lorsque Leïna me dit que puisque je n'avais rien de prévu, on allait improviser un arrêt avant de rejoindre notre destination. Je lui lançai un regard interrogateur, et elle quitta le parking. Pensée émue pour mon paddle, que j'espérais sincèrement retrouver le lendemain puisqu'il s'agissait de ma planche personnelle... et nous pûmes dire adieu à cet endroit. « C'est vous qui voyez » soupirai-je, en me demandant ce que son petit air amusé me réservait – sans me douter une seule seconde de l'expérience qui m'attendait. Je remarquai immédiatement sa conduite de bobonne, qui se confirma alors qu'elle entrait dans la ville. Quel gâchis, songeai-je tout en détournant mon attention de la route pour regarder par la fenêtre. La plupart des passants se retournaient sur la Lamborghini, ce qui m'amusa car j'aurais fait exactement la même chose à leur place. Ma combinaison commençait sérieusement à me déranger, j'avais hâte de pouvoir m'en débarrasser une fois chez moi, puis prendre une bonne douche chaude et enfiler des vêtements plus confortables. Ce n'était toutefois pas dans les plans de la trentenaire, qui quitta la ville pour m'emmener dans un endroit dont je n'avais pas du tout connaissance de l'existence. « On est où ? » lui demandai-je, brisant le silence reposant qui s'était naturellement installé entre nous. Elle ne me répondit pas immédiatement, faisant des appels devant une grille qui s'ouvrit rapidement. Je n'insistai pas en me disant que je le saurais bien assez tôt, pour finalement découvrir un circuit de course automobile. Leïna arrêta la voiture devant la ligne de départ, et je lui lançai un nouveau regard – cette fois, beaucoup plus intéressé. Elle me proposa de voir ce que le bolide avait dans le ventre, ce qui me fit rire. « Vous êtes sérieuse ? Autant demander à un chien s'il veut un os » répondis-je, en me frottant les mains l'une contre l'autre. « Voilà qui explique la conduite de grand-mère en centre-ville ». Une petite remarque amusée, glissée juste pour la taquiner. Leïna démarra alors et la voiture vrombit, avalant rapidement la route à une vitesse vertigineuse. La brune était concentrée, les mains agrippées à son volant et les yeux rivés à la route... ce qui valait mieux, puisque je n'avais pas prévu de me retrouver dans les décors, ce soir. Je dois admettre que l'expérience était géniale, je me retrouvais comme un gamin à Noël. Ma cliente arrêta le véhicule après un tour de circuit, et nota plus pour elle-même que pour moi qu'un changement de boîte s'imposait. Elle me surprenait, clairement – ce qui n'était jamais pour me déplaire, en restant dans l'optique que je n'étais absolument pas branché en mode banquier, en cette fin de journée pleine de rebondissements. Elle sortit du véhicule, et je la suivis des yeux. Lorsqu'elle ouvrit ma portière pour me proposer de donner mon avis sur la question d'un air légèrement provocateur, je lui souris l'air de dire que je relevais le défi. « Un peu, que je vais vous le donner » confirmai-je en sautant presque de la voiture. Je me rendis rapidement compte d'un détail qui m'avait échappé : j'étais à pieds nus, puisque évidemment, je ne pratiquais pas le paddle en chaussures. Je me grattai le menton mais pour autant, pas question de renoncer à cette occasion. La seule chose à faire... vérifier les pédales, je me penchai vers celles-ci sans entrer dans l'habitacle, juste histoire de m'assurer que j'allais pouvoir conduire sans prendre de risques inutiles. Heureusement, elles étaient longues et lisses, trouées de façon rectiligne mais lisses. « Merveilleux » m'exclamai-je, Noël se combinait à mon anniversaire pour le coup. Mon visage devait refléter l'enfant que j'avais été, et cette lueur qui pétillait dans mes yeux m'avait clairement manqué ces dernières années. Je m'introduisis derrière le volant, réglai le siège une fois de plus afin qu'il soit adapté à ma grande taille et déposai mes mains sur le volant tout de cuir vêtu. A ma droite, Leïna s'installa... sa réflexion me fit rire, je répondis sur le même ton : « si je peux assurer en tant que mannequin, conduire une voiture ne sera qu'une simple formalité ». Je fis gronder le moteur, juste pour le plaisir, puis me tortillai sur mon siège. Je ne tenais pas en place, à l'idée de conduire la Lamborghini sur ce magnifique circuit. La voiture s'ébranla, une fois de plus. Il ne me fallut que quelques instants pour prendre mes marques, et je passai rapidement les vitesses pour lui faire atteindre une vitesse bien plus intéressante. A l'instar de la brune quelques instants plus tôt, la concentration s'imposa. Je sentais mon cœur battre d'excitation dans ma poitrine, ce qui était une sensation absolument géniale. L'adrénaline. J'imitai la brune et n'hésitai pas à déraper dans les tournants, ayant eu l'occasion de voir juste avant que la voiture avait une excellente tenue de route. Sur une ligne droite où je pus la pousser particulièrement haut, je ne pus retenir un cri de joie et d'excitation. C'était un réel plaisir, et si on m'avait dit le matin même que je commencerais ma soirée de la sorte, jamais je ne l'aurais cru. Comme un sale gosse, à l'approche de la ligne d'arrivée... je m'accordai un deuxième tour, parce que ce n'était que pur plaisir et parce que j'avais pris mes marques sur le premier. Ce fut d'autant plus amusant, mais toutes les bonnes choses ont une fin et je marquai l'arrêt à la fin du second tour. Je me tournai vers la trentenaire et, le regard toujours aussi émerveillé, lui dis en riant : « si je ne vous savais pas si attachée à votre banquier, je changerais de métier dans la seconde ». Une boutade, ou du moins ce qui pourrait passer comme tel. Cette idée m'était déjà passée par la tête un nombre incalculable de fois, et pourtant je n'avais jamais osé sauter le pas pour me défaire de ce métier qui m'offrait une situation, mais pas de réel plaisir lorsque je me levais le matin. Pour autant, j'aimais ce que je faisais mais ce n'était pas une passion, pour moi. Je sortis de la voiture, m'étirai et sautillai sur place comme un enfant, puis revint côté passager. Même une fois les places échangées, je souriais encore. « Merci Leïna, votre confiance me va droit au cœur ». Et j'étais on ne peut plus sincère, ce qu'elle comprit sans doute. Cette petite virée me faisait le plus grand bien, je retrouvais des sensations qui manquaient à ma vie, surtout en ce moment.

 
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MessageSujet: Re: The life is a game ~ Ft.Ashton   Lun 13 Nov - 1:40

Leïna
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Ashton
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「 THE LIFE IS A GAME 」

Une simple formalité ? Vraiment ? Voilà qui était amusant ; parce qu'elle savait à quel point c'était faux. Toute fois, elle dû rapidement se rendre à l'évidence sur une chose : la conduite et les performances démontré par le jeune homme n'avaient rien de celles du simple civile se contentant d'aller bosser chaque jour. La propriétaire du véhicule hors de prix commença dès lors à faire abstraction de son métier : elle ne le voyait plus banquier, mais Homme. Simplement un homme, ou... Plus particulièrement un gosse en jour de fête lui étant consacré, en cet instant précis. Une attitude qui lui rappelait quelqu'un, qu'elle chassa bien vite de ses pensées pour se laisser contaminer sans vraiment résister. A tel point, finalement, qu'elle fut bien loin de prendre mal cette permission que le jeune homme s'autorisait de faire un second tour. Au lieu de quoi elle s'en amusa et se permit de l'observer alors qu'il conduisait, l'esprit dans le vague. Peut-être n'était-il pas tant faible de caractère finalement... Du moins lorsqu'on le lançait sur des sujets et situations imprévus qu'il était susceptible d'apprécier. Celui qu'elle avait jusqu'ici toujours appelé par son nom mit alors un terme à cette étrange contemplation que la brune s'était permise en venant stopper le véhicule pile à l'endroit où il en avait prit le volant. Le mot banquier revint alors dans la conversation, mais... Avec un tout autre son, cette fois. Sans doute pour la première fois, même, alors qu'elle quittait le véhicule presque en même temps que lui pour reprendre sa place véritable. Elle s'apprêta alors à répondre à ses propos lorsqu'il la stoppa net en venant la remercier. Non pas que ces syllabes étaient déplaisante -au contraire même, sinon son sourire l'aurait quitté- mais disons plutôt qu'elle ne s'y attendait pas. Elle lui renvoya dès lors un regard aussi sincère qu'il l'avait été oralement et bien plus amical qu'elle ne le serait avec un simple banquier. Elle eut également un léger mouvement de tête pouvant sans mal être interprété comme un "Aucun problème". Elle entama alors le chemin inverse pour sortir du domaine, non sans se permettre une réponse qui aurait pu trahir -selon comment on l'interprétait- un possible nouvel intérêt qu'elle lui portait.
- Si vous changez de métier..., commença-t-elle doucement avant de lui glisser un regard pour achever. ... Prévenez-moi.
L'immense grille s'ouvrit rapidement cette fois, sans le moindre besoin d'effectuer un quelconque appel. La brune était presque déçu de ne pas rester s'amuser plus longuement ici, mais il fallait avouer que le réservoir d'essence était un gouffre et... Elle n'avait pas tant fait le plein. Il était donc inutile de tenter le diable, surtout qu'elle n'était pas seule dans le véhicule bien que ces minutes furent loin d'être désagréable. Partager ce genre de chose lui était assez étranger au final, mais elle se rendait compte qu'en choisissant le bon, c'était plutôt plaisant. Idiot, à quel point elle avait pu oublier quelque chose d'aussi simple. Un choix personnel certes, mais grandement guidé dans l'ombre malgré tout par un père qui n'avait de cesse de la pousser à se dépasser. Si elle, était en effet du genre insatisfaite dans le métier, c'était bien ridicule à côté d'à quel point lui pouvait l'être avec elle et dire qu'elle avait sauver son entreprise ne suffisait pas à le changer, ce parent qu'elle aimait malgré tout... Du moins jusque présent.
- Je dois avouer... Que je m'attendais pas à ça , commença-t-elle avant de jeter un coup d'oeil dans son rétro' pour s'assurer que l'agent qu'elle connaissait restait bien là pour s'assurer de la bonne fermeture, puis d'ajouter. ... Revenez quand vous voulez, Ashton.
Elle lui adressa alors un clin d'œil et un sourire, le tout des plus honnête et amusé, avant de retourner tracer la route sans chercher à la jouer "grand-mère" cette fois. Elle se faisait plaisir au mieux, ne semblant prendre en compte les limitations de vitesse qu'a des endroits précis -à croire qu'elle connaissait les habitudes des contrôleurs armé. Plus question de faire languir cette fois alors qu'elle ramenait le jeune homme jusque chez lui dans un temps qui pourrait possiblement devenir record, lui demandant au passage d'où est-ce qu'il tenait cette conduite qu'il avait affiché au volant sur le circuit privé. La conversation n'eut pas tellement le temps de se développer d'avantage, mais elle écouta attentivement sa réponse alors qu'une pensée s'adressait à ces véhicules dormant bien au chaud dans son sous-terrain. L'idée de laisser le jeune homme en conduire certaines lui traversa l'esprit puisqu'elle n'avait de toute façon elle-même plus le temps d'en prendre autant soin qu'elle le voudrait, mais... Non. Elle préféra se taire ; c'était trop tôt, beaucoup trop. Mieux valait y réfléchir plus sereinement, une fois que l'adrénaline se serait totalement estompé et ne viendrait plus embrouiller ses neurones -du moins en partie.
- J'espères que c'est bien ici, étant donné l'absence de GPS, déclara-t-elle a moitié dans l'ironie alors qu'elle s'arrêtait près du trottoir donnant sur l'adresse du banquier, avant d'ajouter avec douceur. C'est plutôt à moi de vous remercier, en réalité. Je crois que vous m'avez sauvé d'un ennuie qui aurait pu devenir mortel.
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